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Analyse

Image du produit : page couverture pour Statistiques sur les aliments au Canada

Aliments disponibles pour la consommation au Canada – 2008

Fruits – plus de fruits dans l’alimentation
Produits laitiers – plus de yogourt et moins de lait
Viande, œufs et poisson – plus de poulet dans l’assiette
Céréales – moins de blé, mais plus de riz dans l’alimentation
Légumes – moins de légumes dans l’alimentation
Sucre – moins de sirop d’érable et de miel
Huiles et matières grasses – tendance à la baisse maintenue
Boissons – plus de vin et de thé
Éléments nutritifs – moins de calories dans l’alimentation

Le présent communiqué est fondé sur les aliments disponibles pour la consommation humaine à partir de l’approvisionnement alimentaire canadien, ajustés pour les pertes. Les données tiennent compte des pertes qui surviennent dans les points de vente au détail, dans les ménages, lors de la cuisson et dans l’assiette. Les résultats des révisions intercensitaires pour les données émanant de différentes enquêtes qui alimentent le Programme de la statistique sur les aliments ont été intégrés à ce communiqué statistique.

Par habitant, le régime alimentaire des Canadiens en 2008 comprenait davantage de thé, de yogourt, de céréales pour petit déjeuner, de baies, de fruits transformés, d’asperges, de viande de volaille et de vin, selon l’instantané des aliments disponibles pour la consommation de 2008.

Les estimations de la disponibilité des aliments ont été corrigées pour tenir compte des pertes dues à la cuisson, à l’entreposage et au gaspillage qui se produisent dans les domiciles, les restaurants et les établissements pendant la préparation et la transformation des aliments. Les résultats de révisions de la population canadienne remontant à 1971 ont été intégrés au présent communiqué.

Fruits – plus de fruits dans l’alimentation

La quantité totale de fruits disponibles – frais et transformés – a atteint 47,5 kilogrammes (kg) par personne, ce qui représente un nouveau sommet. La quantité de fruits frais dans le régime des Canadiens est restée au même niveau qu’en 2007. Par contre, la quantité de fruits transformés figurant dans l’alimentation des Canadiens a atteint 8,8 kg par personne, soit 7 % de plus que l’année précédente.

Les baies, en particulier les bleuets et les canneberges, sont de plus en plus prisées. En 2008, l’alimentation des Canadiens comprenait 0,7 kg de bleuets frais, ce qui représente une hausse de 14 % par rapport à l’année précédente. La quantité de canneberges dans le régime alimentaire est passée à 0,8 kg, soit 34 % de plus qu’en 2007. Les framboises, les mûres de Logan, les mûres blanches et les mûres de ronce combinées ont augmenté de 31 % comparativement à l’année précédente, pour atteindre 0,5 kg par personne. Bien que la production canadienne de ces dernières ait diminué légèrement par rapport à l’année précédente, l’augmentation de la consommation peut être attribuée à une hausse des importations de près de 100 %. La popularité des fraises s’est maintenue, restant au même niveau que l’année précédente, soit à 2,0 kg par habitant.

L’augmentation observée au niveau des fruits transformés a surtout été influencée par une hausse de la consommation de fruits secs. La quantité de bleuets transformés dans le régime alimentaire des Canadiens a augmenté de 16 % par rapport à 2007.

En 2008, les oranges dans le régime alimentaire des Canadiens sont revenues aux niveaux de 2006, pour atteindre 4,9 kg par habitant. En raison des dégâts causés par le gel aux États-Unis en 2007, la disponibilité des oranges a connu une diminution entraînant une baisse marquée de la consommation d’oranges pendant cette même année.

Produits laitiers – plus de yogourt et moins de lait

Les Canadiens ont consommé 5,4 litres de yogourt en 2008, soit plus du double de ce qu’ils consommaient il y a une décennie. La consommation de yogourt a augmenté graduellement au fil des ans, de 0,03 litre en 1960, à 2,4 litres en 1998, à 5,4 litres en 2008.

La crème glacée a encore régressé dans le palmarès des aliments préférés des Canadiens, poursuivant sa descente graduelle amorcée il y a 14 ans. En 2008, la quantité de crème glacée  présente dans l’alimentation a chuté de 12 % (0,7 litre) par rapport à l’année précédente, pour se situer à 4,8 litres.

En ce qui concerne la quantité totale de lait, incluant le babeurre, le lait au chocolat, le lait ordinaire, le lait 2 %, le lait 1 % et le lait écrémé, la tendance à la baisse qui a commencé à la fin des années 1980 s’est poursuivie. En 2008, les Canadiens ont bu 57,7 litres de lait par personne, c’est­à­dire 12,3 litres de moins que les 70,0 litres de 1988. La consommation de lait ordinaire (homogénéisé 3,25 %) a diminué de 0,4 litre de 2007 à 2008. La quantité de lait ordinaire dans le régime alimentaire des Canadiens a connu une diminution de 23 % par rapport à la situation qui prévalait il y a 10 ans. Les Canadiens continuent d’apprécier les fromages.

Viande, œufs et poisson plus de poulet dans l’assiette

Au cours de la dernière décennie, les Canadiens ont ajouté 1,9 kg de la quantité de viande de volaille dans leur alimentation et ont réduit la quantité de viande rouge de 3,7 kg. La quantité de viande de volaille disponible à la consommation s’est établie à 13,6 kg par personne en 2008, ce qui est cependant encore loin du niveau par habitant de 23,3 kg pour la viande rouge.

À 11,2 kg par habitant, la viande de poulet est la plus prisée des viandes de volaille. La consommation de dindon s’élève, quant à elle à 2,4 kg. La part du poulet dans le régime alimentaire des Canadiens a été stable au cours des trois dernières années tandis que celle du dindon augmentait de 6 % pour la même période.

En 2008, la part du bœuf, du veau et de l’agneau dans le régime alimentaire des Canadiens a diminué par rapport à 2006, alors que celle du porc est restée légèrement supérieure au niveau de 2006. La quantité de bœuf et de veau dans le régime alimentaire s’est établie à 12,8 kg, et celle du porc à 9,7 kg en 2008.

Les Canadiens ont mangé une demi-douzaine d’œufs de moins qu’en 2006. La quantité d’œufs dans le régime alimentaire des Canadiens est toutefois restée relativement stable au cours des 20 dernières années, se situant entre 11,5 et 12,5 douzaines par année.

La quantité totale des poissons dans l’alimentation est restée stable en 2008 à 6,6 kg par personne. La disponibilité des poissons marins, frais, congelés et transformés, s’est accrue pendant que celle des mollusques et des crustacés diminuait. La récolte de mollusques et de crustacés a augmenté de 35 % en 2008 comparativement à l’année précédente, mais cette production supplémentaire a été en bonne partie annulée par une hausse de 29 % des exportations et une baisse de 15 % des importations.

Céréales – moins de blé, mais plus de riz, dans l’alimentation

Les céréales pour le petit déjeuner ont été plus populaires que jamais; l’an dernier le régime alimentaire des Canadiens comportait 4,1 kg de céréales pour le petit déjeuner par personne. Ce chiffre représente une hausse de 38 % par rapport à la situation il y a 20 ans, époque où l’alimentation des Canadiens comportait 3,0 kg de céréales pour le petit déjeuner.

La quantité de riz disponible à la consommation s’est accrue de 1,8 kg par rapport à 2007, pour atteindre 7,0 kg par personne en 2008. Cette hausse a toutefois été compensée par la diminution de la consommation de farine de blé, qui a chuté de 2,3 kg pour atteindre 43,7 kg. Selon l’Indice des prix à la consommation, les prix des produits céréaliers, tels que la farine de blé et les pâtes alimentaires, ont augmenté respectivement de 34,5 % et de 31,9 % de 2007 à 2008, ce qui a pu avoir eu une incidence sur le choix des consommateurs.

Légumes – moins de légumes dans l’alimentation

Les Canadiens ont mangé 79,5 kg de légumes – frais et transformés –  par personne en 2008, soit 4,0 kg de moins qu’en 2005.

La part de carottes, de laitues, d’oignons et des tomates dans le régime alimentaire des Canadiens, qui représente 27 % du total des légumes frais inclus dans l’alimentation des Canadiens, a diminué de 9 % par rapport à l’année précédente. La popularité des pommes de terre, qui constituaient 44 % des légumes frais totaux, s’est par contre maintenue.

Certains légumes exotiques, comme l’asperge, l’aubergine, le chou­rave et la patate douce, gagnent lentement mais sûrement du terrain. La quantité d’asperges fraîches dans le régime des Canadiens a été, en 2008, deux fois supérieure à ce qu’elle était il y a 20 ans, soit 0,2 kg par personne. Quant à la quantité d’aubergines, elle s’élevait à 0,2 kg en 2008, ce qui représente une augmentation de 60 % par rapport à 1988. On consommait près de trois fois plus de patates douces en 2008 (0,4 kg) qu’il y a 20 ans.

La quantité totale de légumes transformés dans l’alimentation est restée au même niveau qu’en 2007. En 2008, la quantité de croustilles et de pommes de terre congelées dans le régime a augmenté et a atteint respectivement 3,2 kg et 7,1 kg.

Sucre – moins de sirop d’érable et de miel

La disponibilité du sirop d’érable a diminué de 18 % par rapport à 2007, pour se situer à 0,1 kg. L’élimination des stocks au Québec, accompagnée par une récolte inférieure à la moyenne, a réduit la disponibilité des produits de l’érable.

La production de miel a baissé pour une deuxième année consécutive. Les mauvaises conditions météorologiques, le nombre accru d’abeilles mortes pendant l’hiver dans les colonies et les pertes dues aux acariens varroa ont créé un environnement difficile pour l’industrie apicole. Malgré la diminution de la production, les exportations provenant de gros stocks de miel accumulés au cours des années précédentes ont augmenté, surtout vers les États-Unis. La demande internationale pour le miel s’est accrue en 2008 et les apiculteurs canadiens ont bénéficié de prix plus élevés, surtout pour les ventes aux États-Unis et au Japon, où les prix ont connu respectivement une hausse de 36 % et de 41 %. La hausse des exportations et la baisse de la production en 2008 ont réduit la disponibilité du miel pour la consommation domestique.

La quantité de sucre raffiné dans le régime alimentaire a augmenté de 1,0 kg l’an dernier, pour atteindre 23,1 kg. Cela peut être dû en partie à la variabilité des expéditions de sucre liquide, qui est utilisé comme substitut au sirop de glucose à haute teneur en fructose dans les boissons gazeuses. Le prix concurrentiel du sucre liquide au Canada par rapport au sirop de glucose (canadien et importé) détermine en règle générale les décisions des embouteilleurs relatives à l’achat de sucre liquide ou de sirop de glucose. Le Programme de la statistique sur les aliments ne comptabilise pas séparément le sirop de maïs à haute teneur en fructose, mais seulement par le truchement des boissons gazeuses.

Huiles et matières grasses – tendance à la baisse maintenue

Les huiles et matières grasses, qui incluent le beurre, les huiles à salade, le shortening et la margarine, ont maintenu leur tendance à la baisse l’an dernier. En 2008, la part des huiles et des matières grasses dans le régime des Canadiens s’établissait à 18,1 kg, soit un peu moins que l’année précédente (18,3 kg).

Boissons plus de vin et de thé

En ce qui concerne les boissons, les Canadiens âgés de 15 ans et plus ont bu 15,0 litres de vin par personne l’an dernier, c’est­à­dire cinq fois plus qu’au début des années 1960. Le niveau des bières et des spiritueux est resté ce qu’il était en 2007, soit respectivement 77,2 litres et 7,1 litres par personne.

La consommation de thé par habitant a grimpé à 79,4 litres, une hausse qui peut être due en partie aux propriétés antioxydantes de certains thés. La disponibilité des boissons gazeuses ajustée pour les pertes est passée de 76,4 litres à 73,2 litres. Toutefois, cette diminution ne donne pas une vue globale de la situation, puisque les boissons énergisantes et les boissons pour sportif ne sont pas prises en compte dans cette catégorie.

Éléments nutritifs – moins de calories dans l’alimentation

Dans l’ensemble, la quantité totale de calories absorbées par personne est passée à 2 382 calories, soit 131 de moins que le record enregistré en 2001. Ce chiffre reflète la diminution de la quantité d’huile, de viande rouge et de boissons gazeuses dans l’alimentation.

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