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L'agriculture dans les RMR du Canada

Certaines fermes connaissent plus de succès autour des régions urbaines

La proximité des régions urbaines favorise t-elle certains genres de ferme? Il n'est pas surprenant que des exploitations qui vendent souvent directement aux consommateurs, par exemple des pépinières et exploitations de culture fruitière libre-service, se trouvent à proximité des centres de population urbains. De même, les fermes qui ont besoin de beaucoup de main-d'œuvre, telles que des exploitations de type horticole, peuvent avoir tendance à s'installer autour des régions urbaines, d'où elles peuvent embaucher plus facilement la main-d'œuvre dont elles ont besoin. Les fermes qui produisent des produits périssables, les exploitations de culture de légumes frais, par exemple, peuvent également souhaiter être près de leur bassin de clients afin de livrer rapidement les aliments les plus frais possibles aux restaurants et aux marchés. À l'inverse, les agriculteurs peuvent trouver frustrant de cultiver de petites parcelles et de déplacer du matériel agricole sur des routes à forte circulation. Les grandes exploitations d'élevage peuvent souhaiter s'installer loin à l'extérieur des villes afin de se soustraire aux plaintes des voisins au sujet de l'odeur. Nous pouvons prévoir toutes ces choses, mais sont-elles étayées par les données du Recensement de l'agriculture?

Les données du récent Recensement de la population affirment que le Canada est un pays de plus en plus urbain : de 2001 à 2006, la population du Canada a crû de plus de 1,6 million de personnes, ce qui correspond à une croissance de 5,4 %. Près de 90 % de la croissance de la population canadienne s'est produite dans les grandes régions urbaines.

Nous concevons souvent les grandes régions urbaines, que Statistique Canada appelle régions métropolitaines de recensement (RMR), comme des endroits où des gens vivent, font leurs achats et travaillent. On oublie souvent d'inclure les fermes dans ce groupe. La réalité est cependant différente : plus de 15 % (35 467) des 229 373 fermes dénombrées dans le cadre du Recensement de l'agriculture de 2006 avaient leur emplacement principal dans l'une des 33 RMR du Canada. Ce chiffre est demeuré constant depuis 2001.

La proximité d'une grande région urbaine présente beaucoup d'avantages et de défis pour les agriculteurs. Les régions métropolitaines peuvent faire augmenter la valeur des terres agricoles par rapport à celle de régions plus éloignées de la ville, ce qui rend plus coûteux d'être propriétaire de terres agricoles, et elles peuvent scinder en plusieurs parties des bandes de terres agricoles et les rendre plus difficiles à cultiver. Des citadins qui se plaignent des pratiques agricoles peuvent se révéler être plus qu'une simple nuisance. Ce que les régions urbaines offrent, c'est un marché prêt à acheter de nombreux produits agricoles, un bassin de main-d'œuvre (ainsi que la concurrence pour celle-ci) et une occasion pour les agriculteurs de diversifier leurs revenus au moyen de revenus hors ferme.

Bon nombre de ces hypothèses sont étayées lorsque l'on examine la répartition des genres de ferme dans l'ensemble des 33 RMR, comparativement à la répartition à l'échelon national (figure 1). Par exemple, bien que plus d'un quart (26,6 %) des fermes canadiennes soient classées comme fermes d'élevage de bovins de boucherie, elles ne représentent que 16,7 % des fermes dans les RMR. Les fermes de grandes cultures, qui produisent habituellement des revenus plus faibles à l'acre et ont besoin de plus de terres pour être rentables, représentent 39,8 % de toutes les fermes du Canada, mais seulement 31,2 % de toutes les fermes dans des régions métropolitaines.

Figure 1 Proportion des fermes selon le genre de ferme, RMR et Canada, 2006

Les exploitations de culture en serre et en pépinière et de floriculture représentent 9,4 % des fermes dans les régions métropolitaines, mais seulement 3,8 % de toutes les fermes canadiennes. Il s'agit également du plus important secteur agricole urbain en termes de revenus, représentant 24,4 % de tous les revenus agricoles bruts des RMR. Cependant, à l'échelon national, elle ne représente que 7,5 % (figure 2).

Figure 2 Proportion des revenus agricoles bruts selon le genre de ferme, RMR et Canada, 2006

Les exploitations productrices de fruits et de légumes sont également plus courantes à proximité des RMR : 36,6 % de toutes les exploitations productrices de fruits et de légumes se trouvent dans des RMR. Elles représentaient 12,9 % de toutes les fermes des RMR en 2006, mais seulement 5,5 % de toutes les fermes canadiennes.

Les RMR comptent également un pourcentage disproportionné de fermes « Autres types d'élevage », qui représentent près d'un cinquième (18,8 %) des fermes en régions métropolitaines, mais à peine 13,3 % de toutes les fermes canadiennes. Ce genre de ferme englobe souvent des exploitations de plus petite taille, et leurs revenus agricoles bruts témoignent de ce fait, car elles ne représentent que 6,5 % des revenus agricoles des régions métropolitaines. Ce genre de ferme comprend les exploitations chevalines, qui réalisent probablement des revenus connexes grâce à l'agritourisme, qui ne sont pas pris en compte par le recensement, ou des fermes d'agrément que les propriétaires exploitent pour le plaisir.

Les fermes biologiques s'intègrent bien

Les fermes biologiques sont un autre genre de ferme qui semble bien s'intégrer aux régions métropolitaines. En 2006, 6,8 % des fermes du Canada produisaient des produits biologiques non certifiés, en transition ou certifiés, toutefois la proportion était de 8,3 % dans toutes les RMR. Les fermes des RMR sont légèrement moins susceptibles de déclarer être certifiées biologiques par un organisme extérieur. L'effort et la dépense supplémentaires qu'il faut consentir pour obtenir la certification par une tierce partie ne sont peut-être pas nécessaires lorsque l'agriculteur et le consommateur se connaissent et se font confiance réciproquement.

La Colombie-Britannique compte la plus forte concentration de fermes biologiques dans les régions métropolitaines : 30,9 % des fermes de la RMR de Victoria ont déclaré une production biologique; la proportion est de 15,7 % à Vancouver et de 12,3 % à Kelowna. Thunder Bay, en Ontario, compte la quatrième proportion par ordre d'importance de fermes déclarant une production biologique (12,1 %) et Moncton, au Nouveau-Brunswick, se classe cinquième (11,1 %).

Les fermes sont de toutes tailles, mais les petites fermes dominent

La répartition des fermes selon la catégorie de revenus a changé considérablement au cours des cinq dernières années. Les agriculteurs canadiens cultivent des produits pour le marché dans des exploitations qui deviennent plus grandes. Le nombre de fermes au Canada réalisant moins de 250 000 $ de revenus (en dollars constants) a diminué de 10,5 % entre 2001 et 2006, tandis que le nombre de fermes réalisant des revenus d'un million de dollars et plus a bondi de 32,5 % et représente 2,6 % de toutes les fermes.

Près de la moitié des fermes des régions métropolitaines de recensement ont réalisé des revenus bruts inférieurs à 25 000 $, mais la proportion de fermes ayant un chiffre d'affaires d'un million de dollars et plus était plus élevée que dans l'ensemble du Canada (figure 3). De toutes les fermes canadiennes appartenant à la catégorie de revenus les plus élevés, 20,3 % étaient situées dans une RMR en 2006.

Figure 3 Proportion des fermes selon la catégorie de revenus, RMR et Canada, 2006

Les fermes de plus petite taille peuvent également tirer parti de leur situation dans une ville ou à proximité de celle ci, soit par le biais d'occasions d'emploi lorsque la ferme est une exploitation à temps partiel, ou sur des marchés à créneaux qui ont besoin d'être approvisionnés, ou en tant que destination d'agritourisme pour les citadins. Les fermes réalisant moins de 25 000 $ de revenus représentent 47,5 % des fermes des régions métropolitaines, et ne représentent que 38,5 % de toutes les fermes du Canada. Dans tout le Canada, le nombre de fermes appartenant à la catégorie de revenus les plus faibles a diminué de 8,5 % en 2006 et dans les régions métropolitaines, il a baissé de 6,8 % depuis 2001.

De nombreuses fermes appartenant à la catégorie de revenus les plus faibles essaient de se tailler un créneau sur le marché biologique. En 2006, 12,1 % des petites fermes des régions métropolitaines ont déclaré produire des produits biologiques comparativement à 10,8 % des petites fermes dans l'ensemble du Canada.

Allez à la ferme, trouvez un travail!

Les fermes dans les RMR semblent disposer d'un plus important bassin de main-d'oeuvre sur le pas de la porte, ce qui pourrait leur procurer un avantage pour la gestion de leurs exploitations, particulièrement puisque le travail agricole à plein temps rémunéré a augmenté dans tout le pays depuis 2001.

De fait, le Recensement de l'agriculture de 2006 a relevé que la proportion de fermes employant de la main-d'œuvre ne variait pas beaucoup entre les RMR et l'ensemble du pays (tableau 1). Cependant, de toutes les fermes employant de la main-d'œuvre agricole, les exploitations des RMR proposaient bien plus de semaines d'emploi que celles de l'ensemble du pays – près du double en moyenne. Elles ne représentent peut-être que 15,5 % de toutes les fermes du Canada, mais les fermes des RMR ont fourni plus d'un quart (27,5 %) des semaines d'emploi agricole rémunéré dans tout le pays.

Les genres de ferme que préfèrent les exploitants dans les RMR expliquent en partie leur utilisation disproportionnée de main-d'œuvre rémunérée. Les exploitations de culture en serre et en pépinière et de floriculture, plus susceptibles d'être situées dans ces centres, utilisent davantage de main-d'œuvre que d'autres genres de ferme.

Tableau 1
Tableau comparatif du travail rémunéré, 2006
  Nombre total de fermes Fermes déclarantes de travail rémunéré Travail rémunéré (semaines)
Total Pourcentage Nombre total de semaines Nombre de semaines (en moyenne) par ferme
Source : Statistique Canada, Recensement de l'agriculture de 2006
Canada 229 373 89 608 39,1 % 7 110 886 79
RMR 35 467 14 253 40,2 % 1 956 502 137

Les agriculteurs des RMR du Manitoba, de la Saskatchewan et de l'Alberta travaillent davantage hors ferme que la moyenne provinciale

On peut supposer, sans crainte de se tromper, que les exploitants agricoles des RMR sont plus susceptibles de travailler hors ferme, étant donné que les offres d'emploi intéressantes de la ville se trouvent à une courte distance de navettage. Cependant, le Recensement de l'agriculture de 2006 a montré que les exploitants des fermes des RMR sont tout aussi susceptibles que les agriculteurs canadiens en général de travailler hors ferme. Les exploitants du Manitoba, de la Saskatchewan et de l'Alberta étaient l'exception (tableau 2).

Dans les trois provinces, un nombre bien plus élevé d'agriculteurs des RMR travaillaient hors ferme que dans l'ensemble des provinces, particulièrement en Saskatchewan. Dans la RMR de Saskatoon, 55,0 % des exploitants ont déclaré travailler hors ferme; dans la RMR de Regina, cette proportion s'est établie à 56,4 %. La RMR d'Edmonton, dont le marché de l'emploi est en effervescence, affichait le taux le plus élevé de travail hors ferme des RMR (58,3 %).

Tableau 2
Exploitants déclarant du travail hors ferme au cours de l'année précédant le recensement, Canada, provinces et RMR sélectionnées, 2006 et 2001
  Pourcentage d'exploitants déclarant du travail hors ferme
2006 2001
Source : Statistique Canada, Recensement de l'agriculture, 2001 et 2006
Canada 48,4 % 44,5 %
Toutes les RMR 49,4 % 46,6 %
Terre-Neuve-et-Labrador 45,7 % 49,1 %
Île-du-Prince-Édouard 43,3 % 43,3 %
Nouvelle-Écosse 48,5 % 48,3 %
Halifax 43,3 % 39,8 %
Nouveau-Brunswick 44,6 % 48,2 %
Québec 33,3 % 30,4 %
Québec  32,1 % 32,1 %
Montréal 34,4 % 30,0 %
Ontario 49,6 % 45,5 %
Ottawa-Gatineau 47,0 % 45,5 %
Toronto 48,6 % 43,7 %
Manitoba 47,7 % 45,7 %
Winnipeg 50,3 % 50,4 %
Saskatchewan 48,3 % 43,4 %
Regina 56,4 % 54,8 %
Alberta 54,6 % 49,2 %
Calgary 56,4 % 54,3 %
Edmonton 58,3 % 53,6 %
Colombie-Britannique 54,9 % 52,8 %
Vancouver 50,1 % 49,9 %

Le bétail est moins présent dans les RMR

Les exploitations d'élevage exigent souvent une superficie de terres importante pour produire les cultures nécessaires à l'alimentation des animaux et éliminer le fumier, terres qui sont souvent une denrée rare autour des centres urbains.

Selon le Recensement de l'agriculture, les animaux sont moins présents aux alentours des grands centres urbains. À l'échelon national, le nombre de bovins a augmenté de 1,4 % entre 2001 et 2006, mais dans les RMR, il a diminué de 6,9 % pendant la même période. Le nombre de porcs a également diminué dans les RMR, reculant de 3,9 %, alors qu'il a augmenté de 7,8 % à l'échelon national. En outre, alors que le nombre de poules et poulets affichait une chute marquée dans les RMR (10,0 %) comparativement au niveau national (0,7 %), près d'un quart de tous les poules et poulets déclarés le jour du Recensement se trouvaient dans une RMR. Il s'agit de la proportion de loin la plus considérable des principaux types de bétail (figure 4).

Figure 4 Proportions de bétail et de volaille dans les RMR, 2001 et 2006

Même pour les animaux de plus petite taille souvent associés à des exploitations agricoles à temps partiel ou à la diversification des goûts culinaires, les chiffres ont diminué davantage dans les RMR que dans l'ensemble du pays. Dans les RMR, le nombre de moutons a chuté de 20,0 % au cours de la période intercensitaire de cinq ans, ce qui correspond à plus du double du taux de diminution national. Le nombre de chèvres a reculé encore plus rapidement, chutant de près du quart dans les RMR entre 2001 et 2006, mais à un taux bien plus modeste de 2,8 % à l'échelon national (tableau 3).

Tableau 3 Nombre d'animaux et de volaille, Canada et RMR, 2001 et 2006

La situation est cependant différente pour les chevaux. Alors que le nombre de chevaux a diminué à l'échelon national, il a augmenté de 5,4 % dans les RMR. Le nombre de fermes déclarant des chevaux a également augmenté de 1,5 % depuis 2001 dans les RMR, mais de moins de 1 % à l'échelon national.

Les RMR et leurs fermes d'un océan à l'autre

De toute évidence, le travail agricole à l'intérieur d'une ville ou dans ses alentours est différent de bien des façons du travail agricole dans les régions rurales, bien qu'il y ait également quelques similitudes surprenantes. Mais qu'en est-il des différences régionales? Comment se manifestent-elles dans les RMR de l'ensemble du pays?

Halifax est toujours la patrie du gros bétail

La dominance des exploitations d'élevage de gros bétail distingue la RMR de Halifax de nombreuses autres régions métropolitaines du Canada, dans lesquelles les exploitations productrices de fruits et de légumes, ainsi que les exploitations de serre, de pépinière et de floriculture prévalent.

La RMR de Halifax comprend la ville de Halifax et inclut d'autres municipalités, cantons, paroisses et réserves indiennes. Le Recensement de l'agriculture a dénombré 154 fermes dans la RMR, en hausse de 1,3 % par rapport à 2001.

Dans la RMR de Halifax, les exploitations d'élevage de bovins dominaient : les fermes laitières représentaient 8,4 % du nombre total de fermes et 40,5 % des revenus totaux (figures 5 et 6), et les fermes d'élevage de bovins de boucherie représentaient 19,5 % des fermes, mais seulement 3,0 % des revenus agricoles bruts. À l'échelon provincial, les fermes laitières représentaient 7,8 % du nombre de fermes total et 23,6 % des revenus agricoles bruts, et les fermes d'élevage de bovins de boucherie représentaient 18,9 % des fermes et 5,2 % des revenus agricoles.

La proportion d'exploitations productrices de fruits et de légumes a bondi, passant de seulement 13,2 % du nombre total de fermes dans la RMR de Halifax en 2001 à 23,4 % en 2006. Dans l'ensemble de la province, elles représentaient 27,9 % de toutes les fermes. Ce genre de ferme représentait 5,4 % des revenus agricoles dans la RMR. Néanmoins, à l'échelon provincial, leurs revenus représentaient une proportion bien plus importante de tous les revenus agricoles, s'établissant à 16,5 %. Au Canada, ce genre de ferme ne représentait que 5,5 % de toutes les exploitations et 4,0 % de tous les revenus.

Figure 5 Proportion des revenus agricoles bruts selon le genre de ferme, RMR de Halifax et Nouvelle-Écosse, 2006

Figure 6 Proportion du nombre de fermes selon le genre de ferme, RMR de Halifax et Nouvelle-Écosse, 2006

À Québec, les produits de la sève d'érable sont un facteur

La RMR de Québec partage un certain nombre de facteurs avec les autres régions métropolitaines du pays, mais elle comporte également certaines différences.

La RMR de Québec comprend la ville de Québec et inclut d'autres municipalités, cantons, paroisses et réserves indiennes. Le Recensement de l'agriculture de 2006 a dénombré 800 fermes dans la RMR, en hausse de 0,5 % par rapport à 2001.

Comme dans la province de Québec, les fermes de grandes cultures sont le genre de ferme dominant dans cette RMR. Cependant, comme dans le cas de figure typique, les fermes de grandes cultures représentent une plus faible proportion des fermes de la RMR que de celles de la province (27,4 % comparativement à 32,7 %). Les fermes dont les revenus agricoles bruts proviennent en majorité de la production de sirop d'érable sont incluses dans la catégorie des fermes de grandes cultures et représentent 38,4 % (84 fermes sur un total de 219) des fermes de grandes cultures de la RMR de Québec (figure 7).

En 2006, 63 fermes de la RMR de Québec ont déclaré une production biologique. La proportion de fermes déclarant une production biologique dans la RMR de Québec était semblable à celle de la province (7,6 % comparativement à 7,9 %). En général, la proportion de fermes déclarant des produits biologiques était plus élevée dans les RMR que dans leur province respective.

Figure 7 Proportion des revenus agricoles selon le genre de ferme, RMR de Québec et province de Québec, 2006

La croissance des secteurs de culture fruitière et maraîchère et de culture en serre et en pépinière et de la floriculture dans la RMR se démarquaient comparativement à la province. Le nombre d'exploitations productrices de fruits et de légumes a augmenté de 17,8 % dans la RMR, mais l'augmentation n'était que de 6,9 % à l'échelon provincial. De même, alors que le nombre d'exploitations de culture en serre et en pépinière et de floriculture a diminué à l'échelon provincial, il a augmenté de 16,7 % dans la RMR de Québec. Les revenus agricoles bruts pour le secteur de la culture en serre et en pépinière et de la floriculture ont augmenté de 101,9 %, le classant cinquième dans la RMR en termes de revenus (figure 8). À l'échelon provincial, l'augmentation était de 38,2 % et le classait en septième place. Dans le même ordre d'idées, les revenus agricoles bruts des exploitations productrices de fruits et de légumes ont augmenté de 83,9 % dans la RMR de Québec, mais tout juste de 35,6 % dans la province. Ces deux genres de ferme apportent en règle générale une plus grande contribution au secteur agricole autour des grandes régions urbaines.

Figure 8 Proportion du nombre de fermes selon le genre de ferme, RMR de Québec et province de Québec, 2006

Les fermes porcines affichaient les revenus agricoles bruts les plus élevés de tous les genres de ferme de la RMR de Québec et représentaient également une plus forte proportion du nombre total dans celle-ci que dans la province. Cependant, dans la RMR, les revenus agricoles bruts de l'industrie porcine ont reculé pour passer de 28,8 % en 2001 à 24,0 % en 2006.

Montréal est plus susceptible de cultiver des aliments que d'élever du bétail

Bien que la RMR de Montréal soit entourée de grandes exploitations d'élevage dans la province de Québec, les fermes dans la région métropolitaine étaient plus susceptibles de produire des cultures vivrières que d'élever du bétail.

La RMR de Montréal comprend la ville de Montréal et d'autres villes, municipalités, paroisses, cantons et réserves indiennes. Le Recensement de l'agriculture a dénombré 2 101 fermes dans la RMR, en baisse de 5,1 % par rapport à 2001.

Les fermes de grandes cultures sont les fermes les plus nombreuses à Montréal. Un certain nombre de ces exploitations de grandes cultures sont des exploitations de sirop d'érable (149 fermes sur 725 au total), ce qui explique en partie pour quelle raison les fermes de grandes cultures se classaient deuxième par ordre d'importance pour ce qui est de la contribution aux revenus (22,2 %) après les exploitations de culture en serre et en pépinière et de floriculture (25,0 %). Elles représentaient 34,5 % des fermes dans la RMR (figure 9). Dans l'ensemble de la province du Québec, les exploitations de grandes cultures représentaient 32,7 % des fermes, mais seulement 14,4 % des revenus provinciaux (figure 10).

Figure 9 Proportion des revenus agricoles bruts selon le genre de ferme, RMR de Montréal et Québec, 2006

Les exploitations productrices de fruits et de légumes ainsi que les exploitations de culture en serre et en pépinière et de floriculture contribuent de façon bien plus importante au secteur de l'agriculture dans la RMR de Montréal que dans l'ensemble de la province. Les exploitations productrices de fruits et de légumes représentaient 22,0 % des fermes de la RMR et 19,1 % des revenus agricoles bruts, alors qu'à l'échelon provincial, elles représentaient 7,3 % des fermes et 6,3 % des revenus. Ce profil était semblable pour les producteurs de produits de culture en serre et en pépinière et de floriculture, qui constituaient 13,4 % des fermes et 25,0 % des revenus, comparativement à 4,8 % des fermes et 5,2 % des revenus à l'échelon provincial.

Même si la province compte 1 932 fermes porcines qui ont rapporté 1,6 milliard de dollars de revenus en 2005 (21,6 % des revenus agricoles bruts de la province en 2005), les exploitations porcines de Montréal ne représentaient que 2,7 % des revenus agricoles. Les fermes laitières, qui représentaient 22,6 % de toutes les fermes du Québec, ne représentaient que 11,4 % des fermes de la RMR de Montréal.

Figure 10 Proportion du nombre de fermes selon le genre de ferme, RMR de Montréal et Québec, 2006

En 2006, 144 fermes ont déclaré une production biologique dans la RMR de Montréal. Dans la RMR de Montréal, 6,9 % des fermes ont déclaré produire des produits biologiques pour la vente, ce qui est inférieur à la moyenne de 7,9 % pour la province de Québec.

Les fermes d'Ottawa-Gatineau sont majoritairement petites

Cette RMR, la seule du pays à chevaucher une frontière provinciale, comptait 80,0 % de ses fermes en Ontario et 20,0 % au Québec.

La RMR d'Ottawa-Gatineau comprend les villes d'Ottawa et de Gatineau et d'autres villes, municipalités, paroisses, cantons et réserves indiennes. Le Recensement de l'agriculture de 2006 a dénombré 1 933 fermes dans la RMR, en baisse de 5,4 % par rapport à 2001.

Les fermes de cette RMR sont principalement petites, avec 51,5 % des fermes ayant déclaré des revenus agricoles bruts inférieurs à 25 000 $. Le nombre total de petites fermes a diminué depuis 2001. Le nombre de fermes déclarant un million de dollars et plus de revenus agricoles bruts a augmenté pour atteindre 28 exploitations en 2006.

Comme c'est le cas dans les deux provinces couvertes par la RMR, la plupart des fermes d'Ottawa-Gatineau sont des exploitations de grandes cultures, représentant 32,0 % des fermes et 20,4 % des revenus agricoles bruts (figures 11 et 12). La proportion de fermes d'élevage de bovins de boucherie de la RMR, qui s'est établie à 24 %, a dépassé les proportions provinciales en Ontario (19,3 %) et au Québec (15,3 %).

Figure 11 Proportion des revenus agricoles bruts selon le genre de ferme, RMR d'Ottawa-Gatineau et Ontario et Québec, 2006

Alors que les fermes laitières ne représentaient que 12,8 % des exploitations de la RMR d'Ottawa-Gatineau, elles ont déclaré 43,0 % de tous les revenus agricoles bruts. Les revenus agricoles totaux bruts des fermes laitières ont augmenté, malgré le fait qu'il y avait 80 fermes laitières de moins qu'en 2001.

Malgré une diminution globale du nombre de fermes dans Ottawa-Gatineau, le nombre de quelques genres de ferme a augmenté. Les fermes de grandes cultures, les fermes avicoles, les fermes « Autres types d'élevage » et les exploitations de culture en serre ont toutes augmenté en nombre depuis 2001.

Figure 12 Proportion du nombre de fermes selon le genre de ferme, RMR d'Ottawa-Gatineau et Ontario et Québec, 2006

La région d'Ottawa-Gatineau compte 184 fermes déclarant une production biologique, ce qui correspond à 9,5 % de toutes les fermes de la région. Seulement 6,3 % de toutes les fermes de l'Ontario étaient biologiques, tandis qu'au Québec, les fermes biologiques représentaient 7,6 % du nombre total.

L'agriculture a toujours sa place à Toronto

De prime abord, il peut paraître difficile de croire que Toronto, la plus grande région métropolitaine de recensement du Canada, qui compte 5 113 149 d'habitants, ait une quelconque relation avec l'agriculture autre que la consommation d'aliments. Mais croyez le ou non : 2 839 fermes étaient exploitées dans la RMR de Toronto en 2006.

La RMR de Toronto comprend la ville de Toronto ainsi que d'autres villes, municipalités, paroisses, cantons et réserves indiennes. Le Recensement de l'agriculture a dénombré 2 839 fermes dans la RMR, en baisse de 5,1 % par rapport à 2001.

Les exploitations agricoles dans la RMR de Toronto se distinguent certes de celles du reste du pays de certaines façons, mais elles ne sont pas foncièrement différentes des fermes dans d'autres régions métropolitaines. Elles ont en commun avec elles une propension pour les exploitations productrices de fruits et de légumes ainsi que de culture en serre et en pépinière et de floriculture, ce qui est logique, puisque la proximité du marché signifie que les exploitations locales récoltent les cultures lorsqu'elles sont mûres à perfection et fournissent les produits les plus frais au marché. Elles peuvent également commercialiser leurs produits directement aux consommateurs dans des exploitations de culture fruitière et des pépinières libre-service.

Depuis 2001, le nombre de fermes « Autres types d'élevage », l'un des genres de ferme les plus courants dans la RMR de Toronto, a augmenté de 11,2 %, ce qui les place juste en dessous des fermes de grandes cultures (figure 13). Bien que les fermes « Autres types d'élevage » comprennent des exploitations d'élevage de moutons, de chèvres, de chevaux et d'apiculture, ce sont les fermes d'élevage de chevaux qui dominent dans la RMR de Toronto, et qui représentent 69,5 % des fermes dans cette catégorie.

Figure 13 Proportion du nombre de fermes selon le genre de ferme, RMR de Toronto et Ontario, 2006

Les fermes « Autres types d'élevage » agricoles à Toronto ne représentaient que 5,6 % des revenus agricoles en Ontario, mais dans la RMR de Toronto, elles représentaient 16,1 % (figure 14).

Figure 14 Proportion des revenus agricoles bruts selon le genre de ferme, RMR de Toronto et Ontario, 2006

Selon les données du recensement, 230 fermes ont déclaré produire des produits biologiques en 2006. Plus de 8,1 % des fermes de la RMR de Toronto ont déclaré produire des produits biologiques pour la vente, ce qui est légèrement inférieur à la moyenne de toutes les RMR, mais plus élevé que la proportion de 6,3 % à l'échelon provincial.

Winnipeg : les grandes cultures dominent

Il peut sembler surprenant que dans la RMR de Winnipeg, qui s'élève dans la plaine fertile aux confluents des rivières Rouge et Assiniboine, les fermes présentent quelques similitudes avec celles des autres régions métropolitaines du Canada.

La RMR de Winnipeg comprend la ville de Winnipeg ainsi que d'autres villes, municipalités, paroisses, cantons et réserves indiennes. Le Recensement de l'agriculture de 2006 a dénombré 1 521 fermes dans la RMR, en baisse de 6,6 % par rapport à 2001.

Alors que les exploitations productrices de fruits et de légumes et de culture en serre et en pépinière et de floriculture dominent de façon générale la scène agricole dans les RMR, les exploitations de grandes cultures étaient le genre de ferme prédominant dans la région métropolitaine de recensement de Winnipeg en 2006 (figure 15). Elles représentaient 52,6 % des fermes de la RMR. Les fermes « Autres types d'élevage » occupaient le deuxième rang (14,9 %). Les exploitations d'élevage de bovins de boucherie, quant à elles, se classaient troisième (11,8 %).

Figure 15 Proportion du nombre de fermes selon le genre de ferme, RMR de Winnipeg et Manitoba, 2006

Les revenus agricoles de Winnipeg étaient également dominés par les exploitations de grandes cultures (figure 16). Les revenus agricoles bruts de 125,9 millions de dollars qu'elles ont réalisées représentaient 35,9 % du total; suivis par les revenus des exploitations porcines qui se chiffraient à 114,1 millions de dollars (32,6 %).

Figure 16 Proportion des revenus agricoles bruts selon le genre de ferme, RMR de Winnipeg et Manitoba, 2006

En 2006, les exploitations d'élevage de bovins de boucherie ont joué un rôle plus important au Manitoba que dans la région métropolitaine de Winnipeg, tant sur le plan de la proportion (34,6 % comparativement à 11,8 %) que sur celui des revenus (15,7 % comparativement à 2,2 %).

Winnipeg possède des proportions plus élevées d'exploitations de culture en serre et en pépinière et de floriculture et de culture de fruits et de légumes que l'ensemble de la province. Les exploitations de culture en serre et en pépinière et de floriculture représentaient 7,0 % des fermes et 7,9 % des revenus de la RMR de Winnipeg, ce qui est bien plus élevé que les proportions de la province (1,5 % et 1,3 %). Les exploitations productrices de fruits et de légumes représentaient 4,7 % des fermes de la RMR, comparativement à 1,2 % à l'échelon provincial.

En 2006, 99 fermes ont déclaré produire des produits biologiques dans la RMR de Winnipeg. Dans la RMR de Winnipeg, 6,5 % des fermes ont déclaré produire des produits biologiques, comparativement à 4,2 % des fermes du Manitoba.

Le champ de rêve de Regina

Les changements qui sont survenus dans la RMR de Regina entre les Recensements de l'agriculture de 2001 et de 2006 indiquent que la ville emboîte le pas à d'autres RMR du Canada.

La RMR de Regina comprend la ville de Regina et inclut d'autres villes, municipalités, cantons, paroisses et réserves indiennes. Le Recensement de l'agriculture a dénombré 925 fermes dans la RMR, en baisse de 6,3 % par rapport à 2001.

Les exploitations de culture en serre et en pépinière et de floriculture étaient plus courantes dans la RMR de Regina que dans l'ensemble de la province. Le portrait était le même pour les fermes de grandes cultures, les fermes productrices de fruits et de légumes et les fermes « Autres types d'élevage ».

Figure 17 Proportion du nombre de fermes selon le genre de ferme, RMR de Regina et Saskatchewan, 2006

Pourtant, Regina est fermement implantée dans le grenier du Canada. Tout comme en 2001, les fermes de grandes cultures dominaient, représentant 68,3 % de toutes les fermes (figure 17). Ces exploitations ont déclaré 86,7 millions de dollars de revenus agricoles bruts en 2006, ce qui représente plus des deux tiers des revenus agricoles totaux bruts de la RMR (figure 18). Cela correspond au portrait de l'industrie agricole dans l'ensemble de la province, où les fermes de grandes cultures dominent, et ce, tant en nombre de fermes qu'en proportion des revenus agricoles bruts.

Figure 18 Proportion des revenus agricoles bruts selon le genre de ferme, RMR de Regina et Saskatchewan, 2006

Les exploitations d'élevage de bovins de boucherie et les fermes « Autres types d'élevage », qui élèvent des abeilles, des moutons, des chèvres et des chevaux, représentaient un quart de toutes les fermes de Regina. Entre les recensements, les revenus agricoles bruts des fermes porcines ont chuté et ceux des fermes d'élevage de bovins de boucherie, le deuxième genre de ferme le plus courant dans la RMR et la province, ont également accusé un recul important.

En termes de taille de ferme, la RMR de Regina est le reflet fidèle des tendances canadiennes : les fermes appartenant à la catégorie de revenus les plus faibles étaient les plus nombreuses, mais contribuaient le moins aux revenus totaux. Les fermes déclarant des revenus agricoles bruts inférieurs à 25 000 $ représentaient 41,7 % du nombre total de fermes, mais ne contribuaient que 3,2 % des revenus totaux de la RMR. Par ailleurs, celles réalisant des revenus agricoles bruts de 250 000 $ et plus ont déclaré les deux tiers des revenus agricoles totaux bruts à Regina.

Patrie du Stampede, Calgary se cabre contre la tendance

Quand on mentionne Calgary, on pense probablement au pétrole, au bœuf et au Stampede annuel. Les exploitations productrices de fruits et de légumes, ainsi que de culture en serre et en pépinière et de floriculture semblent souvent dominer autour de nos grandes villes, mais fidèle à son caractère, Calgary, tout comme Edmonton située plus au nord, se cabre contre la tendance nationale.

La RMR de Calgary comprend la ville de Calgary et inclut d'autres villes, municipalités, cantons, paroisses et réserves indiennes. Le Recensement de l'agriculture de 2006 a dénombré 1 663 fermes dans la RMR, en baisse de 5,4 % par rapport à 2001.

Bien que les exploitations d'élevage de bovins de boucherie représentaient une proportion légèrement plus faible du nombre total de fermes dans la RMR que dans l'ensemble de la province (37,4 % à Calgary, comparativement à 41,5 % en Alberta) (figure 19), le bœuf est toujours une entreprise importante dans la région métropolitaine et représentait 37,6 % des revenus agricoles de Calgary (figure 20). En Alberta, les exploitations d'élevage de bovins de boucherie représentaient 45,3 % des revenus agricoles totaux. Ce qui est remarquable à Calgary, c'est la taille des exploitations. Dans la RMR, la proportion de fermes appartenant à la catégorie de revenus les plus élevés a connu une croissance plus rapide que dans la plupart des autres RMR.

Figure 19 Proportion du nombre de fermes selon le genre de ferme, RMR de Calgary et Alberta, 2006

Les fermes appartenant à la catégorie d'un million de dollars et plus représentent une proportion croissante des revenus totaux dans tout le pays. À Calgary, la proportion des revenus provenant de ces grandes fermes (seulement 2,7 % des fermes de la RMR, mais 54,3 % des revenus) est supérieure à la moyenne nationale (39,7 %) et à la moyenne de toutes les régions métropolitaines (48,7 %).

Figure 20 Proportion des revenus agricoles bruts selon le genre de ferme, RMR de Calgary et Alberta, 2006

Comme bien d'autres régions métropolitaines, Calgary présente une plus forte proportion de fermes « Autres types d'élevage » que l'ensemble de la province. Dans cet éventail de fermes, depuis les exploitations d'apiculture jusqu'aux élevages de moutons, de chèvres et de chevaux, les fermes d'élevage de chevaux dominaient, avec 4 285 chevaux dans 304 exploitations.

Les fermes avicoles et de production d'œufs représentaient 10,0 % des revenus agricoles de la RMR de Calgary, mais seulement 2,4 % des revenus de l'ensemble de l'Alberta.

Edmonton est en tous points de vue une ville albertaine

Le fait que la RMR d'Edmonton ne soit pas très différente de l'ensemble de l'Alberta pour ce qui est du genre de ferme est quelque peu inhabituel en soi. À vrai dire, Edmonton affiche toujours une proportion plus élevée de genres de ferme qui sont habituellement attirés vers les régions urbaines plutôt qu'ailleurs dans la province, c'est-à-dire les exploitations productrices de fruits et de légumes et de culture en serre et en pépinière et floriculture, mais le nombre de fermes de grandes cultures et d'exploitations d'élevage de bovins de boucherie est à contre courant de la tendance nationale des RMR.

La RMR d'Edmonton comprend la ville d'Edmonton et inclut d'autres villes, municipalités, cantons, paroisses et réserves indiennes. Le Recensement de l'agriculture de 2006 a dénombré 4 328 fermes dans la RMR, en baisse de 8,7 % par rapport à 2001.

Les fermes d'élevage de bovins de boucherie, de grandes cultures et « Autres types d'élevage » sont les genres de ferme dominants dans la RMR d'Edmonton, une situation qui est semblable à celle de la province (figure 21). Cependant, entre 2001 et 2006, le nombre de fermes d'élevage de bovins de boucherie et de grandes cultures a diminué dans la RMR de 16,0 % et de 5,7 % respectivement. Pendant cette même période, le nombre de fermes de la catégorie « Autres types d'élevage » a grimpé, passant de 20,8 % de toutes les fermes de la RMR en 2001 à 23,4 % en 2006.

Figure 21 Proportion du nombre de fermes selon le genre de ferme, RMR d'Edmonton et Alberta, 2006

En 2006, 283 fermes ont déclaré une production biologique dans la RMR d'Edmonton. Une proportion légèrement plus forte de fermes du RMR d'Edmonton produisait des produits biologiques (6,5 %) que dans la province (5,4 %).

Les revenus agricoles totaux (en dollars constants de 2005) ont légèrement diminué en Alberta entre les recensements (2,4 %) et ils ont crû de 3,8 % dans la RMR d'Edmonton. Les fermes d'élevage de bovins de boucherie ont joué un plus petit rôle, numériquement et économiquement, à Edmonton que dans l'ensemble de l'Alberta (figure 22).

Figure 22 Proportion des revenus agricoles bruts selon le genre de ferme, RMR d'Edmonton et Alberta, 2006

Les fermes de grandes cultures étaient celles qui contribuaient le plus aux revenus agricoles de la RMR (32,0 %), les fermes d'élevage de bovins de boucherie occupaient le deuxième rang (22,3 %) et les exploitations de culture en serre et en pépinière et de floriculture étaient au troisième rang (12,1 %) (figure 22). Parmi les principaux contributeurs de la province, on trouvait les fermes d'élevage de bovins de boucherie (45,3 %), les fermes de grandes cultures (31,4 %) et les fermes porcines (7,5 %).

Le nombre de fermes réalisant des revenus agricoles bruts d'au moins 250 000 $ a augmenté de 9,1 % tandis que le nombre de fermes réalisant des revenus de moins de 250 000 $ a diminué de 10,3 % dans la RMR d'Edmonton.

Vancouver : une collectivité sous verre

Certains genres de ferme semblent remporter plus de succès lorsqu'elles sont proches de leur bassin de clients, par exemple des exploitations de culture en serre et en pépinière et de floriculture et les exploitations productrices de fruits et de légumes, tandis que d'autres fonctionnent mieux lorsque l'espace est vaste et ouvert. Il n'est donc guère surprenant que dans la RMR de Vancouver les fermes de culture en serre et en pépinière et de floriculture soient nombreuses.

La RMR de Vancouver comprend la ville de Vancouver et inclut d'autres villes, municipalités, cantons, paroisses et réserves indiennes. Le Recensement de l'agriculture de 2006 a dénombré 2 618 fermes dans la RMR, en baisse de 8,3 % par rapport à 2001.

Un cinquième (20,9 %) des fermes déclarantes dans la RMR de Vancouver en 2006 étaient des exploitations de culture en serre et en pépinière et de floriculture (figure 23). Elles représentaient plus de la moitié des revenus de la RMR (figure 24). À l'échelon provincial, ce secteur représentait une ferme sur 10 et plus d'un quart des revenus agricoles bruts (28,5 %).

La croissance du secteur de la culture en serre et en pépinière et de la floriculture de la province n'est pas limitée à Vancouver. L'ensemble de la Colombie-Britannique a en fait enregistré un bond encore plus important des revenus dans ces genres de ferme qui, grâce à des rentrées de 756,7 millions de dollars, ont augmenté de 22,3 % par rapport à 2000 (en dollars constants).

Figure 23 Proportion du nombre de fermes selon le genre de ferme, RMR de Vancouver et Colombie-Britannique, 2006

Les fermes « Autres types d'élevage » (y compris les fermes d'apiculture, de moutons, de chèvres et de chevaux) représentaient plus du quart (28,1 %) des fermes de la RMR, mais 5,2 % des revenus agricoles bruts.

Figure 24 Proportion des revenus agricoles bruts selon le genre de ferme, RMR de Vancouver et Colombie-Britannique, 2006

Bien que le nombre de la plupart des genres de ferme de la RMR de Vancouver ait diminué, le nombre d'exploitations productrices de fruits et de légumes a fait un bond important entre les recensements pour atteindre 583 fermes déclarant des activités agricoles à Vancouver, en hausse de 28,1 % par rapport à 2001. De toutes les exploitations productrices de fruits et de légumes en Colombie-Britannique, 14,5 % se trouvaient dans la RMR de Vancouver.

Les revenus agricoles des exploitations productrices de fruits et de légumes de la RMR de Vancouver s'établissaient à 121,2 millions de dollars en 2005, ce qui représente une augmentation de 44,2 % (en dollars constants) par rapport à 2000. Dans l'ensemble de la Colombie-Britannique, les revenus de ce genre de ferme ont augmenté de 34,7 % (en dollars constants).

La RMR de Vancouver comptaient 412 fermes déclarantes de produits biologiques en 2006. La RMR de Vancouver enregistrait la deuxième plus forte concentration de fermes déclarant des produits biologiques au pays, où 15,7 % de toutes les fermes de la RMR ont déclaré produire des produits biologiques pour les vendre. La plus forte concentration de fermes déclarantes de produits biologiques était dans la RMR de Victoria.

Le Recensement de l'agriculture sert de point de référence pour de nombreuses enquêtes régulières sur la superficie des cultures, les stocks de bétail et les données économiques publiées par la Division de l'agriculture. Au besoin, ces séries seront révisées de façon à les harmoniser avec les données du recensement, et à mesurer l'évolution et les défis constants que doivent affronter les agriculteurs.

Statistique Canada tient à remercier la collectivité agricole canadienne de sa participation et de son aide lors du Recensement de l'agriculture de 2006.


Nota

1Une région métropolitaine de recensement (RMR) a une population d'au moins 100 000 habitants, y compris un noyau urbain comptant une population d'au moins 50 000 habitants. Le Canada compte à l'heure actuelle 33 RMR, en hausse par rapport aux 27 de 2001. Les six nouvelles RMR sont Barrie, Guelph, Brantford et Peterborough en Ontario, Moncton au Nouveau-Brunswick et Kelowna en Colombie-Britannique.

Les régions métropolitaines de recensement (RMR) et les municipalités qui forment des subdivisions de recensement (SDR) sont foncièrement différentes. Les RMR comprennent habituellement de nombreuses municipalités dont une, dite la municipalité centrale, donne son nom à la RMR. Par exemple, la RMR de Montréal comprend près de 100 municipalités, notamment Laval, Longueuil, La Prairie et Mirabel. La municipalité de Montréal, sur l'île de Montréal, est la municipalité centrale, et elle est la subdivision de recensement d'après laquelle la RMR est nommée.

Les 33 RMR sont :

St. John's, Halifax, Moncton, Saint John, Saguenay, Québec, Sherbrooke, Trois-Rivères, Montréal, Ottawa-Gatineau, Kingston, Peterborough, Oshawa, Toronto, Hamilton, St. Catharines-Niagara, Kitchener, Brantford, Guelph, London, Windsor, Barrie, Greater Sudbury, Thunder Bay, Winnipeg, Regina, Saskatoon, Calgary, Edmonton, Kelowna, Abbotsford, Vancouver et Victoria.

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2De nombreuses exploitations agricoles au Canada sont composées de plusieurs parcelles de terre dans des emplacements distincts. Ces divers emplacements sont souvent situés dans plusieurs régions géographiques (telles que des cantons ou des comtés). Dans ces situations, la « règle de l'emplacement principal » s'applique et assigne toutes les données recueillies pour l'exploitation agricole à la région géographique dans laquelle l'emplacement principal de l'exploitation se trouve.

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3La classification des genres de ferme est une procédure qui permet de grouper les fermes de recensement selon leur principal produit. Elle se fait en estimant les revenus que la ferme est susceptible de tirer de la vente des cultures et des animaux d'élevage déclarés dans le questionnaire et en déterminant le produit ou le groupe de produits qui représente la plus grande part des revenus agricoles éventuels de la ferme. Ainsi, une ferme de recensement dont les porcs représentent 60 % de ses revenus totaux, les bovins de boucherie, 20 % et le blé, 20 % serait classée comme ferme porcine. Les genres de ferme utilisés dans ce document sont inspirés du Système de classification des industries de l'Amérique du Nord (SCIAN). Le tableau ci-dessous illustre les liens entre les genres de ferme du Recensement et ceux du SCIAN.

Catégories à cinq chiffres du SCIAN Catégories du Recensement de l’agriculture
Élevage de bovins laitiers et production laitière  Produits laitiers
Élevage de bovins de boucherie Bovins de boucherie
Élevage de porcs Porcs
Élevage de volaille et producteur d’œufs  Volailles et œufs
Élevage de poulets à griller et d’autres volailles d’abattage
Élevage de dindons
Couvoirs
Élevage de volailles combiné à la production d’œufs
Élevage d’autres volailles
Élevage de moutons Autres types d’élevage
Élevage de chèvres
Apiculture
Élevage de chevaux et d’autres équidés
Élevage d’animaux à fourrure et de lapins
Élevage mixte d’animaux
Tous les autres types d’élevage divers
Culture du soja Grandes cultures
Culture de plantes oléagineuses (sauf le soja)
Culture de pois et de haricots secs
Culture du blé
Culture du maïs
Autres cultures céréalières
Culture de pommes de terre
Culture du tabac
Culture du foin
Toutes les autres cultures agricoles diverses
Autres cultures de légumes et de melons (sauf de pommes de terre) Fruits et légumes
Culture de fruits et de noix
Culture mixte de fruits et de légumes
Cultures de champignons Production en serre et en pépinière et floriculture
Autres cultures vivrières en serre
Culture en pépinière et arboriculture
Floriculture

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4Le recensement mesure les revenus agricoles bruts pour l'année civile précédant le recensement.

La définition du recensement de revenus agricoles bruts (avant les dépenses) comprend :

  • les revenus de la vente de tous les produits agricoles
  • les paiements reçus de programmes et les revenus du travail à forfait

Les éléments suivants ne sont pas compris dans les revenus agricoles bruts :

  • les ventes de biens immobilisés (par exemple, les quotas, les terres et la machinerie)
  • les revenus provenant de la vente de produits achetés uniquement pour la vente au détail.
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5Biologique mais non certifié : Exploitations qui n'ont pas fait l'objet d'un processus de certification officiel (dans le cadre duquel un agent tiers a visité la ferme et perçu un droit). Certaines exploitations peuvent se définir comme biologiques mais non certifiées, parce qu'elles suivent les pratiques d'agriculture biologique appropriées, mais ne sont pas certifiées.

En transition : Exploitations qui sont dans le processus de conversion de leur ferme à des normes biologiques.

Certifié : Procédure selon laquelle un organisme de certification (officiellement accrédité) donne une garantie écrite que les produits ou les systèmes de production sont conformes aux exigences prescrites. La certification des produits peut s'appuyer sur toute une série d'activités d'inspection, y compris la vérification des pratiques de gestion, l'audit des systèmes d'assurance de la qualité et des bilans intrants/extrants. (Source : Office des normes générales du Canada)

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6Selon le recensement, un exploitant agricole est toute personne responsable de prendre les décisions de gestion nécessaires à la bonne marche d'une exploitation agricole le jour du Recensement, le 16 mai 2006.

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