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Renseignements contextuels pour la diffusion des données dans Le Quotidien(septembre 2003)
Renseignements généraux Renseignements générauxLes grands objectifs du deuxième cycle de l’Enquête sur la santé dans les collectivités canadiennes (ESCC) consistent à évaluer le taux de prévalence de certains troubles mentaux, le fardeau que représentent ces troubles et l’utilisation des services de santé mentale en regard des besoins perçus. Aux fins de l’élaboration du questionnaire de l’ESCC 1.2, on a défini la santé mentale comme étant les aspects sociaux, physiques, spirituels, économiques et mentaux de la vie d’une personne. Avec l’appui d’un groupe d’experts et en organisant diverses séances de consultation, Statistique Canada a élaboré la toute première enquête nationale sur la santé mentale, afin de combler d’importantes lacunes statistiques pour les chercheurs, les consommateurs et les décideurs. Le contenu du cycle 1.2 est fondé en partie sur un ensemble de troubles mentaux faisant l’objet de l’enquête mondiale sur la santé mentale, WMH-CIDI (World Mental Health – Composite International Diagnostic Interview Instrument), Le WMH-CIDI est un instrument de diagnostic psychiatrique utilisable par des non-spécialistes qui produit des diagnostics selon les définitions du Manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux, 4ième édition (DSM-IV), qui est un système de classification reconnu à l’échelle internationale. Pour être choisi, un trouble ou problème de santé mentale devait avoir une prévalence estimée d’au moins 1 % (selon des enquêtes régionales ou nationales comparables menées dans d'autres pays) au cours des 12 mois précédant l’enquête, être mesurable au moyen d’un instrument déjà testé et validé, et pouvoir faire l’objet d’une intervention. Durant le développement de l’enquête, on a également tenu compte de l’effet des instruments choisis sur le fardeau de réponse (durée de l’interview, clarté des concepts et des questions). Pour chaque trouble mental examiné, on a posé des questions sur les sentiments et les symptômes, ainsi que sur leur fréquence relative, leur gravité, leur intensité et leur effet sur la vie quotidienne. Une démarche comparable a été adoptée pour brosser le tableau des problèmes liés à la dépendance à une substance. Des renseignements ont également été recueillis sur le bien être et les corrélats de la santé mentale, comme la spiritualité, l’activité physique, l’utilisation des services de santé et la consommation de médicaments. Enfin on a recueilli des renseignements sociodémographiques, dont l’âge, le revenu, le niveau de scolarité et la composition de la famille. DéfinitionsTroubles mentaux étudiés au cours des 12 mois qui ont précédé l’enquête : Episode dépressif majeur — Au moins une période de deux semaines ou plus durant lesquelles persiste une humeur dépressive ou une perte d’intérêt ou de plaisir pour presque toutes les activités normales, associée à des symptômes tels qu’une réduction de l’énergie, un changement du sommeil et de l’appétit, des difficultés à se concentrer et un sentiment de culpabilité, de désespoir, ou des idées suicidaires. Épisode de manie (manie) — Au moins une période d'une semaine ou plus durant laquelle sont éprouvés des sentiments exagérés de bien être, d’énergie et de confiance en soi ou d'irritabilité, qui peuvent mener la personne à perdre la notion de la réalité. Les symptômes de la manie incluent la fuite des idées ou la sensation que les pensées défilent trop vite, l’augmentation de l’estime de soi, la réduction du besoin de sommeil, le désir de parler constamment et l’irritabilité. Trouble panique — Attaques récurrentes et inattendues de crainte intense et d’anxiété où au moins une des attaques a été suivie d'une période d'un mois ou plus de préoccupations ou d'inquiétudes persistantes de subir une nouvelle attaque, ou encore la manifestation de symptômes physiologiques, comme des palpitations, une douleur à la poitrine, une sensation d’étouffement ou d’étranglement, une sensation de vertige, de la transpiration, des nausées ou une gêne abdominale, des tremblements ou des bouffées de chaleur ou des frissons. Phobie sociale — Peur persistante, irrationnelle, de situations sociales ou de performance durant lesquelles la personne pourrait être observée attentivement et jugée par autrui, comme prendre la parole en public, manger ou travailler. La personne reconnaît le caractère excessif ou irraisonné de la peur. L’évitement, l’anticipation anxieuse ou la détresse dans la ou les situations redoutées perturbent de façon importante les activités quotidiennes de la personne. Agoraphobie — Peur et évitement d’être dans des endroits ou des situations d’où il pourrait être difficile de s’échapper ou dans lesquels on ne pourrait pas trouver de secours. Les situations redoutées incluent le fait de se trouver seul en dehors de son domicile, d’être dans une foule ou dans une file d’attente, d’être sur un pont ou dans un autobus, un train ou une voiture. Les situations sont évitées ou subies avec une détresse intense ou avec la crainte d’avoir une attaque de panique ou des symptômes semblables à la panique. Problème de dépendance à une substance étudié au cours des 12 mois qui ont précédé l’enquête : Classification comme une dépendance à l’alcool ou aux drogues illicites — D’après un ensemble de questions portant sur la tolérance (comme le besoin de consommer plus pour sentir les effets), le sevrage, la perte de contrôle et les problèmes sociaux ou physiques associés à la consommation d’alcool ou de drogues illicites dans la vie quotidienne. Les renseignements recueillis sur la dépendance à l’égard de ces deux types de substances brossent un tableau des comportements de consommation d’alcool et de drogues illicites entraînant une déficience ou une détresse cliniquement significative. Tout trouble mental ou problème de dépendance à une substance : On a considéré comme ayant « tout trouble mental ou problème de dépendance à une substance » les répondants dont le profil des réponses satisfait aux critères établis pour au moins un des cinq troubles mentaux ou des deux problèmes de dépendance à une substance étudiés dans le cadre de l’enquête (p. ex., épisode dépressif majeur, épisode de manie (manie), trouble panique, phobie sociale, agoraphobie, dépendance à l’alcool ou dépendance à une drogue illicite).
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