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Le Quotidien. Le jeudi 15 mars 2001
Les données de l'Enquête sur la sécurité financière de 1999 paraissent aujourd'hui. Cette enquête brosse le tableau statistique le plus complet de la valeur nette du patrimoine des Canadiens.
Cette enquête, menée auprès de quelque 16 000 ménages répondants, a recueilli de l'information sur les avoirs et les dettes des familles et des personnes seules de mai à juillet 1999. Elle a permis d'obtenir des données sur la valeur des principaux avoirs financiers et non financiers ainsi que sur les montants dus au regard des hypothèques, des véhicules, des cartes de crédit, des prêts étudiants et des autres dettes.
L'enquête a permis de constater qu'en 1999 les Canadiens, dans l'ensemble, étaient endettés en moyenne, selon les estimations, de 16 $ pour chaque tranche d'avoir de 100 $. Toutefois, le fardeau de la dette était beaucoup plus élevé pour certains types de familles comme les familles monoparentales, dont la plupart avaient une femme à leur tête.
L'endettement des Canadiens était évalué à 458 milliards de dollars, dont les trois quarts sous forme d'hypothèques. Les prêts associés à la propriété des véhicules automobiles s'élevaient à environ 29 milliards de dollars, soit 6 % du total, tandis que les dettes de prêts étudiants (3 %) et les dettes liées aux cartes de crédit (3 %) ont chacune dépassé les 14 milliards de dollars.
Les avoirs totaux, qui comprennent tout, du capital-actions et obligations aux résidences principales, s'élevaient à près de 2,9 billions de dollars. La résidence principale, qui représentait environ 38 % de l'avoir total, constituait l'avoir non financier le plus important des Canadiens. Leur avoir financier le plus important était leur régime enregistré d'épargne-retraite (REER) qui représentait 12 % de tous les avoirs. (La valeur des prestations de régimes de pension offerts par l'employeur n'a pas été utilisée dans le calcul de l'avoir.)
La valeur nette médiane des quelque 12,2 millions d'unités familiales du Canada était d'environ 81 000 $. Cela signifie que la moitié des unités familiales avaient une valeur nette supérieure à ce montant et l'autre moitié, une valeur nette inférieure. La valeur nette correspond au montant qu'une personne ou une famille encaisserait après avoir vendu tous ses avoirs et réglé toutes ses dettes.
Il existait, en 1999, des différences considérables sur le plan de la répartition de la valeur nette au sein des unités familiales. Dans l'ensemble, la tranche de 10 % des unités familiales ayant la valeur nette la plus élevée détenait 53 % de tout le patrimoine des particuliers en 1999. Les 10 % se situant dans la tranche inférieure de l'échelle de la valeur nette détenaient en fait une valeur nette négative, leurs dettes étant supérieures à leurs avoirs. Par comparaison, la tranche de 10 % des familles américaines les plus riches détenait près des deux tiers de tout le patrimoine des particuliers selon les données de 1998 des États-Unis.
Les résultats de l'enquête ont révélé que la valeur nette augmente selon le revenu et aussi en fonction du nombre de personnes gagnant un revenu dans une famille, de l'âge, du niveau de scolarité et du type de profession.
Dans l'ensemble, les Canadiens avaient, en 1999, 16 $ en moyenne de dettes pour chaque tranche d'avoir de 100 $. Toutefois, cet endettement variait beaucoup selon les familles et les personnes seules dans certains groupes d'âge.
Les familles monoparentales, dont la plupart avaient une femme à leur tête, étaient endettées d'un montant correspondant à près du double de celui de la moyenne nationale, soit environ 29 $ pour chaque tranche d'avoir de 100 $. Les familles biparentales avec enfants devaient 23 $ pour chaque tranche d'avoir de 100 $.
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L'endettement le plus faible a été observé au sein des unités familiales au sein desquelles la personne touchant le revenu avant impôt le plus élevé était une personne âgée de 65 ans et plus. L'endettement des unités familiales de personnes âgées s'établissait à seulement 3 $ pour chaque tranche d'avoir de 100 $. Les hommes âgés seuls ne devaient que 2 $ pour chaque tranche d'avoir de 100 $, et les femmes âgées ne devaient que 1 $. Les données suggèrent que ces unités familiales ont réglé la plupart de leurs dettes au cours de leur vie tout en accumulant des avoirs.
L'endettement pesait le plus lourdement sur les plus jeunes. Les unités familiales dont le principal soutien économique avait moins de 25 ans devaient 31 $ pour chaque tranche d'avoir de 100 $. Toutefois, l'endettement des unités familiales appartenant à ce groupe d'âge qui n'étaient pas propriétaires de leur résidence principale montait en flèche à 53 $ pour chaque tranche d'avoir de 100 $, principalement à cause des prêts étudiants.
Parmi le groupe des 25 à 34 ans, les personnes qui ont contracté une hypothèque avaient le fardeau de la dette le plus lourd, soit 46 $ pour chaque tranche d'avoir de 100 $. Environ 85 % de cette dette était attribuable à l'hypothèque sur leur résidence principale.
Pour les besoins de l'enquête, les avoirs sont répartis en trois catégories principales: les avoirs financiers, comme les REER, le capital-actions, les obligations et les fonds communs de placement constituaient 29 % de l'avoir total; les avoirs non financiers comme la résidence principale, les autres biens immobiliers, les véhicules achetés et le contenu de la résidence représentaient un peu plus de 58 % de l'avoir et le reste, environ 12 %, était constitué de capitaux propres dans une entreprise.
Du total de l'avoir financier, 40 % était détenu dans des REER. Un pourcentage de 55 % des unités familiales possédaient un REER. Cette proportion a atteint 71 % des unités familiales dont le principal soutien économique était âgé de 45 à 54 ans. Parmi les unités familiales ayant un REER, le montant médian de celui-ci était de 20 000 $. Pour les unités familiales ayant à leur tête une personne âgée de 55 à 64 ans, la médiane a atteint 50 000 $.
Les résidences principales ont représenté 65 % des avoirs non financiers. Environ 60 % des unités familiales étaient propriétaires de leur logement. Cette proportion était la plus faible (36 %) pour les unités familiales au sein desquelles la personne touchant le revenu le plus élevé était âgée de moins de 35 ans. La proportion passait à 75 % lorsque l'unité familiale avait à sa tête une personne âgée de 55 à 64 ans.
L'hypothèque grevant la résidence principale constituait 66 % de l'endettement des unités familiales. Le reste de la dette prenait la forme de prêts étudiants et de crédit à la consommation qui comprend les prêts automobiles, les cartes de crédit et les marges de crédit.
Une proportion de 12 % des unités familiales ont déclaré des prêts étudiants. Cette proportion s'élevait à 31 % des unités familiales dans lesquelles le principal soutien économique était âgé de moins de 25 ans. Le prêt étudiant médian des unités familiales en ayant déclaré un était d'environ 7 300 $.
Les prêts étudiants ont représenté 52 % de l'endettement des unités familiales ayant à leur tête une personne âgée de moins de 25 ans et qui n'étaient pas propriétaires de leur résidence principale.
Des dettes liées aux cartes de crédit et au crédit à tempérament ont été déclarées par 50 % des unités familiales dans lesquelles le principal soutien économique était âgé de 25 à 34 ans. Les groupes plus âgés étaient beaucoup moins touchés par ce genre de dettes. Seulement 15 % des personnes ou des familles ayant une personne âgée à leur tête ont déclaré des dettes liées à des cartes de crédit ou au crédit à tempérament.
La valeur nette médiane estimée des 12,2 millions d'unités familiales canadiennes en 1999 s'élevait à 81 000 $.
L'enquête a classé les unités familiales en dix groupes (déciles) par ordre décroissant de la valeur nette, ce qui a permis de constater un écart important entre les unités familiales du premier et du dernier groupe.
Les unités familiales appartenant à la tranche de 10 % supérieure avaient une valeur nette médiane de 703 500 $. Les unités familiales de la tranche de 10 % inférieure ont enregistré une valeur nette négative d'environ -2 100 $, ce qui signifie que leur endettement était supérieur à leurs avoirs.
La moitié des unités familiales au palier supérieur de l'échelle détenaient 94 % de toute la valeur nette des particuliers en 1999, tandis que l'autre moitié détenait 6 % du patrimoine net des particuliers.
Répartition de la valeur nette par décile
| Déciles (unités familiales classées selon la valeur nette) | Valeur nette totale | Valeur nette médiane |
|---|---|---|
| % | $ | |
| Ensemble des unités familiales | 100 | 81 000 |
| 10 % inférieur | - - | -2 100 |
| Deuxième 10 % | - - | 3 100 |
| Troisième 10 % | 1 | 14 300 |
| Quatrième 10 % | 2 | 35 500 |
| Cinquième 10 % | 3 | 64 700 |
| Sixième 10 % | 5 | 101 500 |
| Septième 10 % | 8 | 152 600 |
| Huitième 10 % | 11 | 220 800 |
| Neuvième 10 % | 17 | 338 100 |
| 10 % supérieur | 53 | 703 500 |
| - - | Nombres infimes. |
Afin d'examiner davantage la valeur nette médiane, l'enquête a réparti les unités familiales en deux vastes catégories. Tout d'abord, les familles économiques - groupes de deux personnes ou plus vivant dans le même logement et qui sont liées soit par le sang, le mariage, l'union libre ou l'adoption - ensuite, les personnes seules - celles qui vivent seules ou avec une personne avec laquelle elles ne sont pas apparentées.
L'estimation de la valeur nette médiane des familles économiques de deux personnes ou plus s'élevait à 119 300 $ en 1999. De nouveau, la valeur nette médiane varie considérablement selon les différents types de familles économiques.
Les familles dont le principal soutien économique était une personne âgée ont enregistré la valeur nette la plus élevée de tous les types d'unités familiales (202 000 $). Le fait que bon nombre de personnes âgées vivent dans leur propre maison, libre de toute hypothèque, explique en grande partie cette situation. Toutefois, il ne faudrait pas en conclure pour autant que toutes les familles de personnes âgées ont une valeur nette relativement élevée ou des revenus relativement importants. Le revenu médian après impôt des familles de personnes âgées était de 32 000 $, soit près de 14 000 $ de moins que celui des familles plus jeunes.
La valeur nette médiane des familles monoparentales était considérablement plus faible, soit 14 600 $. Les couples ayant des enfants âgés de moins de 18 ans avaient une valeur nette médiane beaucoup plus élevée de 100 500 $. En outre, les familles monoparentales avaient, en 1998, un revenu après impôt médian beaucoup plus faible, soit 21 800 $ comparativement à 48 400 $ pour les familles biparentales ayant des enfants âgés de moins de 18 ans.
Répartition des types de famille selon la valeur nette médiane et du revenu médian
| Type de famille | Valeur nette médiane | Revenu médian après impôt en 1998 | |||
|---|---|---|---|---|---|
| $ | |||||
| Ensemble des unités familiales | 81 000 | 33 400 | |||
| Familles économiques de deux personnes ou plus | 119 300 | 43 000 | |||
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202 000 | 32 000 | |||
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105 500 | 45 800 | |||
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125 800 | 44 800 | |||
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100 500 | 48 400 | |||
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14 600 | 21 800 | |||
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151 000 | 52 300 | |||
| Personnes seules | 21 700 | 16 700 | |||
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111 100 | 17 700 | |||
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76 600 | 15 300 | |||
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11 200 | 19 800 | |||
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12 000 | 15 600 | |||
| 1 | Sans enfants à la maison. |
Les personnes seules avaient une valeur nette médiane de 21 700 $ en 1999. Ce niveau était beaucoup plus faible que la valeur nette des familles économiques surtout en raison du revenu. Un taux de 20 % des personnes seules âgées de moins de 65 ans ne gagnaient aucun revenu, comparativement à seulement 7 % des familles autres que celles de personnes âgées de deux personnes ou plus. De plus, environ 71 % des familles autres que celles de personnes âgées touchaient au moins deux revenus d'emploi.
Sur le plan de la valeur nette, les hommes seuls âgés avaient une situation bien plus avantageuse que leurs homologues plus jeunes. La valeur nette médiane d'un homme seul âgé en 1999 s'établissait à 111 100 $ comparativement à seulement 11 200 $ pour les hommes seuls du reste de la population.
De même, les femmes seules âgées avaient une valeur nette médiane de 76 600 $ comparativement à seulement 12 000 $ pour leurs homologues de moins de 65 ans.
Parmi les provinces, la valeur nette médiane était la plus élevée en 1999 pour les unités familiales de l'Ontario (101 400 $). Les familles de Terre-Neuve ont enregistré la valeur nette médiane la plus faible, cette dernière se situant à environ 53 000 $.
Les niveaux de revenu expliquent la majeure partie de la grande variation de la valeur nette. À Terre-Neuve, 31 % des unités familiales touchaient un revenu après impôt de moins de 20 000 $ en 1998 comparativement à seulement 21 % des unités familiales ontariennes.
À Terre-Neuve, 73 % des unités familiales étaient propriétaires de leur résidence principale, la plus forte proportion parmi les provinces. Toutefois, la valeur médiane de leur logement (60 000 $) correspondait à moins de la moitié de la médiane nationale de 125 000 $.
Valeur nette médiane selon la province
| Unités familiales | Propriétaires d'une résidence principale | Revenu inférieur à 20 000 $(1) | Valeur nette médiane | |
|---|---|---|---|---|
| % | $ | |||
| Ensemble des provinces | 100 | 60 | 26 | 81 000 |
| Terre-Neuve | 2 | 73 | 31 | 53 000 |
| Île-du-Prince-Édouard | - - | 67 | 30 | 76 100 |
| Nouvelle-Écosse | 3 | 64 | 32 | 68 100 |
| Nouveau-Brunswick | 2 | 70 | 31 | 65 400 |
| Québec | 26 | 55 | 31 | 61 300 |
| Ontario | 37 | 60 | 21 | 101 400 |
| Manitoba | 4 | 64 | 28 | 79 300 |
| Saskatchewan | 3 | 69 | 30 | 97 300 |
| Alberta | 9 | 66 | 24 | 95 400 |
| Colombie-Britannique | 14 | 58 | 28 | 94 800 |
| 1 | Revenu familial après impôt en 1998. |
| - - | Nombres infimes. |
Le niveau de scolarité a constitué l'un des déterminants les plus importants de la valeur nette. Les unités familiales au sein desquelles la personne seule ou le principal soutien économique n'a pas terminé ses études secondaires avaient une valeur nette médiane de 62 500 $. Lorsque le principal soutien économique détenait un baccalauréat, la valeur nette médiane doublait presque, à 117 500 $.
La valeur nette médiane s'élevait à 323 000 $ lorsque la personne seule ou le principal soutien économique détenait un diplôme professionnel en droit, en médecine, en dentisterie, en médecine vétérinaire ou en optométrie.
Si on examine la situation sous un autre angle, l'unité familiale dont le principal soutien économique avait un baccalauréat avait une valeur nette médiane 70 % plus élevée que celle d'un détenteur d'un certificat d'études secondaires. Une personne détentrice d'une maîtrise avait une valeur nette médiane de 2,7 fois plus élevée, et une personne détentrice d'un doctorat, 3,5 fois plus élevée.
La profession, tout comme le niveau de scolarité, constitue un déterminant clé de la valeur nette. Les unités familiales au sein desquelles la personne seule ou le principal soutien économique occupait une profession de gestionnaire avaient la valeur nette la plus élevée. Les personnes dont la famille enregistrait la valeur nette la plus faible travaillaient dans les ventes et les services. Cette catégorie comprend les travailleurs en garderie, les préposés à la vente au détail, les caissiers, les chefs, les cuisiniers et les préposés au service des aliments et boissons, les préposés aux services de protection, aux services de voyage et d'hébergement.
Ici encore, il est possible d'établir un lien entre le revenu et la valeur nette. La plupart des personnes occupant des professions auxquelles correspondaient un revenu après impôt plus élevé avaient également une valeur nette plus élevée. Cela n'était pas le cas pour les personnes travaillant dans des professions liées à l'industrie primaire, notamment les personnes travaillant dans les secteurs de l'agriculture, de la pêche et de la foresterie, à l'exception des manoeuvres. La valeur nette de ces personnes est moins liée à leur revenu récent qu'à leur participation aux capitaux propres dans une entreprise, c'est-à-dire, la valeur des biens et du matériel requis pour exploiter leur entreprise.
De plus, les travailleurs autonomes avaient une valeur nette plus élevée que les salariés. Les unités familiales dont le principal soutien économique a touché des revenus d'un emploi autonome avaient une valeur nette médiane de 216 200 $, soit environ trois fois plus que le niveau de 71 300 $ des salariés.
Cette différence n'était pas tant associée au revenu qu'au fait que la participation aux capitaux propres dans une entreprise constituait un actif beaucoup plus important pour le travailleur autonome que pour le salarié. Les capitaux propres dans une entreprise ont représenté 33 % de l'avoir total des travailleurs autonomes, comparativement à seulement 8 % dans le cas des salariés.
Les résultats de la comparaison entre les estimations de 1999 et celles de 1984 lorsque ce type d'enquête a été menée pour la dernière fois doivent être examinés avec prudence pour deux raisons. Tout d'abord, il existait des différences dans le contenu et la méthode de collecte de l'information entre les enquêtes de 1984 et de 1999. Deuxièmement, au cours de cette période, des changements importants sont survenus dans l'économie, dans la structure des familles, dans les options et stratégies de placement et dans le système fiscal.
Pour permettre la comparaison des données des deux années, il a fallu supprimer trois postes de l'enquête de 1999 parce que ceux-ci n'étaient pas inclus dans l'enquête de 1984. Il s'agit des postes suivants: l'ameublement et les articles de maison, les objets de collection et les objets de valeur ainsi que les rentes et les fonds enregistrés de revenus de retraite. Toutes les comparaisons entre 1984 et 1999 ont été effectuées en dollars constants de 1999.
Sur une base comparable, la valeur nette médiane globale pour toutes les unités familiales a progressé d'environ 11 %, passant de 58 400 $ en 1984 à 64 600 $, en dollars constants de 1999. Au cours de cette même période, les estimations du revenu après impôt des unités familiales sont demeurées pratiquement inchangées.
Toutes les unités familiales n'ont pas participé également à cette augmentation de la valeur nette médiane. La valeur nette médiane des unités familiales appartenant à la tranche de 20 % la plus élevée de la population s'est accrue de 39 % pour atteindre 403 500 $, tandis que la valeur nette des unités familiales de la plus faible tranche de 20 % de la population n'a presque pas changé.
La valeur nette a augmenté considérablement pour les unités familiales dont le principal soutien économique était âgé de 55 ans et plus, tandis qu'elle a diminué pour les unités familiales plus jeunes.
La valeur nette des couples ayant des enfants est demeurée à toutes fins utiles inchangée en 1999 comparativement à 1984. En revanche, les unités familiales ayant à leur tête une personne âgée et les couples sans enfant sont ceux qui s'en sont tirés beaucoup mieux. La valeur nette médiane des personnes seules âgées a augmenté de 69 % de 1984 à 1999, tandis qu'elle a enregistré une hausse de 42 % chez les familles de personnes âgées et les couples sans enfant à la maison.
Même si leur valeur nette médiane a progressé au cours de la période de 15 ans, les familles monoparentales étaient, somme toute, en beaucoup moins bonne situation financière que tout autre type d'unité familiale en 1984 et en 1999.
Le changement le plus important à survenir dans la composition des avoirs depuis l'enquête de 1984 concerne les sommes placées dans les REER.
La valeur globale des REER était de 6,4 fois supérieure en 1999 à celle enregistrée en 1984, mesurée en dollars constants de 1999, ce qui représente de loin la croissance la plus forte de toutes les catégories d'avoirs. Par comparaison, le total des avoirs était de 1,8 fois plus important en 1999 qu'en 1984.
En plus de la forte cotisation aux REER, des modifications apportées vers la fin des années 1980 aux dispositions législatives réglementant les régimes de retraite d'employeurs ont permis à bon nombre d'employés de quitter leur emploi et de verser leurs droits à pension constitués dans un REER immobilisé. Ces sommes sont comprises dans le montant des REER pour 1999. En 1984, elles étaient plus souvent qu'autrement laissées dans le régime de retraite. Rappelons que les avoirs sous forme de droits à pension ne font pas partie ni de la présente estimation de la valeur nette de 1999 ni de celle de 1984.
En 1999, environ 55 % des unités familiales détenaient un REER, en forte hausse par rapport aux 28 % enregistrés en 1984. L'augmentation la plus marquée est survenue au sein du groupe des 25 à 34 ans, où la proportion d'unités familiales ayant un REER a plus que doublé, passant de 23 % à 59 %.
La valeur médiane d'un REER a atteint 20 000 $ en 1999, soit 2,1 fois plus qu'en 1984. Pour les unités familiales dont le principal soutien économique était âgé de 55 à 64 ans, le REER médian était de 50 000 $ en 1999, soit 3,3 fois celui de 1984.
Un autre changement remarquable au cours de cette période de 15 ans a été la croissance de l'endettement résultant des prêts étudiants.
Le montant global des prêts étudiants non encore réglé était 6,2 fois plus élevé en 1999 qu'en 1984. Plus de 1,4 million d'unités familiales ont déclaré des dettes liées à des prêts étudiants en 1999 comparativement à 490 000 en 1984.
L'endettement médian est passé de 3 400 $ à 7 300 $.
Le rapport intitulé Les avoirs et les dettes des Canadiens: un aperçu des résultats de l'Enquête sur la sécurité financière (13-595-XIF, gratuit) est maintenant accessible dans le site Web de Statistique Canada (www.statcan.ca). Des tableaux de données sommaires sont également accessibles sans frais sous les rubriques Le Canada en statistiques, puis La société, Familles, ménages, logements et Avoirs et dettes.
Des tableaux intitulés Composition de l'avoir et de la dette détenus par l'ensemble des unités familiales, Canada, régions et provinces, 1999 (13F0040XDB, 60 $), Unités familiales et valeur nette selon le groupe de valeur nette, Canada, régions et provinces, 1999 (13F0041XDB), 60 $) et Valeur nette des familles économiques, des personnes seules et de l'ensemble des unités familiales selon certaines caractéristiques des familles, Canada, régions et provinces, 1999 (13F0042XDB, 60 $) sont également disponibles.
Pour plus de renseignements ou pour en savoir davantage sur les concepts, les méthodes et la qualité des données, communiquez avec les Services aux clients au (613) 951-7355 ou composez sans frais le 1 888 297-7355 (revenu@statcan.gc.ca), Division de la statistique du revenu.