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Le mardi 11 juin 2002 Les décrocheurs d'Internet et les utilisateurs occasionnels2000Parmi les ménages canadiens ayant utilisé Internet régulièrement au cours d'un mois type, un peu plus de 232 000 ont déclaré ne plus le faire, selon l'Enquête sur l'utilisation d'Internet à la maison de 2000. Plus de la moitié de ces ménages «décrocheurs» (ceux qui n'utilisent plus Internet régulièrement) s'en étaient servi au moins une fois par semaine. La raison la plus courante, et de loin, invoquée par les ménages pour décrocher d'Internet était qu'ils n'en avaient pas besoin (30 % des ménages décrocheurs). Cela laisse croire que le Web n'offrait pas ce que ces gens cherchaient ou que ceux-ci se contentaient d'utiliser des sources d'information plus classiques qui n'exigent ni matériel coûteux ni aptitude particulière. Cela peut également traduire un manque de temps ou de la difficulté à trouver ce qu'ils cherchaient. Environ 17 % des ménages qui avaient déjà utilisé Internet régulièrement ont cessé de le faire en raison du coût élevé et 14 %, parce qu'ils n'avaient plus accès à un ordinateur. Ces raisons sont semblables à celles qu'ont données les décrocheurs d'Internet aux États-Unis. En septembre 2000, 11 % des décrocheurs américains ont indiqué avoir abandonné Internet parce que leur connexion était trop coûteuse et 21 % ont déclaré qu'ils n'avaient plus d'ordinateur personnel. Les décrocheurs d'Internet et les utilisateurs occasionnels (les personnes qui n'ont pas utilisé Internet au cours du dernier mois, mais qui en ont fait usage à un moment donné au cours des 12 derniers mois) sont plus susceptibles d'occuper un emploi et d'être des femmes que les personnes qui utilisent Internet régulièrement (cinq heures ou plus par semaine). En outre, il est moins probable qu'ils vivent dans des ménages dont le revenu dépasse 60 000 $ par année ou qu'ils aient poursuivi des études postsecondaires. Le manque d'expérience est plus fréquent chez les utilisateurs occasionnelsLe degré d'aisance ou de connaissance des nouvelles technologies peut jouer un rôle dans la décision d'utiliser Internet. Les utilisateurs occasionnels et les décrocheurs se trouvent en effet à un niveau légèrement inférieur à celui des utilisateurs réguliers dans l'échelle d'utilisation des technologies, ce qui laisse entendre que moins les gens utilisent ces appareils, moins ils sont susceptibles d'utiliser d'autres types de technologies. (L'échelle d'utilisation des technologies mesure l'utilisation que font les gens des télécopieurs, des téléphones cellulaires, des guichets automatiques, des répondeurs, des téléavertisseurs, de la télévision par câble, des antennes paraboliques et des lecteurs de DVD.)
Même si un faible pourcentage de ménages canadiens ont mentionné la difficulté ou la complexité comme motif pour abandonner Internet, des recherches antérieures effectuées aux États-Unis avaient révélé que la complexité et la frustration étaient parmi les principaux obstacles à l'accès. Étant donné l'amélioration et la prolifération des moteurs de recherche au cours des dernières années, il se peut que ces questions ne représentent plus un empêchement majeur pour les utilisateurs potentiels, mais la recherche antérieure souligne, en effet, que l'inexpérience peut jouer un rôle dans la décision de ne pas se servir d'Internet. Selon l'Enquête sociale générale (ESG) de 2000, les utilisateurs occasionnels sont des utilisateurs plus récents et donc moins expérimentés. En effet, 40 % ont appris à naviguer au cours de la dernière année, comparativement à seulement 14 % des utilisateurs réguliers. À mesure qu'ils acquièrent de l'expérience, les utilisateurs occasionnels peuvent devenir des utilisateurs réguliers ou des décrocheurs, selon qu'ils trouvent Internet utile ou non. Naviguer sur Internet avec facilité est sans aucun doute associé au degré d'aisance à utiliser un ordinateur personnel. Les utilisateurs occasionnels étaient loin d'être aussi enclins que les utilisateurs réguliers à effectuer des activités comme le traitement de textes, la tenue de la comptabilité, la saisie et l'analyse de données et les jeux. Seulement 20 % des utilisateurs occasionnels ont décrit leurs aptitudes pour l'informatique comme très bonnes ou excellentes, comparativement à 57 % des utilisateurs réguliers d'Internet. Quatre adultes sur dix n'ont jamais utilisé InternetSelon l'ESG de 2000, 42 % des adultes canadiens (environ 10,3 millions) n'ont jamais utilisé Internet. Bien que les non-utilisateurs se distinguent facilement des utilisateurs d'Internet, de nombreuses différences s'expliquent par le fait que les non-utilisateurs étaient plus âgés. En effet, près de 75 % de ces derniers étaient âgés de 40 ans et plus, la moyenne d'âge étant de 54 ans, comparativement à une moyenne d'âge de 34 ans chez les utilisateurs réguliers. Près de la moitié des non-utilisateurs étaient des ménagères, des personnes retraitées ou des personnes s'occupant d'enfants et plus de la moitié étaient des femmes. Les non-utilisateurs étaient aussi moins habiles du point de vue technologique que les utilisateurs, affichant une note moyenne de 3,1 sur le total de 8,0 de l'échelle d'utilisation des technologies, alors que les utilisateurs réguliers ont obtenu une note de 4,7. Seuls 22 % des non-utilisateurs étaient intéressés à apprendre comment utiliser Internet. Les trois principaux motifs invoqués pour ne pas l'apprendre étaient le coût, l'absence d'accès à un ordinateur ou à Internet et le manque de temps. L'article intitulé «Avoir mieux à faire ou être exclus? Les décrocheurs d'Internet et les utilisateurs occasionnels» est maintenant offert dans le numéro d'été 2002 de Tendances sociales canadiennes, no 65 (11-008-XIF, 8 $ / 27 $; 11-008-XPF, 11 $ / 36 $). Pour plus de renseignements ou pour en savoir davantage sur les concepts, les méthodes et la qualité des données, communiquez avec Suzanne David au (613) 951-0650, (cstsc@statcan.gc.ca), Division de la statistique sociale, du logement et des familles. |
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