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Le lundi 15 juillet 2002

Enquête sur l'accès aux services de santé

2001

Près d'un Canadien sur cinq ayant eu recours à des soins de santé en 2001, soit pour eux-mêmes ou pour un membre de leur famille, s'est heurté à certaines difficultés, allant de la difficulté à obtenir un rendez-vous à une longue attente avant d'obtenir les soins, selon une nouvelle enquête.

L'accès à deux types de services de soins de santé a été étudié. Le premier type concerne les soins de premier contact, tels les soins de routine, l'information ou les conseils en matière de santé et les soins immédiats liés à un problème de santé mineur. Le deuxième type concerne les services spécialisés, tels les visites chez un spécialiste, les chirurgies non urgentes et les tests diagnostiques.

Selon l'Enquête sur l'accès aux services de santé (EASS), on estime que 23,2 millions de Canadiens, ce qui représente environ 94 % de la population de 15 ans et plus, ont eu recours aux services de premier contact en 2001.

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Parmi ceux-ci, environ 18 %, ou un peu moins de 4,3 millions de personnes, ont rencontré différents problèmes. La proportion varie selon le moment de la journée et la catégorie de services. Le genre de problème varie selon le type de services, mais les longues périodes d'attente et les difficultés à entrer en contact avec un prestataire de soins de santé sont les barrières mentionnées le plus fréquemment.


Note aux lecteurs

Le présent communiqué contient les premiers résultats de l'Enquête sur l'accès aux services de santé élaborée par Statistique Canada, et financée en partie par Santé Canada et par les gouvernements provinciaux de l'Île-du-Prince-Édouard, de l'Alberta et de la Colombie-Britannique.

L'enquête a permis de recueillir des renseignements complets et comparables, à l'échelon national, sur les profils d'utilisation des services de soins de santé et sur les difficultés rapportées par les Canadiens âgés de 15 ans et plus pour obtenir des soins de santé lorsqu'ils en ont besoin.

L'enquête a été réalisée à titre de supplément à l'Enquête sur la santé dans les collectivités canadiennes. Les interviews ont été réalisées dans les dix provinces de novembre à décembre 2001. La taille totale de l'échantillon était de 14 210 personnes.


On estime à 6,1 millions le nombre de personnes qui ont eu recours à des services spécialisés. Parmi ces personnes, 23 %, soit environ 1,4 million de personnes, ont rencontré certaines difficultés. De nouveau, la durée de l'attente était la barrière mentionnée le plus fréquemment.

La proportion de personnes ayant dit avoir attendu moins d'un mois afin d'obtenir des services spécialisés variait de 40 % pour les chirurgies non urgentes à 55 % pour des tests diagnostiques. Un peu plus de 5 % ont attendu 26 semaines (six mois) ou plus pour une visite chez un spécialiste ou pour un test diagnostique. Pour une chirurgie non urgente, près de 10 % ont attendu 26 semaines ou plus et environ 5 % ont déclaré avoir attendu au moins 35 semaines.

Pour les interventions chirurgicales non urgentes, la période d'attente variait selon le genre d'intervention. Ainsi, la période d'attente a été inférieure à un mois pour 54 % des personnes qui ont eu une chirurgie cardiaque ou une intervention liée au cancer, comparativement à seulement 20 % pour celles qui ont eu une arthroplastie ou une opération de la cataracte.

Plus de 20 % des personnes qui ont attendu pour obtenir des services spécialisés ont estimé que la durée de l'attente était inacceptable. Celles qui étaient de cet avis avaient attendu nettement plus longtemps, dans certains cas jusqu'à six fois plus longtemps que celles qui jugeaient la période d'attente acceptable. Elles étaient aussi plus susceptibles de déclarer que le fait d'avoir attendu pour obtenir les soins avait eu des répercussions sur leur vie (plus de 50 %) que celles jugeant l'attente acceptable (5 %).

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L'Enquête indique également que la plupart des Canadiens (88 %) ont un médecin de famille régulier et que la plupart jugeaient la qualité des soins qu'ils recevaient excellente (53 %) ou bonne (39 %). Parmi les 12 % qui n'ont pas de médecin de famille régulier, la plupart (63 %) ont dit que c'était parce qu'ils n'avaient pas essayé d'en trouver un.

Accès aux services de premier contact: les difficultés varient selon le moment de la journée

L'enquête portait sur trois catégories de services de premier contact, soit les soins de routine, les renseignements et les conseils en matière de santé et les soins immédiats pour un problème de santé mineur.

Durant les heures normales de bureau, les personnes nécessitant ce genre de services ont dit se rendre principalement au cabinet de leur médecin pour les obtenir. Par contre, en soirée et les fins de semaine, les cliniques sans rendez-vous et les salles d'urgence étaient le premier point de contact. Durant la nuit, les personnes ayant eu besoin de soins s'étaient adressées principalement aux salles d'urgence.

Dans l'ensemble, 11 % ou 2,5 millions de personnes ayant eu recours à des soins de routine ont dit avoir éprouvé des difficultés à obtenir les services, tout comme 13 % ou 1,5 million de celles qui ont eu besoin de renseignements ou de conseils en matière de santé et 19 % ou 1,6 million de celles qui ont eu besoin de soins immédiats pour traiter un problème de santé mineur. Des difficultés ont été mentionnées pour les trois périodes de la journée observées et les problèmes mentionnés avaient trait autant au système de santé qu'à des considérations personnelles.

Durant les heures normales de bureau, 42 % des personnes qui ont eu de la difficulté à obtenir des soins de routine ont dit avoir eu de la difficulté à obtenir un rendez-vous. En soirée et les fins de semaine, périodes durant lesquelles la plupart des personnes ont indiqué s'adresser aux cliniques sans rendez-vous, 47 % ont mentionné comme difficulté le temps passé dans la salle d'attente.

Près de 40 % des personnes qui ont eu de la difficulté à obtenir des renseignements ou des conseils en matière de santé durant les heures normales de bureau ou en soirée et les fins de semaine ont déclaré que c'était parce qu'elles n'avaient pas reçu les renseignements appropriés. Durant la nuit, période au cours de laquelle la plupart des personnes se rendent ou téléphonent à l'urgence, près de 60 % ont dit avoir eu à attendre trop longtemps pour parler à quelqu'un.

Environ 38 % des personnes qui ont éprouvé des difficultés à obtenir des soins immédiats pour traiter un problème de santé mineur durant les heures normales de bureau ont donné comme raison le temps passé dans la salle d'attente. La proportion s'élève à 57 % pour les soirées et les fins de semaine et à 59 % durant la nuit, périodes de la journée où la plupart des personnes s'adressent aux cliniques sans rendez-vous ou aux salles d'urgence.

Accès aux services spécialisés: les difficultés varient selon le type de services

L'EASS portait sur trois types de services spécialisés, soit la visite d'un spécialiste concernant un nouveau problème de santé, les interventions chirurgicales non urgentes et les tests diagnostiques. Au cours des 12 mois précédents l'enquête, près du quart des Canadiens ont cherché à obtenir des services spécialisés.

On estime à 5,1 millions le nombre de personnes âgées de 15 ans ou plus qui ont visité un spécialiste au sujet d'un nouveau problème de santé. Environ 1,2 million ont subi une intervention chirurgicale non urgente et près de 1,7 million ont passé des tests diagnostiques choisis sur une base non urgente, plus précisément un examen IRM (imagerie par résonance magnétique), un examen tomodensitométrique (CT scan) ou une angiographie au cours des 12 mois qui ont précédé l'enquête.

Environ 22 % des personnes qui ont visité un spécialiste ont dit avoir éprouvé des difficultés à obtenir les services, tout comme 21 % de celles qui ont eu une intervention chirurgicale non urgente et 18 % de celles qui ont subi des tests diagnostiques.

La majorité des personnes qui estimaient avoir eu de la difficulté à obtenir des services spécialisés ont donné comme raison la durée de l'attente. La proportion de personnes qui ont donné cette raison était de 55 % pour les personnes ayant éprouvé des difficultés à avoir accès à des services chirurgicaux non urgents, de 66 % pour celles ayant des difficultés à rencontrer un spécialiste et de 72 % pour celles ayant éprouvé des difficultés à avoir accès à des tests diagnostiques. La difficulté à obtenir un rendez-vous et le temps passé dans la salle d'attente sont d'autres difficultés mentionnées.

Périodes d'attente: la plupart accèdent aux services spécialisés en moins d'un mois

Plus de la moitié (55 %) des personnes qui ont subi des examens diagnostiques les ont obtenus dans un délai d'un mois. Environ 45 % des personnes qui ont vu un spécialiste l'ont fait en moins d'un mois. De même, environ 40 % des personnes qui ont subi une intervention chirurgicale non urgente ont attendu moins d'un mois.

On constate que le portrait diffère si l'on considère séparément les interventions chirurgicales pour lesquelles on sait ou soupçonne que la période d'attente est courte. Par exemple, plus de la moitié (54 %) des personnes ayant eu besoin d'une chirurgie cardiaque ou d'une chirurgie liée au cancer ont obtenu cette intervention dans un délai d'un mois. Par contre, seulement 20 % des personnes qui devaient subir une arthroplastie ou une opération de la cataracte ont subi leur opération dans le même délai.

Cependant, 35 % de celles ayant subi une arthroplastie ou une opération de la cataracte ont attendu plus de trois mois, alors que moins de seulement 20 % des personnes ayant subi un autre type de chirurgie non urgente ont été dans cette situation.

Attendre pour obtenir les soins: nombre de personnes ont éprouvé du stress, de l'anxiété et de la douleur

Parmi les 5 millions de personnes (nombre estimatif) qui ont visité un spécialiste, environ 18 %, ou 900 000 personnes, estimaient que le fait d'avoir attendu pour obtenir les soins avait eu des répercussions sur leur vie. La majorité de celles-ci, soit 59 %, ont dit avoir éprouvé de l'anxiété ou du stress. Environ 37 % ont dit avoir éprouvé de la douleur.

La situation était comparable pour les personnes qui ont dit que l'attente pour des tests diagnostiques avaient eu des répercussions sur leur vie, 68 % ayant indiqué que leur niveau d'anxiété et de stress avait augmenté. Cela peut être expliqué par le fait que la plupart des personnes qui attendent pour une visite chez un spécialiste ou pour subir des examens diagnostiques sont aussi en attente d'un diagnostic sur leur santé et n'ont pas une connaissance précise de leur problème de santé.

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Plus de 20 % des personnes qui ont attendu estimaient que la durée de l'attente avait été inacceptable. La proportion variait de 22 % pour celles qui ont attendu une intervention chirurgicale non urgente à 27 % pour celles qui ont dû attendre pour une visite chez un spécialiste. À première vue, ces chiffres paraissent étonnants, puisque la plupart des personnes ont obtenu les services dans un délai d'un mois.

Cependant, les données de l'enquête montrent que les personnes qui ont déclaré que la durée de l'attente avait été inacceptable avaient, en fait, attendu jusqu'à six fois plus longtemps que celles qui considéraient leur attente acceptable.

Par exemple, parmi les personnes qui ont visité un spécialiste, celles qui considéraient avoir dû attendre trop longtemps avaient attendu 13 semaines (valeur médiane), tandis que celles qui jugeaient l'attente acceptable n'avaient attendu que deux semaines. Pour les interventions chirurgicales non urgentes, les personnes qui jugeaient que l'attente avait été inacceptable avaient aussi attendu 13 semaines, soit trois fois plus longtemps que celles qui considéraient l'attente acceptable.

Plus de 50 % des personnes qui estimaient avoir attendu trop longtemps pensaient aussi que cette attente avait influé sur leur vie. Par comparaison, seulement 5 % de celles qui considéraient que l'attente avait été acceptable ont fait la même déclaration.

Le rapport intitulé Accès aux services de soins de santé au Canada, 2001 (82-575-XIF, gratuit) est maintenant accessible dans le site Web de Statistique Canada (http://www.statcan.gc.ca). Sous la rubrique Nos produits et services, choisissez Publications gratuites, puis Santé.

Pour des renseignements concernant l'accès aux données de l'EASS, communiquez avec Mario Bédard au (613) 951-8933 (mario.bedard@statcan.gc.ca), Division des statistiques sur la santé. Télécopieur: (613) 951-4198.

Pour plus de renseignements ou pour en savoir davantage sur les concepts, les méthodes et la qualité des données, communiquez avec Christian Houle au (613) 951-3767 (houlchr@statcan.gc.ca) ou avec Jean-Marie Berthelot au (613) 951-3760 (berthel@statcan.gc.ca), Groupe d'analyse et de mesure de la santé. Télécopieur: (613) 951-3959.



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Date de modification : 2002-07-15 Avis importants