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Le mercredi 9 novembre 2005 Enquête internationale sur l'alphabétisation et les compétences des adultes2003Les résidents du Yukon et des trois provinces les plus à l'ouest ont obtenu des scores en littératie qui étaient supérieurs à la moyenne nationale, selon une enquête majeure sur les compétences en littératie menée auprès de personnes âgées de 16 ans et plus dans les provinces et les territoires. L'Enquête internationale sur l'alphabétisation et les compétences des adultes (EIACA) de 2003 a été menée auprès de plus de 23 000 Canadiens, en vue d'évaluer leurs compétences sur quatre échelles, soit la compréhension de textes suivis, la compréhension de textes schématiques, la numératie et la résolution de problèmes. Les compétences ont été évaluées selon cinq niveaux, en ordre ascendant. L'EIACA comprenait une conceptualisation des compétences selon un continuum permettant de dénoter la mesure dans laquelle les adultes utilisent l'information pour fonctionner au sein de la société et de l'économie. L'EIACA ne comprenait pas de mesure de l'absence de compétences. Elle a plutôt servi à mesurer les connaissances et les compétences dans les quatre domaines définis, selon une gamme de capacités. Par conséquent, les résultats ne peuvent pas être utilisés pour qualifier les groupes de population de personnes alphabétisées ou analphabètes. L'enquête a montré que les compétences n'étaient pas réparties également au Canada. Les provinces et les territoires se répartissaient principalement entre trois groupes selon les scores moyens. Les résidents du Yukon, de la Colombie-Britannique, de l'Alberta, et de la Saskatchewan ont obtenu des scores moyens significativement plus élevés que la moyenne nationale dans tous les domaines. Toutefois, c'est au Yukon, où une proportion plus importante de la population est en âge de travailler et occupe des emplois professionnels, que l'on a enregistré les scores les plus élevés au pays. Les scores dans le domaine de la compréhension de textes suivis y étaient supérieurs aux scores moyens dans l'ensemble des autres provinces et territoires. Cinq secteurs de compétence, l'Île-du-Prince-Édouard, la Nouvelle-Écosse, l'Ontario, le Manitoba et les Territoires du Nord-Ouest, ont obtenu des scores moyens qui étaient environ équivalents à la moyenne nationale pour le Canada dans tous les domaines. C'est à Terre-Neuve-et-Labrador, au Nouveau-Brunswick et au Nunavut que l'on a enregistré des scores de beaucoup inférieurs à la moyenne nationale dans tous les domaines. Ce n'est qu'au Québec que l'on a enregistré une variation significative des résultats dans les divers domaines. Pour ce qui est de la numératie et de la résolution de problèmes, les scores moyens du Québec étaient à peu près les mêmes qu'à l'échelle nationale. Dans le cas des deux domaines de compréhension de textes, les scores moyens du Québec étaient inférieurs à la moyenne nationale. Près de deux adultes sur cinq âgés de 16 à 65 ans obtiennent des scores inférieurs au seuil souhaitéLa capacité d'utiliser et de comprendre de l'information est fondamentale pour la vie au travail, à la maison et dans la collectivité, au quotidien. Parmi les adultes âgés de 16 à 65 ans, environ 9 millions, ou 42 %, ont obtenu un score inférieur au niveau 3 en compréhension de textes suivis, c'est-à-dire le niveau minimal pour répondre aux demandes de compétences sans cesse croissantes d'une société du savoir. Lorsqu'on tient compte des personnes âgées de plus de 66 ans, la proportion de celles qui ont obtenu un score inférieur au niveau 3 de l'échelle des textes suivis atteignait presque la moitié (48 %), ou près de 12 millions d'adultes âgés de 16 ans et plus. Se situant à 55 %, la proportion de la population âgée de 16 ans et plus dont les scores en numératie étaient inférieurs au niveau 3 était encore plus marquée. Même dans les secteurs de compétence venant au premier rang, au moins trois adultes sur dix âgés de plus de 16 ans ont obtenu des scores aux niveaux les plus bas en compréhension de textes suivis et en compréhension de textes schématiques et au moins quatre adultes sur dix ont obtenu un niveau inférieur au niveau 3 en numératie. Les compétences en littératie de 1994 à 2003 affichent peu de changementsCes conclusions sont similaires à celles de l'Enquête internationale sur l'alphabétisation des adultes de 1994, la première enquête comparative à l'échelle internationale sur les compétences des adultes. Contrairement aux attentes, on a noté peu d'améliorations dans le cadre de l'EIACA de 2003 des compétences globales en littératie des adultes canadiens depuis qu'ils ont été évalués, il y a une décennie. Au cours des deux périodes, deux adultes sur cinq âgés de 16 à 65 ans ont obtenu un score inférieur au niveau 3 de l'échelle des textes suivis. On s'attendait à des améliorations de performance en littératie à l'échelle nationale dans le cadre de l'EIACA. Ces attentes étaient fondées sur plusieurs facteurs, y compris le départ probable à la retraite des travailleurs plus âgés et moins scolarisés, la tendance des nouveaux immigrants à être plus scolarisés, et l'augmentation de la proportion de la population née au Canada ayant fait des études postsecondaires. Il est de toute évidence important de comprendre pourquoi l'amélioration attendue des compétences en littératie ne s'est pas produite, mais les réponses ne sont pas simples. Les résultats montrent à la fois des améliorations et des reculs dans la performance de certains groupes de Canadiens en littératie. D'un côté, on a noté une certaine amélioration des résultats en littératie dans les groupes plus âgés par rapport aux groupes du même âge il y a une décennie (effet de génération). D'un autre côté, on a noté une détérioration des compétences en littératie à mesure que les personnes avancent en âge (effet d'âge). Au même moment, les nouveaux immigrants sont plus scolarisés que par le passé, mais un plus grand nombre d'entre eux proviennent de pays où l'anglais ou le français ne sont pas la langue de la majorité. Les immigrants dont la langue maternelle est ni l'anglais, ni le français obtiennent des résultats plus faibles en littératie que les immigrants dont la langue maternelle est l'anglais ou le français. Des travaux d'analyse plus poussés sont requis pour explorer les facteurs qui expliquent l'absence de variation globale dans les résultats en littératie des adultes canadiens. Alors que dans l'ensemble, il y a eu très peu de changements de performance en littératie depuis 1994, il demeure important de noter que les Canadiens âgés de 16 à 65 ans obtiennent des scores moyens en compréhension de textes suivis et en compréhension de textes schématiques de niveau 3, le niveau minimal pour répondre aux demandes de compétences sans cesse croissantes d'une économie et d'une société du savoir. La moyenne pour la numératie se situe légèrement en dessous de ce seuil. À l'échelon provincial, l'enquête n'a pas fait ressortir de changements dans les résultats moyens en littératie des adultes âgés de 16 ans et plus entre 1994 et 2003, sauf pour deux exceptions. Au Québec, le score moyen en compréhension de textes suivis a augmenté, et dans la région de l'Atlantique, le score moyen en compréhension de textes schématiques a fait de même. Les résultats en littératie chez les anglophones sont meilleursL'EIACA a permis d'examiner les résultats relatifs en littératie de trois groupes particuliers, soit la minorité de langue officielle, les populations autochtones et les immigrants. L'enquête a permis de déterminer que parmi les adultes âgés de plus de 16 ans, dans quatre provinces, soit le Nouveau-Brunswick, le Québec, l'Ontario et le Manitoba, la proportion de francophones qui ont obtenu un score inférieur au niveau 3 dans le domaine de la compréhension de textes suivis était plus élevée que la proportion d'anglophones. (Les anglophones sont ceux dont la langue maternelle est l'anglais, et les francophones, ceux dont la langue maternelle est le français.) Environ 65 % des francophones vivant à l'extérieur du Québec ont choisi d'être évalués en anglais. Les proportions étaient de 33 % au Nouveau-Brunswick, de 64 % en Ontario et de 84 % au Manitoba. Les francophones qui ont répondu à l'enquête en anglais ont obtenu des scores moyens plus élevés en compréhension de textes suivis que ceux qui ont été évalués en français. Environ 62 % des francophones vivant à l'extérieur du Québec qui ont répondu à l'enquête en français ont obtenu des scores inférieurs au niveau 3 sur l'échelle de la compréhension de textes suivis, comparativement à environ la moitié de ceux qui ont répondu à l'enquête en anglais. Étant donné le lien étroit qui existe entre les compétences en littératie et le niveau de scolarité, une partie de l'explication des différences dans les résultats en littératie entre les groupes linguistiques peut avoir trait aux différences dans les niveaux de scolarité. Au Québec, on n'a pas noté de différences significatives dans les résultats en compréhension de textes suivis entre les francophones et les anglophones ayant le même niveau de scolarité. À l'extérieur du Québec, toutefois, sauf dans le cas des personnes ayant fait des études primaires uniquement, des différences significatives ont été observées entre les francophones et les anglophones à l'échelle des textes suivis à chaque niveau de scolarité. Les compétences en littératie sont plus faibles chez les AutochtonesDans le cadre de l'EIACA, on a fait enquête auprès de la population autochtone âgée de 16 ans et plus et vivant dans les régions urbaines du Manitoba, dans les régions urbaines de la Saskatchewan, dans les Territoires du Nord-Ouest et au Yukon, ainsi qu'auprès de la population inuite du Nunavut. Les compétences en compréhension de textes suivis des populations autochtones visées par l'enquête étaient plus faibles que celles de l'ensemble de la population canadienne, ce qui rend compte, à tout le moins en partie, des niveaux différents d'études en bonne et due forme et de l'utilisation d'une langue maternelle autre que l'anglais ou le français. Plus de la moitié de la population autochtone vivant au Yukon, environ 69 % de la population autochtone des Territoires du Nord-Ouest et 88 % des Inuits du Nunavut ont obtenu un niveau inférieur au niveau 3 sur l'échelle de compréhension de textes suivis. Il est important de mettre ces résultats en contexte. L'enquête a été conçue pour mesurer la littératie, la numératie et la résolution de problèmes dans l'une des deux langues officielles du Canada (français ou anglais). Toutefois, au Nunavut, une proportion élevée d'Inuits ont indiqué qu'ils utilisent au quotidien une langue autochtone, plus de 60 % des répondants du Nunavut ont indiqué avoir comme langue maternelle l'inuktitut et plus de la moitié de la population a indiqué utiliser cette langue sur une base quotidienne. Ainsi, même si l'enquête mesure dans les faits les compétences dans chacun des domaines en français ou en anglais, elle ne fournit probablement pas un aperçu global précis des compétences réelles de cette population. Au Manitoba et en Saskatchewan, la proportion de la population urbaine autochtone obtenant un score inférieur au niveau 3 était plus importante que pour la population non autochtone. Environ 60 % de la population autochtone urbaine dans les deux provinces a obtenu des scores inférieurs au niveau 3 sur l'échelle de la compréhension de textes suivis, comparativement à 45 % de la population non autochtone du Manitoba, et à 39 % de la population non autochtone de la Saskatchewan. Une fois le niveau de scolarité pris en compte, toutefois, on note peu de différences dans les scores moyens en compréhension de textes suivis chez les populations autochtones urbaines et les populations non autochtones au Manitoba. Parmi la population autochtone urbaine de la Saskatchewan, les personnes ayant un niveau de scolarité supérieur au niveau secondaire ont obtenu les scores moyens les plus élevés en compréhension de textes suivis, soit un niveau correspondant au niveau 3. Toutefois, ces scores moyens étaient encore inférieurs à ceux du même groupe dans la population non autochtone. Au Yukon, la différence dans les résultats en compréhension de textes suivis entre les Autochtones et les non-Autochtones était considérablement plus faible pour les personnes ayant un niveau d'études supérieur au niveau secondaire. Les immigrants obtiennent des résultats de beaucoup inférieurs à la moyenne pour la population née au CanadaÀ l'échelle nationale, les immigrants âgés de 16 à 65 ans ont obtenu des niveaux de beaucoup inférieurs à la moyenne pour la population née au Canada dans les quatre domaines. Dans l'ensemble, environ 60 % des immigrants, se situaient sous le niveau 3 en compréhension de textes suivis, comparativement à 37 % de la population née au Canada. Les immigrants ont tendance à être plus scolarisés que par le passé. Toutefois, un plus grand nombre d'immigrants proviennent de pays où l'anglais et le français ne sont pas la langue de la majorité. Les immigrants dont la langue maternelle était l'anglais ou le français ont obtenu un score moyen en compréhension de textes suivis significativement supérieur à ceux qui n'avaient pas l'anglais ou le français comme langue maternelle. Peu importe quelle était leur langue maternelle, les immigrants ont obtenu des résultats inférieurs aux personnes nées au Canada. La proportion de 37 % d'immigrants qui n'avaient pas comme langue maternelle l'anglais ou le français et qui ont obtenu un score de niveau 1 sur l'échelle de compréhension de textes suivis était presque le double de celle des immigrants dont la langue maternelle est l'anglais ou le français. Environ le tiers des immigrants qui n'avaient ni l'anglais ni le français comme langue maternelle se trouvaient au niveau 3 ou plus à l'échelle des textes suivis comparativement à un peu plus de la moitié des immigrants d'expression française ou anglaise et à 63 % des gens nés au Canada. Pour un même niveau de scolarisation, on observait de grandes différences au niveau des textes suivis entre la population immigrante et celle née au Canada. Environ 2 % de la population née au Canada ayant une formation universitaire se situait au niveau le plus faible (niveau 1) dans le domaine des textes suivis comparativement à 14 % et 18 %, respectivement, de la population immigrante établie et de la population des immigrants récents ayant aussi une formation universitaire. (La population immigrante établie est constituée de personnes ayant vécu au Canada plus de dix ans au moment de l'enquête alors que la population des immigrants récents est constituée de personnes ayant vécu au Canada dix ans ou moins). Comme les immigrants récents étaient plus scolarisés, il est possible que nombre d'entre eux étaient plus performants en matière de littératie dans leur langue maternelle. Il faudra pousser la recherche pour voir comment la langue maternelle et l'acquisition des langues officielles influent sur les résultats en littératie dans les deux langues officielles du Canada. Niveaux de compétences dans les provinces et les territoiresLe Yukon et les provinces de l'Ouest obtiennent des scores plus élevés que la moyenne nationale en littératieLes résidents du Yukon et des provinces de l'Ouest ont obtenu des scores significativement plus élevés que la moyenne nationale pour les quatre domaines mesurés dans le cadre de l'EIACA de 2003. Après le Yukon, la Colombie-Britannique, l'Alberta et la Saskatchewan obtenaient les scores moyens les plus élevés de tous les secteurs de compétence dans tous les domaines, à quelques exceptions près. Toutefois, c'est au Yukon, où une part plus importante de la population est en âge de travailler et occupe des emplois de professionnels, que l'on obtenait les scores les plus élevés au pays. Les scores obtenus dans le domaine de la compréhension de textes suivis étaient supérieurs aux scores moyens dans l'ensemble des autres provinces et territoires. Sur les échelles de compréhension de textes suivis, de compréhension de textes schématiques et de numératie, le niveau 3 est considéré comme le niveau minimal pour répondre aux demandes de compétences sans cesse croissantes d'une société du savoir. Pour obtenir un score de niveau 5, le plus élevé, les répondants devaient comprendre des représentations complexes, ainsi que des concepts statistiques abstraits et formels. Les personnes qui ont obtenu le score au niveau le plus faible, le niveau 1, ont des capacités limitées pour localiser, comprendre et utiliser de l'information, ou pour exécuter des opérations numériques simples à une seule étape. Dans le domaine de la compréhension de textes suivis, 27 % de la population du Yukon âgée de 16 ans et plus se situait aux deux niveaux les plus élevés combinés (niveaux 4 et 5). Cela est bien supérieur à la moyenne nationale, qui se situe à 17 %. En Colombie-Britannique, 23 % de la population se situait aux niveaux 4 et 5, tout comme 21 % de la population de la Saskatchewan et de l'Alberta. Néanmoins, dans le domaine de la compréhension de textes suivis, des proportions significatives des populations des quatre secteurs de compétence se situaient aux deux niveaux les plus faibles combinés, les niveaux 1 et 2. Au Yukon, 33 % de la population âgée de 16 ans et plus se situait à ces deux niveaux les plus faibles, tout comme environ 40 % de la population de la Colombie-Britannique, de l'Alberta et de la Saskatchewan. À l'échelle nationale, la proportion aux niveaux 1 et 2 était de 48 %. Des proportions beaucoup plus importantes des populations dans les provinces et les territoires ont obtenu des résultats sous le niveau 3. Au Yukon, 43 % de la population âgée de 16 ans et plus se situait aux niveaux 1 ou 2 en numératie, tout comme un peu moins de la moitié de la population de la Colombie-Britannique, de l'Alberta et de la Saskatchewan. À l'échelle nationale, 55 % de la population se situait à ces deux niveaux les plus faibles. L'Île-du-Prince-Édouard, la Nouvelle-Écosse, l'Ontario, le Manitoba et les Territoires du Nord-Ouest obtiennent des résultats dans la moyenne nationale en littératieLes résidents de cinq secteurs de compétence, soit l'Île-du-Prince-Édouard, la Nouvelle-Écosse, l'Ontario, le Manitoba et les Territoires du Nord-Ouest, ont obtenu des scores moyens à peu près similaires à la moyenne nationale pour le Canada dans les quatre domaines. Parmi les secteurs de compétence ayant obtenu des résultats moyens, on n'a pas noté de différences significatives entre les scores moyens en compréhension de textes suivis, en compréhension de textes schématiques, en numératie ou en résolution de problèmes. L'Île-du-Prince-Édouard et l'Ontario se sont retrouvées dans le groupe des provinces ayant obtenu des résultats moyens par rapport à la moyenne canadienne. Toutefois, leurs scores moyens en compréhension de textes suivis ne différaient pas beaucoup de ceux du Nouveau-Brunswick et du Québec, deux provinces appartenant au groupe dont les scores en compréhension de textes suivis étaient de beaucoup inférieurs à la moyenne nationale. Par contre, la Nouvelle-Écosse et les Territoires du Nord-Ouest, qui appartiennent aussi au groupe ayant obtenu des résultats moyens, ont eu des scores moyens en compréhension de textes suivis qui ne différaient pas beaucoup de ceux des provinces se situant au-dessus de la moyenne nationale. Un peu moins de la moitié de la population âgée de 16 ans et plus dans chacun des cinq secteurs de compétence se situait à l'un des deux niveaux les plus faibles (niveaux 1 et 2) dans le domaine de la compréhension de textes suivis, ce qui se rapproche de la moyenne nationale qui se situe à 48 %. La proportion de la population obtenant des scores aux deux niveaux les plus élevés (niveaux 4 et 5) était aussi similaire dans ces cinq secteurs de compétence et à l'échelle nationale, soit environ 17 %. Une proportion plus élevée de la population avait des problèmes dans le domaine de la numératie. Dans les cinq secteurs de compétence constituant le groupe ayant obtenu des résultats moyens, entre 53 % et 60 % des adultes âgés de 16 ans et plus ont obtenu des scores aux deux niveaux les plus faibles. Les résidents du Québec ont obtenu des scores dans la moyenne nationale en numératie et en résolution de problèmes, mais ont obtenu des résultats plus faibles que la moyenne nationale dans les domaines de la compréhension des textes suivis et schématiques. Terre-Neuve-et-Labrador, le Nouveau-Brunswick, le Québec et le Nunavut obtiennent des résultats plus faibles que la moyenne nationale en littératieLes résidents de Terre-Neuve-et-Labrador, du Nouveau-Brunswick et du Nunavut ont obtenu des scores moyens significativement inférieurs à la moyenne nationale dans tous les quatre domaines. Le Québec a aussi obtenu des résultats inférieurs à la moyenne nationale dans les domaines de la compréhension de textes suivis et de la compréhension de textes schématiques, mais était dans la moyenne nationale pour la numératie et la résolution de problèmes. Les résidents du Nunavut ont obtenu les scores les plus faibles dans chacun des quatre domaines. Toutefois, les évaluations de l'enquête ont toutes été effectuées en anglais ou en français. Plus de 60 % des répondants du Nunavut n'ont pas l'une ou l'autre des langues officielles comme langue maternelle, mais parlent plutôt l'inuktitut, langue que plus de la moitié des répondants de l'enquête au Nunavut ont déclaré utiliser sur une base quotidienne. En moyenne, 48 % de la population canadienne âgée de 16 ans et plus a obtenu des scores aux deux niveaux les plus bas (niveaux 1 et 2) dans le domaine de la compréhension de textes suivis. La proportion était de 55 % à Terre-Neuve-et-Labrador, de 56 % au Nouveau-Brunswick, et de 55 % au Québec. Cela laisse supposer qu'une proportion significative de la population de ces secteurs de compétence risque de ne pas pouvoir exploiter son plein potentiel social et économique. Depuis leur première participation à l'enquête, en 1994, les résidents du Québec ont amélioré considérablement leurs résultats moyens dans le domaine de la compréhension de textes suivis. En 1994, le score moyen en compréhension de textes suivis de la population du Québec âgée de 16 ans et plus était de 255; en 2003, il était passé à 266. À l'autre extrémité de l'échelle de compréhension de textes suivis, la proportion de personnes qui ont obtenu des scores aux deux niveaux les plus élevés (niveaux 4 et 5) était plus faible qu'à l'échelle nationale. À Terre-Neuve-et-Labrador, au Nouveau-Brunswick et au Québec, environ 12 % de la population âgée de 16 ans et plus a obtenu un score de niveaux 4 et 5, comparativement à 17 % à l'échelle nationale. Dans le domaine de la numératie, les proportions de la population obtenant des scores aux deux niveaux les plus faibles étaient beaucoup plus importantes à Terre-Neuve-et-Labrador et au Nouveau-Brunswick qu'à l'échelle nationale. Près des deux tiers de la population de Terre-Neuve-et-Labrador et du Nouveau-Brunswick ont obtenu des scores de niveaux 1 ou 2 en numératie, comparativement à la moyenne nationale de 55 %. Au Québec, la proportion de répondants obtenant un score inférieur au niveau 3 en numératie ne différait pas statistiquement de la moyenne nationale. Qu'est-ce que l'Enquête internationale sur l'alphabétisation et les compétences des adultes?L'Enquête internationale sur l'alphabétisation et les compétences des adultes (EIACA) est la composante canadienne de l'Enquête sur la littératie et les compétences des adultes, un projet conjoint du gouvernement du Canada, du US National Center for Education Statistics et de l'Organisation de coopération et de développement économiques. L'EIACA a été élaborée sur la base de l'Enquête internationale sur l'alphabétisation des adultes (EIAA) de 1994, la première enquête comparative à l'échelle internationale sur la littératie des adultes. Tout comme l'EIAA, l'EIACA comprenait une conceptualisation des compétences selon un continuum permettant de dénoter la mesure dans laquelle les adultes utilisent l'information pour fonctionner au sein de la société et de l'économie. L'EIACA ne comprenait pas de mesure de l'absence de compétences. Elle a plutôt servi à mesurer les connaissances et les compétences dans les quatre domaines définis, selon une gamme de capacités. Par conséquent, les résultats ne peuvent pas être utilisés pour qualifier les groupes de population de personnes alphabétisées ou analphabètes. L'EIACA a mesuré les compétences dans quatre domaines. D'eux d'entre eux, la compréhension de textes suivis (textes continus du genre de ceux se retrouvant dans des livres et dans des articles de journaux) et la compréhension de textes schématiques (comme des graphiques, diagrammes et autres documents écrits discontinus), ont été définis et mesurés de la même façon que dans le cadre de l'EIAA. L'EIACA comprenait deux nouveaux domaines. Le premier est la numératie, qui a permis d'élargir les mesures quantitatives de l'EIAA, en vue d'y ajouter des concepts mathématiques et, dans certains cas, de supprimer l'aspect textuel de la mesure. Le deuxième est la résolution de problèmes ou le raisonnement analytique. Les compétences ont été évaluées sur une échelle continue de 0 à 500 points, selon cinq niveaux (quatre niveaux pour la résolution de problèmes). Dans les quatre domaines, le niveau 1 est constitué des répondants qui affichent le niveau de capacités le plus faible. Les niveaux 4 et 5 (ou niveau 4 dans le cas de la résolution de problèmes) comprennent ceux qui ont le niveau de capacités le plus élevé. En raison du faible nombre de répondants obtenant des scores de niveau 5, les résultats aux niveaux 4 et 5 ont été combinés pour l'échelle de compréhension de textes suivis, l'échelle de compréhension de textes schématiques et l'échelle de numératie. Le nouveau domaine de la résolution de problèmes comporte quatre niveaux théoriques, ce qui fait que le regroupement n'a pas été nécessaire. Il importe, tant pour des motifs analytiques qu'opérationnels, de définir un «niveau souhaité» de compétence pour faire face aux demandes grandissantes de compétences dans une économie axée sur le savoir et l'information. Le niveau 3 de performance est généralement utilisé comme point de repère minimum parce que dans les pays développés, une performance au-delà du niveau 2 est généralement associée à un nombre significatif de rendements positifs tel que le fait d'accroître ses chances d'emploi et de participer plus intensément à la vie civique. Au Canada, plus de 23 000 personnes âgées de 16 ans et plus dans les dix provinces et les trois territoires ont répondu à l'EIACA. Ils ont consacré en moyenne deux heures à répondre aux questions. Chaque répondant a tout d'abord reçu un questionnaire servant à recueillir des données sur les caractéristiques démographiques et des variables comme le niveau de scolarité, la profession, le revenu et la participation à des activités d'apprentissage pour les adultes et à des activités communautaires. Les répondants ont par la suite reçu un instrument psychométrique validé au niveau international et destiné à mesurer leurs compétences dans quatre domaines. Tout d'abord, la compréhension de textes suivis, soit les connaissances et les compétences nécessaires pour comprendre et utiliser l'information contenue dans des documents tels que des éditoriaux, des reportages, des brochures et des manuels. Puis, la compréhension de textes schématiques, c'est-à-dire les connaissances et les compétences nécessaires pour repérer et utiliser l'information présentée sous diverses formes, entre autres, les demandes d'emploi, les fiches de paie, les horaires de transport, les cartes routières, les tableaux et les graphiques. En troisième lieu, la numératie, soit les connaissances et les compétences nécessaires pour répondre aux exigences mathématiques de diverses situations. Enfin, la résolution de problèmes où les pensées et les actions sont orientées vers des buts dans une situation où il n'existe aucune procédure courante de résolution. La personne qui résout les problèmes a un but plus ou moins bien défini, mais elle ne sait pas immédiatement comment l'atteindre. La compréhension de la situation du problème et sa transformation progressive fondée sur la planification et le raisonnement constituent le processus de la résolution de problèmes L'échelle de compréhension de textes suivis comportait 55 tâches. L'une des plus faciles consistait pour les répondants à examiner une étiquette de médicament, afin de déterminer le nombre maximum de jours pendant lesquels ils devaient prendre le médicament en question. Une tâche plus difficile, se situant près du sommet du niveau 3, faisait intervenir un article au sujet des couches en coton. On demandait aux répondants de dresser une liste de trois raisons pour lesquelles l'auteur préférait utiliser des couches jetables plutôt que des couches en coton. Une tâche de niveau 4 nécessitait des répondants qu'ils utilisent l'information d'une brochure concernant les entrevues de recrutement pour décrire dans leurs propres mots une des différences entre les entrevues individuelles successives et les entrevues de groupe. L'échelle de compréhension de textes schématiques comportait 54 tâches. L'une des plus faciles consistait pour les répondants à déterminer, à partir d'un graphique, le pourcentage d'enseignants en Grèce qui étaient des femmes. Dans l'une des plus difficiles, ils devaient consulter un document complexe tiré d'un magazine de consommation et évaluant des radios-réveils, et déterminer le prix moyen du radio-réveil de base ayant reçu la note globale la plus forte. L'échelle de la numératie comportait 40 tâches. La plus simple consistait pour les répondants à examiner une photo de deux caisses de bouteilles de boissons gazeuses et de déterminer le nombre total de bouteilles. L'une des plus difficiles reposait sur une annonce indiquant qu'il était possible pour un investisseur de doubler la somme investie en sept ans, selon un taux d'intérêt fixe de 10 % chaque année. On demandait aux répondants s'il était possible de doubler les 1 000 $ investis à ce taux après 7 ans, et de fournir des calculs à l'appui de leur réponse. L'échelle de résolution de problèmes comprenait 4 projets qui comportaient un total de 20 tâches. Par exemple, on fournissait aux répondants un scénario, comme une réunion de famille, et on leur demandait, entre autres, d'analyser la situation, de sélectionner des dates possibles, d'organiser l'événement ou de réserver des billets d'avion. Définitions, source de données et méthodes : numéro d'enquête 4406. Un rapport complet des résultats de la composante canadienne de l'Enquête internationale sur l'alphabétisation et les compétences des adultes sera diffusé le mercredi 30 novembre dans Le Quotidien. Pour plus de renseignements ou pour en savoir davantage sur les concepts, les méthodes et la qualité des données, communiquez avec la ligne Info-médias de Statistique Canada au (613) 951-4636, Division des communications et des services de bibliothèque.
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