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Le lundi 27 mars 2006 Étude : Les nouvelles frontières de recherche au sujet de la retraiteDes changements sociaux de portée générale forcent les Canadiens à repenser la perception qu'ils ont de la retraite traditionnelle, selon le nouvel ouvrage Les nouvelles frontières de recherche au sujet de la retraite diffusé aujourd'hui par Statistique Canada. La génération du baby-boom, dont les premiers membres ont 60 ans cette année, a eu une incidence fondamentale sur toutes les institutions sociales qu'elle a touchées. La retraite ne fait pas exception à cette règle. Les analystes qui se penchent sur l'évolution de la société prévoient que la vague de départs à la retraite des membres de la génération du baby-boom provoque d'importants changements institutionnels et culturels. Cet ouvrage jette un regard nouveau sur les réorganisations qui pourraient être nécessaires à cet effet. Plusieurs études font ressortir les différences dans la façon dont les hommes et les femmes prennent leur retraite. Les conclusions de cet ouvrage sont axées sur quatre thèmes principaux. En premier lieu, l'ouvrage examine les différences entre les sexes du point de vue des tendances de la retraite. Le comportement des femmes de la génération du baby-boom influencera considérablement les perspectives de retraite au Canada à l'avenir. Les femmes sont beaucoup plus susceptibles que les hommes de considérer leur retraite comme quelque chose qui dépasse le simple fait de toucher une pension de retraite ou de cesser d'occuper un emploi rémunéré. En deuxième lieu, les décisions conjointes de retraite s'avèrent complexes pour plusieurs couples. Le nombre croissant de femmes qui touchent des prestations de retraite substantielles a des répercussions considérables sur les décisions concernant la retraite dans les familles canadiennes. Un nombre de plus en plus grand de couples considèrent que la prise de décision à ce chapitre devient beaucoup plus complexe.
En troisième lieu, maintenir un niveaux de vie à la retraite devient de plus en plus une préoccupation. Dans un contexte d'incertitude croissante quant à leur future sécurité financière, un nombre croissant de personnes ne savent pas quand elles prendront leur retraite. D'autres en ont simplement retardé le moment. Finalement, les cheminements de retraite se révèlent plus flexibles chez les travailleurs autonomes. En raison de la vague massive de départs à la retraite des membres de la génération du baby-boom, l'offre de main-d'oeuvre des travailleurs âgés prend de l'importance. Il est très probable que plusieurs choisiront un travail autonome, ce qui contribuera à faire augmenter la prévalence des trajectoires de retraite flexibles. Tendances uniques de retraite chez les femmesLes tendances de retraite chez les femmes exerçant une activité rémunérée ressortiront lorsque la vague de départs à la retraite des membres de la génération du baby-boom commencera, et ces tendances seront uniques, selon l'ouvrage. Les femmes appartenant à la génération du baby-boom feront partie de la première génération de femmes qui auront été actives pendant la majeure partie de leur vie adulte. Elles amorceront leur transition vers la retraite avec des niveaux de pensions de retraite beaucoup plus élevés que ceux des cohortes de femmes précédentes. Le comportement des femmes de la génération du baby-boom influencera considérablement les perspectives de retraite des Canadiens à l'avenir. Les études mentionnées dans l'ouvrage ont permis de déterminer que les femmes sont beaucoup plus susceptibles que les hommes de percevoir la retraite comme quelque chose qui dépasse le simple fait de toucher une pension de retraite ou de cesser d'occuper un emploi rémunéré. Les femmes ont tendance à inclure dans leur concept du travail le temps qu'elles consacrent à des tâches non rémunérées, comme prodiguer des soins et faire du bénévolat, entre autres. Une fois qu'elles entreprennent la transition du travail rémunéré vers la retraite, les femmes ont tendance à se diriger vers la retraite plus rapidement que les hommes. Cela est particulièrement le cas des femmes qui ont perdu leur emploi ou qui ont vécu un autre changement d'emploi involontaire. En effet, les femmes sont plus susceptibles que les hommes de prendre leur retraite lorsqu'elles sont confrontées à un changement d'emploi involontaire. Parmi les femmes qui ont entrepris leur transition vers la retraite entre 55 et 59 ans, environ 50 % d'entre elles ont pris leur retraite quatre ans plus tard, ce qui était le cas de seulement 40 % de leurs homologues de sexe masculin.
Les femmes sont aussi plus susceptibles de prendre une retraite involontaire. Parmi celles qui ont commencé leur transition vers la retraite en 1996 ou par la suite, 10,4 % ont pris leur retraite contre leur gré à la fin de 2001, soit près du double de la proportion de 5,7 % chez les hommes. Les questions liées au ménage et à la famille ont tendance à influencer davantage la décision des femmes de prendre leur retraite alors que ce n'est pas le cas des hommes. Par exemple, en 2002, 12 % des femmes ont pris leur retraite pour prendre soin d'un membre de leur famille, tandis que seulement 6 % des hommes ont fait de même. Retraite conjointe : la décision est plus complexe pour les couples âgésLe nombre croissant de femmes canadiennes qui reçoivent des prestations de retraite substantielles a des répercussions importantes sur les décisions relatives à la retraite conjointe. Pour un nombre croissant de couples, la décision de partir à la retraite en même temps que le conjoint devient complexe. Cela est encore plus compliqué lorsque la femme contribue à près de la moitié du revenu total du ménage. En 2002, 48 % des femmes et 46 % des hommes ont indiqué qu'ils prévoyaient prendre leur retraite en même temps que leur conjointe ou conjoint. La proportion était de 60 % chez les femmes qui avaient le même âge que leur mari, et elle passait à 39 % chez les femmes qui avaient de cinq à neuf ans de moins. Les femmes qui arrivent à la fin de la cinquantaine sont proportionnellement moins nombreuses que celles qui sont dans la quarantaine de prévoir prendre leur retraite en même temps que leur conjoint. Toutefois, cela peut être expliqué en partie par le pourcentage plus élevé de personnes déjà à la retraite parmi la population à la fin de la cinquantaine. Les attentes quant à la retraite conjointe varient entre les travailleurs salariés et les travailleurs autonomes et entre les groupes professionnels. Elles varient en outre selon la dépendance économique de la femme à l'égard de son mari. Par exemple, selon l'Enquête sociale générale, les deux tiers (68 %) des femmes travailleuses autonomes prévoient prendre leur retraite en même temps que leur conjoint, comparativement à seulement 44 % des femmes travaillant pour quelqu'un d'autre. Toutefois, une proportion importante de femmes travailleuses autonomes sont susceptibles d'être mariées à un homme travailleur autonome. Généralement, si une femme occupe un poste de gestion ou une profession libérale, si elle a son propre régime de retraite et si elle contribue à la majorité du revenu du ménage, la probabilité est plus grande qu'elle perçoive le moment de sa retraite comme distinct de celui de son conjoint. Nouvelles vulnérabilités concernant le niveau de vie à la retraiteDe nombreux travailleurs âgés se sentent de plus en plus vulnérables pour ce qui est de maintenir leur niveau de vie à la retraite, toujours selon l'ouvrage. On peut invoquer plusieurs raisons. Par exemple, la baisse du cours des actions après la crise boursière du secteur des technologies de pointe en 2000 a placé de nombreux régimes de retraite en situation déficitaire et a contribué à réduire la valeur des épargnes des particuliers pour la retraite. Les Canadiens vivent aussi plus longtemps, ce qui exerce des pressions supplémentaires sur le financement des régimes de retraite, les prestations devant être versées pendant des périodes plus longues que prévues. Ce problème sera accentué par le nombre impressionnant de membres de la génération du baby-boom. Dans le contexte de l'incertitude croissante concernant leur sécurité financière future, un nombre de plus en plus grand de personnes ignorent encore quand elles prendront leur retraite. D'autres ont simplement reporté le moment de leur retraite. Presque le cinquième des personnes interviewées dans le cadre de l'Enquête sociale générale de 2002 ont indiqué qu'elles n'avaient pas l'intention de prendre de retraite. En outre, de nombreuses personnes qui ont pris une retraite précoce retournent au travail, certaines pour des raisons financières. Par ailleurs, la prévalence plus grande de modalités de travail atypiques, comme les emplois contractuels, les emplois à temps partiel ou les emplois occasionnels, aura des répercussions négatives sur la sécurité financière des futurs retraités. Les travailleurs qui occupent des emplois atypiques n'entretiennent généralement pas de rapports permanents avec un employeur particulier, ce qui limite leur accès aux régimes de retraite en milieu de travail. Deux groupes sont particulièrement vulnérables : les immigrants et les femmes vivant seules. De 1980 à 2002, l'emploi a été la principale source de revenu pour les immigrants plus âgés. Ce groupe n'a pas profité de la maturation des régimes de retraite publics et privés autant que les personnes nées au Canada. Les revenus tirés des régimes de retraite d'employeur par les immigrants âgés de 65 ans et plus étaient inférieurs de 21 % à ceux de l'ensemble de la population âgée. Un défi se pose aux employés de tous les groupes d'âge, à savoir mieux comprendre comment planifier financièrement, comment les régimes de pensions gouvernementaux fonctionnent, quels sont les types de régimes de pensions ou d'épargne-retraite qui sont disponibles, quels sont les risques associés aux différents régimes et quelle est la façon de gérer efficacement l'épargne et la dette personnelle. Les travailleurs autonomes sont plus susceptibles de profiter d'une retraite flexibleEn 2004, les travailleurs autonomes ont représenté 15 % de l'ensemble de la population active, mais plus de 20 % des personnes âgées de 45 à 69 ans. Il est probable qu'avec la future vague massive de départs à la retraite des membres de la génération du baby-boom, le taux de travailleurs autonomes augmentera au Canada. L'ouvrage jette un regard nouveau sur la mesure dans laquelle les travailleurs autonomes et les travailleurs salariés diffèrent du point de vue de leurs tendances de retraite. Une fois qu'ils amorcent leur transition vers la retraite, les travailleurs rémunérés et salariés sont beaucoup plus susceptibles que les travailleurs autonomes d'être à la retraite un an plus tard. L'écart à ce chapitre était de plus de 20 points de pourcentage pour les personnes de 60 à 64 ans en 1996.
L'étude fournit la première estimation de l'importance des moyens dont jouissent les travailleurs autonomes du point de vue de la flexibilité des modalités de retraite. Elle a permis de déterminer que les travailleurs autonomes sont plus susceptibles que les salariés, dans une proportion de 10 %, d'avoir une retraite flexible. Les données révèlent en outre que les travailleurs autonomes sont plus susceptibles de revenir sur le marché du travail après l'avoir quitté. Parmi ceux qui étaient en transition vers la retraite et qui avaient quitté le marché du travail entre 1996 et 1997, 29 % des travailleurs autonomes étaient considérés comme ayant une probabilité élevée ou moyenne d'y revenir. Il s'agit de plus du double de la proportion de seulement 13 % pour les employés salariés. Définitions, source de données et méthodes : numéros d'enquête, y compris ceux des enquêtes connexes, 3889 et 4500. L'ouvrage Les nouvelles frontières de recherche au sujet de la retraite (75-511-XIF, 49 $ ; 75-511-XPF, 65 $) est maintenant en vente. Un rapport technique intitulé Les nouvelles frontières de recherche au sujet de la retraite - Annexe technique (75-512-XIF, 20 $ ; 75-512-XPF, 30 $) est également offert. Pour obtenir des exemplaires, composez sans frais le 1 800 267-6677 (infostats@statcan.gc.ca). Pour des renseignements généraux, composez sans frais le 1 800 263-1136. Pour plus de renseignements ou pour en savoir davantage sur les concepts, les méthodes et la qualité des données, communiquez avec Leroy Stone au (613) 951-9752 (stone@statcan.gc.ca), Division de l'analyse du travail non rémunéré.
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