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Le jeudi 1er juin 2006 Étude : Regard sur le marché du travail canadien2005 L'année 2005 marque la treizième année consécutive de croissance de l'emploi au Canada. Il s'agit de la plus longue période de progression de l'emploi depuis les fortes hausses observées durant les années 1960 et 1970. Au cours des 13 dernières années, la croissance de l'emploi s'est établie en moyenne à 2,0 % par année, selon un nouveau rapport sur le marché du travail canadien. Malgré la disponibilité des emplois l'an dernier, des travailleurs se sont retirés du marché du travail, ce qui s'est traduit par un resserrement rapide du marché.
L'an dernier, quelque 17,3 millions de personnes se trouvaient sur le marché du travail, soit 67,2 % de la population en âge de travailler, en baisse de 0,3 point de pourcentage par rapport à 2004. Antérieurement, le taux d'activité avait augmenté chaque année de 1996 à 2003, et il était resté constant en 2004. La majeure partie de la baisse observée en 2005 a été attribuable au retrait de la population active des membres de la génération vieillissante du baby-boom, des femmes adultes et des jeunes. La forte demande de main-d'oeuvre et le resserrement de l'offre ont fait baisser le taux de chômage en 2005, celui-ci passant à 6,8 %, soit le taux annuel le plus bas enregistré depuis 1976. Le rapport fait également état d'autres grands changements survenus sur le marché du travail au cours des dernières années. Par exemple, la situation de l'emploi des travailleurs âgés de 55 ans et plus s'est s'améliorée. L'an dernier, 29,9 % des effectifs de ce groupe occupaient un emploi, en hausse comparativement à 29,0 % en 2004. Il s'agit là d'une neuvième hausse annuelle d'affilée du taux d'emploi de ce groupe depuis le creux de 22,0 % observé en 1996. Une partie de cette progression s'explique par l'arrivée des membres de la génération du baby-boom dans ce groupe. Parallèlement, le nombre de travailleurs qui approchent de la retraite est plus élevé que jamais auparavant. En 2005, quelque 3,6 millions de travailleurs étaient âgés de 51 ans et plus, soit au maximum 10 ans de moins que l'âge médian de la retraite (61 ans). Ce groupe représentait 22,1 % de l'ensemble des travailleurs, comparativement à 10,3 % en 1986. Perspectives provinciales : L'Alberta conserve le premier rang au chapitre du marché du travailForte en ressources pétrolières, l'Alberta a systématiquement affiché les taux d'emploi les plus élevés au pays au cours des trois dernières décennies. Le taux d'emploi de la province (soit la proportion de la population âgée de 15 ans et plus qui occupe un emploi) a légèrement fléchi en 2005 comparativement au sommet atteint en 2004, pour se situer à 69,8 %. Cependant, ce taux est l'un des plus élevés que la province ait connu depuis près de 30 ans. Ces taux d'emploi élevés correspondent à la croissance de l'emploi amorcée au début des années 1990. La progression de l'emploi en Alberta a ralenti l'an dernier. Toutefois, depuis 1993, la province a enregistré une croissance respectable de 3,2 % par année en moyenne. Le salaire horaire moyen en Alberta s'est accru de 6,6 % en 2005, soit un taux de croissance nettement supérieur à la moyenne nationale de 3,2 %. Cependant, la progression rapide du salaire horaire moyen, l'accroissement modéré de l'emploi et les mouvements importants de l'emploi dans les diverses branches d'activité annoncent une pénurie de main-d'oeuvre en Alberta. Le taux de chômage extrêmement bas constitue, lui aussi, un indicateur des pénuries de travailleurs dans la province.
Dans l'ouest du pays, le taux d'emploi des Autochtones hors réserve s'est établi à 58,3 % en 2005, soit un taux très inférieur à celui de la population non Autochtone (65,5 %). Les taux d'emploi des Autochtones de l'ouest du Canada varient entre 52,0 % seulement en Saskatchewan et 64,2 % en Alberta. Depuis 1989, le taux d'emploi a oscillé autour de 60,0 % en Colombie-Britannique, province qui a su éviter la baisse subie par plusieurs autres provinces lors de la récession du début des années 1990. En 2005, le taux d'emploi en Colombie-Britannique a atteint un sommet de 61,8 %, grâce à une croissance de l'emploi de 3,3 %, soit le taux de croissance le plus élevé de toutes les provinces. Toutefois, en 2005, les résidents du Yukon et des Territoires du Nord-Ouest étaient plus susceptibles de travailler que ceux de toutes les provinces. Au Yukon, 72,1 % des personnes âgées de 15 ans et plus occupaient un emploi en 2005, ce qui s'apparente au taux de 72,3 % observé dans les Territoires du Nord-Ouest. Ces deux taux étaient nettement supérieurs à la moyenne nationale de 62,7 %. Depuis 1995, Calgary a affiché invariablement le taux d'emploi le plus élevé parmi les grandes régions métropolitaines de recensement. En 2005, 70,8 % de tous les Calgariens de 15 ans et plus avaient un emploi, soit un taux légèrement inférieur à celui de 71,7 % observé l'année précédente. Cette diminution est survenue en raison de la croissance deux fois plus rapide de la population que de l'emploi. Le taux d'emploi à Edmonton est également parmi les plus élevés au pays. L'an dernier, l'emploi a augmenté de 2,1 % à Toronto, la ville la plus populeuse du Canada, les plus fortes hausses ayant été observées dans le commerce, dans les services d'enseignement, ainsi que dans la construction. La population en âge de travailler a progressé un peu plus rapidement que l'emploi, de sorte que le taux d'emploi à Toronto a légèrement diminué, passant de 64,7 % à 64,5 %.
Comparaisons à l'échelle internationale : Les tendances de l'emploi au Canada et aux États-Unis divergentAu cours des trois dernières années, les taux d'emploi au Canada ont atteint des sommets inégalés, surpassant ceux des États-Unis. L'an dernier, 63,4 % de la population canadienne âgée de 16 ans et plus était occupée (ajusté pour assurer la comparabilité avec les statistiques américaines du travail), comparativement à 62,7 % de la population américaine.
De 2003 à 2005, l'emploi a progressé de 2,9 % aux États-Unis, mais cette croissance a été légèrement inférieure à celle de 3,2 % observée au Canada. Bien que le Canada ait perdu des emplois dans le secteur de la fabrication durant cette période, il a enregistré une forte croissance de l'emploi dans bon nombre d'autres secteurs, notamment dans la construction, les commerces de détail et de gros, la finance, les assurances, l'immobilier et la location, ainsi que dans les services d'enseignement. Le taux de chômage au Canada (ajusté en fonction de la définition américaine) a diminué au cours des 12 dernières années, passant d'un sommet de 10,8 % en 1993 à un creux sans précédent de 6,0 % l'an dernier. Parallèlement, le taux de chômage aux États-Unis, qui avait atteint un sommet de 7,5 % en 1992, a chuté pour passer à un creux de 4,0 % en 2000, pour atteindre ensuite 6,0 % en 2003 et redescendre enfin pour s'établir à 5,1 % en 2005. Ces mouvements récents du taux de chômage ont réduit l'écart entre les deux pays. Au cours des quatre dernières années, le taux de chômage au Canada s'est situé à moins de 1 point de pourcentage de celui des États-Unis, soit le plus faible écart enregistré depuis 1982. Autres enjeux : Travail indépendant, cumul d'emplois et salairesLe rapport examine également d'autres aspects de l'emploi au Canada, notamment le travail indépendant, le cumul d'emplois et les salaires. L'an dernier, le Canada comptait un nombre estimatif de 2,5 millions de travailleurs indépendants, soit 15,5 % de l'ensemble des travailleurs. Les niveaux de travail indépendant ont fléchi en 2000 et en 2001, principalement en raison d'une chute de l'emploi agricole à titre d'emploi principal. Cependant, le travail indépendant a rebondi depuis 2001, surtout grâce au dynamisme observé récemment dans la construction et l'immobilier, secteurs où cette forme de travail est plus courante. En 2005, le nombre de travailleurs indépendants a progressé de 2,4 %. Le cumul d'emplois, soit le fait de cumuler au moins deux emplois, est maintenant plus fréquent chez les femmes que chez les hommes. L'an dernier, quelque 848 000 Canadiens cumulaient des emplois, ce qui représente 5,2 % de l'ensemble des travailleurs. Depuis 1976, le nombre de femmes ayant au moins deux emplois a augmenté plus rapidement que celui des hommes, de sorte que, en 2005, 6,1 % des femmes cumulaient des emplois comparativement à 4,5 % des hommes. En ce qui a trait aux salaires, les employés canadiens gagnaient en moyenne 19,09 $ l'heure l'an dernier avant impôt et autres déductions, en hausse de 3,2 % par rapport à l'année précédente. Ce taux de croissance est légèrement plus élevé que le taux d'inflation (+2,2 %), tel que mesuré par l'Indice des prix à la consommation (IPC). Au cours des deux dernières années, la croissance moyenne des salaires horaires (en dollars courants) a surpassé celle de l'IPC, si bien que les salaires horaires réels (corrigés en fonction de l'inflation) ont augmenté de 0,6 % en 2004 et de 1,0 % en 2005. Définitions, source de données et méthodes : numéro d'enquête 3701. L'étude Regard sur le marché du travail canadien, 2005 (71-222-XIF, gratuite) est maintenant accessible sur notre site Web à partir de la page Nos produits et services. Pour obtenir des données ou des renseignements généraux, communiquez avec le Service à la clientèle au (613) 951-4090 ou composez sans frais le 1 866 873-8788 (travail@statcan.gc.ca). Pour en savoir davantage sur les concepts, les méthodes et la qualité des données, communiquez avec Vincent Ferrao au (613) 951-4750 ou avec Jeannine Usalcas au (613) 951-4720, Division de la statistique du travail. |
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