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Commerce électronique et technologie

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Le Quotidien


Le vendredi 20 avril 2007

En 2006, les ventes en ligne ont connu une progression d'au moins 10 % pour une cinquième année consécutive, le commerce électronique ayant gagné en popularité auprès des détaillants canadiens.

Dans l'ensemble, les ventes en ligne des secteurs privé et public ont augmenté de 40 % pour s'établir à 49,9 milliards de dollars. Les ventes en ligne des entreprises privées ont grimpé de 42 % pour se fixer à 46,5 milliards de dollars, tandis que celles du secteur public ont crû de 17 % pour s'établir à 3,4 milliards de dollars.

Le secteur du commerce de détail est l'un de ceux qui ont connu la croissance la plus rapide. Les entreprises au détail ont vendu pour 4,7 milliards de dollars de biens et services en ligne en 2006. C'est presque le double du chiffre révisé pour 2005, et cela représente 10 % de toutes les ventes en ligne du secteur privé.

Toutefois, il ne s'agit que d'un peu plus de 1 % de l'ensemble du marché de détail. En fait, le commerce électronique continue de ne représenter qu'une petite fraction de l'économie globale.

Environ 8 % des entreprises canadiennes ont effectué des ventes en ligne en 2006, en hausse légère par rapport à la proportion de 7 % enregistrée au cours des trois dernières années. Toutefois, dans le secteur du commerce de détail seulement, plus de 15 % des entreprises ont effectué des ventes en ligne en 2006, en hausse comparativement à seulement 10 % en 2005.

La grande majorité des ventes en ligne sont des ventes entre entreprises, par opposition aux ventes des entreprises aux consommateurs.

Les ventes entre entreprises ont totalisé 31,4 milliards de dollars, soit environ 68 % de l'ensemble du commerce électronique des entreprises privées, et la même proportion qu'en 2005. En 2006, 45 % des entreprises canadiennes ont effectué des achats en ligne.

Le recours à des technologies courantes, comme Internet et le courriel, est demeuré constant en 2006. Ces technologies de l'information et des communications de base sont présentes presque partout, faisant défaut dans de petits segments de l'industrie seulement.


Note aux lecteurs

Les données du présent communiqué proviennent de l'Enquête sur le commerce électronique et la technologie (ECET) de 2006, qui portait sur l'ensemble de l'économie, exception faite des administrations locales. L'ECET a été menée auprès de quelque 19 000 entreprises.

Par commerce électronique, on entend les ventes par Internet, avec ou sans paiement en ligne. La notion englobe la valeur des commandes reçues par Internet. Les ventes effectuées par échange de données informatiques dans des réseaux exclusifs et les transactions par guichet automatique sont exclues.

La valeur des instruments financiers transigés sur Internet, comme les prêts et les actions, n'est pas comptabilisée dans le commerce électronique, mais les frais de service perçus pour ces transactions sont compris.

Pour l'année de référence 2005, le tableau 358-0010 de CANSIM, «Entreprises qui vendent par Internet», a été révisé. La révision résulte d'une couverture plus précise de la population cible, à partir des données reçues pour l'année de référence courante.


Le commerce de gros continue de dominer en ce qui a trait aux ventes en ligne

Dans l'ensemble, quatre secteurs, soit la fabrication, le transport et l'entreposage, le commerce de gros et le commerce de détail, ont dominé en ce qui a trait à la valeur des ventes en ligne, ayant représenté près de 61 % du total pour le secteur privé.

Le commerce de gros a été à l'origine de 18,5 % des ventes totales, soit la proportion la plus forte. Il était suivi du transport et entreposage (17,9 %) et de la fabrication (14,2 %).

Tous ces secteurs, sauf le commerce de détail, ont effectué la majorité de leurs ventes en ligne à d'autres entreprises. Cela montre l'importance continue des ventes entre entreprises dans le contexte du commerce électronique.

Ventes de biens en ligne dans les entreprises de détail

D'autres données de l'Enquête sur le commerce électronique et la technologie confirment la hausse des ventes en ligne dans le secteur du commerce de détail. Plus d'une entreprise au détail sur trois comptant 100 employés et plus a effectué des ventes en ligne en 2006, selon l'enquête.

En 2006, 46 % des entreprises canadiennes de détail avaient un site Web, comparativement à 42 % en 2005. Il n'existe pour ainsi dire pas de grandes entreprises de détail sans site Web. En effet, 88 % des entreprises de détail comptant 100 employés et plus en avaient un en 2006.

Les entreprises de détail ont réussi à surmonter les obstacles au commerce électronique, c'est-à-dire qu'elles ont profité de différentes solutions de livraison, adapté leurs gammes de produits et adopté la nouvelle façon de magasiner des consommateurs.

En 2005, 50 % des détaillants qui utilisaient Internet étaient d'avis que les biens et services qu'ils offraient ne se prêtaient pas bien aux transactions par Internet. Seulement un an plus tard, cette proportion a diminué pour s'établir à 39 %. Cela est peut-être le résultat d'une façon de penser innovatrice, de plus en plus d'entreprises de détail au Canada ayant semblé avoir trouvé une façon de participer au commerce électronique.

En 2006, l'avantage le plus important des ventes électroniques perçu par les entreprises de détail canadiennes était l'élargissement de la clientèle. Plus de 40 % des entreprises canadiennes s'adonnant au commerce électronique considéraient qu'il s'agissait d'un avantage, en hausse comparativement à 35 % en 2005.

Environ 37 % des détaillants croyaient qu'une meilleure coordination avec leurs fournisseurs, leurs clients ou leurs partenaires représentait un avantage du commerce électronique.

Ces deux avantages, soit un élargissement de la clientèle et une meilleure coordination, ont souvent été cités pour expliquer l'intégration naturelle du commerce électronique au commerce de détail. Cette perception semble d'ailleurs être généralisée dans l'ensemble de l'économie.

Il semble qu'en 2006, un nombre plus grand de détaillants canadiens ont pu reconnaître le potentiel des attentes à ce chapitre et ont participé au modèle de magasinage polyvalent souhaité par de nombreux consommateurs.

Avantages perçus de la transition au commerce électronique

Au départ, on percevait de nombreux avantages au commerce électronique, dont la réduction des coûts pour les entreprises, laquelle permet à ces dernières de solliciter des marchés partout dans le monde et de réduire les frais généraux liés au commerce traditionnel. L'enquête a permis de déterminer que la plupart des entreprises voient les choses différemment.

Seulement une entreprise sur quatre environ qui utilisent Internet a indiqué qu'elle croyait que les activités commerciales par Internet comportaient des coûts plus faibles. Ce chiffre est demeuré relativement constant au cours des cinq dernières années. Il montre bien que les organisations doivent reconnaître d'autres avantages au commerce en ligne.

Les entreprises ont indiqué deux principaux avantages perçus en 2006. Le premier était l'élargissement de la clientèle. Dans l'ensemble, 36 % des entreprises étaient d'avis que le commerce par Internet leur permettait d'entrer en rapport avec de nouveaux clients. Il s'agit d'une hausse par rapport à la proportion de 31 % enregistrée en 2005.

Il convient de souligner que 50 % des entreprises du secteur de la fabrication et 59 % des entreprises de l'industrie de l'information et de l'industrie culturelle croyaient que le commerce en ligne leur permettait d'élargir leur clientèle.

Le deuxième avantage perçu du commerce en ligne était une meilleure coordination avec les fournisseurs, les clients ou les partenaires. En 2006, plus de 35 % des entreprises privées considéraient qu'il s'agissait d'un avantage possible. Cette proportion représente presque le double de celle enregistrée en 2003, alors que seulement 21 % des entreprises percevaient cela comme un avantage.

La croissance peut fournir une indication qu'une masse critique d'entreprises et de particuliers au Canada (les clients, les fournisseurs ou les partenaires) utilisent maintenant Internet pour leurs affaires. Les effets et les avantages perçus sont reconnus dans tous les secteurs d'activité.

Hausse légère de l'utilisation des sites Web et des services Internet à large bande

La proportion d'entreprises privées qui avaient un site Web en 2006 a augmenté légèrement pour s'établir à 40 % de toutes les entreprises.

La grande majorité des entreprises utilisent leur site Web uniquement pour fournir de l'information au sujet de leurs activités ainsi que des produits et services qu'elles offrent.

L'utilisation d'Internet à large bande par les entreprises privées au Canada continue de se répandre. Environ 85 % des entreprises utilisaient une connexion à haute vitesse en 2006, en hausse comparativement à 80 % en 2005. Cette proportion fait en sorte que l'on s'approche du point de saturation pour le marché canadien.

Données stockées dans CANSIM : tableaux 358-0007 à 358-0011, 358-0014 à 358-0016, 358-0121 et 358-0139.

Définitions, source de données et méthodes : numéro d'enquête 4225.

Pour obtenir plus de renseignements ou pour en savoir davantage sur les concepts, les méthodes et la qualité des données, communiquez avec Anik Lacroix au 613-951-1807 (anik.lacroix@statcan.gc.ca), Division des sciences, de l'innovation et de l'information électronique.

Tableaux. Tableau(x).