Une nouvelle étude indique qu'en dépit des risques pour l'environnement, pour la santé et pour la sécurité que pose l'élimination inappropriée des déchets spéciaux, plusieurs de ces produits tels que les médicaments périmés et les piles déchargées se retrouvent sur le bord du trottoir avec les ordures ménagères.
L'étude «Élimination des déchets spéciaux des ménages», publiée aujourd'hui dans EnviroStats, le bulletin trimestriel de statistiques sur l'environnement et le développement durable de Statistique Canada, indique que de nombreux ménages canadiens jettent ces déchets spéciaux avec leurs ordures ménagères.
Cette étude était axée sur les quatre types de déchets spéciaux pour lesquels des renseignements ont été recueillis dans le cadre de l'Enquête sur les ménages et l'environnement de 2006, soit les piles usagées, les médicaments inutilisés ou périmés, les ordinateurs et les appareils de communication désuets et les restes de peinture.
Dans le cadre de l'enquête, on a demandé aux ménages ce qu'ils avaient fait de ces déchets s'ils en avaient à leur domicile en 2005.
Par exemple, pour ce qui est des piles déchargées, seulement environ un quart des ménages a eu recours à des méthodes d'élimination contrôlées, en les retournant à un centre de récupération ou à un fournisseur.
Près de la moitié des ménages ont retourné les médicaments inutilisés ou périmés à une pharmacie ou à un centre de récupération qui dispose de méthodes d'élimination plus contrôlées. Au total, 4 ménages sur 10 se sont débarrassés de ces déchets en les jetant aux ordures, dans l'évier ou dans les toilettes, ou en les enterrant.
Le seul point positif concernait l'élimination des restes de peinture. Plus de la moitié des ménages possédant des restes de peinture ont eu recours à des centres de récupération de déchets spéciaux ou les ont retournés aux fournisseurs.
Près de la moitié des ménages ont déclaré avoir des piles déchargées dont ils voulaient se débarrasser en 2005. Parmi ceux-ci, 60 % ont jeté les piles usagées avec leurs ordures ménagères.
Note aux lecteursLes données relatives aux méthodes d'élimination des déchets spéciaux sont exprimées en tant que pourcentage des ménages ayant déclaré avoir ces déchets spéciaux à la maison en 2005. Le fait de jeter les déchets spéciaux des ménages aux ordures, de les jeter dans l'évier ou dans les toilettes, ou de les enterrer constitue des méthodes d'élimination non contrôlées. |
Un peu plus du quart des ménages ont eu recours à des méthodes d'élimination contrôlées de leurs piles déchargées, en les retournant à un centre de récupération ou à un fournisseur. Les autres ménages ont eu recours à d'autres méthodes d'élimination ou avaient encore les piles déchargées à la maison.
Les ménages de l'Île-du-Prince-Édouard constituent l'exception. Il s'agit de la seule province où les piles usagées étaient plus souvent éliminées par des méthodes contrôlées plutôt que d'être jetées avec les ordures ménagères.
Plus de la moitié de ces ménages ont utilisé des méthodes d'élimination contrôlées, alors que seulement 31 % des ménages ont jeté les piles aux ordures.
Au Canada, près d'un quart des ménages avaient des médicaments inutilisés ou périmés en 2005. Presque la moitié de ces ménages les ont retournés à une pharmacie ou à un centre de récupération de déchets spéciaux qui recourent à des méthodes d'élimination plus contrôlées.
Par ailleurs, 39 % des ménages se sont débarrassés de ces déchets spéciaux en les jetant aux ordures, dans l'évier ou dans les toilettes, ou en les enterrant. Les autres ménages les avaient encore à la maison au moment de l'enquête et ne savaient peut-être pas quoi en faire.
Les ventes de produits pharmaceutiques ont monté en flèche. Les ventes de médicaments sous ordonnance ou sans ordonnance (y compris les médicaments, les vitamines et les suppléments en vente libre) sont passées de 11,8 milliards de dollars en 1998 à 21,8 milliards de dollars en 2006.
Les médicaments sont souvent conservés dans l'armoire à pharmacie jusqu'à ce que la date de péremption soit dépassée. Les méthodes d'élimination non contrôlées, comme le fait de jeter ces produits pharmaceutiques inutilisés à la poubelle ou dans le tuyau de renvoi peuvent présenter un risque pour l'environnement.
Les ménages des différentes parties du pays ont traité ces produits pharmaceutiques inutilisés de nombreuses façons. Près des deux tiers des ménages du Québec et de l'Île-du-Prince-Édouard ayant des déchets pharmaceutiques ont retourné les produits à une pharmacie ou à un centre de récupération.
Cependant, plus des deux tiers des ménages de Terre-Neuve-et-Labrador se sont débarrassés de médicaments inutilisés ou périmés en les jetant aux ordures, dans l'évier ou dans les toilettes, ou en les enterrant.
Les ordinateurs et autres appareils de technologie de l'information (TI) ou de télécommunication, comme les téléphones cellulaires, évoluent constamment pour suivre les progrès technologiques. Par conséquent, ces articles sont fréquemment remplacés.
Les produits de TI et de télécommunication sont susceptibles de contenir des matières dangereuses comme le plomb, le mercure, l'arsenic et le cadmium. Les consommateurs peuvent apporter les appareils désuets à des centres de récupération de déchets spéciaux ou les retourner aux fournisseurs qui les traiteront et les recycleront.
Près de la moitié des ménages ayant des ordinateurs ou des appareils de communication inutilisés en ont fait cadeau, les ont apportés à un centre de récupération ou les ont retournés au fournisseur.
Plus d'un tiers des ménages avaient toujours d'anciens déchets de TI à leur domicile en 2005 et ne savaient peut-être pas quoi en faire, alors que 16 % des ménages les ont mis à la poubelle et 5 % ont utilisé d'autres méthodes d'élimination.
Les ménages en Alberta étaient plus susceptibles de faire don des appareils désuets, de les rapporter au fournisseur ou de les apporter à un centre de récupération.
En 2005, 29 % des ménages avaient de la peinture dont ils voulaient se débarrasser. Un peu plus de la moitié (54 %) d'entre eux l'ont apportée à un centre de récupération ou l'ont retournée au fournisseur.
La majorité des autres ménages (38 %) ont déclaré qu'ils avaient encore de la vieille peinture à la maison, possiblement parce qu'ils ne savaient pas quoi en faire.
Seule une petite part (4 %) des ménages a mis les restes de peinture à la poubelle. Il y avait très peu de différences entre les provinces.
Définitions, source de données et méthodes : numéro d'enquête 3881.
L'étude intitulée «Élimination des déchets spéciaux des ménages», qui fait partie du numéro du printemps 2008 du bulletin trimestriel EnviroStats, vol. 2, no 1 (16-002-XWF, gratuit), est maintenant accessible à partir du module Publications de notre site Web.
Pour obtenir plus de renseignements ou pour en savoir davantage sur les concepts, les méthodes et la qualité des données, communiquez avec l'agent d'information au 613-951-0297 (environ@statcan.gc.ca), Division des comptes et de la statistique de l'environnement.