En novembre, 1,5 million d'employés de 15 à 69 ans ont déclaré s'être absentés du travail en raison de la grippe H1N1 ou de la grippe saisonnière, ce qui représente 9,0 % des travailleurs de ce groupe d'âge. En moyenne, ces travailleurs absents ont perdu chacun 19,6 heures de travail, soit 29,5 millions d'heures de travail perdues au total.
Le même mois, 600 000 personnes du même groupe d'âge ont fait, au total, 8,6 millions d'heures supplémentaires en raison de la grippe H1N1 ou de la grippe saisonnière. L'effet net a été une perte de 20,9 millions d'heures de travail en novembre.
Le Canada et la plupart des autres pays du monde ont été touchés par une pandémie du virus de la grippe H1N1 l'automne dernier, ainsi que par la grippe saisonnière. L'Agence de la santé publique du Canada a demandé à Statistique Canada d'évaluer l'effet de la pandémie de la grippe H1N1 et de la grippe saisonnière sur le nombre d'heures travaillées pendant une période de trois mois, débutant en novembre, à l'aide de l'Enquête sur la population active.
L'effet de la grippe H1N1 et de la grippe saisonnière sur les heures travaillées a été comparable à celui qu'a eu la panne d'électricité survenue en Ontario et aux États-Unis en août 2003. Cette panne a coûté à 2,4 millions de travailleurs de l'Ontario et de Gatineau, au Québec, 26,4 millions d'heures de travail. Compte tenu des 7,5 millions d'heures supplémentaires, l'effet net a été une perte de 18,9 millions d'heures de travail.
En novembre, 10,5 % des femmes ont dit avoir perdu des heures de travail, soit une proportion un peu plus élevée que celle de 7,6 % enregistrée chez les hommes. Cependant, le nombre moyen d'heures de travail perdues par les femmes ne différait pas de celui des hommes.
Le groupe d'âge le plus touché était celui des travailleurs de 30 à 44 ans. En novembre, 11,8 % des travailleurs de ce groupe d'âge ont perdu des heures de travail, en moyenne 18,8 heures chacun.
À l'échelon provincial, l'absentéisme le plus élevé attribuable à la grippe parmi les travailleurs a été observé à Terre-Neuve-et-Labrador, où 14,2 % des travailleurs de 15 à 69 ans ont déclaré avoir perdu des heures de travail. Le taux le plus faible a été enregistré au Québec (7,6 %).
Pour ce qui est du nombre moyen d'heures de travail perdues, les travailleurs absents à Terre-Neuve-et-Labrador ont perdu 24,7 heures, soit le chiffre le plus élevé. Les travailleurs de l'Île-du-Prince-Édouard sont ceux qui ont perdu le moins d'heures (16,2).
En novembre, 12,4 % des employés ayant des enfants ont perdu des heures de travail en raison de la grippe, soit près du double des 6,9 % enregistrés chez ceux n'ayant pas d'enfants. L'absentéisme attribuable à la grippe a été le plus élevé chez les travailleurs ayant des enfants de 12 ans et moins (15,0 %). Cependant, les travailleurs ayant des enfants ont perdu 19,1 heures de travail en moyenne, soit un chiffre légèrement inférieur à la moyenne nationale de 19,6 heures.
En ce qui concerne les professions, les travailleurs des secteurs des sciences sociales, de l'éducation, des services gouvernementaux et de la religion (12,1 %) ont déclaré le taux le plus élevé d'absentéisme du travail à cause de la grippe. Les professions propres au secteur primaire sont celles qui ont affiché le taux le plus faible (5,4 %).
Les travailleurs appartenant aux professions du secteur de la santé étaient les plus susceptibles de déclarer avoir travaillé un plus grand nombre d'heures durant le mois à cause de la grippe; 10,5 % l'ont fait, ce qui représente un total de 2,0 millions d'heures supplémentaires. L'effet net sur les heures pour les travailleurs appartenant aux professions de la santé a été une perte de 76 000 heures de travail, soit la plus faible perte nette de toutes les professions.
Nota : Les données sur lesquelles est fondé le présent communiqué sont tirées de quatre questions spéciales ajoutées à l'Enquête sur la population active (EPA) de décembre pour estimer l'effet de la grippe H1N1 et de la grippe saisonnière sur le nombre d'heures travaillées en novembre. Ces questions étaient les suivantes : a) combien de personnes ont perdu des heures de travail; b) combien d'heures ont été perdues; c) combien de personnes ont fait des heures supplémentaires ou des heures additionnelles; et d) combien d'heures supplémentaires ont été faites. Les réponses ont fourni une certaine mesure de l'impact économique global de la grippe H1N1 et de la grippe saisonnière.
L'absence du travail attribuable à la grippe H1N1 ou saisonnière comprend l'absence due à la maladie grippale du répondant proprement dit ou à celle de membres de sa famille proche, ainsi qu'aux rendez-vous médicaux liés à la grippe.
Les estimations du nombre d'heures perdues ou gagnées en raison de la grippe sont fondées sur les questions faisant référence au mois de novembre complet. Les taux d'absentéisme pour le Canada, les provinces, les groupes d'âge et selon le sexe sont calculés en prenant pour numérateur le nombre d'heures perdues pendant le mois et pour dénominateur, la population occupée durant la semaine de référence de l'Enquête sur la population active de novembre 2009.
Définitions, source de données et méthodes : numéro d'enquête 3701.
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