Femmes au Canada : bien-être économique

Avertissement Consulter la version la plus récente.

Information archivée dans le Web

L’information dont il est indiqué qu’elle est archivée est fournie à des fins de référence, de recherche ou de tenue de documents. Elle n’est pas assujettie aux normes Web du gouvernement du Canada et elle n’a pas été modifiée ou mise à jour depuis son archivage. Pour obtenir cette information dans un autre format, veuillez communiquer avec nous.

Sujets connexes

2008

De 2000 à 2008, les Canadiennes ont vu leur revenu total moyen s'accroître à un rythme presque deux fois plus élevé que celui observé chez les hommes, et ce, même si leurs niveaux de revenu sont restés inférieurs.

En moyenne, le revenu total des femmes s'élevait à 30 100 $ en 2008, en hausse de 13 % par rapport au revenu de 26 300 $ atteint en 2000. Au cours de la même période, le revenu total des hommes a augmenté de 7 %, passant à 47 000 $.

Les gains annuels moyens des femmes provenant d'un travail rémunéré étaient aussi plus faibles que ceux des hommes. En 2008, les femmes gagnaient 30 200 $, soit à peu près 65 % des gains approximatifs de 46 900 $ touchés par les hommes. Cet écart vient notamment du fait que les femmes sont moins susceptibles que les hommes de travailler à temps plein.

L'écart des gains était plus mince chez les femmes travaillant à temps plein toute l'année. En 2008, ces femmes gagnaient environ 71 cents pour chaque dollar touché par leurs homologues masculins. Depuis 1999, le ratio des gains des femmes par rapport à ceux des hommes varie entre 70 % et 72 %.

Une partie de la différence entre les gains des femmes et ceux des hommes est liée au nombre d'heures travaillées : même parmi les travailleurs à temps plein, les femmes travaillent un moins grand nombre d'heures que les hommes.

La présente analyse est fondée sur la deuxième section de la plus récente édition de Femmes au Canada, une publication périodique de Statistique Canada.

Les gains annuels moyens des femmes et des hommes ont augmenté en fonction de leur niveau de scolarité. Toutefois, l'avantage salarial de la scolarité était supérieur chez les femmes.

En 2008, les femmes ayant un niveau de scolarité inférieur à la 9e année gagnaient en moyenne 20 800 $, comparativement à des gains de 62 800 $ pour les femmes titulaires d'un diplôme universitaire. Pour leur part, les hommes ayant un niveau de scolarité inférieur à la 9e année gagnaient en moyenne 40 400 $, comparativement à des gains de 91 800 $ pour les hommes titulaires d'un diplôme universitaire.

Même si l'écart des gains se rétrécissait pour les personnes ayant des niveaux de scolarité plus élevés, les femmes titulaires d'un diplôme universitaire travaillant à temps plein toute l'année gagnaient environ 30 % de moins que les hommes titulaires d'un diplôme universitaire.

La proportion de familles comptant deux soutiens a augmenté au fil du temps. En 1976, 47 % des familles époux-épouse (y compris en union libre) comptaient deux soutiens. En 2008, cette proportion était de 64 %.

En raison de l'augmentation des niveaux de scolarité et du revenu des femmes, la proportion de familles comptant deux soutiens dans lesquelles la femme gagnait plus que l'homme a aussi connu une hausse. En 1976, environ 12 % des femmes dans les familles comptant deux soutiens gagnaient plus que leur conjoint. En 2008, cette proportion avait plus que doublé, atteignant 29 %.

Le revenu total moyen était plus faible dans les familles dont la femme gagnait plus que l'homme. Par exemple, le revenu total moyen d'une famille dans laquelle la femme gagnait plus que l'homme était de 101 000 $. Dans les familles comptant deux soutiens dans lesquelles l'homme gagnait plus, ce revenu atteignait 116 400 $.

Au cours des trois dernières décennies, l'incidence du faible revenu a diminué à la fois chez les femmes et chez les hommes. En 1976, près de 15 % des femmes et 11 % des hommes vivaient en situation de faible revenu. En 2008, ces proportions étaient respectivement passées à 10 % et à 9 %.

Les diminutions les plus importantes au cours de cette période se sont produites chez les personnes âgées de 65 ans et plus. Alors que les baisses des taux de faible revenu ont été observées à la fois chez les hommes et les femmes de ce groupe d'âge, la diminution a été beaucoup plus forte chez les femmes. Par exemple, en 1976, 34 % des femmes âgées de 65 ans et plus se trouvaient dans la catégorie des faibles revenus. En 2008, cette proportion avait diminué pour s'établir à un peu moins de 8 %. Dans le cas des hommes âgés de 65 ans et plus, l'incidence du faible revenu est passée de 23 % à 4 %.

En 2009, les mères de familles monoparentales avaient des actifs d'une valeur médiane de 60 000 $, comparativement à 200 000 $ pour les pères de familles monoparentales. La valeur médiane des dettes s'élevait à 14 000 $ chez les mères de familles monoparentales, mais à 55 000 $ dans les familles monoparentales ayant à leur tête un homme.

L'avoir net d'une famille représente la valeur de ses actifs moins ses dettes. En 2009, l'avoir net médian des familles monoparentales ayant à leur tête une femme était le moins élevé parmi tous les types de familles au Canada, soit 17 000 $. En comparaison, l'avoir net médian des familles monoparentales ayant à leur tête un homme était de 80 000 $.

Nota : Les données de la présente analyse sont tirées de l'Enquête sur la dynamique du travail et du revenu. Les renseignements sur les actifs, les dettes et l'avoir net des femmes proviennent de l'Enquête canadienne sur les capacités financières de 2009.

Définitions, source de données et méthodes : numéros d'enquête, y compris ceux des enquêtes connexes, 3889 et 5159.

Le chapitre «Bien-être économique» de la publication Femmes au Canada : rapport statistique fondé sur le sexe, 2010-2011, sixième édition (89-503-X, gratuite), est maintenant accessible à partir du module Publications de notre site Web, sous l'onglet Ressource clé.

Pour obtenir plus de renseignements ou pour en savoir davantage sur les concepts, les méthodes et la qualité des données, communiquez avec les Services à la clientèle au 613-951-5979 (sasd-dssea@statcan.gc.ca), Division de la statistique sociale et autochtone.