Étude : Tendances de la prévalence du cancer

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1997 à 2008

Les taux de prévalence sur cinq ans ont augmenté pour la plupart des cancers entre le 1er janvier 1997 et le 1er janvier 2008. Les taux de cancer du foie et de cancer de la thyroïde ont connu des augmentations relativement importantes, tandis que ceux du cancer du larynx et du cancer du col de l'utérus ont diminué. La plus grande divergence entre les sexes a été observée dans les taux de cancer du poumon, ceux-ci ayant légèrement diminué chez les hommes, mais continué d'augmenter chez les femmes.

Pour l'ensemble des cancers, le taux de prévalence sur cinq ans au début de 2008 était de 1 490 cas par tranche de 100 000 personnes. Le plus répandu était le cancer de la prostate (610 cas pour 100 000 personnes). À titre comparatif, les taux de prévalence correspondants pour les cancers de la thyroïde (53,1), du col de l'utérus (32,5), du larynx (10,0) et du foie (6,2) étaient considérablement moins élevés.

En général, les services de soins en cancérologie requis au cours des cinq premières années suivant le diagnostic comprennent le traitement primaire et les soins de soutien, puis un suivi clinique étroit pour détecter une éventuelle récurrence.

Plusieurs facteurs peuvent contribuer à une hausse du taux de prévalence, dont le vieillissement de la population, une meilleure détection de la maladie grâce aux progrès des méthodes de dépistage, un recours accru au dépistage, une augmentation du nombre de facteurs de risque de maladie sous-jacents et une augmentation du taux de survie au cancer.

Si l'on combine tous les cancers, environ la moitié des taux annuels moyens déclarés d'augmentation de la prévalence sur cinq ans était attribuable au vieillissement. Cependant, si l'on observe chaque cancer séparément, le rôle du vieillissement a varié considérablement de l'un à l'autre. Par exemple, environ 20 % de l'augmentation de la prévalence du cancer du foie était attribuable au vieillissement.

Taux de variation

Le taux de prévalence sur cinq ans pour l'ensemble des cancers a augmenté de 2,1 % par année entre 1997 et 2008.

Note aux lecteurs

Cette étude est le premier rapport détaillé des tendances de la prévalence du cancer au Canada. Par «prévalence», on entend tous les cancers diagnostiqués pendant une période donnée chez des personnes vivantes à une date précise. Il ne faut pas confondre «prévalence» avec «incidence», qui ne désigne que les nouveaux cas.

La prévalence sur cinq ans au début de 2008 a été estimée en comptant le nombre de cancers diagnostiqués entre le 1er janvier 2003 et le 31 décembre 2007 chez les personnes vivantes au début de 2008.

L'évolution des taux de prévalence du cancer est fonction de la variation de l'incidence de la maladie et du taux de survie à la maladie. Plusieurs facteurs, dont l'importance varie selon le type de cancer, peuvent expliquer la variation de l'incidence et du taux de survie.

La prévalence a été calculée à partir des données sur l'incidence du cancer de la version de janvier 2011 du Registre canadien du cancer (RCC), une base de données représentative de la population tenue à jour par Statistique Canada. Le RCC contient des renseignements sur les cas diagnostiqués depuis 1992 par la compilation des rapports de chaque registre provincial ou territorial du cancer.

Les données sur la mortalité, aussi utilisées dans les calculs de la prévalence, sont tirées de la Base canadienne de données de l'état civil – Décès, également tenue à jour par Statistique Canada. Les données sur les décès sont fondées sur les renseignements fournis par les registraires de la statistique de l'état civil de chaque province et territoire.

Par souci de comparabilité des données, l'analyse exclut les données du Québec.

L'augmentation annuelle moyenne du taux de prévalence sur cinq ans des cancers du foie et de la thyroïde était plus de deux fois plus élevée que pour toute autre forme de cancer.

Le taux de prévalence du cancer du foie sur cinq ans a augmenté de 8,3 % par année. Le taux de cancer de la thyroïde a connu une augmentation annuelle moyenne de 7,9 %, c'est-à-dire de 3,7 % de 1997 au commencement de 2000 et de 9,5 % de 2000 à 2008. L'augmentation du cancer du foie a été plus marquée chez les hommes, mais celle du cancer de la thyroïde a été plus forte chez les femmes.

Parmi les cancers examinés dans le cadre de cette étude, il n'y a que les cancers du larynx et du col de l'utérus qui ont montré une baisse du taux de prévalence. Par exemple, le taux moyen annuel de diminution de la prévalence du cancer du larynx sur cinq ans était de 1,9 % et celui du cancer du col de l'utérus, de 1,5 %.

Principaux cancers

Le taux de prévalence du cancer de la prostate, la forme de cancer la plus répandue au Canada, a crû considérablement, surtout en raison du vieillissement de la population pendant la période étudiée. Par exemple, le taux de prévalence du cancer de la prostate sur cinq ans a augmenté de 3,0 % par année de 1997 à 2008.

De fortes hausses du taux de prévalence du cancer de la prostate ont été observées chez les hommes de tous les groupes d'âge en dessous de 70 ans. C'est entre 40 et 49 ans que l'augmentation du taux annuel moyen était la plus marquée. L'ampleur de l'augmentation a diminué successivement pour chaque groupe plus âgé par la suite.

L'augmentation de la prévalence du cancer du sein — qui vient au deuxième rang des cancers les plus répandus et, chez les femmes, au premier rang — a été plus modérée. Le taux annuel d'augmentation de la prévalence du cancer du sein sur cinq ans était environ trois fois plus élevé avant le début de 2001 (+2,3 %) qu'après (+0,7 %). Sur toute cette période, le taux de prévalence sur cinq ans a augmenté de 1,3 % par année en moyenne.

Le cancer colorectal et le cancer du poumon ont été, respectivement, les troisième et quatrième cancers les plus répandus. De 1997 à 2008, la prévalence du cancer colorectal sur cinq ans a augmenté d'en moyenne 2,3 % annuellement, c'est-à-dire de 2,5 % par année jusqu'au début de 2003 et, ensuite, de 1,9 % par année. C'est chez les personnes de 20 à 39 ans que l'augmentation du taux de cancer colorectal a été la plus marquée.

Quant au cancer du poumon, le taux de prévalence sur cinq ans a augmenté de 2,6 % par année depuis le début de 2005, en hausse par rapport à un taux inférieur à 1 % un an avant cette période. Sur l'ensemble de la période observée, le taux a augmenté d'en moyenne 1,3 % par année.

Pour ce qui est du cancer du poumon, les variations du taux de prévalence divergeaient entre les sexes. Chez les hommes, le taux a légèrement diminué de 0,3 % par année, mais chez les femmes, il a augmenté de 3,0 % par année. Cet écart s'explique par un recul plus marqué de la prévalence de l'usage de la cigarette chez les hommes depuis le milieu des années 1960.

Définitions, source de données et méthodes : numéros d'enquête, y compris ceux des enquêtes connexes, 3207 et 3233.

L'article «Tendances de la prévalence du cancer au Canada», qui fait partie de Rapports sur la santé, vol. 23, no 1 (82-003-X, gratuit), est maintenant accessible à partir du module Publications de notre site Web, sous l'onglet Ressource clé. Pour en savoir davantage sur cet article, communiquez avec Kathryn Wilkins au 613-951-1769 (kathryn.wilkins@statcan.gc.ca), Division de l'analyse de la santé.

L'article «Activité physique durant les loisirs à la suite d'un diagnostic de problème de santé vasculaire» est également diffusé aujourd'hui. La majorité des Canadiens de 40 ans et plus sont inactifs pendant leurs temps libres et ils tendent à rester inactifs après avoir reçu un diagnostic de problème de pression artérielle, de maladie du coeur ou de diabète. Pour en savoir davantage sur cet article, communiquez avec Julie Bernier au 613-951-4556 (julie.bernier@statcan.gc.ca), Division de l'analyse de la santé.

Pour obtenir plus de renseignements sur la publication Rapports sur la santé, communiquez avec Janice Felman au 613-951-6446 (janice.felman@statcan.gc.ca), Division de l'analyse de la santé.

Pour obtenir plus de renseignements concernant l'Enquête canadienne sur les mesures de la santé, 2007 à 2009, ou pour en savoir davantage sur les concepts, les méthodes et la qualité des données, communiquez avec les Relations avec les médias de Statistique Canada au 613-951-4636.