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Étude : Mobilité scolaire et résultats scolaires des élèves des Premières Nations vivant hors réserve, 2012

Diffusion : 2015-03-31

Les élèves des Premières Nations vivant hors réserve qui avaient changé d'école une fois, pour des raisons autres que la progression normale dans le système scolaire, étaient plus susceptibles d'avoir redoublé une année que ceux n'ayant pas connu ce changement ou qui avaient changé d'école une fois en raison de la progression normale dans le système scolaire, selon une nouvelle étude fondée sur les données de l'Enquête auprès des peuples autochtones de 2012. Cette constatation s'appliquait même lorsque les effets de variables comme l'âge, le sexe, le revenu du ménage, la situation des particuliers dans le ménage et la résidence dans une région rurale ou un centre de population étaient pris en compte.

Parmi les élèves des Premières Nations vivant hors réserve, de la 1re à la 6e année, qui avaient changé d'école, un peu moins des deux tiers (65 %) ont déclaré que ce changement était attribuable à des raisons autres que la progression normale dans le système scolaire. La proportion était supérieure au tiers (37 %) chez les élèves des Premières Nations vivant hors réserve de la 7e à la 12e année.

La principale raison pour laquelle les élèves des Premières Nations vivant hors réserve avaient changé d'école, autre que la progression normale dans le système scolaire, était le déménagement de la famille. Deux élèves sur cinq de la 1re à la 6e année ont mentionné cette raison, comparativement à un élève sur cinq chez ceux de la 7e à la 12e année.

Il a été démontré qu'un changement d'école avait une incidence négative sur la réussite scolaire des enfants non autochtones. Le fait de mieux comprendre l'incidence d'un changement d'école peut être particulièrement pertinent pour les Premières Nations, compte tenu de leur mobilité résidentielle relativement grande et de leurs résultats scolaires plus faibles.

L'étude permet de comparer les caractéristiques des élèves des Premières Nations vivant hors réserve qui ont changé d'école à celles des élèves n'ayant pas connu un tel changement. Les élèves ayant changé d'école sont ceux qui ont fréquenté deux écoles pour des raisons autres que la progression normale dans le système scolaire (p. ex. un déménagement de la famille, des notes trop faibles ou des interactions sociales problématiques à l'école). Les élèves n'ayant pas changé d'école ont fréquenté une seule école ou deux, mais la raison du changement était la progression normale dans le système scolaire (p. ex. le passage du primaire au secondaire).

Les élèves des Premières Nations vivant hors réserve qui avaient changé d'école ont obtenu de moins bons résultats scolaires

Un peu plus de 10 % des élèves des Premières Nations vivant hors réserve, de la 1re à la 6e année, qui avaient changé d'école ont redoublé une année scolaire, par rapport à 6 % de ceux n'ayant pas connu ce changement. Les élèves de la 1re à la 6e année qui avaient changé d'école étaient aussi plus enclins à avoir reçu du tutorat.

La mobilité scolaire avait aussi une incidence sur les résultats scolaires des élèves plus âgés. Par exemple, les élèves des Premières Nations vivant hors réserve, de la 7e à la 12e année, qui avaient changé d'école étaient moins susceptibles que ceux n'ayant pas connu un tel changement d'avoir obtenu surtout des A dans leur dernier bulletin scolaire (22 % par rapport à 34 %) ou d'être heureux à l'école (80 % par rapport à 90 %). De plus, 28 % des élèves ayant changé d'école avaient redoublé une année scolaire, comparativement à 13 % de ceux n'ayant pas changé d'école.

Les élèves de la 1re à la 6e année qui ont changé d'école étaient plus susceptibles que ceux n'ayant pas connu ce changement d'avoir besoin d'aide en raison d'un trouble du comportement ou d'un problème émotionnel

Les élèves des Premières Nations vivant hors réserve, de la 1re à la 6e année, qui avaient changé d'école étaient plus susceptibles que ceux n'ayant pas connu un tel changement d'avoir eu besoin d'aide ou d'en avoir reçu en raison d'un trouble du comportement ou d'un problème émotionnel (41 % par rapport à 23 %). Les élèves ayant changé d'école étaient aussi plus susceptibles que ceux qui n'avaient pas connu un tel changement d'être des Indiens inscrits et d'habiter un centre de population.

Les élèves de la 7e à la 12e année qui avaient changé d'école étaient plus susceptibles que ceux n'ayant pas connu un tel changement de vivre dans un ménage à faible revenu

Les élèves des Premières Nations vivant hors réserve, de la 7e à la 12e année, qui avaient changé d'école étaient plus susceptibles que ceux n'ayant pas connu un tel changement de vivre dans un ménage à faible revenu (38 % par rapport à 22 %), d'avoir des parents qui ne détenaient pas de diplôme d'études secondaires et d'habiter un centre de population. En outre, ils étaient moins susceptibles que les élèves n'ayant pas changé d'école d'avoir des parents qui participaient aux activités scolaires.

  Note aux lecteurs

L'Enquête auprès des peuples autochtones (EAPA) est une enquête nationale sur les conditions socioéconomiques des peuples autochtones (Premières Nations vivant hors réserve, Métis et Inuits) âgés de six ans et plus. L'EAPA de 2012, le quatrième cycle de cette enquête, porte principalement sur les questions liées à l'éducation, l'emploi et la santé.

Un centre de population compte au moins 1 000 habitants et pas moins de 400 personnes par kilomètre carré. Le terme « centre de population » remplace le terme « secteur urbain ».

L'article intitulé « Mobilité scolaire et résultats scolaires des élèves des Premières Nations vivant hors réserve » est maintenant offert dans la publication Enquête auprès des peuples autochtones de 2012 (Numéro au catalogue89-653-X), maintenant accessible à partir du module Publications de notre site Web, sous l'onglet Parcourir par ressource clé.

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