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Produit intérieur brut, revenus et dépenses, deuxième trimestre de 2017

Diffusion : 2017-08-31

Le produit intérieur brut (PIB) réel a augmenté de 1,1 % au deuxième trimestre, après avoir progressé de 0,9 % au premier trimestre. La croissance cumulative enregistrée pour les premier et deuxième trimestres de l'année (+2,0 %) est la plus prononcée depuis 2002 (+2,1 %). L'augmentation observée au deuxième trimestre est surtout attribuable aux dépenses de consommation finale des ménages et aux exportations de biens.

Le revenu national brut réel, une mesure du pouvoir d'achat du revenu de production gagné par les résidents canadiens, a progressé de façon moins prononcée au deuxième trimestre, soit de 0,4 %, en raison des termes de l'échange moins favorables. Les prix à l'exportation se sont accrus de 0,5 %, alors que les prix à l'importation ont augmenté de 2,7 %, parallèlement à une dépréciation du dollar canadien.

Graphique 1  Graphique 1: Produit intérieur brut et demande intérieure finale
Produit intérieur brut et demande intérieure finale

Les dépenses des ménages en biens ont progressé de 1,9 %, et les dépenses ont crû tant au chapitre des biens durables et semi-durables que non durables. Les dépenses en services se sont accrues de 0,5 %. Dans l'ensemble, les dépenses de consommation finale des ménages ont augmenté de 1,1 % au deuxième trimestre, après avoir crû de 1,2 % au trimestre précédent.

La croissance des volumes des exportations s'est accélérée pour atteindre 2,3 %, après s'être établie à 0,4 % au premier trimestre. Les exportations de biens ont progressé de 2,8 %, et ce sont les produits énergétiques (+9,2 %) qui ont contribué le plus à l'augmentation. Les exportations de services ont régressé légèrement de 0,1 % en raison d'un recul de 0,6 % dans les services commerciaux.

Les importations ont progressé de 1,8 %, un rythme correspondant à environ la moitié de celui observé au trimestre précédent. Les importations de biens ont progressé de 2,5 %, alors que celles de services ont reculé de 1,0 %.

La formation brute de capital fixe des entreprises a progressé de 0,5 %, après une croissance de 3,1 % au premier trimestre. Ce ralentissement de la croissance est principalement attribuable à une baisse de l'investissement dans le logement (-1,2 %). L'investissement des entreprises en ouvrages non résidentiels a progressé de 2,4 %, après avoir augmenté de 1,0 % au premier trimestre.

Les entreprises ont augmenté leurs stocks de 11,5 milliards de dollars au deuxième trimestre, après avoir augmenté ces derniers de 10,5 milliards de dollars au premier trimestre. Malgré cette accumulation prononcée des stocks, le ratio des stocks aux ventes a diminué de 0,8 %.

Exprimé en taux annualisé, le PIB réel a progressé de 4,5 % au deuxième trimestre. Par comparaison, le PIB réel a crû de 3,0 % aux États-Unis.

Graphique 2  Graphique 2: Contribution à la variation en pourcentage du produit intérieur brut réel au deuxième trimestre
Contribution à la variation en pourcentage du produit intérieur brut réel au deuxième trimestre

Les dépenses des ménages augmentent

Les dépenses de consommation finale des ménages ont augmenté de 1,1 %, après avoir crû de 1,2 % au trimestre précédent.

Les dépenses en biens ont augmenté de 1,9 %, ce qui constitue la hausse la plus prononcée observée depuis le deuxième trimestre de 2007. Les dépenses ont crû tant au chapitre des biens durables (+2,3 %) et semi-durables (+3,9 %) que non durables (+1,1 %). Par ailleurs, les dépenses en services se sont accrues de 0,5 %.

Le transport (+1,9 %) a contribué le plus à l'augmentation des dépenses des ménages, les achats de véhicules ayant progressé de 2,0 %. Les dépenses en logement, eau, électricité, gaz et autres combustibles (+0,9 %) ainsi que celles en vêtements et chaussures (+5,0 %) ont aussi contribué à l'augmentation.

Le marché du logement s'affaiblit

L'investissement en bâtiments résidentiels a reculé de 1,2 %, après avoir augmenté de 2,9 % au trimestre précédent. Cette baisse est attribuable à une diminution prononcée des coûts de transfert de propriété (-6,7 %). Une nouvelle taxe sur l'achat de biens immobiliers pour les acheteurs non résidents en Ontario est entrée en vigueur en avril. L'investissement en rénovations a augmenté de 1,1 %, alors que l'investissement en construction de logements neufs était pratiquement inchangé.

Les exportations augmentent

Les exportations de biens et de services ont progressé de 2,3 % au deuxième trimestre, la croissance des exportations de biens (+2,8 %) ayant été atténuée par une baisse des exportations de services (-0,1 %).

La croissance des exportations est principalement attribuable à une importante hausse des exportations de produits énergétiques (+9,2 %). Les volumes des exportations de pétrole brut et de pétrole brut bitumineux se sont accrus de 7,4 % au deuxième trimestre. Toutefois, le recul des prix a limité les gains connexes réalisés par les producteurs de pétrole brut. Les exportations de gaz naturel, de liquides de gaz naturel et de produits connexes ont connu une croissance de 14,4 %. Les exportations de machines, de matériel et de pièces industriels (+8,2 %) ont également constitué un important facteur à l'origine de la croissance globale des exportations.

Par ailleurs, les importations ont crû de 1,8 %, la hausse des importations de biens (+2,5 %) ayant été atténuée par un recul des importations de services (-1,0 %).

La croissance des importations s'explique surtout par une augmentation des importations d'aéronefs et autres matériel et pièces de transport (+13,0 %), de même que par une hausse des importations de produits énergétiques (+8,4 %) et de véhicules automobiles et pièces pour véhicules automobiles (+1,8 %). La croissance a été partiellement contrebalancée par un recul des importations de services commerciaux (-2,7 %).

L'investissement des entreprises augmente

La formation brute de capital fixe des entreprises a augmenté de 0,5 % au deuxième trimestre, à la suite d'une hausse de 3,1 % au premier trimestre.

L'investissement en ouvrages non résidentiels a progressé de 2,4 %, après avoir diminué de 1,0 % au premier trimestre. La croissance est en grande partie attribuable à l'investissement en ouvrages de génie (+3,2 %), alors que l'investissement en construction non résidentielle était pratiquement inchangé.

L'investissement dans les produits de propriété intellectuelle (+2,1 %) a progressé pour un deuxième trimestre consécutif. La hausse de l'investissement en prospection minière et en évaluation (+17,9 %) au deuxième trimestre, combinée à la croissance prononcée observée au premier trimestre, a poursuivi la reprise de l'investissement après des baisses constantes en 2015 et en 2016. Par ailleurs, l'investissement en recherche et développement (+0,2 %) a légèrement progressé, alors que l'investissement dans les logiciels était inchangé.

L'investissement des entreprises dans les machines et le matériel a augmenté de 0,9 %, après une croissance de 6,6 % au trimestre précédent. La croissance de l'investissement dans les aéronefs et autres matériel et pièces de transport (+13,2 %) a été partiellement contrebalancée par un recul de l'investissement en machines et en matériel d'usage industriel (-0,9 %).

Les stocks des entreprises augmentent

Les entreprises ont augmenté leurs stocks de 11,5 milliards de dollars au deuxième trimestre, après avoir accumulé 10,5 milliards de dollars en stocks au trimestre précédent.

Les stocks non agricoles ont crû de 13,0 milliards de dollars, sous l'effet d'une croissance des stocks dans les secteurs de la fabrication (+3,3 milliards de dollars), du commerce (+8,8 milliards de dollars) et des autres stocks non agricoles (+1,9 milliard de dollars). Les stocks agricoles ont reculé de 892 millions de dollars, principalement en raison de réductions des stocks de céréales (-279 millions de dollars) et d'autres cultures (-459 millions de dollars).

Les stocks de biens durables des détaillants ont augmenté de 1,4 milliard de dollars, malgré une baisse des stocks de véhicules automobiles (-76 millions de dollars). Les stocks de biens non durables ont augmenté de 2,0 milliards de dollars. Les grossistes ont augmenté tant leurs stocks de biens durables (+3,0 milliards de dollars) que ceux en biens non durables (+2,3 milliards de dollars).

Le ratio des stocks aux ventes dans l'ensemble de l'économie a diminué, passant de 0,748 au premier trimestre à 0,742 au deuxième trimestre.

L'épargne des ménages est stable

La rémunération des salariés a progressé de 0,8 % au deuxième trimestre (valeur nominale), après avoir crû de 1,0 % au premier trimestre. Les salaires et traitements ont augmenté de 0,8 %, la croissance dans les industries de services (+1,1 %) ayant plus que contrebalancé le recul observé dans les industries productrices de biens (-0,1 %).

Le taux d'épargne des ménages s'est accru pour atteindre 4,6 % par rapport au taux de 4,3 % observé au premier trimestre, le revenu disponible des ménages (+1,6 %) ayant crû à un rythme plus rapide que les dépenses de consommation finale des ménages (+1,1 %).

Le ratio du service de la dette des ménages (qui correspond aux paiements versés sur les prêts hypothécaires et non hypothécaires des ménages divisés par leur revenu disponible) était inchangé par rapport au ratio de 14,15 % enregistré au premier trimestre.

Les revenus des sociétés diminuent légèrement

L'excédent d'exploitation brut des sociétés a légèrement reculé (-0,1 %) au deuxième trimestre. L'excédent d'exploitation brut des sociétés non financières s'est accru de 0,3 %, ce qui constitue une quatrième augmentation trimestrielle d'affilée. L'excédent d'exploitation brut des sociétés financières a continué de diminuer, en baisse de 4,7 %, à la suite d'un recul de 0,9 % enregistré au premier trimestre.

Graphique 3  Graphique 3: Produit intérieur brut et revenu national brut réel
Produit intérieur brut et revenu national brut réel

Le revenu national brut réel a progressé de 0,4 %, la détérioration des termes de l'échange ayant limité la croissance. Les prix des exportations ont progressé de 0,5 %, tandis que les prix des importations ont augmenté de 2,7 %. Le prix implicite de la demande intérieure finale a augmenté de 0,3 %, tandis que l'indice implicite de prix du PIB (le prix global des biens et services produits au Canada) a reculé de 0,3 %.

L'histoire du Canada racontée en chiffres; #EnChiffres

Dans le but de souligner le 150e anniversaire du pays, Statistique Canada propose des instantanés de notre riche histoire statistique.

Aujourd'hui, nous jetons un regard à l'évolution du revenu national brut (RNB) depuis 1961.

En plus de la production intérieure, trois facteurs influent sur le pouvoir d'achat réel du revenu d'un pays : les prix des produits exportés et importés, les taux de change ainsi que l'entrée de revenus du travail et de revenus d'investissement provenant de l'étranger moins la sortie de revenus à destination de l'étranger.

Ces facteurs sont intégrés dans le calcul du RNB réel, ce qui en fait une mesure du pouvoir d'achat réel du pays plus complète que le produit intérieur brut (PIB) réel. Le PIB réel mesure le volume de la production enregistrée à l'intérieur des limites géographiques d'un pays. En valeur nominale, le PIB et le RNB s'équivalent en l'absence de transactions internationales. Le RNB réel tient compte des variations dans les termes de l'échange (le ratio des prix des exportations aux prix des importations) et des taux de change afin de calculer le pouvoir d'achat tiré des facteurs de production canadiens.

De 1961 à 2016, le PIB réel et le RNB réel annuels ont crû en moyenne de 3,15 % et de 3,22 %, respectivement, ce qui indique qu'à long terme, l'incidence nette de ces facteurs au Canada n'a pas tendance à être significative.

À court terme, toutefois, ces deux mesures peuvent diverger considérablement. Par exemple, en 1998, la baisse de 6,8 % du taux de change (de sorte que le dollar canadien équivalait à 0,67 dollar américain) à la suite de la crise financière en Asie de l'Est a freiné la croissance du RNB réel, laquelle s'est établie à 2,0 %, comparativement à une croissance de 3,9 % du PIB réel. En 2008, principalement sous l'effet des prix élevés des produits exportés tels que le pétrole, le RNB réel a crû de 2,5 %, alors que le PIB réel a connu une croissance de 1,0 %, ce qui signifie que le pays avait la capacité d'acheter plus de biens et de services qu'il en produisait durant cette période.

En 2009, le RNB réel a reculé de 6,2 %, tandis que le PIB réel a affiché un recul de seulement 3,0 %. Le recul plus prononcé du RNB traduit une diminution du pouvoir d'achat attribuable à une baisse soudaine des prix des produits de base dans la foulée de la crise financière mondiale, tandis que les prix des principaux produits importés (y compris les véhicules à moteur et les pièces pour véhicules à moteur) étaient relativement stables. Cet écart révèle que le pays s'en sortait moins bien sur le plan économique que ne l'indiquait le recul du PIB réel.

En 2010, en 2011 et en 2013, le RNB réel a crû plus rapidement que le PIB réel, sous l'effet des facteurs internationaux favorables à la génération de revenus au Canada. Par exemple, en 2013, une baisse de 10,6 % des flux des revenus nets vers l'étranger a contribué à la croissance du RNB, lequel a progressé de 2,7 %, tandis que le PIB réel a crû de 2,5 % au cours de la même période. De 2014 à 2016, la situation inverse s'est produite en raison du recul des prix du pétrole.

En combinant les facteurs intérieurs et étrangers, le RNB réel fournit un signal distinct en période de volatilité des taux de change, des prix des produits échangés et de l'entrée nette de revenus. Par conséquent, cette mesure devrait être prise en considération conjointement avec le PIB réel dans le cadre de toute analyse économique éclairée.







  Note aux lecteurs

Pour obtenir des renseignements sur la désaisonnalisation, voir le document intitulé Données désaisonnalisées — Foire aux questions.

Les variations en pourcentage des statistiques relatives aux dépenses (comme les dépenses personnelles, l'investissement, les exportations et les importations) sont calculées à partir de mesures en volume qui sont corrigées en fonction des variations de prix. Les variations en pourcentage des statistiques relatives aux revenus et des statistiques relatives au mouvement de fonds (comme le revenu du travail, les bénéfices des sociétés, les emprunts hypothécaires et le financement total obtenu) sont calculées à partir de valeurs nominales, ce qui signifie qu'elles ne sont pas corrigées en fonction des variations de prix.

Il existe deux façons d'exprimer le taux de croissance du produit intérieur brut (PIB) et d'autres séries chronologiques comprises dans le présent communiqué :

  1. À moins d'indication contraire, les taux de croissance compris dans le présent communiqué représentent la variation en pourcentage dans la série d'un trimestre au suivant, par exemple du premier trimestre de 2017 au deuxième trimestre de 2017.
  2. La croissance trimestrielle peut être exprimée à un taux annuel au moyen d'une formule de croissance composée, tout comme le taux d'intérêt mensuel peut être exprimé à un taux annuel. L'utilisation du taux de croissance à un taux annuel facilite la comparaison avec les statistiques officielles sur le PIB des États-Unis. Le taux de croissance trimestriel et le taux de croissance trimestriel annualisé devraient être interprétés comme une indication de la tendance la plus récente du PIB.

Révisions

Les données du PIB du deuxième trimestre de 2017 sont diffusées en même temps que les données révisées du premier trimestre de 2017. Ces données intègrent des données nouvelles et révisées et des données mises à jour des tendances saisonnières.

Tableaux de données CANSIM en temps réel

Les tableaux de données CANSIM en temps réel 380-8063 et 380-8064 seront mis à jour le 11 septembre. Pour obtenir plus de renseignements, consultez le document Tableaux de données CANSIM en temps réel.

Prochaine diffusion

Les données du PIB selon les revenus et dépenses du troisième trimestre seront diffusées 1er décembre.

Produits

Le document « Révisions apportées aux comptes des revenus et dépenses trimestriels : 1961 à 1980 », qui fait partie de la collection Les nouveautés en matière de comptes économiques canadiens (Numéro au catalogue13-605-X), est maintenant accessible.

Le module Système des comptes macroéconomiques, accessible sous l'onglet Parcourir par ressource clé de notre site Web, offre un portrait à jour des économies nationale et provinciales et de leur structure.

Le Guide méthodologique : Système canadien des comptes macroéconomiques (Numéro au catalogue13-607-X) est également accessible.

Le Guide de l'utilisateur : Système canadien des comptes macroéconomiques (Numéro au catalogue13-606-G) est aussi accessible.

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