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Le travail au Canada : faits saillants du Recensement de 2016

Diffusion : 2017-11-29

Statistique Canada diffuse aujourd'hui des données sur le marché du travail canadien tirées du Recensement de 2016.

Depuis 2006, les habitudes de travail des Canadiens ont évolué au rythme des changements sociaux et économiques, lesquels ont eu une incidence sur le marché du travail. Des changements comme le vieillissement de la population, l'immigration, la crise financière de 2008-2009, les technologies d'automatisation et la participation sans cesse croissante des femmes présentent de nouveaux défis et de nouvelles possibilités pour les Canadiens sur le marché du travail.

Faits saillants

Davantage de personnes travaillent après l'âge de 65 ans. Près d'un Canadien sur cinq de 65 ans et plus a déclaré avoir travaillé à un moment donné en 2015. Cette proportion était près du double de celle enregistrée en 1995. En 2015, 5,9 % des personnes âgées ont travaillé toute l'année à temps plein. Il s'agit de la plus forte proportion depuis que des mesures comparables ont été introduites dans le Recensement de 1981.

Un moins grand nombre d'hommes du principal groupe d'âge actif (les 25 à 54 ans) travaillent à temps plein toute l'année. En 2015, 56,2 % des hommes de 25 à 54 ans ont travaillé à temps plein toute l'année, ce qui représente une baisse par rapport à 63,3 % dix ans plus tôt; il s'agit de la plus faible proportion depuis 1980 — la première année de référence pour laquelle des données comparables ont été recueillies. La proportion de femmes du principal groupe d'âge actif qui ont travaillé à temps plein toute l'année a aussi diminué, mais dans une moindre mesure.

De 2006 à 2016, le taux d'emploi a reculé, passant de 62,6 % à 60,2 %.

Les provinces des Prairies, ainsi que le Yukon et les Territoires du Nord-Ouest, ont connu les taux d'emploi les plus élevés en 2016, tandis que Terre-Neuve-et-Labrador et le Nunavut ont enregistré les taux les plus faibles. De telles différences sont attribuables en partie à des variations dans la structure par âge et les tendances migratoires dans l'ensemble du pays.

Les immigrants représentaient près du quart de la population active du Canada en 2016. Les immigrants récents du principal groupe d'âge actif (ceux qui se sont établis au cours des cinq années précédentes) présentaient un taux d'emploi de 68,5 %, en hausse par rapport à 67,0 % en 2006. Pendant la même période, le taux d'emploi des membres du principal groupe d'âge actif nés au Canada ou ayant immigré plus de cinq ans auparavant a diminué.

De 2006 à 2016, les taux d'emploi ont augmenté chez les femmes du principal groupe d'âge actif de la population de Métis et ils se sont maintenus chez les femmes des Premières Nations de 25 à 54 ans vivant hors réserve. Le taux d'emploi a diminué chez les autres groupes autochtones du principal groupe d'âge actif.

Les jeunes âgés de 15 à 24 ans étaient moins susceptibles de travailler en 2016 qu'en 2006, et la baisse du taux d'emploi était plus grande chez les jeunes hommes que chez les jeunes femmes. De plus, l'activité sur le marché du travail a régressé autant pour ceux qui ont déclaré fréquenter l'école que pour ceux qui ne la fréquentaient pas.

Poursuivant une tendance amorcée il y a plus de 50 ans, la croissance de l'emploi a été plus forte dans le secteur des services de 2006 à 2016, plus particulièrement dans les soins de santé et l'assistance sociale ainsi que dans le commerce de détail. Parallèlement, moins de personnes travaillaient dans le secteur de la production de biens.

D'importants écarts entre les hommes et les femmes ont été observés parmi les catégories professionnelles, les femmes étant quatre fois plus nombreuses que les hommes dans les professions en croissance du secteur de la santé, tandis que les hommes étaient trois fois plus nombreux que les femmes dans les professions du secteur de la haute technologie. Les disparités entre les hommes et les femmes dans le secteur de la gestion ont persisté, les hommes occupant 62,2 % des emplois dans cette catégorie. Parallèlement, des changements ont été observés dans les types de profession qu'exercent les hommes et les femmes dans le secteur de la gestion.

Une plus grande proportion de personnes de 65 ans et plus travaillent

Près d'un Canadien sur cinq (19,8 %) de 65 ans et plus a déclaré avoir travaillé à un moment donné en 2015. C'est presque le double de la proportion de 1995, la majeure partie de la hausse provenant du travail pendant une partie de l'année ou du travail à temps partiel. En 2015, 25,7 % des hommes et 14,6 % des femmes de 65 ans et plus ont déclaré avoir travaillé.

Les taux d'emploi chez les personnes âgées peuvent être attribuables à plusieurs changements de nature sociale et économique. Certains peuvent travailler après l'âge traditionnel de la retraite par choix, d'autres par nécessité. Des facteurs comme des niveaux de scolarité plus élevés sont associés à des niveaux d'emploi plus élevés chez les personnes âgées. Des taux d'emploi plus élevés pourraient aussi être liés à une augmentation des niveaux d'endettement des Canadiens âgés, à de meilleurs salaires et à des perspectives d'emploi plus favorables, à un meilleur état de santé et à un marché du travail de plus en plus axé sur le secteur des services, qui nécessite moins de travail manuel.

Graphique 1  Graphique 1: La proportion des personnes âgées au travail a augmenté, Canada, 1980 à 2015
La proportion des personnes âgées au travail a augmenté, Canada, 1980 à 2015

En 2015, 5,9 % des personnes âgées ont travaillé à temps plein toute l'année. Il s'agit de la plus forte proportion depuis que des mesures comparables ont été introduites dans le Recensement de 1981. Les Canadiens de 65 ans et plus titulaires d'un baccalauréat ou d'un grade supérieur et ceux ne disposant d'aucun revenu d'un régime de retraite privé étaient plus susceptibles de travailler que les autres personnes âgées.

Les personnes de 65 ans et plus des territoires, de la Saskatchewan, de l'Alberta et de l'Île-du-Prince-Édouard étaient les plus susceptibles de travailler en 2015. Par ailleurs, celles de Terre-Neuve-et-Labrador, du Québec et du Nouveau-Brunswick étaient les moins susceptibles de le faire. À l'échelle du pays, les personnes âgées vivant dans des régions rurales étaient plus susceptibles de travailler que celles vivant ailleurs. L'emploi chez les Canadiens âgés du secteur de l'agriculture a une incidence sur les résultats.

La hausse de l'emploi chez les personnes âgées est importante, car elle permet de compenser l'incidence du vieillissement de la population. De 2006 à 2016, le nombre de Canadiens de 65 ans et plus s'est accru de 36,6 %, tandis que le nombre de Canadiens de 15 à 64 ans a augmenté de 7,7 %. En 2016, 19,1 % des personnes de 15 ans et plus avaient 65 ans et plus. Selon le scénario de croissance faible des plus récentes projections démographiques de Statistique Canada, cette proportion pourrait atteindre 29,3 % d'ici 2036.

Le revenu médian d'emploi des Canadiens âgés qui travaillent a augmenté considérablement depuis 2005. Les Canadiens âgés de 65 à 74 ans qui ont travaillé toute l'année à temps plein ont vu leur revenu médian d'emploi augmenter de 30,6 %; en dollars constants de 2015, il est passé de 33 842 dollars à 44 193 dollars. Les Canadiens de 65 à 74 ans qui ont travaillé une partie de l'année ou à temps partiel ont vu leur revenu médian d'emploi augmenter de 20,8 % (de 11 816 dollars à 14 274 dollars).

Pour en savoir davantage au sujet de l'emploi des Canadiens âgés, veuillez consulter le document intitulé Les personnes âgées au travail au Canada, qui fait partie de la série Recensement en bref.

Moins d'hommes et de femmes de 25 à 54 ans travaillaient à temps plein durant toute l'année en 2015

Pendant la période de 2005 à 2015, une tendance globale a été observée : l'emploi à temps plein toute l'année a fait place à l'emploi à temps partiel ou pendant une partie de l'année. La diminution de l'emploi à temps plein toute l'année au profit de l'emploi à temps partiel et pendant une partie de l'année est liée à une combinaison de changements sociaux et économiques, comme la crise financière de 2008-2009 et les technologies d'automatisation, qui ont eu une incidence sur le marché du travail. Cette diminution coïncide également avec l'adoption d'horaires de travail variables, qui découle d'un choix personnel, au détriment des horaires traditionnels.

En 2015, 56,2 % des hommes de 25 à 54 ans ont travaillé à temps plein toute l'année, en baisse par rapport à 63,3 % dix ans plus tôt; il s'agit de la plus faible proportion depuis 1980, la première année de référence pour laquelle des statistiques comparables ont été recueillies.

La proportion de femmes du principal groupe d'âge actif qui ont travaillé à temps plein toute l'année a aussi diminué, mais d'une façon moins marquée. En 2015, 43,7 % des femmes de ce groupe d'âge ont travaillé à temps plein toute l'année, en baisse par rapport à 46,4 % en 2005.

Graphique 2  Graphique 2: La proportion des hommes de 25 à 54 ans travaillant toute l'année à temps plein a diminué, Canada, 1980 à 2015
La proportion des hommes de 25 à 54 ans travaillant toute l'année à temps plein a diminué, Canada, 1980 à 2015

Graphique 3  Graphique 3: Activité sur le marché du travail des hommes de 25 à 54 ans, Canada, 2005 et 2015
Activité sur le marché du travail des hommes de 25 à 54 ans, Canada, 2005 et 2015

Graphique 4  Graphique 4: Activité sur le marché du travail des femmes de 25 à 54 ans, Canada, 2005 et 2015
Activité sur le marché du travail des femmes de 25 à 54 ans, Canada, 2005 et 2015

Pendant la même période, la proportion des hommes du principal groupe d'âge actif qui n'ont pas travaillé du tout pendant l'année a augmenté, passant de 8,3 % à 10,0 %, mais la proportion est demeurée relativement stable pour les femmes, à 17,6 %.

Les tendances régionales en matière de taux d'emploi s'expliquent par les changements relatifs à la population et aux migrations

En mai 2016, 17,2 millions de personnes occupaient un emploi au Canada. Le taux d'emploi, à savoir la proportion de travailleurs par rapport à la population totale de 15 ans et plus, était de 60,2 %, en baisse par rapport à 62,6 % en mai 2006.

Le taux d'emploi a varié considérablement au Canada en 2016, en raison d'un certain nombre de facteurs, notamment la croissance dans certaines industries comme celle du pétrole, la structure par âge des provinces et des territoires et les tendances migratoires des 10 dernières années.

Les taux d'emploi en 2016 étaient supérieurs à la moyenne nationale dans les Prairies, l'Alberta venant en tête, à 65,4 %, suivie de la Saskatchewan (63,5 %) et du Manitoba (61,7 %). Ce phénomène peut s'expliquer par une croissance migratoire qui y est supérieure à la moyenne nationale, les gens s'y installant en raison des perspectives d'emploi. Dans chacune de ces provinces, toutefois, le taux d'emploi était plus bas qu'en 2006, en raison notamment de l'effet de la baisse du prix du pétrole sur l'économie.

Les taux d'emploi les plus faibles ont été observés à Terre-Neuve-et-Labrador (49,5 %) et au Nunavut (53,6 %). Ces deux régions présentaient aussi les taux les plus faibles en 2006.

En mai 2016, le Yukon (68,5 %) présentait le taux d'emploi le plus élevé au Canada, suivi des Territoires du Nord-Ouest (66,2 %). Les deux territoires ont des populations jeunes et en croissance, et les deux présentaient en 2016 certaines des proportions les plus fortes de travailleurs qui vivaient dans une autre province ou un autre territoire cinq ans auparavant, ce qui indique que de nombreuses personnes sont attirées vers ces régions précisément par les emplois.

De toutes les régions métropolitaines de recensement (RMR), celles des Prairies avaient généralement des taux d'emploi supérieurs à la moyenne. Regina présentait le taux le plus élevé (66,8 %), suivie de Saskatoon (66,5 %) et de Calgary (66,5 %). Les taux d'emploi les plus faibles ont été observés à Saguenay (54,5 %), à Trois-Rivières (55,1 %), à Windsor (55,3 %) et à Peterborough (55,3 %).

Les différences entre les trois RMR présentant les taux les plus élevés et celles présentant les taux les plus faibles s'expliquaient en partie par la répartition de la population selon l'âge, les RMR présentant les taux d'emploi les plus faibles avaient une population de base plus âgée. Les différences observées dans les taux étaient aussi liées à la force économique générale des provinces axées sur les ressources, comme l'Alberta et la Saskatchewan, et à une certaine faiblesse de l'économie des provinces de l'Ontario et du Québec historiquement axée sur la fabrication.

Graphique 5  Graphique 5: Taux d'emploi, selon la région métropolitaine de recensement, du plus élevé au plus faible, Canada, 2016
Taux d'emploi, selon la région métropolitaine de recensement, du plus élevé au plus faible, Canada, 2016

Dans les trois plus grandes RMR, les taux d'emploi étaient légèrement supérieurs à la moyenne nationale. Vancouver arrivait en tête, à 61,8 %, suivie de près de Toronto (61,2 %) et de Montréal (61,0 %).

Les immigrants représentaient près du quart de la population active

De 2006 à 2016, environ les deux tiers de la croissance de la population canadienne étaient attribuables à l'accroissement migratoire (la différence entre le nombre d'immigrants et le nombre d'émigrants). De même, l'augmentation de la population active était en grande partie attribuable à l'immigration; les immigrants représentaient 23,8 % de la population active en 2016, en hausse par rapport à 21,2 % en 2006.

En 2016, les immigrants constituaient la moitié de la population active de Toronto. Vancouver venait au deuxième rang à ce chapitre, les immigrants représentant 43,2 % de sa population active, et elle était suivie de Calgary (32,5 %).

La contribution des immigrants au marché du travail du Canada est une composante importante des stratégies visant à compenser le vieillissement de la population, qui pourrait autrement mener à une diminution du bassin de travailleurs et à des pénuries de main-d'œuvre. De nombreux immigrants sont acceptés au Canada en fonction de leurs compétences et de leurs études.

En mai 2016, 68,5 % des immigrants récents de 25 à 54 ans occupaient un emploi, comparativement à un taux d'emploi de 79,5 % pour les immigrants du principal groupe d'âge actif qui se sont établis plus de cinq ans avant le Recensement, et de 82,0 % pour les personnes nées au Canada. Chez les immigrants récents de ce groupe d'âge, 79,6 % des hommes occupaient un emploi, comparativement à 58,6 % des femmes.

Bien que le taux d'emploi des immigrants récents du principal groupe d'âge actif ait été inférieur à celui des autres immigrants et des personnes nées au Canada, il a tout de même augmenté, passant de 67,1 % en 2006 à 68,5 % en 2016. Parmi les immigrants récents du principal groupe d'âge actif, le taux d'emploi des femmes est passé de 56,8 % en 2006 à 58,6 % en 2016, et celui des hommes est passé de 78,7 % à 79,6 %. En revanche, pour les hommes du principal groupe d'âge actif nés au Canada, ainsi que pour les femmes et les hommes immigrants non récents, les taux d'emploi ont connu une baisse au cours de la période de 10 ans.

Les taux d'emploi ont augmenté chez les femmes de la population de Métis et se sont maintenus chez les femmes des Premières Nations vivant hors réserve

Tel qu'il est indiqué dans la « diffusion du Recensement sur les peuples autochtones », les Autochtones représentent 4,9 % de la population et constituent l'une des populations dont la croissance est la plus rapide au Canada. Cependant, les Autochtones du principal groupe d'âge actif présentent des taux d'emploi nettement inférieurs aux autres groupes.

En 2016, les taux d'emploi des Autochtones âgés de 25 à 54 ans variaient entre 47,0 % pour les membres des Premières Nations vivant dans une réserve et 74,6 % pour les Métis. Le taux d'emploi des hommes autochtones était supérieur à celui des femmes autochtones pour tous les groupes autochtones, à l'exception des femmes inuites vivant dans l'Inuit Nunangat et des femmes des Premières Nations vivant dans une réserve.

La plupart des taux d'emploi pour les groupes autochtones du principal groupe d'âge actif ont diminué de 2006 à 2016. Deux exceptions ont cependant été observées : le taux d'emploi des femmes des Premières Nations vivant hors réserve est demeuré stable, à 61,5 %, et celui des femmes de la population de Métis a augmenté de 2,0 points de pourcentage, pour s'établir à 72,4 %.

Graphique 6  Graphique 6: Taux d'emploi des hommes âgés de 25 à 54 ans, selon l'identité autochtone et la résidence, Canada, 2006 et 2016
Taux d'emploi des hommes âgés de 25 à 54 ans, selon l'identité autochtone et la résidence, Canada, 2006 et 2016

Graphique 7  Graphique 7: Taux d'emploi des femmes âgées de 25 à 54 ans, selon l'identité autochtone et la résidence, Canada, 2006 et 2016
Taux d'emploi des femmes âgées de 25 à 54 ans, selon l'identité autochtone et la résidence, Canada, 2006 et 2016

L'emploi des jeunes a connu un recul

En 2016, on dénombrait, pour un deuxième recensement consécutif, moins de personnes âgées de 15 à 24 ans (4,3 millions) que de personnes âgées de 55 à 64 ans (4,9 millions).

Cette situation peut entraîner de nombreux défis, notamment en matière de renouvellement de la main-d'œuvre, de transfert des connaissances, de rétention en emploi, de formation continue ainsi que de productivité du travail.

Le taux d'emploi chez les jeunes âgés de 15 à 24 ans a connu un recul, passant de 57,2 % en 2006 à 51,9 % en 2016. Les jeunes hommes étaient moins susceptibles que les jeunes femmes de travailler en 2016, tout comme en 2006. Le taux d'emploi chez les jeunes hommes a reculé de 6,1 points de pourcentage au cours de cette période pour s'établir à 50,7 %, tandis qu'il a diminué de 4,4 points de pourcentage chez les jeunes femmes, pour s'établir à 53,1 %.

Le taux d'emploi global chez les jeunes était supérieur au Québec (54,8 %) et en Alberta (54,4 %). Dans les provinces et les territoires, les jeunes hommes du Yukon (54,6 %) et les jeunes femmes du Québec (56,8 %) étaient les plus susceptibles de travailler. Le taux d'emploi chez les jeunes était le plus faible au Nunavut (32,0 %) et à Terre-Neuve-et-Labrador (42,8 %).

Le pourcentage de jeunes âgés de 15 à 24 ans travaillant à temps plein durant toute l'année a aussi diminué, passant de 13,8 % en 2005 à 11,5 % en 2015. Ce recul est en partie attribuable à des facteurs sociaux et économiques, tels que l'augmentation du taux de fréquentation scolaire et l'entrée plus tardive des jeunes sur le marché du travail comparativement aux générations précédentes. L'activité sur le marché du travail a toutefois régressé autant pour ceux qui ont déclaré fréquenter l'école que pour ceux qui ne la fréquentaient pas.

Parmi les jeunes âgés de 15 à 24 ans fréquentant l'école, la proportion de ceux qui ont travaillé pendant une partie de l'année ou à temps partiel a elle aussi diminué de 2005 à 2015, baissant de 4,4 points de pourcentage pour s'établir à 56,3 %. Dans ce groupe, la proportion des jeunes qui n'ont pas travaillé du tout a augmenté de 5,8 points de pourcentage pendant la même période. Le taux d'emploi des jeunes travaillant une partie de l'année ou à temps partiel et qui n'ont pas fréquenté l'école était semblable en 2005 et en 2015.

La croissance de l'emploi était plus forte dans les industries de services

Poursuivant une tendance amorcée il y a plus de 50 ans, la croissance de l'emploi a été plus forte dans les industries de services. De 2006 à 2016, l'emploi dans le secteur des services a augmenté de 12,0 %, pour s'établir à 13,7 millions. Parallèlement, l'emploi dans le secteur des biens a diminué de 5,3 % et s'est établi à 3,5 millions. En mai 2016, près de quatre travailleurs sur cinq (79,7 %) travaillaient dans le secteur des services, en hausse par rapport à 76,1 % de la population active en 1996.

De tous les secteurs d'activité, le secteur des soins de santé et de l'assistance sociale était en 2016 l'employeur le plus important, suivi du commerce de détail. Un peu plus de deux millions de personnes, représentant 12,1 % de l'ensemble des travailleurs, travaillaient dans les soins de santé et l'assistance sociale. Le commerce de détail représentait un peu moins de deux millions de travailleurs, ou 11,5 % de l'ensemble des travailleurs.

Le secteur de la fabrication venait au troisième rang (8,8 %) en 2016, un peu plus de 1,5 million de personnes y travaillant. En 2006, le secteur de la fabrication affichait la plus forte proportion de travailleurs, représentant 11,9 % de l'ensemble des emplois. Comparativement à 2006, 385 200 personnes de moins (-20,3 %) travaillaient dans la fabrication en 2016.

De 2006 à 2016, l'emploi dans les industries de services a progressé dans chaque province et territoire. Pendant la même période, l'emploi dans le secteur des biens n'a augmenté qu'à Terre-Neuve-et-Labrador, en Saskatchewan, en Alberta, au Yukon et au Nunavut. Dans la plupart de ces régions, les augmentations dans le secteur des biens étaient concentrées dans la construction et, dans une moindre mesure, dans l'extraction minière, l'exploitation en carrière et l'extraction de pétrole et de gaz. En Alberta, l'emploi dans l'extraction minière, l'exploitation en carrière et l'extraction de pétrole et de gaz a reculé de 5,0 % de 2006 à 2016, en raison notamment de la croissance modeste attribuable à la volatilité des prix mondiaux du pétrole pendant cette période.

La profession la plus courante était celle de vendeur dans le commerce de détail

Les emplois les plus courants au Canada en 2016 figuraient dans la grande catégorie professionnelle des ventes et des services, ce qui a poursuivi une tendance amorcée au cours des décennies précédentes. Ces emplois comprenaient ceux de serveurs au comptoir, de préposés de stations-service et de commis d'épicerie. De nombreux travailleurs de la catégorie des ventes et services travaillaient à temps partiel. L'âge médian (36,7 ans) des titulaires de ces emplois figurait parmi les plus bas de toutes les grandes catégories professionnelles. Un peu plus d'une femme sur quatre occupait un emploi dans les ventes et les services, comparativement à environ un homme sur cinq.

En 2016, la profession la plus courante était celle de vendeur, 626 775 personnes occupant un tel emploi. Ces personnes représentaient 3,6 % de l'ensemble des travailleurs, et leur âge médian était de 33,1 ans. C'était aussi la profession la plus courante en 2006. La profession de directeur dans le commerce de détail et de gros venait au deuxième rang des professions les plus courantes en 2016, représentant 387 320 personnes (2,2 % de l'ensemble des travailleurs), dont l'âge médian était de 45,7 ans.

Parmi les femmes, les vendeuses dans le commerce de détail représentaient 355 620 personnes, ou 4,3 % de l'ensemble des travailleuses. Venaient ensuite les infirmières autorisées et les infirmières psychiatriques autorisées (3,2 %), les caissières (3,1 %), les enseignantes aux niveaux primaire et préscolaire (2,9 %) et les adjointes administratives (2,8 %).

Chez les hommes, la profession la plus courante était celle de conducteur de camions de transport; elle était occupée par 278 505 personnes, représentant 3,1 % de l'ensemble des travailleurs masculins. Venaient ensuite les vendeurs dans le commerce de détail (3,0 %), les directeurs dans le commerce de détail et de gros (2,5 %), les concierges et surintendants d'immeubles (1,8 %) et les aides de soutien des métiers et manœuvres en construction (1,7 %).

Graphique 8  Graphique 8: Proportion dans certaines professions à 4 chiffres, selon les 10 principales professions pour les hommes, Canada, 2016
Proportion dans certaines professions à 4 chiffres, selon les 10 principales professions pour les hommes, Canada, 2016

Graphique 9  Graphique 9: Proportion dans certaines professions à 4 chiffres, selon les 10 principales professions pour les femmes, Canada, 2016
Proportion dans certaines professions à 4 chiffres, selon les 10 principales professions pour les femmes, Canada, 2016

Les hommes plus nombreux que les femmes dans le domaine de la gestion

En mai 2016, un plus grand nombre de postes de gestion étaient occupés par des hommes que par des femmes (62,2 % par rapport à 37,8 %). Même si la proportion de femmes dans ces professions a légèrement progressé, passant de 36,5 % en 2006 à 37,8 % en 2016, d'importants écarts entre hommes et femmes ont persisté dans les professions de gestion en agriculture, dans la construction et dans la fabrication. Parallèlement, les femmes étaient plus nombreuses que les hommes dans les professions de gestion du secteur des finances, ainsi que dans le secteur de la publicité, du marketing et des relations publiques et celui de la santé et de l'enseignement.

Les femmes étaient quatre fois plus nombreuses que les hommes dans le secteur de la santé

Un peu moins d'un million de femmes occupaient un emploi dans la grande catégorie professionnelle de la santé. Comme lors des recensements précédents, les femmes étaient quatre fois plus nombreuses que les hommes dans le secteur de la santé, en raison principalement de la forte proportion de femmes dans les professions d'infirmières autorisées, d'infirmières auxiliaires et d'aides-infirmières.

Les femmes ont réalisé des progrès considérables dans le domaine de la médecine. En 2016, les omnipraticiens et les médecins spécialistes étaient plus susceptibles d'être des femmes comparativement à 20 ans auparavant. Dans le principal groupe d'âge actif (de 25 à 54 ans), 50,1 % des omnipraticiens et des médecins spécialistes étaient des femmes en 2016, en hausse par rapport à 34,0 % en 1996.

Les professions du secteur de la haute technologie en progression

Les nouvelles tendances dans le domaine de la technologie se reflètent dans le marché du travail canadien. L'emploi dans la catégorie hautement spécialisée des professionnels en informatique a progressé d'environ 56 000 travailleurs (+18,8 %) par rapport à 2006, pour s'établir à 353 550 travailleurs en 2016, ce qui représente 2,1 % de l'ensemble des emplois.

Les hommes représentaient un peu plus des trois quarts des professionnels en informatique (76,9 %) en 2016, un peu plus que la proportion de 74,2 % en 2006. L'âge médian dans cette catégorie professionnelle était de 40,9 ans, et variait entre 34,7 ans pour les concepteurs et les développeurs Web et 43,6 ans pour les analystes et les consultants en informatique, ainsi que pour les analystes et les administrateurs de données.

L'emploi pour les professionnels en informatique variait selon les régions, certains centres technologiques favorisant une plus forte proportion de tels travailleurs. L'emploi dans cette catégorie représentait 4,9 % de tous les emplois dans la RMR d'Ottawa–Gatineau, une proportion plus élevée que celle de toutes les autres régions. Parmi les autres RMR, Toronto venait au deuxième rang pour la proportion de professionnels en informatique par rapport à l'ensemble des emplois (3,7 %). Elle était suivie de Kitchener–Cambridge–Waterloo et de Québec.

L'article de la série Recensement en bref qui porte sur la scolarité, publié aujourd'hui, présente des renseignements supplémentaires sur les titulaires de diplômes en informatique et en sciences de l'information et leur situation sur le marché du travail.

L'histoire du Canada racontée en chiffres; #EnChiffres

Dans le but de souligner le 150e anniversaire du pays, Statistique Canada propose des instantanés de notre riche histoire statistique.

Le premier recensement après la Confédération a été réalisé en 1871. À cette époque, les professions étaient regroupées en six catégories. La catégorie de l'agriculture (48 %) et celle des industries (21 %) regroupaient les plus forts pourcentages de travailleurs. Parmi les 10 principales professions, les agriculteurs représentaient la plus forte proportion de travailleurs (47 %), suivis des manœuvres (12 %) et des servantes (4 %). En 2016, la catégorisation des professions avait évolué et reposait sur 10 grands regroupements au lieu des 6 initiaux; des professions disparues avaient été éliminées et de nouvelles professions avaient été ajoutées.

En raison des niveaux de scolarité plus élevés, de la mondialisation et des progrès technologiques observés au cours des 150 dernières années, la catégorie professionnelle, qui était la plus petite catégorie de professions en 1871 (4 % des emplois), a progressé pour représenter 19 % des emplois en 2016. Parallèlement, les travailleurs du secteur des ressources naturelles et de l'agriculture représentaient 2 % de l'ensemble des travailleurs en 2016, comparativement à environ la moitié de tous les travailleurs en 1871.

De même, en 1871, les charpentiers et les menuisiers représentaient la quatrième catégorie de travailleurs en importance, mais ils ne représentaient que 0,9 % des emplois en 2016. Les fabricants de chaussures et les forgerons, qui faisaient partie des 10 principales professions en 1871, ont presque disparu au 21e siècle.

Le français et l'anglais, vecteurs d'intégration au marché du travail

Des renseignements sur les langues utilisées au travail par les Canadiens en 2016 sont aussi diffusés aujourd'hui.

Les données sur la langue de travail confirment l'importance des langues officielles canadiennes, le français et l'anglais, comme langues de communication dans l'espace public. En effet, 99,2 % des Canadiens ayant occupé un emploi entre le 1er janvier 2015 et le 7 mai 2016 ont déclaré utiliser le français ou l'anglais au moins sur une base régulière au travail (19 804 505 personnes).

Le portrait de l'utilisation des langues au travail est plutôt stable dans l'ensemble du pays. La proportion de travailleurs qui ont déclaré utiliser l'anglais a crû entre 2006 (85,0 %) et 2016 (85,8 %), ce qui représente une croissance de 1 538 205 personnes. Au Canada hors Québec, 98,6 % des travailleurs ont déclaré utiliser l'anglais au moins sur une base régulière, et 9 travailleurs sur 10 ont déclaré utiliser uniquement l'anglais.

Le nombre de travailleurs utilisant le français a connu une croissance de près de 277 015 personnes, pour s'établir à 4 986 905 personnes en 2016. L'utilisation du français au travail a néanmoins connu un recul au Canada, passant de 25,7 % en 2006 à 25,0 % en 2016. Au Québec, l'utilisation prédominante du français au travail est passée de 82,0 % en 2006 à 79,7 % en 2016. Cette baisse s'est produite principalement au profit de l'utilisation du français et de l'anglais à égalité, qui est passée de 4,6 % en 2006 à 7,2 % en 2016.

Une croissance de l'utilisation de l'anglais au travail a été observée au Québec de 2006 (40,4 %) à 2016 (42,5 %). Cette croissance est attribuable à plusieurs facteurs, dont les croissances dans certaines professions où les personnes sont plus susceptibles d'utiliser l'anglais au travail (par exemple, la profession de programmeur informatique) et l'évolution de certains secteurs d'industrie (tel que celui des services professionnels, scientifiques et techniques). Cette croissance de l'utilisation de l'anglais au travail a aussi été observée dans certaines régions et certaines villes de la province. À l'échelle locale, ces croissances ne sont pas seulement attribuables aux facteurs mentionnés plus haut, mais également à ce qu'on observe dans les industries locales.

Moins de 5 % des travailleurs canadiens (970 910 personnes) ont déclaré utiliser une langue tierce au travail en 2016, soit comme langue utilisée le plus souvent au travail (2,3 %) ou comme langue secondaire utilisée sur une base régulière (2,6 %).

Au Nunavut, où l'inuktitut est une langue officielle au même titre que le français et l'anglais, près de 6 travailleurs sur 10 (59,1 %) utilisaient l'inuktitut, ce qui représente une baisse par rapport à 2006 (61,0 %).

Une analyse plus approfondie est présentée dans l'article Les langues de travail au Canada de la série Recensement en bref.

  Note aux lecteurs

Définitions et concepts

La mesure de l'activité sur le marché du travail contient les catégories suivantes :

  • Toute l'année à temps plein (a travaillé de 49 à 52 semaines, principalement à temps plein)
  • Toute l'année à temps partiel (a travaillé de 49 à 52 semaines, principalement à temps partiel)
  • Une partie de l'année et à temps plein (a travaillé moins de 49 semaines, principalement à temps plein)
  • Une partie de l'année et à temps partiel (a travaillé moins de 49 semaines, principalement à temps partiel)
  • N'a pas travaillé du tout pendant l'année de référence

Le travail « à temps plein » signifie généralement 30 heures de travail ou plus. Pour les besoins des produits analytiques sur le travail, « une partie de l'année ou à temps partiel » correspond aux catégories 2 à 4.

La variable de l'activité sur le marché du travail du Recensement complète les estimations mensuelles de l'activité sur le marché du travail tirées de l'Enquête sur la population active, car elle permet de recueillir des données sur « l'intensité » de l'emploi pendant une période de 12 mois. Il est par exemple possible d'établir une distinction entre les personnes qui ont travaillé à temps plein pendant toute l'année 2015 et celles qui ont travaillé à temps partiel ou qui ont travaillé pendant une partie de 2015.

« Immigrant récent » désigne un immigrant qui a obtenu le statut d'immigrant reçu ou de résident permanent pour la première fois au cours de la période de cinq ans ayant précédé un recensement donné.

« Immigrant non récent » désigne un immigrant qui a obtenu le statut d'immigrant reçu ou de résident permanent pour la première fois plus de cinq ans avant un recensement donné. Lors du Recensement de 2016, il s'agissait des immigrants qui ont obtenu le statut d'immigrant reçu avant le 1er janvier 2011.

Langue de travail

Le Recensement de la population comporte depuis 2001 une question à deux volets sur la ou les langues utilisées au travail. Le premier volet concerne la langue utilisée le plus souvent au travail (volet A). Le second volet concerne la ou les langues utilisées régulièrement au travail en plus de la langue principale, le cas échéant (volet B). Pour les deux volets, des réponses multiples sont acceptées.

L'expression « langues tierces » désigne toutes les langues autres que le français et l'anglais. Elle regroupe les langues autochtones, les langues immigrantes et les langues des signes. On retrouvera également dans certains produits de données l'expression « langues non officielles » qui désigne la même catégorie.

Produits et diffusions du Recensement de la population de 2016

Aujourd'hui, Statistique Canada diffuse la sixième série de résultats du Recensement de la population de 2016. Les résultats présentés portent sur la scolarité, le travail, le déplacement domicile-travail et la langue de travail au Canada.

Plusieurs produits du Recensement de 2016 sont également disponibles à compter d'aujourd'hui sur le module Web du Programme du Recensement. Ce module a été conçu pour donner un accès facile et sans frais aux données du recensement. L'information est organisée selon de grandes catégories de produits, qui comprennent les produits analytiques, les produits de données, les produits de référence, la géographie et un centre vidéo.

Les produits analytiques comportent un article de la série Recensement en bref qui porte sur l'activité des personnes âgées sur le marché du travail ainsi qu'un autre article qui montre l'évolution de l'utilisation du français, de l'anglais et des langues tierces au travail entre 2006 et 2016.

Les produits de données contiennent les résultats sur le travail pour un large éventail de régions géographiques normalisées, et ces résultats sont accessibles dans les Tableaux de données, le Profil du recensement et les Faits saillants en tableaux.

De plus, la Série « Perspective géographique » présente des données et des faits saillants sur des thèmes clés du présent article du Quotidien et des articles de la série Recensement en bref, et ce, pour divers niveaux géographiques.

Les produits de référence contiennent des renseignements permettant de mieux comprendre les données du recensement. Ces produits incluent le Guide du Recensement de la population, 2016, qui résume quelques aspects fondamentaux du recensement, et qui présente les taux de réponse et d'autres indicateurs de qualité. Ils comprennent également le Dictionnaire, Recensement de la population, 2016, qui présente les concepts et les variables du recensement, le Guide de référence sur le travail ainsi que le Guide de référence sur les langues qui expliquent les concepts du recensement ainsi que les modifications apportées au Recensement de 2016. Ces guides de référence contiennent également de l'information sur la qualité des données, la comparabilité historique et la comparaison avec d'autres sources de données. Tout au long du cycle de diffusion, le Dictionnaire et le Guide du Recensement de la population sont mis à jour en fonction des nouveaux renseignements.

Les produits et services géographiques liés au Programme du Recensement de 2016 peuvent être trouvés à la section Géographie. Y figurent notamment GéoRecherche, une application de cartographie interactive, ainsi que les cartes thématiques, qui présentent des données sur le travail pour le Canada selon les régions économiques.

Une infographie intitulée Canadiens ayant un emploi illustre également certaines constatations importantes, comme les variations du taux d'emploi toute l'année à temps plein en 2005 et en 2015 pour le Canada, les provinces et territoires, selon le groupe d'âge et le sexe, et la composition des familles.

Le public est invité à clavarder avec nos experts à ce sujet.

La présente diffusion du 29 novembre 2017 constitue la dernière grande diffusion de données du Recensement de la population de 2016. Veuillez consulter l'horaire de diffusion du Programme du Recensement de 2016 pour connaître la liste complète des thèmes des données qui ont été diffusées précédemment.

De même, vous pouvez visiter le module Web du Programme du recensement au cours des mois à venir pour rester au fait de la diffusion d'autres produits de données, qui s'ajouteront aux produits déjà diffusés pour dresser un portrait encore plus complet de la population canadienne.

Coordonnées des personnes-ressources

Pour obtenir plus de renseignements ou pour en savoir davantage sur les concepts, les méthodes et la qualité des données, communiquez avec nous au 514-283-8300 ou composez sans frais le 1-800-263-1136 (STATCAN.infostats-infostats.STATCAN@canada.ca) ou communiquez avec les Relations avec les médias au 613-951-4636 (STATCAN.mediahotline-ligneinfomedias.STATCAN@canada.ca).

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