Consultation des utilisateurs

15 avril 2015

Dans les films, les statisticiens sont souvent des personnages si profondément plongés dans les calculs qu’ils se perdent dans les données et ont de la difficulté à saisir le monde extérieur.

La vie à StatCan est toutefois bien différente d’une telle représentation cinématographique.

Nous ne cessons jamais de discuter, de poser des questions, d’explorer et de partager. Les discussions ont lieu avant, pendant et après les enquêtes ― ce qui établit un dialogue. Nous posons des questions sur les questions que nous nous posons ― ce qui produit une rétroaction. Nous examinons en profondeur tout ce que nous faisons ― ce qui en valide la pertinence. Et nous partageons nos découvertes ― ce qui en accroît la valeur.

Le récit qui suit a trait à deux divisions et à la manière dont elles tissent des liens avec les clients.

Dialogue sur la santé

Parmi les données importantes que recueille StatCan, les travaux de la Division de la statistique de la santé touchent de près la vie des Canadiens. La Division produit tout un éventail de renseignements sur la santé, dont les Indicateurs de la santé, la Statistique de l’état civil, le Registre canadien du cancer, l’Enquête canadienne sur les mesures de la santé et l’Enquête sur la santé dans les collectivités canadiennes.

Les membres de la Division de la statistique de la santé mènent des consultations approfondies. « Nous nous efforçons de faire en sorte que la composition de nos comités ne se limite pas à un type d’expertise en particulier, mais qu’elle contienne des points de vue variés », indique Josée Begin, directrice de la Division.

Par exemple, lors de la conception de la nouvelle Enquête canadienne sur la santé des enfants et des jeunes, certains membres de la Division ont mené des consultations en personne auprès de partenaires fédéraux, provinciaux et territoriaux du domaine de la santé dans l’ensemble du pays. De plus, ils ont demandé aux parties prenantes de soumettre leurs observations écrites. Ils ont également recueilli les commentaires de l’extérieur du domaine de la santé, notamment auprès de comités consultatifs sur l’éducation et la justice, auxquels ils ont demandé quelles seraient leurs trois recommandations et priorités principales au chapitre de la santé des enfants. « Même s’ils ne font pas partie du domaine de la santé, il existe un lien entre la santé, l’éducation et la justice; il s’agit d’une autre façon d’obtenir de la rétroaction et des conseils sur le contenu », ajoute Madame Bégin.

Grâce à ces travaux de consultation, des interviews qui auraient pu durer jusqu’à six heures ont été réduites graduellement pour devenir une enquête pilote de 40 minutes.

Un autre exemple a trait aux Indicateurs de la santé — élaborés en partenariat avec l’Institut canadien d’information sur la santé — qui représentent une compilation de plus de 80 indicateurs servant à mesurer l’état de santé, les déterminants non médicaux de la santé, le rendement et les caractéristiques du système de santé. Ces indicateurs sont produits à l’échelon des régions sociosanitaires ainsi qu’à l’échelle provinciale, territoriale et nationale.

Les consultations sur les indicateurs remontent jusqu’en 1998, alors que l’on avait réuni plus de 500 personnes — des administrateurs du domaine de la santé, des chercheurs, des fournisseurs de soins, des représentants des gouvernements, des groupes de défense en matière de santé et des consommateurs — pour déterminer les besoins au chapitre de l’information sur la santé. L’une des priorités mises en lumière était l’accès à des données comparatives de bonne qualité sur des indicateurs clés en matière de santé et de services de santé. Les priorités et les orientations du projet des indicateurs de la santé ont été réévaluées lors de conférences subséquentes tenues tous les cinq ans.

L’Enquête sur la santé dans les collectivités canadiennes est une autre enquête clé sur la santé qui donne lieu à de vastes consultations auprès des parties prenantes et des utilisateurs. On consulte également les provinces et les territoires par l’intermédiaire de comités consultatifs. Tout changement relatif à cette enquête — qu’il s’agisse du contenu ou de la méthodologie d’échantillonnage — doit être approuvé par un comité composé de trois sous‑ministres adjoints de Santé Canada, de l’Agence de la santé publique du Canada et de Statistique Canada. 

Dialogue sur les entreprises

Une autre division de Statistique Canada qui communique également constamment avec les parties prenantes clés est la Division de la fabrication et du commerce de gros.

« La communication va dans les deux sens. Nous pouvons aider ces parties prenantes à mieux comprendre les données, et elles peuvent nous aider à mieux comprendre l’industrie », déclare Andy Kohut, directeur de la Division de la fabrication et du commerce de gros.

En raison de l’explosion de l’information sur Internet, les clients peuvent obtenir des renseignements provenant de nombreuses sources, dont certaines sont plus fiables que d’autres. « Il est important de déterminer les principaux utilisateurs et d’établir des relations continues. Si les utilisateurs doivent préparer présentation sans perdre de temps, nous voulons qu’ils pensent d’abord à Statistique Canada. Nous voulons mettre en place des réseaux afin qu’il soit facile pour les utilisateurs de données de savoir avec qui communiquer; de cette manière, nous éliminons des obstacles à l’accès aux données. »

Grâce à cette même profusion de renseignements, il est beaucoup plus facile de valider des données et de déterminer les enjeux sur lesquels on doit se pencher. On trouve facilement sur Internet des articles des médias, des documents de recherche et des discours, lesquels servent de complément aux réunions périodiques avec les représentants des provinces et des territoires, les associations sectorielles, les chercheurs et les organismes statistiques internationaux.

Les répondants aux enquêtes, en particulier ceux des grands secteurs d’activité, sont également visés par les activités de communication. « Nous voulons qu’ils comprennent toute l’importance de leur société dans l’optique d’une industrie ou d’une province, ou même à l’échelle nationale, afin qu’ils prennent au sérieux la participation aux enquêtes et qu’ils nous fournissent des données de qualité. »

Ces consultations donnent lieu à des changements concrets. Par exemple, un examen du Programme de la statistique de l’énergie a mis en lumière des lacunes dans le programme existant ainsi que des enjeux nouveaux et émergents, comme les énergies renouvelables ou l’huile de schiste; cela a aussi permis de se faire une meilleure idée des priorités. Dans le but de mieux répondre aux besoins des utilisateurs et des fournisseurs de données, on a éliminé certains types de renseignements que l’on a remplacés par de nouveaux renseignements.

Les bonnes choses

Qu’il soit question de la santé des Canadiens ou de la santé de l’économie, chaque division procède à de vastes consultations sur une base régulière. Grâce à des examens périodiques, la planification de chaque programme se fait selon une approche stratégique structurée, et des correctifs sont apportés, le cas échéant.

Le statisticien en chef, Wayne R. Smith, pose souvent la question suivante : « Est‑ce que nous faisons les bonnes choses, et est‑ce que nous les faisons bien? »

Les vastes consultations menées de façon régulière jouent un rôle essentiel dans l’engagement de Statistique Canada de mettre à la disposition de ses utilisateurs et partenaires des données de grande qualité.

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