Statistique Canada vous appelle

16 juillet 2014

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Quelqu’un frappe à votre porte d’entrée. Vous attendez, vous demandant si le visiteur rebroussera chemin. On frappe de nouveau. Vous écartez le rideau pour voir qui est là, puis vous ouvrez doucement la porte.

Bonne nouvelle! C’est Statistique Canada!

Tous les jours au Canada, dans les grandes et petites villes et dans les fermes, des intervieweurs de Statistique Canada frappent aux portes, font des appels téléphoniques ou utilisent une application Web pour s’assurer que les questionnaires d’enquête sont aussi complets que possible. La collecte de renseignements est au cœur des activités de Statistique Canada. Et l’inclusion du plus grand nombre de personnes possible dans les résultats est essentielle pour la qualité des données.

Linda Harrison, une intervieweuse chevronnée comptant 20 années d’expérience à Mississauga, en Ontario, a commencé sa carrière d’intervieweuse quand ses enfants étaient jeunes. Cela lui permettait de conjuguer les responsabilités parentales et le travail aux enquêtes. Elle appréciait la souplesse, l’autonomie et le sentiment d’accomplissement que lui procurait son travail.

Elle n’a pas tardé à comprendre qu’elle avait le don de mettre les gens à l’aise, puisqu’elle communique facilement avec eux. Elle est de nature sociable, amicale et directe.

« Pour un intervieweur sur le terrain, l’essentiel du travail est de convaincre les gens de lui accorder du temps et de les persuader que les renseignements demandés sont précieux. Je dois les convaincre de m’inviter à entrer chez eux ou de me donner leur numéro de téléphone pour effectuer un suivi. Lorsque les gens comprennent l’importance des données recueillies, je me suis aperçue qu'ils répondent volontiers aux questions. »

Pourquoi moi?

Une des premières questions que posent les répondants est souvent : « Pourquoi moi? » En fait, dans la plupart des enquêtes sociales, on ne choisit pas des individus comme répondants, mais on choisit plutôt des adresses. Si aucun membre de votre ménage ne répond, Madame Harrison n’ira pas rendre visite à votre voisin ou à un ménage d’un autre quartier. Par conséquent, les données ne seront pas aussi fiables qu’elles pourraient l’être avec un échantillon complet.

Un autre aspect du travail de Madame Harrison consiste à expliquer aux personnes sélectionnées que remplir un questionnaire du recensement ou un questionnaire d’enquête fait partie du devoir civique et que les données recueillies sont importantes pour les activités de tous les ordres de gouvernements ainsi que pour celles des entreprises du secteur privé. Des données de grande qualité sont essentielles à la prise de décisions fondée sur des faits, qu’il s’agisse de concevoir un nouveau programme social, de construire une école ou de choisir l’emplacement d’une nouvelle résidence pour personnes âgées.

Lorsque Madame Harrison se présente chez un étranger, ce n’est pas exactement à l’improviste. Statistique Canada envoie une lettre à chaque ménage avant que les intervieweurs ne commencent leur tournée. Malgré tout, la visite peut sembler inopportune. « Un bon intervieweur ne doit pas avoir peur : il doit inspirer la confiance et parler avec assurance. Ce n’est pas un travail pour tout le monde », dit-elle.

Techniques d’enquête

Avant de se lancer sur le terrain, les intervieweurs suivent une formation sur la réalisation d’une enquête précise. « Le grand public est beaucoup plus informé qu’il ne l’était auparavant. Les gens sont beaucoup plus prudents et ils se préoccupent davantage de la confidentialité et du vol d’identité. Ils veulent vérifier les documents et s’assurer que la lettre est authentique. Je dois donc connaître toute l’information nécessaire sur les procédures d’enquête et sur l’utilisation des données afin de pouvoir transmettre ces renseignements au répondant », explique Madame Harrison.

Les intervieweurs apprennent aussi des techniques d’interview pour éviter d’introduire des biais directement ou indirectement, par le langage corporel.

Le travail a évolué au fil des ans. Par exemple, le questionnaire de l’Enquête sur les dépenses des ménages prenait autrefois une heure et demie à remplir, et les répondants devaient fournir des renseignements très détaillés sur leurs habitudes de dépenses. De nos jours, il faut beaucoup moins de temps pour remplir le questionnaire de l’enquête remaniée. Aussi, grâce au couplage sécurisé des données, les répondants n’ont plus à fournir les mêmes renseignements à divers ministères gouvernementaux.

L’arrivée de l’ordinateur portatif a aussi facilité la tâche des intervieweurs. Non seulement les résultats sont-ils compilés plus vite, mais la sécurité est également accrue. « L’ordinateur portatif est un outil exceptionnel. Il inspire le professionnalisme. Les gens savent que les données qui s’y trouvent sont chiffrées et que dès qu’on ferme l’appareil, les renseignements sont confidentiels », affirme-t-elle.

En revanche, les téléphones cellulaires ont compliqué le travail des intervieweurs, étant donné que les échantillons de StatCan sont fondés sur des adresses domiciliaires. Malgré cela, Madame Harrison estime que, une fois le contact établi, la génération qui n’utilise que le cellulaire comme moyen de communication accepte volontiers de participer aux enquêtes. Lors d’une visite récente dans un immeuble doté d’un service de sécurité et rempli de jeunes locataires, elle a observé que ces jeunes nous ouvraient volontiers la porte.

Tout comme de nombreux Canadiens, elle a un faible pour l’été. « Chaque année, j’attends avec impatience le changement d’heure. C’est tellement plus facile de joindre les ménages quand il fait jour. L’hiver est une saison difficile pour les intervieweurs. »

Évidemment, Madame Harrison accepte toujours de remplir les questionnaires d’enquête quand quelqu’un appelle chez elle pour lui en faire la demande. C’est l’empathie, bien sûr, qui la motive. Elle sait qu’il n’est pas facile de poser des questions à un étranger.

Cependant, un soupçon de curiosité l’incite à prêter attention à la façon dont les autres intervieweurs mènent des enquêtes et représentent leur entreprise. « J’adore mon travail. Je ne pourrais pas le faire bien si je ne l’aimais pas », dit-elle. Elle adore, entre autres,  obtenir des commentaires et trouver de nouveaux moyens pour alléger le fardeau des répondants, ce qui contribue à faire de la participation aux enquêtes une expérience positive.

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