Faire le suivi des finances publiques

17 juillet 2013

Qu'il s'agisse de grands postes de dépenses comme l'assurance-santé et l'éducation ou de banals trous dans la rue, la façon dont les administrations publiques perçoivent et utilisent l'argent des contribuables touche tous les Canadiens.

Le suivi que Statistique Canada fait des finances publiques remonte à l'époque précédant celle du Bureau fédéral de la statistique. Avec la complexité croissante de la société canadienne, Statistique Canada a amélioré la façon dont il mesure les finances publiques, rajuste les méthodes comptables, fait des mises au point et effectue des suivis.

Le prochain bond surviendra l'été prochain. En 2014, Statistique Canada publiera des données conformément aux nouvelles normes internationales contenues dans le programme des Statistiques de finances publiques (SFP), lequel fournit des statistiques normalisées et rationalisées — sur les revenus, les dépenses, l'actif et le passif — pour tous les ordres de gouvernement, y compris les entreprises publiques.

Les observateurs de StatCan savent que l'organisme a temporairement interrompu sa publication de statistiques détaillées de finances publiques depuis 2009, pendant que les ressources étaient canalisées vers la restructuration des SFP.

En quoi le changement est‑il important? Les spécialistes en politiques, les économistes, les utilisateurs et les fournisseurs de données, les institutions internationales, les universitaires, les chercheurs, les syndicats, la classe politique et les contribuables tirent tous parti de données de plus grande qualité sur les SFP. Les statistiques des recettes publiques qui proviennent du programme sont utilisées dans le cadre du programme de péréquation des gouvernements fédéral et provinciaux. Les administrations publiques utilisent également les statistiques de finances publiques à des fins analytiques, stratégiques et prévisionnelles.

« Les données sur les SFP seront plus robustes et plus utiles. Plus la qualité des données sera grande, meilleurs seront les résultats analytiques », affirme Philippe Samborski, un des chefs de l'équipe qui travaille depuis 2010 à la mise en œuvre des SFP.

Au‑delà de la qualité des données, les SFP offrent d'autres avantages :

Normes internationales

Les SFP constituent un vaste cadre élaboré par le Fonds monétaire international (FMI). Ils permettront aux utilisateurs d'établir plus aisément des comparaisons internationales.

Bien qu'il existe un mouvement mondial vers l'adoption des normes du FMI, Statistique Canada compte parmi les chefs de file adoptant leur mise en œuvre à grande échelle. Chaque pays doit s'efforcer de rendre les normes internationales applicables à ses circonstances particulières.

En fait, le changement fait en sorte de mettre les finances publiques sur un pied d'égalité avec d'autres importants programmes statistiques de StatCan, comme le produit intérieur brut, le Système de comptabilité nationale et la balance des paiements. De plus, l'harmonisation des SFP avec ces programmes mènera à l'établissement d'un ensemble unique de données gouvernementales de Statistique Canada.

De meilleures données provinciales

Les SFP continueront de rendre les données comparables entre les secteurs de compétence. Cela est important étant donné que les provinces et les administrations municipales présentent leurs finances de manière différente. Ainsi, un analyste de la Saskatchewan pourra examiner la situation au Manitoba et savoir que les mesures sont comparables.

En plus des classifications économiques des SFP, Statistique Canada mettra en œuvre la Classification des fonctions des administrations publiques (CFAP) des Nations Unies, un cadre qui présente les dépenses publiques selon la fonction. Celui-ci présente les données de manière quelque peu différente afin de montrer quelles sont les dépenses des gouvernements du Canada dans les domaines de la santé, de l'éducation et dans d'autres domaines d'envergure.

Analyse améliorée

Les SFP seront-elles comparables aux anciennes données? Il y aura certaines interruptions de séries de données dans la foulée de l'introduction des SFP en raison d'un changement apporté aux concepts et aux sources de données.

Qu'y gagnerons-nous? Meilleure qualité des données et plus de détails. Tout comme le ménage moyen fonctionne mieux quand tout le monde en connaît la situation financière, les données sur les SFP fourniront aux administrations publiques de meilleurs renseignements et plus de contexte pour gérer les ressources des Canadiens.

Le mois prochain : La classification des données

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