Promouvoir l'excellence en statistique

15 juin 2016

Statistique Canada collabore depuis longtemps avec d'autres organismes pour améliorer les capacités statistiques. Fournir de l'aide et du soutien aux programmes est également essentiel à l'engagement de l'organisme en matière de coopération internationale.

En avril 2016, Statistique Canada a souligné le premier anniversaire de sa toute dernière initiative internationale, soit le Projet régional d'avancement de la statistique dans les Caraïbes (PRASC). Financé par le Programme des Caraïbes d'Affaires mondiales Canada, le PRASC est un projet de sept ans qui vise à accroître les capacités des organismes nationaux de la statistique (ONS) dans 14 pays de la Communauté des Caraïbes (CARICOM).

Tradition d'échange

Bien que ce ne soit pas le premier projet d'assistance technique majeur de l'organisme — en 2012, Statistique Canada a mené à bien un projet de gestion de l'information statistique de 12 ans avec le Bureau national de la statistique de la Chine — il s'agit du plus important projet à ce jour, lequel dispose d'un budget de 19,5 millions de dollars.

Ce n'est pas non plus la première initiative de l'organisme dans la région. De 2011 à 2016, Statistique Canada a dirigé le Programme international en gestion des organismes statistiques en Afrique, en Amérique latine et dans les Caraïbes, un projet qui visait l'amélioration de la gouvernance des ONS.

L'engagement de Statistique Canada de fournir un soutien à la statistique provient en partie de son histoire. Comme l'a indiqué Wayne Smith, statisticien en chef du Canada, « Nous avons reçu l'aide d'autres pays pour façonner et bâtir notre premier bureau de statistique national. De là sont nés l'idée et le souhait de collaborer avec d'autres bureaux de statistique à l'étranger. »

Examen des contextes socioéconomiques

Le PRASC a été conçu en vue d'accroître l'établissement de mesures socioéconomiques et de soutenir l'élaboration de politiques fondées sur des données probantes. Le programme permettra également de suivre de près les principaux changements au chapitre de la croissance économique, de la pauvreté, de la santé, de l'éducation et de la migration, tant à l'échelle nationale que régionale.

En avril 2015, la Grenade a organisé la réunion inaugurale du PRASC pour présenter le projet aux États membres admissibles. L'honorable Oliver Joseph, ministre du Développement économique, du Commerce, de la Planification, des Coopératives et des Affaires internationales de la Grenade, s'est réjoui de l'initiative, déclarant que « ce projet pourrait nous diriger vers une révolution des données très imminente, compte tenu des défis que nous avons actuellement quant à nos systèmes statistiques. Il revient donc aux statisticiens de tirer pleinement profit de la présence de Statistique Canada dans notre région au cours des sept prochaines années. »

On compte parmi les participants au programme les pays suivants : Antigua‑et‑Barbuda, les Bahamas, la Barbade, le Belize, la Dominique, la Grenade, le Guyana, la Jamaïque, Montserrat, le Suriname, Saint-Kitts-et-Nevis, Saint‑Vincent‑et‑les Grenadines, Sainte-Lucie et Trinité-et-Tobago.

Apprentissage par la pratique

En recourant à une démarche d'« apprentissage par la pratique », le PRASC vient en aide dans quatre principaux secteurs, à savoir :

  • les systèmes de comptabilité nationale : accroître le respect des normes internationales;
  • les statistiques économiques : renforcer les infrastructures des enquêtes-entreprises;
  • les statistiques sociales : renforcer les infrastructures des enquêtes-ménages;
  • les communications et la diffusion de renseignements.

Des équipes spécialisées de Statistique Canada travaillent de concert avec des employés des ONS aux échelons national et régional afin de partager les connaissances, de concevoir des outils et d'améliorer les processus.

À l'échelle régionale, on organise des séminaires et des ateliers portant sur des sujets d'intérêt général. Bien que le PRASC finance uniquement la participation des pays admissibles, d'autres pays des Caraïbes sont aussi invités à y participer. En janvier 2016, le premier séminaire, qui portait sur le rôle fondamental des données administratives dans les statistiques officielles, a eu lieu à Trinité-et-Tobago.

À l'échelle nationale, les experts de Statistique Canada fournissent aux pays un soutien adapté aux besoins particuliers de chaque ONS. Par exemple, au cours de la dernière année, des réunions virtuelles hebdomadaires et quelques visites sur place ont aidé le Statistical Institute of Belize à remanier le questionnaire du Business Establishment Survey (une enquête auprès des établissements commerciaux). Pour le Statistical Institute of Jamaica, l'objectif était d'améliorer les méthodes de compilation afin de produire des données trimestrielles sur le produit intérieur brut et de tenir des séances de formation sur les relations avec les médias.

Planification du projet

La détermination, l'établissement des priorités et la programmation de missions pour 14 pays, dans quatre secteurs, sur une période de sept ans, exigent une organisation et une planification méticuleuses. Compte tenu de l'assistance technique que fournissent d'autres partenaires en matière de développement international dans la région, Statistique Canada doit non seulement établir des plans avec chaque ONS, mais aussi collaborer avec des partenaires pour garantir l'exécution efficace du projet.

À Statistique Canada, la logistique du projet est gérée par Danielle Lalande, de la Division de la coopération internationale et des méthodes statistiques institutionnelles.

L'équipe du PRASC espère contribuer à une tradition bien établie de coopération Sud‑Sud. « Nous essayons vraiment d'accroître la capacité statistique des organismes, d'améliorer leurs processus actuels et de leur fournir des outils pour appuyer leur travail. Notre objectif est de mettre en place une plateforme de partage d'information dont les outils sont à la disposition de tous les pays », a affirmé Madame Lalande.

Danielle Beaudoin, l'une des coordonnatrices de projets du PRASC, souligne aussi l'importance de la viabilité du projet : « Quelle que soit l'assistance technique que nous fournissons aux pays admissibles, l'ultime objectif est de faire en sorte que les ONS soient en mesure de poursuivre ces activités et ces capacités dans leur bureau et leur région ».

Au cours de sa première année, l'équipe du PRASC a établi et conclu 63 ententes de mise en œuvre de projets avec 13 pays; l'équipe a notamment dirigé des missions dans 11 pays, organisé cinq ateliers régionaux et infrarégionaux, tenu deux réunions du comité directeur du projet et a participé à sept activités organisées dans la région.

Avantages encore plus nombreux

Les pays de la CARICOM ne sont pas les seuls à tirer avantage du PRASC. Dans le cadre de la préparation de présentations pour les délégations de pays étrangers, les experts de Statistique Canada ont élaboré des documents qui serviront de nouveau pour la formation des recrues. À l'extérieur de leur cadre de travail habituel, les experts du PRASC se doivent d'être innovateurs. « Ayant devant nous un nouveau contexte et de nouveaux défis, nous devons réfléchir et examiner à nouveau la raison du travail que nous accomplissons. Cela vient confirmer de plus belle ce que nous réalisons », a indiqué Madame Lalande.

Si vous leur posez la question, les experts de Statistique Canada qui travaillent au PRASC vous diront aussi à quel point ils ont bénéficié de leur collaboration avec leurs collègues internationaux — on apprend autant que l'on en enseigne.

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