Transcription de la séance de clavardage sur les perceptions des Canadiens à l’égard des problèmes dans leur voisinage, 2014, qui a eu lieu le jeudi 3 mars 2016 de 12 h 30 à 13 h 30 HNE

Nota : Cette séance de clavardage était bilingue, ce qui veut dire que les participants pouvaient soumettre leurs questions en français ou en anglais. Statistique Canada respecte la Loi sur les langues officielles et s'engage à ce que les produits d'information disponibles soient d'égale qualité en français et en anglais. Pour cette raison, toutes les questions et les réponses ont été traduites dans l'autre langue officielle.

 Modérateur à 12:30:03
Bienvenue à tous! Cette séance de clavardage est bilingue, ce qui veut dire que vous pouvez soumettre vos questions en français ou en anglais. Nos experts tenteront d'y répondre dans les meilleurs délais et dans la langue dans laquelle la question a été posée.

 Jennifer Gotlieb à 12:40:11
Bonjour. Les réponses aux questions posées seront-elles affichées pour que toutes les parties connectées puissent les voir?

 Modérateur à 12:44:49
Oui, nos experts sont en train de répondre à toutes vos questions. Leurs réponses apparaîtront bientôt dans le fil du clavardage en direct. Merci de votre patience!

 nancy.worsfold@ottawa.ca à 12:34:09
Bonjour. Vos données sont-elles disponibles pour une analyse plus approfondie? Et l'échantillon est-il assez vaste pour montrer les variations selon le quartier à l'intérieur d'une ville? Merci.

 Adam Cotter à 12 h 49 min 17 s
Bonjour et merci pour votre question. Le fichier de données analytiques est accessible à partir de nos Centres de données de recherche, et nous diffuserons un fichier de microdonnées à grande diffusion l'été prochain. Pour ce qui est de la taille de l'échantillon, cela dépend de la ville et du quartier qui vous intéressent. Dans le rapport, nous présentons l'information au niveau de la région métropolitaine de recensement, mais le fichier contient également des données à des niveaux géographiques plus détaillés, comme les subdivisions et les secteurs de recensement, qui se rapprocheraient davantage des quartiers.

 melbernard à 12:37:23
Bonjour, nous voudrions savoir si des données plus détaillées par RMR pourraient être éventuellement disponibles? En fait le tableau 3 à la page 9 est très instructif, mais nous nous demandions si nous pouvions avoir les résultats détaillés autres que divisés dans les deux catégories (matériels et sociaux)? Merci

 Julie Sauvé à 12:52:23
Merci pour votre question,
Des données plus détaillées pourraient être obtenues pour les plus grandes RMR. Cependant, pour des désordres sociaux moins fréquents tels que des gens attaqués en raison de la couleur de leur peau, il est possible que les données ne soient pas diffusables.

 mquick à 12:30:48
À quelle échelle géographique les données sur les problèmes sont-elles diffusées (secteur de recensement, aire de diffusion, etc.)?

 Adam Cotter à 12 h 52 min 46 s
Bonjour et merci pour votre question. Concernant les problèmes, nous demandons aux répondants si les différents types de problèmes dans le voisinage sont de gros problèmes, des problèmes modérés ou de petits problèmes, ou s'il n'y a aucun problème de ce genre. Les réponses dépendent donc de la façon dont le répondant perçoit son quartier.
Lorsque nous examinons l'information selon certaines caractéristiques du quartier (voir, par exemple, le tableau 5), cette information se fonde sur le secteur de recensement (et sur la subdivision de recensement pour les régions non divisées en secteurs de recensement).

 jbrandon à 12:49:57
Est-il possible d'obtenir une ventilation des modifications dans la perception des quartiers pour des quartiers particuliers de chaque ville?

 Adam Cotter à 12 h 56 min 37 s
Bonjour et merci pour votre question. Les enquêteurs ne recueillent pas de renseignements au niveau du voisinage, mais il est possible d'examiner les données au niveau de la subdivision ou du secteur de recensement, les résultats étant assujettis à la taille de l'échantillon de la région d'intérêt. Ces questions étaient également incluses dans les versions 2004 et 2009 de l'Enquête sociale générale sur la victimisation.
Dans l'ensemble, les données ne se rapportaient pas à des quartiers particuliers, mais, lorsque nous avons comparé les résultats de 2004 à ceux de 2014, nous avons constaté que les perceptions des problèmes étaient relativement stables dans toutes les provinces.

 JasonBurggraaf à 12:39:06
Une ventilation par localité sera-t-elle disponible?

 Tamara Knighton à 12 h 57 min 11 s
Merci pour votre question. Lorsque les résultats sont présentés à un niveau de détail inférieur à celui des régions métropolitaines de recensement (RMR), la qualité des données risque d'être compromise. Il n'est donc pas prévu de ventiler les données à un niveau géographique plus détaillé pour le moment.

 ccotelus at 12:47:37
Merci pour votre réponse. Pourquoi les données sur la victimisation au niveau de la personne ou du voisinage n'ont-elles pas été incluses afin d'aider à prédire les problèmes perçus?

 Tamara Knighton à 13 h 7 min 27 s
Les auteurs d'un rapport antérieur ont examiné cette relation et constaté que les répondants qui signalaient la présence d'un problème social dans leur voisinage déclaraient un taux de victimisation avec violence près de trois fois plus élevé que celui déclaré par les répondants qui ne percevaient aucun problème social. Le rapport est accessible au lien suivant : Juristat – La victimisation criminelle au Canada, 2014.

 Taleen à 12:51:34
Avez-vous comparé les perceptions aux mesures réelles des caractéristiques des problèmes dans le voisinage?

 Adam Cotter à 13 h 9 min 43 s
Bonjour et merci pour votre participation. Les données du rapport sont basées sur les perceptions individuelles, qui ne reflètent pas nécessairement les conditions objectives. Il serait certainement intéressant d'explorer les perceptions en fonction de caractéristiques plus précises du voisinage, mais nous n'avons pas été en mesure de le faire au moyen de l'Enquête sociale générale sur la victimisation. Nous avons néanmoins essayé de tenir compte des caractéristiques du voisinage en examinant ses caractéristiques démographiques. Bien que ces caractéristiques ne permettent pas de mesurer les problèmes, elles fournissent des données contextuelles sur le voisinage et leurs liens avec les perceptions des problèmes.
Lorsque nous examinons les perceptions, nous tenons également compte de l'« effet de seuil » parfois mentionné dans les ouvrages universitaires. En substance, les mêmes conditions objectives peuvent être perçues comme un problème par une personne, mais pas par une autre. En effet, les perceptions des problèmes dépendent non seulement du nombre, de la fréquence et de la gravité des problèmes, mais aussi de la personnalité du répondant, de ses expériences, de son lieu de résidence, du moment où il répond aux questions et de beaucoup d'autres facteurs.

 Diane à 13:07:21
Comment le Canada se compare-t-il à l'international?

 Julie Sauvé à 13:14:40
Merci pour cette question,
Nous n'avons pas analysé cet aspect dans l'article qui vient d'être publié. Les différences existant entre divers pays pourraient par ailleurs être rattachées à plusieurs facteurs qui ne sont pas mesurés par l'enquête, comme une culture ou une histoire différente. Cependant, les questions figurant dans l'ESG canadienne sont basées sur les questions de l'enquête sur la criminalité de l'Angleterre et du Pays de Galles. Il faut noter toutefois que la formulation des questions comporte de légères différences.

 ccotelus à 13:04:21
Les résultats de la régression logistique présentés au tableau 7 ont-ils été estimés simultanément ou dans des modèles distincts pour chaque prédicteur?

 Adam Cotter à 13 h 16 min 18 s
Le modèle publié au tableau 7 a été estimé simultanément afin de déterminer les variables qui restaient associées à la perception d'un problème dans le voisinage, tous les autres facteurs étant égaux par ailleurs. Le premier modèle a été élaboré uniquement pour les caractéristiques du voisinage, tandis que le deuxième modèle incluait uniquement les caractéristiques démographiques. Le troisième modèle combinait ces variables et soumettait chaque variable à un test de signification, toutes les autres variables du modèle étant maintenues constantes à leur valeur moyenne.

 ccotelus at 12:32:46
Merci pour ce rapport exceptionnel. Existe-t-il des rapports comparables contenant les mêmes types d'analyses pour les années précédentes? Le cas échéant, quelles années couvrent-ils?

 Tamara Knighton à 13 h 16 min 26 s
Merci pour votre question. Je suis heureuse d'apprendre que vous avez apprécié le rapport. Un rapport semblable a été préparé à partir des données de 2004. Il est accessible au lien suivant : La vie dans les régions métropolitaines.

 ccotelus à 13:24:25
Merci pour ce clavardage instructif et pour le rapport!

 Modérateur à 13 h 25 min 49 s
De rien. Merci d'avoir participé à la séance!

 Modérateur à 13:23:37
Il reste du temps pour une question, ou deux! N'hésitez pas!

 ccotelus à 13:21:08
Savez-vous pourquoi la proportion de minorités visibles s'avère un prédicteur important de la perception d'un problème? Je sais que des résultats semblables ont été obtenus dans le contexte canadien.

 Adam Cotter à 13 h 29 min 46 s
C'est une question intéressante. Nous savons que la composition du voisinage est un des nombreux facteurs associés à la perception de problèmes dans le voisinage. Comme nous demandons seulement aux répondants s'ils perçoivent des problèmes dans le voisinage et non pourquoi ils ont cette impression, nos données n'indiquent pas les facteurs qui sous-tendent la perception.

 Taleen à 13:27:31
Merci pour la séance de clavardage. Une transcription sera-t-elle disponible pour référence ultérieure?

 Modérateur à 13 h 31 min 37 s
Oui, une transcription complète de la séance sera publiée sur notre site Web prochainement.

 Diane à 13:19:44
Qu'est-ce qui fait d'une chose donnée un « problème »?

 Julie Sauvé à 13:32:43
Merci pour la question,
Dans le cadre de l'enquête, lorsqu'une personne répond qu'un des phénomènes sociaux qui lui est présenté représente un gros problème ou un problème modéré, on considère qu'elle perçoit l'existence de problèmes dans le voisinage. Au contraire, lorsqu'une personne répond que l'aspect en question représente un petit problème ou ne pose pas du tout de problème, on considère qu'elle ne perçoit pas l'existence de problèmes dans son voisinage. Il est intéressant de prendre en considération "l'effet de seuil". En d'autres termes, la mesure des problèmes dans le voisinage est basée sur des perceptions et pas nécessairement sur des conditions objectives. L'effet de seuil désigne la notion voulant que le niveau auquel un comportement ou une situation devient problématique diffère aux yeux de chacun selon un certain nombre de facteurs.
L'effet de seuil rappelle par conséquent que les perceptions de problèmes sont basées non seulement sur le nombre, la fréquence ou la gravité de la situation, mais qu'elles sont en outre liées à la personnalité de la personne, à ses expériences, à son emplacement et même à la période de la journée.

 Modérateur at 13:32:55
La séance de clavardage est maintenant terminée. Merci pour vos questions et vos commentaires! Si nos experts n'ont pas eu la chance de répondre à votre question, nous communiquerons avec vous par courriel au cours des prochains jours ouvrables. La transcription complète de la séance de clavardage sera publiée sur notre site Web bientôt. Bonne journée!

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