Portrait des minorités de langue officielle au Canada

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Numéro de catalogue : Numéro de catalogue : 11-629-x

Numéro d'exemplaire : 2015010

Date de diffusion : 17 avril 2014
Portrait des minorités de langue officielle au Canada - Transcription

Description des éléments visuels

Introduction

Au Canada, le français et l'anglais ont le statut de langues officielles.

(Soixante-dix langues apparaissent à l'écran.)

Plus de 200 langues sont déclarées au recensement comme langue maternelle ou comme principale langue d'usage à la maison. L'évolution de cette grande diversité linguistique se fait dans un contexte de dualité linguistique.

(Un graphique avec des représentations de cinq femmes et cinq hommes apparaissent à l'écran ; deux de ceux-ci sont plus pâles que les autres pour représenter 8 personnes sur 10.)

Environ 98% de la population canadienne peut soutenir une conversation en anglais ou en français,

(Un graphique avec des représentations de cinq femmes et cinq hommes apparaissent à l'écran.)

huit personnes sur dix ont l'une ou l'autre de ces deux langues comme langue maternelle et près de 94% les parlent au moins

(Un graphique avec des représentations de plusieurs femmes et hommes apparaissent à l'écran. Six d'entre eux deviennent plus pâles.)

de façon régulière à la maison. À l'échelle nationale, le français est la langue officielle minoritaire.

(Un graphique avec des représentations de deux femmes et deux hommes apparaissent à l'écran ; trois d'entre eux sont plus pâles)

Près d'une personne sur quatre a cette langue comme langue maternelle ou comme langue d'usage à la maison et trois

(Un graphique avec des représentations de cinq femmes et cinq hommes apparaissent à l'écran.)

Canadiens sur dix peuvent parler cette langue. À l'échelle provinciale, le français est très majoritaire au Québec alors qu'il est minoritaire dans chacune des autres provinces et chacun des territoires. Seul le Québec compte une population anglophone minoritaire.

(Une carte du Canada apparait à l'écran et défile de gauche à droite. La carte contient des représentations de femmes et d'hommes dans chaque province.)

Au Canada, près d'un million de francophones vivent à l'extérieur du Québec, dans une province ou un territoire où l'anglais est la langue de la majorité de la population. Au Québec, où le français est la langue de la majorité, les anglophones vivant en situation minoritaire sont à peu près aussi nombreux.

(Le logo de Statistique Canada apparait à l'écran.)

Pour appuyer le développement de ces communautés, Statistique Canada a publié au cours des dernières années une série de portraits provinciaux et territoriaux des minorités de langue officielle au Canada, soit les francophones hors Québec et les anglophones du Québec.

Ces portraits présentent une grande variété de statistiques provenant des recensements de la population canadienne, ainsi que de l'Enquête sur la vitalité des minorités de langue officielle, menée par Statistique Canada en 2006.

(Une liste de sujets se déroule de haut en bas : démographie, vitalité, naissances, bilinguisme, appartenance, immigration, éducation, communauté, transferts linguistiques, accès aux soins de santé, langue d'usage et culture.)

Ces données couvrent plusieurs sujets d'intérêt, autant démographiques que socioéconomiques.

(Une loupe apparait à l'écran suivi d'un groupe représentant des femmes et des hommes.)

Quels sont les grands constats que l'on peut établir à partir de toutes ces statistiques ? Quelles sont les grandes tendances qui caractérisent les communautés de langue officielle en situation minoritaire au Canada ? Comment ces communautés entrevoient-elles leur avenir ? Quels sont leurs principaux défis ?

Au cours des prochaines minutes, nous tenterons de répondre à ces questions en présentant une synthèse de ces Portraits des minorités de langue officielle au Canada.

1. Des populations en croissance… mais de plus en plus minoritaires

(Une carte du Canada apparait à l'écran. Le Québec est en mauve et le reste du Canada est orange.)

À l'échelle des provinces et des territoires, les minorités de langue officielle comptent quelque deux millions de personnes. Mais qui sont, au juste, ces francophones ou ces anglophones en situation minoritaire ?

(Une foule de personnages apparait à l'écran de façon aléatoire de couleur bleu, mauve, orange et vert. La foule se réarrange afin de former divers groupes (francophones, anglophones, autochtones ou autres langues maternelles.))

Il existe plusieurs façons de définir les groupes linguistiques. On peut se baser sur la langue maternelle ou la langue parlée à la maison pour distinguer les francophones, les anglophones, les personnes qui ont une langue autochtone ou toute autre langue maternelle ou d'usage qui témoigne de la grande diversité linguistique au Canada.

Dans l'espace public, les Canadiens de toutes langues maternelles utilisent généralement l'une ou l'autre des deux langues officielles, soit le français et l'anglais.

(Deux groupes de personnages apparaissent à l'écran. À gauche, deux hommes et une femme avec une étiquette « Hello ! » et à la droite, deux femmes et un homme avec une étiquette « Bonjour ! ».)

La première langue officielle parlée est une autre façon, plus inclusive, de définir les groupes linguistiques. Elle désigne généralement la langue officielle dans laquelle les Canadiens sont le plus susceptibles de souhaiter communiquer pour obtenir des services publics.

(Un formulaire du recensement apparait à l'écran.)

Les statistiques sur la première langue officielle parlée ne sont pas obtenues grâce à une question directe du recensement. Cette information est plutôt dérivée, successivement, à partir des questions sur la connaissance des langues officielles, la langue maternelle et la principale langue d'usage au foyer.

(Un graphique avec des représentations de femmes et d'hommes apparaissent à l'écran.)

Ainsi, avec la notion de première langue officielle parlée, on attribue à l'ensemble des Canadiens, ou presque, l'une ou l'autre des deux langues officielles du pays, et ce, peu importe leur langue maternelle.

(Deux cases avec un groupe anglais et un groupe français apparaissent à l'écran.)

Pour les personnes de langue maternelle française ou anglaise, la première langue officielle parlée correspond généralement à la langue maternelle. La grande majorité de ceux qui ont une langue maternelle autre que le français ou l'anglais sont également inclus dans le groupe français ou le groupe anglais, en fonction de leur connaissance des langues officielles ou de leur principale langue d'usage à la maison.

C'est donc souvent sur cette base, plus inclusive, que sont définies les minorités de langue officielle au Canada.

(Une carte du Canada apparait à l'écran avec une représentation de francophones et d'anglophones dans chaque province.)

Les francophones en situation minoritaire sont présents d'un bout à l'autre du Canada. Ils sont toutefois beaucoup plus nombreux en Ontario et au Nouveau-Brunswick, notamment dans les régions voisines du Québec.

Les anglophones du Québec sont très concentrés : plus de 80 % d'entre eux vivent dans la région de Montréal. Ils sont néanmoins présents dans le reste du Québec, notamment en Outaouais et en Estrie.

(Un graphique circulaire apparait à l'écran démontrant la population linguistique minoritaire à l'extérieur du Québec.)

Plus de trois francophones de l'extérieur du Québec sur quatre vivent en Ontario ou au Nouveau-Brunswick, les autres se répartissant dans les autres provinces et territoires. Le Sud de l'Ontario regroupe plus de 40 % des francophones en situation minoritaire au Canada. Si l'on ajoute ceux qui vivent au Nord de la province, plus de la moitié des francophones hors Québec résident en Ontario, comparativement à un sur quatre qui vit au Nouveau-Brunswick.

(Un graphique à barres apparait à l'écran. Toutes les provinces sont énumérées à la gauche et les pourcentages de 0 à 15 sont énumérés en bas. Le Québec est représenté par une barre mauve et les autres provinces sont représentées par des barres oranges.)

Au Québec, la minorité anglophone représente 14 % de la population de la province. En comparaison, dans les autres provinces et territoires, la population francophone minoritaire représente généralement de 2 à 4 % de la population, selon le cas. Seule exception, le Nouveau-Brunswick est la province ou la minorité linguistique est la plus importante : elle représente près du tiers de la population de la province.

(Un formulaire de recensement de 1971 apparait à l'écran. Un graphique à barres apparait à l'écran démontrant la croissance de la population minoritaire de 1971 à 2011. L'Ontario, la Colombie-Britannique, le Nouveau Brunswick et l'Alberta sont mis en évidence.)

Depuis 1971, premier recensement à partir duquel on peut obtenir de l'information sur la première langue officielle parlée, le nombre de francophones augmente à l'extérieur du Québec.

Les hausses les plus importantes sont observées en Ontario, en Colombie-Britannique, au Nouveau-Brunswick et en Alberta.

(Le Manitoba et la Saskatchewan sont mis en évidence pour démontrer une diminution du poids relatifs des francophones.)

Toutefois, on observe une diminution de la population francophone dans certaines provinces. C'est le cas particulièrement au Manitoba et en Saskatchewan.

En revanche, malgré une augmentation globale à l'extérieur du Québec, la minorité francophone est de plus en plus minoritaire.

(Un graphique à barres apparait à l'écran pour démontrer la proportion des francophones à l'extérieur du Canada.)

Dans l'ensemble du Canada à l'extérieur du Québec, la proportion que représentaient les francophones était de 6, 1 % en 1971. En 2011, cette proportion était de 4 %.

(Une carte du Canada apparait à l'écran pour décrire les poids relatifs de la minorité linguistique. Les étiquettes suivantes sont observées : Territoires : 1971 3,2 %, 2011 2,9 % ; Colombie-Britannique : 1971 1,4 %, 2011 1,9 % ; Alberta 1971 2,0 %, 2011 3,0 % ; Saskatchewan : 1971 1,4 %, 2011 3,5 % ; Manitoba : 1971 3,5 %, 2011 6,3 % ; Ontario : 1971 4,3 %, 2011 6,5 % ; Nouveau-Brunswick : 1971 5,0 %, 2011 3,3 % ; Nouvelle-Écosse 1971 33,9 % ; 2011 31,9 % ; et Terre-Neuve 1971 0,7 %, 2011 0,4 %.)

On observe une diminution du poids relatif des francophones dans toutes les provinces et dans les territoires, y compris là où la population francophone a connu une bonne croissance pendant cette période.

{Visuel} Un graphique à barres apparait à l'écran pour démontrer le taux de croissance de la population. La minorité linguistique est à 5,4 % et la majorité linguistique est à 65,9 % pour le Canada hors Québec, 1971.

Cela s'explique par le fait que bien que la population francophone ait augmenté, la population anglophone, alimentée notamment par l'immigration internationale, a elle aussi augmenté, et plus rapidement encore, sur cette même période.

{Visuel} La carte du Canada apparait à l'écran. Une étiquette apparait sur la section représentant le Québec.

À titre comparatif, la population québécoise dont l'anglais est la première langue officielle parlée est restée à peu près stable en nombre, dû entre autres aux pertes migratoires vers d'autres provinces. Toutefois, elle est passée en proportion de 16, 5 % en 1971 à 13,5 % en 2011.

2. Naissances, migrations et vieillissement de la population de langue officielle minoritaire

Plusieurs facteurs expliquent la croissance ou la décroissance des minorités linguistiques au Canada. Sur le plan démographique, on pense d'abord aux naissances et aux migrations.

(Un graphique à barres apparait à l'écran pour représenter l'indice synthétique de fécondité. L'axe à gauche va de 0 à 5 et l'axe au bas va de 1956 à 2011. Quatres lignes partent du haut à la gauche représentant les francophones et les anglophones dans le Québec et hors Québec chutent vers le bas à la droite.)

En ce qui a trait aux naissances, on observe une baisse générale de la natalité. L'indice de fécondité des femmes de langue maternelle française, très élevé dans les années 50, a chuté rapidement dans les années 60 et 70. Depuis ce temps, il se maintient sous le seuil de renouvellement des populations.

Toutefois, cette tendance n'est pas exclusive aux francophones de l'extérieur du Québec. On observe en effet le même phénomène tant chez les francophones que chez les anglophones, peu importe leur statut majoritaire ou minoritaire.

(Une carte du Canada apparait à l'écran. Une flèche orange pointant vers le bas apparait dans l'Ontario, l'Alberta et la Colombie-Britannique. Deux flèches orange pointant horizontalement apparaissent au Manitoba, Saskatchewan et dans les provinces maritimes. Une flèche mauve pointant vers le bas apparait dans l'Ontario, l'Alberta et la Colombie-Britannique. Deux flèches orange pointant horizontalement apparaissent au Québec.)

Depuis les années 80, les provinces qui ont le plus bénéficié de la migration interprovinciale des francophones sont l'Ontario, l'Alberta et la Colombie-Britannique.

À l'inverse, les provinces de l'Atlantique, de même que le Manitoba et la Saskatchewan, ont vu davantage de francophones quitter la province que venir s'y installer.

Mais comme pour les naissances, les tendances migratoires des francophones et des anglophones sont, sauf exceptions, à peu près les mêmes.

Au Québec, le solde migratoire est un facteur négatif beaucoup plus important pour la minorité anglophone, même si l'exode des anglophones s'est atténué entre 2001 et 2011.

(Des flèches orange et mauves pointant vers le bas apparaissent dans l'Ontario, l'Alberta et la Colombie-Britannique.)

Tout comme pour la migration interprovinciale, l'Ontario, l'Alberta et la Colombie-Britannique sont les provinces qui bénéficient le plus de l'immigration internationale.

Ces provinces constituent des pôles d'attraction importants auprès de l'ensemble des immigrants internationaux tant francophones qu'anglophones.

(Un graphique circulaire apparait à l'écran démontrant le lieu des résidences des immigrants francophones hors Québec. Un graphique à barres apparait à l'écran pour démontrer la proportion d'immigrants appartenant à la minorité (Canada hors Québec et Québec).)

À l'extérieur du Québec, près de 7 immigrants francophones sur 10 vivent en Ontario et 2 % de la population immigrante a le français comme première langue officielle parlée.

(Deux graphiques circulaires apparaissent à l'écran démontrant la proportion d'immigrants au sein de la minorité.)

Au Québec, 36 % des immigrants ont l'anglais comme première langue officielle parlée. De même, les immigrants composent un tiers de la population de langue anglaise au Québec, alors qu'ils composent 12 % de la population de langue française à l'extérieur du Québec.

(Une pyramide des âges décrivant le vieillissement de la population à l'extérieur du Québec apparait à l'écran. L'axe à gauche va de 0 à 80 ans et plus et l'axe au bas va de 0 à 10 %. Des bandes orange et mauve s'étendent de gauche à droite.)

Ces facteurs démographiques résultent en une pyramide des âges qui témoigne du vieillissement de la population de langue maternelle française à l'extérieur du Québec. Dans ces provinces et territoires, le vieillissement de la population paraît moins prononcé chez les anglophones.

Cette différence ne peut s'expliquer uniquement par les facteurs démographiques que nous venons de présenter ici. Pour bien comprendre l'évolution des populations de langue officielle en situation minoritaire, il faut aussi considérer d'autres facteurs comme l'exogamie et les transferts linguistiques.

3. Transferts linguistiques, unions mixtes et transmission de la langue maternelle aux enfants

La population francophone en situation minoritaire est vieillissante. Malgré des caractéristiques semblables en ce qui a trait aux naissances et aux migrations, les anglophones à l'extérieur du Québec ne sont pas aussi affectés par le vieillissement de la population que le sont les francophones.

Certes, les anglophones tirent davantage profit de l'apport de l'immigration internationale, mais d'autres facteurs sont aussi à prendre en considération.

(Deux groupes de personnages apparaissent à l'écran représentant les francophones et les anglophones.)

À l'extérieur du Québec, les anglophones sont les principaux bénéficiaires des transferts linguistiques. Un transfert linguistique survient lorsqu'une personne adopte, comme principale langue d'usage à la maison, une langue différente de sa langue maternelle.

(Deux groupes de personnages apparaissent à l'écran représentant les francophones et les anglophones. Des maisons apparaissent au-dessus des personnages. Les maisons disparaissent et on ne voit que les 5 hommes et femmes sur l'écran. Deux des femmes et deux des hommes deviennent mauves.)

À l'extérieur du Québec, 4 francophones sur 10 parlent principalement une autre langue que le français à la maison. Dans presque tous les cas, cette autre langue est l'anglais.

(Un graphique à barres apparait à l'écran pour représenter les transferts linguistiques. Toutes les provinces sont énumérées à la gauche et les pourcentages de 0 à 100 sont énumérés en bas. Des barres orange s'étirent vers la droite représentant le suivant : Terre-Neuve-et-Labrador 71,8 %; Ile-du-Prince-Edouard 54,8 %; Nouvelle-Écosse 50,7 %; Nouveau-Brunswick 11,7 % ; Ontario 43,4 %; Manitoba 57,9 % ; Saskatchewan 76,9 % ; Alberta 66,0 % ; Colombie-Britannique 72,7 %; Yukon 45 %; Territoires-du-Nord-Ouest 54,6 % ; Nunavut 50,6 %. Le Nouveau-Brunswick, la Saskatchewan et la Colombie-Britannique sont mis en évidence.)

Le taux de transferts linguistiques chez les francophones en situation minoritaire est beaucoup plus faible au Nouveau-Brunswick que dans les autres provinces et territoires. En Saskatchewan et en Colombie-Britannique, plus de 7 francophones sur 10 adoptent l'anglais comme principale langue d'usage à la maison.

(Deux personnages apparaissent à l'écran représentant les familles exogames.)

Les transferts linguistiques jouent un rôle important dans le choix de la langue qui sera transmise aux enfants.

(Un graphique à barres apparait à l'écran pour représenter la proportion d'enfants vivant dans une famille exogame français/anglais selon le type de couple.)

À l'extérieur du Québec, près de la moitié des enfants dont au moins un des parents est de langue maternelle française se sont vus transmettre seulement l'anglais comme langue maternelle.

Les enfants dont au moins un parent est de langue maternelle française vivent de plus en plus dans des familles exogames. Une famille exogame désigne une famille où les parents sont de langues maternelles différentes. Par exemple, une famille où la mère est de langue maternelle française et où le père est de langue maternelle anglaise.

À l'extérieur du Québec, la proportion de ces enfants vivant dans une famille exogame français-anglais est passée de 35 % en 1971 à 57 % en 2011.

Les familles exogames français-anglais transmettent de plus en plus le français comme langue maternelle aux enfants, mais c'est encore la transmission de l'anglais qui prédomine.

(Une pyramide des âges apparait à l'écran pour représenter les transferts linguistiques. Toutes les provinces sont énumérées à la gauche et les pourcentages de 0 à 10 sont énumérés en bas.)

Ainsi, les transferts linguistiques, l'exogamie et la transmission de la langue maternelle anglaise aux enfants chez les francophones accélèrent le vieillissement de la population francophone. En même temps, ces facteurs viennent atténuer celui de la population anglophone.

4. Parcours scolaire et emploi

Pour les francophones de l'extérieur du Québec, la gestion des systèmes scolaires et l'accès à l'école dans la langue de la minorité sont des phénomènes relativement récents. Aujourd'hui, dans toutes les provinces comme dans les territoires, la plupart des enfants ont la possibilité d'aller à l'école en français, soit dans un programme régulier ou dans un programme d'immersion française offert au sein d'une école anglaise.

(Un graphique à barres apparait à l'écran pour représenter les inscriptions dans les écoles publiques. Les élèves sont énumérés à la gauche de 120 000 à 150 000 et les années de 2000 à 2011 sont énumérées en bas. Des barres orange sont utilisées pour illustrer les programmes réguliers de langue française et les programme d'immersion française.)

Entre 2000 et 2011, la fréquentation des programmes réguliers de langue française à l'extérieur du Québec a légèrement décliné, passant de 149 000 élèves en 2000-2001 à un peu moins de 147 000 élèves en 2010-2011. Pendant cette même période, la fréquentation des programmes d'immersion française a connu une croissance régulière, passant de 278 000 à 341 000 élèves. Ainsi, à l'extérieur du Québec, le nombre d'élèves étudiant en français a augmenté de 14 % entre 2000 et 2011.

(Un graphique à barres apparait à l'écran pour représenter les études poursuivies en français. L'axe à gauche illustre les pourcentages de 0 à 100 et l'axe en dessous illustre les études primaires, secondaires et universitaires.)

À l'extérieur du Québec, la majorité des francophones adultes qui ont fait des études les ont poursuivies en partie ou complètement en français. En effet, 87 % d'entre eux ont étudié en français au niveau primaire et 77 % au niveau secondaire. Parmi ceux qui ont fait des études universitaires, 68 % les ont poursuivies en partie ou complètement en français.

(Un graphique à barres apparait à l'écran pour représenter les diplômes d'études secondaire ou supérieur. L'axe à gauche illustre les âges de 25 à 65 ans ou plus et l'axe en bas illustre 0 à 100 %. Des barres orange et mauves s'étendent vers la droite pour démontrer le nombre de personnes qui ont complété des études secondaires ou supérieures.)

Dans l'ensemble, à l'extérieur du Québec, les francophones âgés de 25 ans ou plus sont proportionnellement moins nombreux que les anglophones à avoir complété des études secondaires ou postsecondaires. Les écarts sont particulièrement importants chez les personnes âgées de 65 ans ou plus : 44 % des francophones ne possèdent aucun certificat, diplôme ou grade, comparativement à 31 % des anglophones. Chez les personnes âgées de 25 à 34 ans, par contre, ce sont les francophones qui sont proportionnellement plus nombreux à avoir complété des études secondaires ou postsecondaires : 6 % d'entre eux n'ont aucun certificat, diplôme ou grade, comparativement à 9 % des anglophones.

(Un graphique à barres apparait à l'écran pour représenter les inscriptions dans les écoles de la minorité anglophone au Québec. L'axe à gauche illustre les élèves 50 000 à 250 000 et l'axe en bas illustre les années de 1971 à 2012. Le graphique se déroule de gauche à droite pour illustrer les 31 ans de forte baisse des effectifs scolaires dans les écoles de langue anglaise du Québec.)

La question de l'accès à l'école de langue anglaise pour la minorité anglophone du Québec est fort différente de celle des francophones vivant en situation minoritaire à l'extérieur du Québec. La gestion du système scolaire de langue anglaise par la minorité anglophone est un phénomène beaucoup plus ancien. Au fil du temps, on observe toutefois une forte baisse des effectifs scolaires dans les écoles anglaises du Québec, qui s'explique notamment par la baisse de la fécondité et l'important solde migratoire négatif de la population anglophone du Québec, de même que par les changements majeurs découlant de l'application de la Charte québécoise de la langue française en matière d'accès à l'école anglaise.

(Un graphique à barres apparait à l'écran pour représenter les inscriptions dans les écoles de la minorité au Québec. L'axe à gauche illustre les pourcentages de 0 à 50 et l'axe en bas illustre les âges de 25 à 65 ans ou plus. 38,1 % des anglophones de 25 à 34 ans sont diplômés universitaires contre 25,7 % des francophones. 28,7 % des anglophones de 35 à 64 ans sont diplômés universitaires contre 18,7 % des francophones. 15,1 % des anglophones de 65 ans et plus sont diplômés universitaires contre 7,7 % des francophones. Un graphique à barres apparait à l'écran pour représenter les inscriptions des études poursuivies en anglais. L'axe à gauche illustre les pourcentages de 0 à 100 et l'axe en bas illustre les études primaires, secondaires et universitaires, 72 % au primaire, 76 % au secondaire et 82 % au niveau universitaire.)

Néanmoins, au Québec, les anglophones sont généralement plus scolarisés que les francophones, peu importe le groupe d'âge. La majorité des anglophones adultes qui ont fait des études les ont poursuivies en partie ou complètement en anglais, tant au niveau primaire et secondaire que parmi ceux qui ont fait des études universitaires.

5. Vitalité subjective et sentiment d'appartenance

Les francophones de l'extérieur du Québec et les anglophones du Québec ont en commun de démontrer un fort attachement à leur langue et expriment clairement l'importance qu'elle revêt à leurs yeux.

(Un graphique à barres apparait à l'écran pour représenter la valorisation de la langue. L'axe à gauche illustre les pourcentages de 0 à 100.)

Une forte majorité de francophones et d'anglophones vivant en situation minoritaire affirment qu'il est important ou très important pour eux de pouvoir utiliser leur langue

{Visuel}: 87 % des francophones au Québec, 79 % des anglophones hors Québec.

dans la vie de tous les jours, que les services gouvernementaux soient offerts dans la langue de la minorité,

(94 % des francophones au Québec, 87 % des anglophones hors Québec.)

que les droits linguistiques soient respectés et que des

(96 % des francophones au Québec, 92 % des anglophones hors Québec.)

organismes travaillent au développement de la communauté.

(79 % des francophones au Québec, 81 % des anglophones hors Québec.)

En ce qui concerne le sentiment d'appartenance, toutefois, les francophones semblent afficher une double identité ethnolinguistique.

En effet, dans la plupart des provinces à l'extérieur du Québec, une majorité de francophones affirment s'identifier autant au groupe francophone qu'au groupe anglophone.

(Un graphique à barres apparait à l'écran pour représenter l'appartenance identitaire. L'axe à gauche illustre les provinces et l'axe en bas illustre les pourcentages de 10 à 100. Il décrit ce qui suit :)

  • Appartenance surtout ou seulement au groupe francophone
  • Terre-Neuve-et-Labrador 19 %
  • Ile-du-Prince-Édouard 20 %
  • Nouvelle-Écosse 18 %
  • Nouveau-Brunswick 63 %
  • Ontario 36 %
  • Manitoba 16 %
  • Saskatchewan 10 %
  • Alberta 14 %
  • Colombie-Britannique 14 %
  • Appartenance surtout ou seulement au groupe anglophone
  • Québec 55 %
  • Appartenance aux deux groupes de façon égale
  • Terre-Neuve-et-Labrador 47 %
  • Ile-du-Prince-Édouard 60 %
  • Nouvelle-Écosse 58 %
  • Nouveau-Brunswick 34 %
  • Québec 37%
  • Ontario 52 %
  • Manitoba 55 %
  • Saskatchewan 51 %
  • Alberta 54 %
  • Colombie-Britannique 51 %

En tenant compte de ceux qui affirment s'identifier surtout ou uniquement au groupe francophone, on constate que le sentiment d'appartenance au français est très fort au sein des francophones de l'extérieur du Québec.

Ce sentiment est également très fort chez les anglophones du Québec; 37 % d'entre eux affirment s'identifier autant au groupe anglophone qu'au groupe francophone, alors que 55 % s'identifient surtout ou uniquement au groupe anglophone.

Même s'ils partagent un fort sentiment d'appartenance envers leur communauté, les francophones des différentes provinces à l'extérieur du Québec n'ont pas la même perception de la vitalité de la communauté francophone de leur municipalité de résidence.

(Un graphique à barres apparait à l'écran pour représenter la vitalité de leur communauté, perçue comme forte ou très forte. L'axe à gauche illustre les provinces et l'axe en bas illustre les pourcentages de 10 à 100. Il décrit ce qui suit :)

  • Terre-Neuve-et-Labrador 30 %
  • Ile-du-Prince-Édouard 44 %
  • Nouvelle-Écosse 38 %
  • Nouveau-Brunswick 72 %
  • Ontario 39 %
  • Manitoba 43 %
  • Saskatchewan 27 %
  • Alberta 26 %
  • Colombie-Britannique 17 %
  • Yukon, Territoires du Nord-Ouest et Nunavut 70 %

Alors que plus de 70 % des francophones du Nouveau-Brunswick et des territoires estiment que la vitalité de leur communauté est forte ou très forte,

(La Saskatchewan, l'Alberta et la Colombie-Britannique sont mis en évidence.)

ils sont beaucoup moins nombreux à en juger de même en Saskatchewan, en Alberta et en Colombie-Britannique.

Malgré tout, une majorité de francophones de l'extérieur du Québec considèrent que la place du français dans leur municipalité a augmenté ou est demeurée la même au cours des 10 années précédentes. La plupart d'entre eux estiment également que la place du français va demeurer stable ou augmenter au cours des 10 années suivantes.

(Un graphique à barres apparait à l'écran pour représenter la perception de l'évolution de la place de la langue dans les communautés. L'axe à gauche illustre les pourcentages de 0 à 100 et l'axe en bas démontre l'augmentation ou la stabilisation de la perception de l'évolution de la langue.)

Canada hors Québec>Évolution passée>20 % perçoit une augmentation et 51 % perçoit que la place du français dans leur communauté est demeurée la même.

Canada hors Québec>Évolution future>37 % perçoit une augmentation et 42 % perçoit que la place du français dans leur communauté est demeurée la même.

Les anglophones du Québec ont, dans l'ensemble, une perception de la vitalité de leur communauté similaire à celle des francophones de l'extérieur du Québec. Par contre, ils ont une perception un peu moins positive de l'évolution de la place de leur langue dans leur municipalité de résidence au cours des 10 années précédentes, et sont un peu moins optimistes quant à son évolution future.

(Québec>Évolution passée>25 % perçoit une augmentation et 44 % perçoit que la place du français dans leur communauté est demeurée la même.)

Québec>Évolution future>38 % perçoit une augmentation et 34 % perçoit que la place du français dans leur communauté est demeurée la même.

Il reste à voir dans quelle mesure les minorités de langue officielle parviennent, au-delà des perceptions, à utiliser leur langue dans la vie de tous les jours.

6. Utilisation de la langue minoritaire dans les sphères privée et publique

Au-delà des tendances démographiques et socioéconomiques qui caractérisent les minorités de langue officielle, qu'en est-il de l'utilisation du français ou de l'anglais en milieu minoritaire ? Les données de l'Enquête sur la vitalité des minorités de langue officielle menée en 2006 fournissent de l'information sur plusieurs domaines des sphères privée et publique.

(Un graphique à barres apparait à l'écran pour représenter l'utilisation du français et de l'anglais. L'axe à gauche illustre l'utilisation du français et de l'anglais à la maison, avec les amis, dans les réseaux, au travail et avec les institutions et commerces. L'axe en bas démontre les pourcentages de 0 à 100. Le taux d'utilisation est le suivant :)

  • Français (surtout ou uniquement)
  • Maison : 56 %
  • Amis : 40 %
  • Réseaux : 34 %
  • Travail : 28 %
  • Institutions et Commerces 28 %
  • Médias : 17 %
  • Anglais et français (à égalité)
  • Maison : 8 %
  • Amis : 13 %
  • Réseaux : 18 %
  • Travail : 19 %
  • Institutions et Commerces : 14 %
  • Médias : 20 %
  • Anglais (surtout ou uniquement)
  • Maison : 80 %
  • Amis : 77 %
  • Réseaux : 61 %
  • Travail : 53 %
  • Institutions et Commerces 61 %
  • Médias : 89 %

À l'extérieur du Québec, les deux tiers des francophones utilisent surtout ou uniquement le français à la maison, ou l'utilisent à égalité avec l'anglais. Avec les amis ou dans les réseaux immédiats, c'est le cas pour un peu plus d'un francophone sur deux.

L'utilisation du français est un peu moins fréquente au travail, dans les institutions et commerces ou dans la consommation des médias. Néanmoins, de 37 à 47 % des francophones déclarent utiliser le français uniquement, surtout ou à égalité avec l'anglais dans l'un ou l'autre de ces domaines de la sphère publique.

Dans tous les cas, l'utilisation du français par les francophones de l'extérieur du Québec est proportionnellement inférieure à l'utilisation de l'anglais par les anglophones du Québec.

(Un graphique avec des représentations de cinq femmes et cinq hommes apparaissent à l'écran. Une étiquette montrant 47 % apparait à l'écran pour indiquer les francophones en situation minoritaire qui utilisent uniquement ou surtout le français dans les différentes sphères de la vie quotidienne, et qui utilisent autant le français que l'anglais.)

En rassemblant toutes ces informations, on peut calculer un indice général d'utilisation des langues. Cet indice permet de constater que 26 % des francophones en situation minoritaire utilisent uniquement ou surtout le français dans les différentes sphères de la vie quotidienne, et que 21 % d'entre eux utilisent autant le français et l'anglais.

(Un graphique à barres apparait à l'écran pour représenter l'indice général d'utilisation des langues. L'axe à gauche illustre les provinces et l'axe en bas illustre les pourcentages de 0 à 100. Il décrit ce qui suit :)

  • Utilisation du français (surtout ou uniquement)
  • Terre-Neuve-et-Labrador 5 %
  • Ile-du-Prince-Édouard 7 %
  • Nouvelle-Écosse 10 %
  • Nouveau-Brunswick 67 %
  • Ontario 18 %
  • Manitoba 6 %
  • Saskatchewan 2 %
  • Alberta 0 %
  • Colombie-Britannique 0 %
  • Territoires 0 %
  • Canada hors Québec 26 %
  • Utilisation du français et de l'anglais (À égalité)
  • Terre-Neuve-et-Labrador 11 %
  • Ile-du-Prince-Édouard 26 %
  • Nouvelle-Écosse 24 %
  • Nouveau-Brunswick 19 %
  • Québec 19 %
  • Ontario 25 %
  • Manitoba 22 %
  • Saskatchewan 11 %
  • Alberta 7 %
  • Colombie-Britannique 5 %
  • Territoires 19 %
  • Canada hors Québec 21 %
  • Utilisation de l'anglais (surtout ou uniquement)
  • Québec 72 %

Ces proportions varient toutefois beaucoup d'une province à l'autre. C'est au Nouveau-Brunswick et en Ontario que l'utilisation du français est la plus fréquente, et c'est dans les provinces à l'ouest du Manitoba qu'elle l'est le moins.

À titre comparatif, au Québec, plus de 9 anglophones sur 10 utilisent surtout ou uniquement l'anglais, ou l'utilisent à égalité avec le français, selon l'indice général d'utilisation des langues.

Dans certaines circonstances, la possibilité d'utiliser sa langue principale devient particulièrement importante. C'est le cas notamment lorsqu'on a affaire à des professionnels de la santé ou de la justice, deux secteurs prioritaires pour les communautés de langue officielles en situation minoritaire.

(Des symboles représentant les domaines de la santé et de la justice apparaissent à l'écran.)

L'utilisation de la langue minoritaire repose en bonne partie sur la capacité de certains professionnels de soutenir une conversation dans cette langue.

(Un graphique à barres apparait à l'écran pour représenter la connaissance de la langue minoritaire. L'axe à gauche illustre les pourcentages de 0 à 100 et l'axe en bas représente les médecins, infirmières, policiers et avocats. Il décrit ce qui suit :)

  • La connaissance du français hors Québec chez :
  • les médecins 20,8 %
  • les infirmières 9,8 %
  • les policiers 14,2 %
  • les avocats 23,4%
  • La connaissance de l'anglais au Québec chez :
  • les médecins 89,2 %
  • les infirmières 51,2 %
  • les policiers 69,6 %
  • les avocats 85,7 %

À l'extérieur du Québec, la connaissance du français chez les médecins, infirmières, policiers et avocats varie entre 10 et 23 %. La connaissance de l'anglais chez ces mêmes professionnels au Québec est systématiquement plus élevée : elle varie de 51 à 89 %.

(Un graphique à barres apparait à l'écran pour représenter la connaissance de la langue minoritaire. L'axe à gauche illustre les pourcentages de 0 à 100 et l'axe en bas représente les médecins, les infirmières, les policiers et les avocats. Il décrit ce qui suit :)

  • La proportion des francophones de l'extérieur du Québec qui utilisent le français au moins aussi souvent que l'anglais avec :
  • les médecins 58 %
  • les infirmières 57 %
  • les policiers 26 %
  • les avocats 40 %
  • La proportion des anglophones au Québec qui utilisent l'anglais au moins aussi souvent que le français avec :
  • les médecins 80 %
  • les infirmières 65 %
  • les policiers 43 %
  • les avocats 70 %

Ainsi, les anglophones du Québec sont-ils aussi plus nombreux à utiliser la langue minoritaire lorsqu'ils traitent avec l'un ou l'autre de ces professionnels. La proportion des francophones de l'extérieur du Québec qui utilisent le français au moins aussi souvent que l'anglais varie de 1 sur 4 à près de 3 sur 5. Au Québec, 4 anglophones sur 5 utilisent l'anglais au moins aussi souvent que le français lorsqu'ils consultent un médecin de famille.

Conclusion

La vitalité des minorités de langue officielle au Canada est un phénomène complexe qu'on ne peut étudier sans prendre en compte plusieurs dimensions.

Sur le plan démographique, les naissances, les migrations, les transferts linguistiques et la transmission de la langue aux enfants sont des facteurs importants qui contribuent à l'évolution et à la vitalité des minorités de langue officielle.

Toutefois, la vitalité d'une langue et d'une communauté linguistique va bien au-delà de la démographie. Le dynamisme de la communauté, les institutions qui la cimentent et la valorisation de la langue minoritaire sont autant de facteurs qui favorisent son utilisation quotidienne, autant au sein de la communauté minoritaire que chez la majorité.

Le poids relatif de la minorité linguistique et sa concentration jouent néanmoins un rôle important dans la vitalité des minorités de langue officielle.

Il est intéressant de noter que près de 3 francophones sur 10 à l'extérieur du Québec, et 2 anglophones sur 10 au Québec,

(Un graphique avec des représentations de 10 personnes apparait à l'écran.)

résident dans une municipalité où ils sont, en fait,... majoritaires, c'est-à-dire qu'ils composent au moins la moitié de la population de la municipalité.

(Une série de pages couvertures des portraits des minorités de langue officielle au Canada apparait à l'écran successivement.)

Les portraits des minorités de langue officielle au Canada publiés par Statistique Canada ont permis d'établir des liens entre le poids relatif ou la concentration de la minorité linguistique au sein de la municipalité et un certain nombre d'indicateurs importants de la vitalité des minorités de langue officielle, notamment les transferts linguistiques, l'utilisation de la langue minoritaire avec les professionnels de la santé ou de la justice, la fréquentation des écoles de la minorité, la consommation de produits culturels ou la vie communautaire dans la langue minoritaire.

On constate aussi qu'une proportion plus importante de la population minoritaire au sein de la municipalité favorise la connaissance de la langue minoritaire chez le groupe majoritaire.

Plusieurs de ces facteurs constitueront d'importants défis pour les minorités de langue officielle au Canada au cours des prochaines années. On pense évidemment à l'accès à des soins de santé dans la langue minoritaire alors que les populations sont vieillissantes.

(Un graphique avec des représentations d'hôpital et de personnes francophones et anglophones apparait à l'écran.)

(Une carte du Canada apparait à l'écran. Des représentations de personnes francophones et anglophones apparaissent dans toutes les provinces.)

L'immigration, principale source d'accroissement de la population active, est appelée à jouer un rôle croissant dans la vitalité des minorités de langue officielle.

(Deux écoles apparaissent à l'écran. Sous les deux écoles deux groupes de personnages, un groupe francophone et un groupe anglophone apparaissent à l'écran.)

Au-delà de la démographie, la pleine valorisation de la dualité linguistique au Canada passe notamment par l'enseignement et la rétention de la langue minoritaire chez la population majoritaire.

L'accès à l'instruction dans la langue de la minorité représente donc un autre défi important pour la vitalité des langues officielles au Canada.

(Une carte du Canada apparait à l'écran. Des images d'écoles sont réparties dans toutes les provinces. Des représentations de personnes francophones et anglophones apparaissent dans toutes les provinces.)

Pour tous les détails sur ces statistiques et bien d'autres encore, consultez gratuitement la série complète des Portraits des minorités de langue officielle au Canada, disponible sur le site Internet de Statistique Canada à l'adresse www.statcan.gc.ca.

(La marque Canada apparaît au bas de l'écran.)


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