Voici les six catégories d'émissions de gaz à effet de serre :
la production et la consommation d'énergie
les procédés industriels
l'utilisation de solvants et d'autres produits
l'agriculture
les déchets
l'affectation des terres, le changement d'affectation des terres et la foresterie
Le Canada a rejeté 747 mégatonnes (Mt) d'équivalents CO2 de gaz à effet
de serre dans l'atmosphère en 2005.
1990 : 596 Mt
1995 : 646 Mt
2000 : 721 Mt
Les données révèlent une tendance à la hausse.
L'objectif de Kyoto au Canada est de ramener les émissions de GES à 6 % au-dessus des niveaux de 1990 d'ici à la période de 2008 à 2012. En fait, nous nous éloignons de plus en plus de l'objectif.
La production et la consommation d'énergie constituent la principale source des émissions de GES.
Note : L'élément « utilisation des terres, changement d'affectation des terres et foresterie » a une valeur négative et n'est pas inclus dans les totaux nationaux décrits dans les exigences de déclaration de la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques.
Les activités de transport comme pourcentage des émissions totales de GES liées à l'énergie en 2005 :
= 33 %
Contribution
du transport à la croissance des émissions liées à l'énergie depuis 1990 :
= 37 %
Augmentation des émissions provenant de camions légers à essence (de 1990 à 2005) :
= 109 %
Ces activités peuvent donner lieu à des émissions de gaz à effet de serre dans l'atmosphère ou à leur absorption dans des puits, et elles varient d'une année à l'autre. Les terres recouvertes de végétation absorbent le CO2, alors que l'élimination de cette végétation libère dans l'atmosphère le CO2 emmagasiné.
Comparativement à la plupart des autres pays développés, le Canada a connu une forte croissance démographique (augmentation de 16,4 % de 1991 à 2006). La croissance économique du Canada a également été marquée, le produit intérieur brut (PIB) ayant augmenté de 58,6 % pendant la même période.
À mesure que la population augmente, les émissions de gaz à effet de serre (GES) augmenteront aussi, dans la mesure où les émissions par habitant demeurent relativement constantes. La croissance du PIB va de pair avec l'augmentation des émissions de GES, puisque l'activité économique accroît la demande d'énergie de combustibles fossiles, ce qui fait monter les émissions de GES.