C'est le rapport des services du
capital au nombre d'heures travaillées.
Choix de la mesure de productivité
Dans le calcul de la productivité, différentes mesures de la
production (et donc des entrées) peuvent être utilisées : la valeur
ajoutée, la production brute et la production sectorielle (la production
brute nette des ventes intra-industrielles). Le choix de la mesure
de productivité dépendra évidemment des besoins analytiques des usagers.
Par exemple, une mesure fondée sur la production sectorielle est
utile car elle permet des comparaisons avec les estimations pour
les industries américaines.
Contribution de la composition de la main-d'oeuvre à la croissance
de la productivité du travail
Cette contribution est le produit du taux de croissance de la
composition de la main-d'oeuvre et de la part du travail dans le
produit intérieur brut nominal. Elle reflète les effets, sur la croissance
de la productivité du travail, de l'amélioration des compétences
mesurée par une augmentation de l'expérience et du niveau d'études
des travailleurs.
Contribution de l'intensité du capital à la croissance de la productivité
du travail
Cette contribution est le produit de la croissance des services
du capital par heure et de la part du capital dans le produit intérieur
brut nominal. Elle reflète les effets de l'investissement en capital
sur la croissance de la productivité du travail.
Coût du capital
Il est défini comme la production brute, moins les coûts des
entrées intermédiaires et du travail. Il constitue ainsi le surplus,
soient les profits, la dépréciation et les intérêts nets, destiné
à la rémunération des détenteurs de capital.
Coût unitaire de main d'oeuvre en dollars américains
Il est égal au ratio du coût unitaire de main d'oeuvre canadien
aux taux de change. Ce dernier correspond à la valeur du dollar américain
exprimée en dollars canadiens.
Coût unitaire de main-d'oeuvre
Il représente le coût du travail par unité de production. Il
est calculé comme étant le rapport de la rémunération du travail
au produit intérieur brut réel. Il correspond également au rapport
de la rémunération par heure travaillée et de la productivité du
travail. Le coût unitaire de main-d'oeuvre augmente lorsque la rémunération
horaire s'accroît plus rapidement que la productivité du travail.
Il est fréquemment utilisé pour mesurer les pressions inflationnistes
dues à la croissance des salaires.
Coût unitaire du capital
Il représente le coût du capital par unité de production. Il
correspond également au ratio de l'utilisation du capital par heure
travaillée et de la productivité du capital. Le coût unitaire du
capital augmente lorsque l'utilisation du capital par heure s'accroît
plus rapidement que la productivité du capital.
Entrée
C'est une ressource économique qui entre dans le processus productif
d'une entreprise. En général, on fait une distinction entre deux
entrées primaires (le capital et le travail) et les entrées intermédiaires
(énergie, matières premières). (Aussi connue sous les noms de facteur,
facteur de production ou intrant.)
Entrée de capital
Elle mesure les services découlant du stock de biens matériels
et de logiciels qui sont utilisés dans la production. Il s'agit notamment
du matériel fixe des entreprises, des bâtiments et des structures,
des stocks et des terrains. (Aussi connue sous les noms de facteur
capital ou intrant capital.)
Entrée de travail
Elle mesure les services découlant du travail. Les services du
travail sont obtenus en agrégeant le nombre d'heures travaillées
par l'ensemble des employés classés selon leur niveau d'études et
leur expérience de travail. L'agrégation est effectuée au moyen de
poids basés sur les parts correspondantes de la rémunération du travail.
(Aussi connue sous les noms de facteur travail ou intrant travail.)
Entrées combinées
C'est une moyenne pondérée des entrées, notamment le travail
et le capital. Les pondérations utilisées pour combiner le travail,
le capital et parfois d'autres entrées (comme l'énergie, les matières
premières et les services) correspondent aux parts de coût de chacune
des entrées par rapport au revenu total du secteur. (Aussi connues
sous les noms de facteurs combinés ou intrants combinés.)
Entrées primaires
Il s'agit de l'entrée travail combinée à l'entrée capital, au
moyen des parts des coûts du travail et du capital comme poids qui
permettent d'établir un indice-chaîne de Fisher. (Aussi connues sous
les noms de facteurs primaires ou intrants primaires.)
Le nombre d'heures travaillées dans tous les emplois est obtenu
en multipliant la moyenne annuelle de l'ensemble des emplois par
les heures travaillées par emploi pour tous les emplois. Les heures
travaillées constituent le nombre total d'heures qu'une personne
consacre au travail, qu'il soit rémunéré ou non. En général, les
heures de travail régulières et supplémentaires sont incluses, ainsi
que les pauses, le temps de déplacement, la formation sur les lieux
de travail et le temps perdu en raison de courts arrêts de travail
pendant lequels les travailleurs demeurent à leur poste. Par contre,
le temps perdu en raison de grèves ou de lock-out, de congés annuels,
de jours fériés, de congés de maladie, de congés de maternité ou
pour raisons personnelles est exclu.
Indice-chaîne de Fisher
Il se définit comme la moyenne géométrique des indices-chaîne
de Laspeyres et de Paasche. L'indice-chaîne de Fisher traite de façon
symétrique les deux périodes comparées. Les indices du produit intérieur
brut réel pour déterminer les variations de quantité aux fins de
mesure de la productivité sont fondés sur des indices-chaîne de Fisher.
Indice de productivité
C'est le rapport entre l'indice de production et celui des entrées
combinées; la production et les entrées combinées étant exprimées
en prix constants. Le fait d'exprimer les niveaux de productivité
en indices permet des comparaisons et des analyses à l'égard d'une
année de base.
Elles comprennent l'agriculture, la pêche, l'industrie forestière,
les activités minières, la fabrication, la construction et les services
d'utilité publique.
Industries de services du secteur des entreprises
Elles comprennent le transport et l'entreposage, les communications,
le commerce de gros et le commerce de détail, la finance, les assurances
et les affaires immobilières, et le groupe des services socio-culturels,
commerciaux et personnels.
Acronyme anglais pour « capital-travail-énergie-matières-services ».
Part du travail
Part du travail est égale à la rémunération totale du travail,
divisée par l'output en dollars courants. (Aussi connue sous le nom
Part de la main-d'oeuvre.)
Prix de la production
Il est égal à la production en dollars courants, divisé par la
production réelle.
Prix des services du capital
C'est le coût du capital par unité de services du capital.
Prix du travail
C'est le rapport du coût du travail aux services du travail.
Production
C'est le produit final de l'activité de production obtenu à partir
de la combinaison de diverses ressources telles le travail, le capital,
les matières premières, les services et l'énergie.
Productivité du capital
Elle est mesurée par la production réelle par unité de services
du capital.
Productivité du travail
Il s'agit du rapport de la production aux heures travaillées.
Le rendement de l'économie mesuré par la productivité du travail
doit être interprété avec prudence, car les estimations de la productivité
du travail reflètent les variations des autres entrées (le capital,
par exemple) en plus de la croissance de l'efficacité des processus
de production.
Productivité multifactorielle
. Mesure de la croissance de la productivité qui prend en compte
toutes les ressources utilisées dans l'activité de production. La
croissance de la productivité multifactorielle est mesurée comme
un résidu : différence entre le taux de croissance de la production
et le taux de croissance des entrées combinées.
Il correspond à la valeur totale des biens et services produits
au cours d'une période donnée à l'intérieur du pays, sans égard à
la nationalité des entrées. Pour établir des comparaisons du PIB
d'une année à l'autre, il faut éliminer l'effet de la variation des
prix. Ainsi, la variation uniquement dans les quantités produites
est estimée par le PIB réel, c'est-à-dire le PIB de la période au
prix d'une autre période, habituellement une année antérieure, appelée
année de base, telle l'année 1997. Le PIB réel dans le secteur des
entreprises est construit à partir d'un indice-chaîne de Fisher après
avoir exclu, du PIB de l'ensemble de l'économie, toutes les activités
de production non commerciales ainsi que la valeur implicite de location
des logements occupés par leur propriétaire.
C'est le rapport de la rémunération totale versée pour tous les
emplois au nombre d'heures travaillées.
Rémunération totale pour tous les emplois
Elle incorpore tous les paiements en espèces ou en nature versés
par les producteurs canadiens aux travailleurs en compensation de
services rendus. C'est l'ensemble de la masse salariale. Cela inclut
les salaires, les traitements et le revenu supplémentaire des travailleurs
rémunérés, ainsi qu'un revenu implicite du travail dans le cas des
travailleurs autonomes.
Revenus unitaires hors travail
Ils mesurent les coûts des éléments hors travail tels que la
dépréciation, les rentes, les intérêts et les impôts indirects des
sociétés, en plus des profits des sociétés et le revenu des propriétaires
et des associés.
Secteur des entreprises
. Les mesures de la productivité excluent de l'activité totale
toutes les activités de production non commerciales ainsi que la
valeur de location des logements occupés par leur propriétaire pour
définir le secteur des entreprises. Des exclusions correspondantes
sont également apportées à la rémunération et aux heures travaillées.
En 1997, le produit intérieur brut de ce secteur représentait environ 75 %
de l'économie canadienne. Le secteur des entreprises est composé
de deux grands secteurs : le secteur des biens et celui des services.
Valeur ajoutée
Pour une industrie donnée, la valeur ajoutée est égale à sa production
brute (principalement ses ventes) moins ses consommations intermédiaires
(énergie, matières premières et services) provenant d'autres industries.
Une procédure de double déflation sert à mesurer la valeur ajoutée
réelle : les estimations des entrées intermédiaires réelles sont
alors soustraites de celles de la production brute réelle.