Le bénévolat au Canada

par Mireille Vézina et Susan Crompton

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Introduction

En 2010, environ la moitié des Canadiens ont consacré leur temps, leur énergie et leurs compétences à des organismes de bienfaisance et sans but lucratif. Ils ont occupé des postes de direction au sein de conseils et de comités, sollicité du financement, donné des conseils ou offert des services de consultation ou de mentorat, rendu visite à des personnes âgées, préparé et livré de la nourriture, assuré un transport bénévole, défendu des causes sociales, agi à titre d'entraîneurs auprès des enfants et des jeunes. Bref, ils ont façonné leur communauté et permis aux organismes sans but lucratif d'offrir des programmes et des services à des millions de leurs concitoyens canadiens.

Ce travail bénévole est important non seulement pour chaque personne qui fait du bénévolat, mais aussi pour l'ensemble de la société canadienne. Par exemple, selon le Rapport sur la situation du volontariat dans le monde 2011 des Nations Unies, « Le volontariat profite à la fois à l'ensemble de la société et à la personne qui se porte volontaire en renforçant la confiance, la solidarité et la réciprocité parmi les citoyens et en créant délibérément des opportunités de participation »1.

Le présent article fournit de l'information sur les activités bénévoles auxquelles les Canadiens se sont adonnés pendant la période de 12 mois précédant l'Enquête canadienne sur le don, le bénévolat et la participation (ECDBP) de 2010. Il y est question des taux de bénévolat, du nombre d'heures que les Canadiens y consacrent et des types d'organismes qu'ils soutiennent. On y présente les principales caractéristiques socioéconomiques de l'ensemble des bénévoles, puis le portrait des principaux bénévoles qui consacrent des centaines d'heures à des œuvres de bienfaisance. Ensuite, on discute des types d'activités bénévoles dans lesquelles les Canadiens s'investissent, comment ils deviennent engagés, ce qui les motive à faire du bénévolat et les obstacles qui les empêchent d'en faire plus. Enfin, on jette un regard sur le bénévolat non encadré, qui a lieu tous les jours, lorsque les Canadiens viennent directement en aide aux membres de leur famille, à leurs amis et à leurs voisins.

Pour obtenir de plus amples renseignements sur les données et les définitions des différents concepts utilisés dans cet article, voir « Ce qu'il faut savoir au sujet de la présente étude ».

 

Début de l'encadré

Ce qu'il faut savoir au sujet de la présente étude

La présente étude est fondée sur les données de l'Enquête canadienne sur le don, le bénévolat et la participation (ECDBP), menée auprès d'un échantillon de personnes âgées de 15 ans et plus totalisant 15 482 répondants en 2010 et 21 827 répondants en 2007.

Définitions

Bénévoles
Personnes de 15 ans et plus qui ont fourni un service sans rémunération pour le compte d'un groupe ou organisme au moins une fois au cours des 12 mois ayant précédé l'enquête. Cette définition comprend toute aide non rémunérée fournie à une école, à un organisme religieux ou à une association communautaire ou sportive.

Principaux bénévoles
Les principaux bénévoles représentent les 25 % de bénévoles ayant consacré le plus grand nombre d'heures au bénévolat. En 2010, ces personnes y ont consacré 161 heures ou plus dans les 12 mois ayant précédé l'enquête.

Moyenne des heures annuelles de bénévolat
Le nombre moyen d'heures que les bénévoles ont consacrées au bénévolat pour le compte d'un groupe ou organisme au cours des 12 mois ayant précédé l'enquête. Il ne s'agit pas de la moyenne pour l'ensemble de la population.

Aide directe à autrui ou bénévolat non encadré
Cela signifie aider les autres de son propre chef, c'est-à-dire sans l'entremise de groupes ou d'organismes au cours des 12 mois ayant précédé l'enquête. Cela inclut l'aide prodiguée aux amis, aux voisins et aux personnes apparentées, mais exclut l'aide fournie aux personnes habitant dans le même ménage que le répondant.

Fin de l'encadré

Le nombre de bénévoles au Canada croît plus rapidement que la population

Plus de 13,3 millions de personnes, soit 47 % des Canadiens de 15 ans et plus, ont fait du bénévolat en 2010. Ils y ont consacré près de 2,07 milliards d'heures, soit un volume de travail équivalant à un peu moins de 1,1 million de postes à temps plein (tableau 1).

Le nombre de bénévoles en 2010 était considérablement plus élevé que par les années passées. Les 13,3 millions de personnes qui ont fait du bénévolat représentaient une augmentation de 6,4 % par rapport à 2007 et de 12,5 % par rapport à 2004. En comparaison, le taux de croissance enregistré pour l'ensemble de la population de 15 ans et plus était de 8,4 % de 2004 à 2010.

Bien que le nombre de bénévoles ait poursuivi une tendance à la hausse amorcée en 2004, le nombre d'heures consacrées au bénévolat s'est stabilisé. Après avoir augmenté d'environ 4 % de 2004 à 2007, le nombre total d'heures de bénévolat enregistré en 2010 est demeuré pratiquement inchangé par rapport à 2007, soit un peu moins de 2,07 milliards d'heures.

Bon nombre de Canadiens commencent à faire du bénévolat parce qu'ils connaissent d'autres personnes qui en font. En 2010, 43 % des bénévoles ont dit qu'ils faisaient du bénévolat dans le cadre d'un projet de groupe avec des amis, des voisins ou des collègues, tandis que 25 % ont dit qu'ils s'étaient joints à des membres de leur famille immédiate pour faire du bénévolat. Ces proportions sont pratiquement les mêmes que celles constatées en 2007 et en 2004.

Compte tenu de l'utilisation accrue d'Internet à différentes fins, on pourrait s'attendre à voir plus d'activités bénévoles en ligne qu'aux cycles précédents de l'enquête. En 2010, 14 % des bénévoles ont dit avoir cherché des occasions de bénévolat par Internet, en hausse par rapport à 10 % en 2007 et à 8 % en 2004. De plus, le quart des bénévoles (25 %) ont utilisé Internet pour effectuer des activités pour le compte d'organismes de bienfaisance et sans but lucratif, comparativement à 23 % en 2007 et à 20 % en 2004. Internet pourrait s'avérer un outil de recrutement plus précieux que ne le suggèrent ces chiffres. Des chercheurs canadiens ont découvert que les utilisateurs modérés d'Internet affichent des taux plus élevés de bénévolat et un nombre plus élevé d'heures de bénévolat que les non-utilisateurs, même après avoir pris en compte les caractéristiques sociodémographiques détaillées comme l'âge, le sexe, le niveau de scolarité et la présence d'enfants2.

Tableau 1 Taux de bénévolat et nombre d'heures consacrées au bénévolat, population âgée de 15 ans et plus, 2004, 2007 et 2010Tableau 1 Taux de bénévolat et nombre d'heures consacrées au bénévolat, population âgée de 15 ans et plus, 2004, 2007 et 2010

La plus grande partie du travail est effectuée par une petite proportion de bénévoles

Une petite proportion de bénévoles ont effectué la plus grande partie du travail (Graphique 1). En fait, en 2010, 10 % des bénévoles représentaient 53 % de l'ensemble des heures de bénévolat consacrées à des organismes de bienfaisance et sans but lucratif. Ils ont consacré plus de 390 heures à leurs activités de bénévolat, soit l'équivalent d'au moins 10 semaines de travail à temps plein.3

Par ailleurs, une proportion de 15 % des bénévoles a consacré de 161 à 390 heures à ces activités, ce qui représente entre 4 et près de 10 semaines de travail non rémunéré à temps plein. Ils ont été à l'origine de 24 % des heures totales consacrées au bénévolat en 2010.

Graphique 1 Répartition des bénévoles et du nombre total d'heures de bénévolat, selon le nombre d'heures contribuées, bénévoles âgés de 15 ans et plus, 2010Graphique 1 Répartition des bénévoles et du nombre total d'heures de bénévolat, selon le nombre d'heures contribuées, bénévoles âgés de 15 ans et plus, 2010

Les sports et loisirs ainsi que les services sociaux sont les plus soutenus par le bénévolat

Les organismes de bienfaisance et sans but lucratif soutiennent d'innombrables causes, allant des enjeux universels, comme les maladies du cœur ou l'itinérance, à des questions spécifiques qui rejoignent principalement la communauté locale. Toutefois, certains types de sujets attirent plus de bénévoles que d'autres. En 2010, 12 % des personnes de 15 ans et plus ont fait du bénévolat pour des organismes de sports et loisirs, et 12 %, pour des organismes sans but lucratif offrant des services sociaux; 10 % ont consacré leur temps et leur énergie à des associations dédiées à l'éducation et à la recherche, 9 %, à des organismes religieux, et 6 %, à des organismes de santé (Graphique 2).

Environ 66 % des heures de bénévolat ont été consacrées à des organismes de bienfaisance et sans but lucratif œuvrant dans ces cinq domaines (Graphique 2). Les organismes associés aux sports et loisirs représentaient 19 % des heures de bénévolat, ceux offrant des services sociaux, 18 % et les organismes religieux, 15 %. Les organismes sans but lucratif œuvrant dans le secteur de l'éducation et de la recherche ont bénéficié de 9 % des heures de bénévolat, et les organismes de santé, de 5 %.

Graphique 2 Taux de bénévolat et répartition du nombre total d'heures de bénévolat, selon certains types d'organismes, bénévoles âgés de 15 ans et plus, 2010Graphique 2 Taux de bénévolat et répartition du nombre total d'heures de bénévolat, selon certains types d'organismes, bénévoles âgés de 15 ans et plus, 2010

Lorsque l'on examine le nombre moyen d'heures que les gens ont consacrées à des organismes dans chaque catégorie, le résultat est légèrement différent. Les béné­voles ont consacré en moyenne plus de 100 heures aux sports et loisirs (120 heures), à la religion (117 heures) et aux services sociaux (116 heures). Toutefois, ils n'ont consacré que la moitié de ces heures aux associations d'éducation et de recherche (66 heures) et aux organismes de santé (58 heures) (Graphique 3). De 2007 à 2010, il n'y a pas eu de changement statis­tiquement significatif du nombre moyen d'heures de bénévolat déclaré pour les différents types d'organismes.

Graphique 3 Moyenne des heures consacrées au bénévolat, selon certains types d'organismes, bénévoles âgés de 15 ans et plus, Canada, 2007 et 2010Graphique 3 Moyenne des heures consacrées au bénévolat, selon certains types d'organismes, bénévoles âgés de 15 ans et plus, Canada, 2007 et 2010

La plupart des bénévoles ont consacré leur énergie à seulement une ou deux associations de bienfaisance ou sans but lucratif. La moitié des bénévoles (50 %) avaient travaillé pour un organisme, 28 %, pour deux, et la proportion restante de 22 %, pour plus de deux. Cependant, les bénévoles n'ont pas partagé leur temps également entre les différents organismes : en 2010, 76 % des heures des bénévoles ont été consacrées à leur principal organisme (c'est-à-dire l'organisme pour lequel ils ont déclaré le plus d'heures). Cette proportion était essentiellement la même que celles qui avaient été déclarées en 2007 et en 2004.

La probabilité de faire du bénévolat dépend en partie de l'étape de la vie

En 2010, près de 1 Canadien sur 2 (47 %) a fourni du temps, de l'énergie et des compétences à des organismes de bienfaisance et sans but lucratif. Toutefois, la probabilité qu'une personne fasse du bénévolat varie considérablement d'une étape à l'autre de sa vie, ses obligations et intérêts étant différents selon qu'elle soit à l'adolescence, à l'âge adulte avec des enfants et un emploi, ou à l'âge de la retraite une fois que les enfants ont quitté le domicile familial. Ces différentes étapes ont différentes incidences sur la décision de faire du bénévolat4. Les écarts entre les groupes d'âge peuvent également être attribuables, dans une certaine mesure, aux différences de générations ou de cohortes.

Bien que les caractéristiques démographiques et socioécono­miques des bénévoles soient mentionnées séparément ci-après, bon nombre d'entre elles sont interreliées et ont des interactions prévisibles; par exemple, le revenu augmente en fonction du niveau de scolarité et l'état matrimonial change au fil des ans.

Âge

En général, les jeunes Canadiens sont plus enclins à faire du bénévolat que les Canadiens âgés. Bien plus que la moitié des personnes de 15 à 24 ans (58 %) et de 35 à 44 ans (54 %), ainsi que près de la moitié des personnes de 25 à 34 ans (46 %), ont déclaré avoir fait du bénévolat en 2010. En comparaison, les préretraités de 55 à 64 ans avaient un taux de bénévolat de 41 % en 2010, tandis que les personnes âgées ont enregistré un taux de 36 % (tableau 2). Les adultes de 25 à 34 ans étaient le seul groupe d'âge à avoir enregistré une augmentation du bénévolat de 2007 à 2010.

Bien que les jeunes Canadiens soient plus susceptibles de faire du bénévolat, ils y consacrent moins d'heures. En moyenne, les jeunes de 15 à 24 ans (130 heures) et les jeunes adultes de 25 à 34 (109 heures) ont enregistré seulement environ la moitié des heures de bénévolat des personnes âgées (223 heures). La moyenne des heures de bénévolat en 2010 est demeurée inchangée comparativement à 2007 pour chaque groupe d'âge.

À première vue, la corrélation inverse entre les taux de bénévolat et les nombres moyens d'heures pour les jeunes et pour les personnes âgées peut sembler contradictoire. Cependant, le taux de bénévolat chez les jeunes pourrait être influencé par l'obligation dans certains arrondissements scolaires d'effectuer des services communautaires afin d'obtenir un diplôme d'études secondaires; étant donné que bien des adolescents mènent déjà une vie active, il est facile de voir pourquoi leurs taux peuvent être élevés, tandis que leurs nombres moyens d'heures sont faibles5. En revanche, le faible taux des personnes âgées est en partie attribuable au grand nombre de personnes appartenant à ce groupe d'âge qui ne font pas de bénévolat en raison d'une maladie ou d'une mauvaise santé6, même si les personnes âgées qui sont en santé consacrent beaucoup de temps au bénévolat.

État matrimonial

Les Canadiens célibataires qui n'ont jamais été mariés étaient les plus susceptibles d'avoir fait du bénévolat en 2010, ces derniers ayant enregistré un taux de 51 %, comparativement à 47 % pour les personnes mariées ou vivant en union libre. Les personnes veuves étaient les moins susceptibles d'avoir fait du bénévolat (32 %), ce qui s'explique par le fait qu'elles appartiennent majoritairement à une population plus âgée. Toutefois, les bénévoles célibataires ont consacré moins de temps que les bénévoles en couple, soit 134 heures contre 160 heures en moyenne (tableau 2).

Scolarité

Les recherches antérieures ont révélé à l'unanimité que le niveau de scolarité joue un rôle significatif dans le bénévolat7. Les données de l'ECDBP de 2010 confirment que les personnes qui ont fait des études universitaires sont beaucoup plus susceptibles de faire du bénévolat que celles qui ont un niveau de scolarité inférieur. En 2010, 58 % des adultes ayant un diplôme universitaire ont déclaré faire du bénévolat, contre 37 % de ceux qui n'avaient pas de diplôme d'études secondaires et 43 % des diplômés du secondaire. Ces taux de bénévolat étaient effectivement les mêmes que ceux observés en 2007. Cependant, le nombre moyen d'heures consacrées au bénévolat s'est stabilisé ou a diminué pendant la période : pour les diplômés du secondaire, le nombre moyen d'heures est demeuré stable, tandis que pour les bénévoles détenant un diplôme universitaire ou un diplôme d'études collégiales, il a diminué de presque 30 heures dans les deux cas.

Revenu

Comme la scolarité et le revenu sont fortement corrélés, on ne s'étonnera pas que le taux de bénévolat augmente à mesure que le revenu du ménage augmente. Par exemple, 33 % des personnes dont le revenu du ménage est inférieur à 20 000 $ ont fait une activité bénévole quelconque en 2010; ce pourcentage augmentait à chaque échelon de revenu, pour atteindre 58 % pour les personnes ayant un revenu de 120 000 $ ou plus. Par ailleurs, les bénévoles à plus faible revenu ont consacré en moyenne 161 heures au bénévolat en 2010, soit 18 % de plus que les bénévoles gagnant le revenu le plus élevé (136 heures). Tous ces chiffres étaient inchangés par rapport à 2007 (tableau 2).

Situation sur le marché du travail

Les Canadiens qui ont un emploi ont des taux de bénévolat plus élevés. En 2010, 50 % des Canadiens ayant un emploi ont fait du bénévolat, comparativement à 34 % des chômeurs et à 44 % des inactifs (ce groupe comprend les retraités, les parents au foyer et la plupart des étudiants). Ce résultat relève en partie de l'âge, puisque la majorité des travailleurs appartiennent à un groupe d'âge où environ 1 Canadien sur 2 fait du bénévolat (25 à 54 ans). Toutefois, le temps qu'ils doivent consacrer à leur emploi pourrait expliquer pourquoi les bénévoles ayant un emploi ont enregistré beaucoup moins d'heures de bénévolat que les inactifs, soit 139 heures contre 189 heures. Ces taux de bénévolat et ces nombres moyens d'heures de bénévolat ne révèlent aucun changement significatif par rapport à 2007.

Présence d'enfants d'âge scolaire dans le ménage

Un autre facteur qui augmente considérablement la probabilité qu'une personne ait fait du bénévolat était la présence d'enfants d'âge scolaire (de 6 à 17 ans) dans le ménage. Beaucoup d'enfants d'âge scolaire amènent leurs parents à faire du bénévolat parce qu'ils participent à des activités scolaires et parascolaires qui n'existeraient probablement pas sans la participation des parents8. L'ECDBP confirme que les parents qui ont des enfants d'âge scolaire à la maison (59 %), ou qui ont des enfants plus âgés et plus jeunes (56 %), avaient des taux de bénévolat considérablement plus élevés que les personnes n'ayant pas d'enfants à la maison (41 %). Par ailleurs, les bénévoles sans enfants ont consacré environ 30 heures de plus à leurs activités (175 heures) que les parents dont le ménage compte des enfants d'âge scolaire (146 heures). L'augmentation du taux de bénévolat pour les Canadiens sans enfants à la maison (de 39 % à 41 %) était le seul changement significatif à être survenu de 2007 à 2010 (tableau 2).

En résumé, les taux de bénévolat sont demeurés relativement stables pour l'ensemble des diverses caractéristiques démographiques de 2007 à 2010. De même, le nombre moyen d'heures que les bénévoles ont consacrées à leur travail n'a pas beaucoup changé, peu importe leurs caractéristiques démographiques et socioéconomiques. Toutefois, on observe une tendance assez constante des habitudes de bénévolat : dans les groupes qui affichent les plus hauts taux de bénévolat, les gens consacrent généralement moins d'heures à leurs activités de bénévolat.

Tableau 2 Taux de bénévolat, moyenne et médiane des heures annuelles de bénévolat, selon les caractéristiques personnelles et économiques, population âgée de 15 ans et plus, 2004, 2007 et 2010Tableau 2 Taux de bénévolat, moyenne et médiane des heures annuelles de bénévolat, selon les caractéristiques personnelles et économiques, population âgée de 15 ans et plus, 2004, 2007 et 2010

Les principaux bénévoles sont plus susceptibles de posséder un diplôme universitaire ou d'être actifs sur le plan religieux

Les principaux bénévoles sont les personnes sur lesquelles les organismes de bienfaisance et sans but lucratif comptent le plus. Ces personnes sont profondément engagées et consacrent le plus d'heures à leur travail bénévole. Ils représentent les 25 % de bénévoles (et les 12 % de Canadiens) ayant consacré 161 heures ou plus à des activités de bénévolat durant la période de 12 mois ayant précédé l'enquête de 2010. Autrement dit, leur nombre d'heures de bénévolat équivaut à au moins quatre semaines de travail à temps plein (en supposant une semaine de 40 heures). Tout compte fait, les principaux bénévoles étaient à l'origine de 77 % des heures de bénévolat enregistrées en 2010, comparativement à 78 % en 2007.

Selon l'ECDBP de 2010, les diplômés de l'université étaient plus susceptibles de faire partie du groupe des principaux bénévoles que les personnes n'ayant pas de diplôme d'études secondaires (16 % contre 8 %) (tableau 3). Les personnes ayant seulement des enfants d'âge scolaire à la maison étaient à peu près deux fois plus susceptibles de figurer parmi les principaux bénévoles que les personnes dont les enfants avaient tous moins de six ans (13 % contre 7 %).

Toutefois, le fait le plus remar­quable est la corrélation avec la religiosité. En 2010, 21 % des personnes qui participaient à des services religieux une fois par semaine faisaient partie du groupe des principaux bénévoles, compara­tivement à 10 % des personnes qui participaient à ces services moins souvent (y compris les adultes qui n'y participaient pas du tout).

En plus de leurs centaines d'heures de bénévolat, les principaux bénévoles s'engagent souvent activement à effectuer des dons de bienfaisance, à participer à des activités sociales et à fournir de l'aide directe à autrui. Cette tendance a amené certains chercheurs à suggérer que ces bénévoles possèdent un ensemble de valeurs ou de croyances qui encouragent la contribution à l'intérêt de tous9. Toutefois, la personnalité et le tempérament des personnes jouent également un rôle : les chercheurs ont relevé certains traits de caractère clés qui sont associés à de hauts niveaux d'engagement bénévole, y compris l'affabilité, la rigueur et la stabilité émotionnelle, ainsi que l'extroversion10.

Tableau 3 Pourcentage de personnes appartenant à la catégorie des   principaux bénévoles selon certaines caractéristiques personnelles et économiques, population âgée de 15 ans et plus, 2010Tableau 3 Pourcentage de personnes appartenant à la catégorie des principaux bénévoles selon certaines caractéristiques personnelles et économiques, population âgée de 15 ans et plus, 2010

Le bénévolat est lié aux premières expériences de vie

Une étude canadienne antérieure a démontré que les personnes qui ont participé à des activités commu­nautaires pendant leur enfance ou leur adolescence étaient plus portées à devenir des adultes qui participent à un plus large éventail d'activités communautaires, comme le bénévolat encadré et non encadré, les organismes politiques, les sociétés de bienfaisance, les associations communautaires et ainsi de suite11.

Dans le cadre de l'ECDBP de 2010, on demandait aux répondants s'ils avaient participé à différents types d'activités communautaires pendant leurs études primaires ou secondaires. Les résultats confirment que les personnes qui ont vécu ce genre d'expérience au début de leur vie sont beaucoup plus susceptibles de faire du bénévolat après leurs études. Il s'agissait entre autres des expériences suivantes :

  • participer activement au sein d'organismes de gestion étudiante (64 % ont fait du bénévolat en 2010, comparativement à 44 % des personnes qui n'avaient pas participé);
  • avoir un parent, ou les deux, ayant fait du bénévolat au sein de la communauté (58 % contre 38 %);
  • participer activement au sein d'un organisme religieux (57 % contre 43 %);
  • effectuer du travail bénévole (56 % contre 38 %);
  • voir quelqu'un pour qui ils avaient de l'admiration venir en aide à d'autres (54 % contre 39 %);
  • faire du porte-à-porte en vue d'amasser des fonds pour une cause ou un organisme (55 % contre 41 %);
  • appartenir à un regroupement de jeunes tel que les guides, les scouts, les 4-H, ou une chorale (54 % contre 40 %);
  • participer à un sport d'équipe organisé (53 % ont fait du bénévolat en 2010 comparativement à 40 % des personnes qui n'avaient pas participé à un sport d'équipe).

Près des deux tiers des personnes actives sur le plan religieux effectuent du travail bénévole

Il est bien connu dans le milieu de la recherche dans le secteur sans but lucratif que les personnes religieuses sont plus nombreuses à afficher de plus hauts taux de don, de participation et de bénévolat; les études démontrent également qu'il existe des corrélations significatives entre la religiosité, le type de personnalité et le bénévolat12. D'après l'ECDBP, près des deux tiers (65 %) des Canadiens de 15 ans et plus qui participaient à des services religieux au moins une fois par semaine ont fait du bénévolat, comparativement à moins de la moitié (44 %) des personnes qui ne participaient pas souvent à ces services (y compris les personnes qui n'y participaient pas du tout) (Graphique 4).

Contrairement à la tendance observée précédemment, où les taux de bénévolat plus élevés se traduisent par moins d'heures de bénévolat, les bénévoles qui participent toutes les semaines à des services religieux consacraient environ 40 % plus d'heures au bénévolat que les autres bénévoles : en moyenne, ils ont travaillé bénévolement pendant 202 heures en 2010, comparativement à 141 heures pour les autres bénévoles (Graphique 5). Une étude récente a permis de constater que les pratiquants extrovertis étaient plus enclins à faire du bénévolat et à se porter volontaire pour faire plus de choses, ce qui pourrait expliquer en partie cette inversion de la tendance habituelle13. Comme il fallait s'y attendre, les personnes participant fréquemment à des services religieux consacraient beaucoup plus de leurs heures de bénévolat à des organismes religieux que les personnes participant moins souvent (42 % contre 4 %), mais elles consacraient la majorité de leurs heures à des organismes non religieux. Ces chiffres sont demeurés assez stables depuis 2004.

Graphique 4 Taux de bénévolat selon la pratique religieuse, population âgée de 15 ans et plus, 2004, 2007 et 2010Graphique 4 Taux de bénévolat selon la pratique religieuse, population âgée de 15 ans et plus, 2004, 2007 et 2010

Graphique 5 Moyenne des heures consacrées au bénévolat selon la pratique religieuse, bénévoles âgés de 15 ans et plus, 2004, 2007 et 2010Graphique 5 Moyenne des heures consacrées au bénévolat selon la pratique religieuse, bénévoles âgés de 15 ans et plus, 2004, 2007 et 2010

La Saskatchewan affiche le taux de bénévolat le plus élevé

Les taux de bénévolat varient considérablement selon la province et le territoire. Le taux le plus élevé a été observé en Saskatchewan, où 58 % des adultes de 15 ans et plus ont fait du bénévolat en 2010 (Graphique 6). Les taux de bénévolat étaient également plus élevés que la moyenne canadienne à l'Île-du-Prince-Édouard (56 %), en Alberta (55 %) et en Nouvelle-Écosse (54 %). Les taux les plus faibles ont été observés dans les Territoires du Nord-Ouest (37 %), au Québec (37 %) et au Nunavut (41 %). Les taux de bénévolat ont considérablement changé de 2007 à 2010 à Terre-Neuve-et-Labrador (+6 points de pourcentage), en Colombie-Britannique (+3 points) et en Alberta (+3 points). Ils ont diminué dans les Territoires du Nord-Ouest et au Yukon (-9 points).

Ces écarts entre les taux provin­ciaux et territoriaux du bénévolat sont plus complexes qu'ils ne semblent l'être au départ. Comme les taux de bénévolat sont constamment plus élevés dans les régions rurales et moins urbaines14, nous pourrions nous attendre à ce que les provinces ayant moins de grandes régions urbaines affichent généralement des taux de bénévolat plus élevés. De plus, les résultats des enquêtes précédentes ont démontré que les écarts régionaux entre les taux de bénévolat se rétrécissent lorsque le bénévolat non encadré (aide directe aux personnes) est compris dans l'estimation, ce qui suggère que la « culture du bénévolat » peut varier considérablement d'une communauté à une autre15.

En moyenne, les bénévoles dans la plupart des provinces et des territoires ont consacré environ 140 à 178 heures au bénévolat en 2010; les exceptions étaient la Nouvelle-Écosse (207 heures), le Québec (128 heures) et le Yukon (131 heures). Comparativement à 2007, seuls le Québec (-34 heures) et le Yukon (-45 heures) ont enregistré des variations significatives du nombre moyen d'heures consacrées au bénévolat pour les organismes de bienfaisance et sans but lucratif (Graphique 7).

Graphique 6 Taux de bénévolat selon la province ou le territoire, population âgée de 15 ans et plus, 2007 et 2010Graphique 6 Taux de bénévolat selon la province ou le territoire, population âgée de 15 ans et plus, 2007 et 2010

Graphique 7 Moyenne des heures consacrées au bénévolat selon la province ou le territoire, bénévoles âgés de 15 ans et plus, 2007 et 2010Graphique 7 Moyenne des heures consacrées au bénévolat selon la province ou le territoire, bénévoles âgés de 15 ans et plus, 2007 et 2010

Les activités les plus fréquentes sont les collectes de fonds et l'organisation d'événements

La collecte de fonds et l'organisation d'événements sont deux des activités les plus courantes auxquelles participent les bénévoles. En 2010, 45 % des bénévoles ont participé à des collectes de fonds, et une proportion presque équivalente de bénévoles ont participé à l'organisation ou à la supervision d'événements (44 %) (Graphique 8). Environ le tiers d'entre eux ont siégé à un comité ou à un conseil (33 %) ou offert de l'enseignement, de la formation ou du mentorat (30 %). Les types d'activités déclarés par environ le quart des bénévoles étaient les suivants : recueillir, servir ou distribuer de la nourriture (28 %), offrir des services de consultation ou des conseils (28 %) et accomplir du travail de bureau (23 %). Une proportion de 18 % des bénévoles ont déclaré avoir agi à titre d'entraîneurs ou d'arbitres, tandis que la plus faible proportion d'entre eux, 6 %, ont donné des premiers soins ou participé à la lutte contre les incendies ou à des opérations de recherche et de sauvetage. Ces chiffres sont essentiellement les mêmes qu'en 2007.

Étant donné le grand nombre de bénévoles qui travaillent à des événements, il n'est pas étonnant que l'organisation ou la supervision d'événements ait requis 15 % des heures consacrées par les bénévoles à leur principal organisme en 2010 (Graphique 9). Douze pour cent des heures ont été consacrées à l'enseignement, à la formation ou au mentorat, des tâches qui demandent aussi beaucoup de temps. Le dixième des heures totales a été consacré à la participation à un comité ou à un conseil (10 %) et à la collecte de fonds (9 %). Le travail de bureau, ainsi que le rôle d'entraîneur ou d'arbitre, représentaient 8 % des heures, tandis que 2 % des heures étaient consacrées aux premiers soins, à la lutte contre les incendies ou à des opérations de recherche et de sauvetage. Ces proportions sont essentiellement les mêmes que celles qui avaient été enregistrées en 2007.

Graphique 8 Taux de participation selon le type d'activité bénévole, bénévoles âgés de 15 ans et plus, 2010Graphique 8 Taux de participation selon le type d'activité bénévole, bénévoles âgés de 15 ans et plus, 2010

Graphique 9 Répartition des heures annuelles de bénévolat,  selon le type d'activité bénévole, bénévoles âgés de 15 ans et plus, 2010Graphique 9 Répartition des heures annuelles de bénévolat, selon le type d'activité bénévole, bénévoles âgés de 15 ans et plus, 2010

Les bénévoles qui s'engagent d'eux-mêmes consacrent en moyenne plus d'heures au bénévolat

En 2010, environ la moitié (51 %) des bénévoles avaient été invités par quelqu'un à faire du bénévolat, tandis qu'un peu plus de 4 bénévoles sur 10 (43 %) ont dit qu'ils avaient fait des démarches eux-mêmes auprès d'un organisme pour offrir leurs services à titre de bénévoles. Les bénévoles s'étant engagés d'eux-mêmes avaient agi parce qu'ils avaient vu une annonce de l'organisme, comme une affiche ou une annonce dans un journal (14 %), lu quelque chose sur Internet (5 %), entendu ou vu une demande publique à la télévision ou à la radio (4 %), ou suivi la recommandation d'un autre organisme. Tous ces chiffres sont les mêmes que ceux déclarés en 2007, à l'exception de l'information provenant d'Internet (qui est passée de 3 % à 5 %).

Les bénévoles qui étaient suffisamment motivés pour faire des démarches auprès de leur organisme principal par eux-mêmes ont consacré en moyenne plus d'heures que les autres bénévoles : 142 contre 97 heures. De plus, même s'ils constituaient moins de la moitié des bénévoles, ils représentaient la moitié (50 %) des heures enregistrées pour le principal organisme en 2010.

La grande majorité des bénévoles veulent contribuer à la communauté

Les gens se portent volontaires pour travailler pour un organisme de bienfaisance ou sans but lucratif pour un large éventail de raisons, des plus altruistes (p. ex., pour aider les autres) aux plus intéressées (p. ex., pour acquérir de nouvelles compétences). Toutefois, il n'est pas nécessairement facile pour tout le monde de transformer cette volonté de faire du bénévolat en heures de travail. Une personne peut se heurter à des obstacles à la participation, comme les demandes de temps conflictuelles ou le fait de ne pas savoir par où commencer. L'ECDBP contient une série de questions visant à permettre de comprendre pourquoi les gens font du bénévolat et pourquoi certaines personnes font plus de bénévolat que d'autres.

Les gens donnent de leur temps à un organisme parce qu'ils veulent appuyer leur communauté. En 2010, presque tous (93 %) les bénévoles ont dit que la contribution à la communauté était un important facteur ayant motivé leur décision (Graphique 10). Un peu plus des trois quarts (78 %) ont déclaré qu'ils voulaient mettre en pratique leurs compétences et leur expérience; plus de la moitié (59 %) ont mentionné qu'ils avaient personnellement été touchés ou connaissaient quelqu'un qui avait été touché par la cause que représentait ou soutenait l'organisme. Près de la moitié avaient commencé à faire du bénévolat parce qu'ils avaient des amis qui en faisaient (48 %), parce qu'ils voulaient découvrir leurs forces (48 %), ou qu'ils voulaient réseauter avec les autres ou rencontrer des gens (46 %). Moins du quart ont dit qu'ils voulaient améliorer leurs perspectives d'emploi (22 %) ou qu'ils avaient fait du bénévolat pour satisfaire à des obligations ou à des croyances religieuses (21 %). Ces proportions étaient inchangées par rapport à 2007.

Graphique 10 Raisons de faire du bénévolat, bénévoles âgés de 15 ans et plus, 2010Graphique 10 Raisons de faire du bénévolat, bénévoles âgés de 15 ans et plus, 2010

Environ les deux tiers des bénévoles améliorent leurs compétences en relations humaines

La plupart des bénévoles s'engagent envers des organismes de bienfaisance ou sans but lucratif pour des raisons altruistes, tout en croyant qu'ils en tirent eux-mêmes des avantages considérables. Nombreux sont ceux qui ont déclaré que leurs activités de bénévolat leur avaient donné l'occasion d'acquérir de nouvelles compétences; par exemple, environ les deux tiers (64 %) ont dit que leurs compétences en relations humaines s'étaient améliorées (Graphique 11). Les bénévoles croyaient également que leur expérience de bénévolat leur avait permis d'améliorer leurs compétences en communication (44 %), en organisation (39 %), en collecte de fonds (33 %) et en travail technique ou de bureau (27 %). Le tiers des bénévoles (34 %) ont également mentionné que leur travail de bénévolat leur avait permis d'enrichir leurs connaissances sur des sujets tels que la santé, les enjeux politiques, les questions relatives aux femmes, la justice pénale ou l'environnement.

Graphique 11 Compétences acquises par le bénévolat, bénévoles âgés de 15 ans et plus, 2010Graphique 11 Compétences acquises par le bénévolat, bénévoles âgés de 15 ans et plus, 2010

 

Début de l'encadré

Travail communautaire obligatoire

Certains Canadiens font du travail non rémunéré pour un organisme ou une cause parce qu'une autorité l'exige — soit leur école, leur employeur, l'organisme dont ils sont membres ou les tribunaux. Un peu plus de 7 % des bénévoles de 15 ans et plus ont déclaré avoir effectué ce type de service communautaire obligatoire en 20101. Ils ont consacré 98 millions d'heures à ces travaux, ou plus de 6 % des heures totales de bénévolat consacrées à des organismes de bienfaisance ou sans but lucratif. Cette proportion était environ la même qu'en 2007.

Chez environ la moitié des personnes ayant fait du travail communautaire obligatoire (47 %), l'organisme lui-même exigeait ce service (par exemple, une garderie sans but lucratif ou une coopérative d'habitation s'attendant à ce que ses membres s'acquittent de certaines tâches). Un peu moins du tiers (31 %) avaient été appelées à œuvrer pour un organisme par leur école, 8 % par leur employeur et 14 % par une autre autorité (p. ex., les tribunaux). Les personnes qui ont accompli un travail communautaire obligatoire ont généralement consacré le même nombre moyen d'heures que les autres bénévoles, soit 105 heures comparativement à 117 heures. Les jeunes de 15 à 24 ans étaient les plus susceptibles de mentionner avoir été obligés à faire du bénévolat (13 %); pour plus des deux tiers d'entre eux (69 %), il s'agissait d'une obligation de l'école. Les Canadiens ayant des niveaux de scolarité et un revenu du ménage plus faibles étaient également plus susceptibles de déclarer avoir fait du travail communautaire obligatoire.


Note

  1. Les données sur le travail communautaire obligatoire ont été recueillies seulement pour l'organisme principal des bénévoles.

Fin de l'encadré

Le manque de temps est le plus important obstacle au bénévolat

Les recherches antérieures révèlent que lorsque la plupart des gens décident de faire du bénévolat ou non, ils considèrent que les coûts dépassent les avantages, même chez ceux qui font déjà du bénévolat16. Par conséquent, les raisons pour lesquelles les personnes ne font pas de bénévolat (ou n'en font pas davantage) représentent un défi de taille pour les organismes de bienfaisance et sans but lucratif à la recherche de travailleurs non rémunérés.

Le manque de temps est sans contredit le plus grand obstacle que doivent surmonter les personnes qui s'engagent à faire du bénévolat. Environ les deux tiers des Canadiens de 15 ans et plus qui n'avaient pas fait de bénévolat encadré en 2010 ont dit que c'était principalement parce qu'ils n'avaient pas assez de temps (67 %) et qu'ils n'étaient pas en mesure de s'engager à long terme (62 %) (Graphique 12). Il ne faut pas en conclure pour autant que les personnes qui ne font pas de bénévolat n'apprécient pas le travail effectué par les organismes de bienfaisance et sans but lucratif. En effet, plus de la moitié (52 %) des personnes appartenant à ce groupe ont préféré donner de l'argent au lieu du temps.

Fait intéressant, 45 % des non-bénévoles n'avaient pas participé parce que personne ne leur avait demandé de le faire, ce qui porte à croire qu'ils pourraient s'engager à faire du bénévolat s'ils étaient abordés de la bonne façon. Par ailleurs, environ le quart des non-bénévoles (27 %) n'étaient pas intéressés par le bénévolat et 7 % n'avaient pas été satisfaits d'une expérience de bénévolat antérieure. Ces pourcentages ne sont pas différents de ceux qui avaient été enregistrés en 200717.

Comme il fallait s'y attendre, les personnes qui faisaient déjà du bénévolat ont rencontré les mêmes obstacles à la participation que les non-bénévoles. Près des trois quarts (74 %) des bénévoles ont dit qu'ils n'avaient pas consacré plus d'heures à l'organisme parce qu'ils n'avaient tout simplement pas le temps (Graphique 13). Plus de la moitié (54 %) ont déclaré qu'ils n'étaient tout simplement pas en mesure de s'engager à long terme à travailler plus d'heures; 39 % ont dit qu'ils avaient déjà consacré assez de temps au bénévolat.

Moins du tiers des bénévoles ont dit qu'ils préféraient donner de l'argent au lieu de plus de temps, ou qu'ils n'avaient pas donné plus de temps parce que personne ne le leur avait demandé (30 % dans les deux cas). Parmi les raisons moins souvent invoquées pour ne pas avoir offert de travailler plus d'heures, mentionnons le manque d'intérêt, les problèmes de santé ou les incapacités physiques, l'ignorance quant à la façon de participer, le coût financier du bénévolat et une mauvaise expérience du bénévolat par le passé. Ces pourcentages sont effectivement les mêmes que ceux enregistrés en 2007.

Graphique 12 Raisons invoquées pour ne pas faire de bénévolat, non-bénévoles âgés de 15 ans et plus, 2007 et 2010Graphique 12 Raisons invoquées pour ne pas faire de bénévolat, non-bénévoles âgés de 15 ans et plus, 2007 et 2010

Graphique 13 Raisons invoquées pour ne pas faire davantage de bénévolat, bénévoles âgés de 15 ans et plus, 2007 et 2010Graphique 13 Raisons invoquées pour ne pas faire davantage de bénévolat, bénévoles âgés de 15 ans et plus, 2007 et 2010

Les jeunes Canadiens sont les plus susceptibles d'effectuer du bénévolat

Les jeunes Canadiens âgés de 15 à 24 ans étaient plus susceptibles de faire du bénévolat que les Canadiens de la plupart des autres groupes d'âge, les jeunes ayant enregistré un taux de 58 % (tableau 2). Dans ce groupe d'âge, les adolescents de 15 à 19 ans (66 %) affichaient un taux de bénévolat considérablement plus élevé que celui des jeunes adultes de 20 à 24 ans (48 %), environ le même que les taux enregistrés en 2007. Les jeunes bénévoles de 15 à 19 ans ont consacré en moyenne 115 heures au bénévolat en 2010, comparativement à 159 pour les personnes de 20 à 24 ans.

Les Canadiens de 15 à 19 ans avaient des taux plus élevés de bénévolat au sein de tous les types d'organismes que leurs homologues de 20 à 24 ans. Comme on pouvait s'y attendre, le taux d'activité le plus élevé pour les adolescents était au sein des organismes d'enseignement et de recherche (25 %), comparativement à 5 % pour les personnes de 20 à 24 ans (et 9 % pour les adultes de 25 ans et plus) (Graphique 14). Dix-neuf pour cent des adolescents ont fait du bénévolat pour des organismes de services sociaux (contre 13 % pour les personnes de 20 à 24 ans), et 13 % ont fait du bénévolat pour des organismes œuvrant dans le secteur des sports et loisirs. Dix pour cent des personnes de 15 à 19 ans ont travaillé pour des organismes religieux, comparativement à 6 % des personnes de 20 à 24 ans.

Graphique 14 Taux de bénévolat, selon le groupe d'âge et certains types d'organismes, population âgée de 15 ans et plus, 2010Graphique 14 Taux de bénévolat, selon le groupe d'âge et certains types d'organismes, population âgée de 15 ans et plus, 2010

Comme mentionné précédemment, le service communautaire est une condition préalable de l'obtention du diplôme d'études secondaires dans certains arrondissements scolaires. Par conséquent, les taux élevés observés pour les adolescents devraient être interprétés avec une certaine prudence. Le service communautaire obligatoire visait à inculquer une « habitude de bénévolat » que les adolescents continueraient à l'âge adulte; toutefois, au moins une étude auprès des élèves de l'Ontario a révélé que ces programmes n'ont pas modifié de façon significative les attitudes des adolescents en ce qui a trait au bénévolat ou au niveau d'engagement communautaire18. Par ailleurs, notons qu'un peu plus de la moitié des adolescents bénévoles (53 %) consacraient plus de 40 heures au bénévolat en 2010. Seul l'avenir dira quelle proportion de la génération d'adolescents d'aujourd'hui fera du bénévolat à l'âge adulte.

Les obstacles au bénévolat que doivent surmonter les jeunes ne sont en fait pas différents de ceux auxquels font face les autres bénévoles. Plus des deux tiers des bénévoles de 15 à 19 ans (70 %) et plus des trois quarts de ceux de 20 à 24 ans (81 %) ont dit qu'ils n'avaient pas consacré plus d'heures au bénévolat parce qu'ils n'avaient pas assez de temps (Graphique 15). Ils étaient moins nombreux (45 % des 15 à 19 ans et 54 % des 20 à 24 ans) à avoir dit qu'ils ne croyaient pas être en mesure de prendre un engagement à long terme concernant le bénévolat. Ces pourcentages sont très semblables à ceux des bénévoles de 25 ans et plus, ce qui n'est pas étonnant lorsque l'on tient compte du fait que bon nombre d'adolescents ont une « semaine de travail » de 50 heures19 qui est aussi longue que celle des adultes en âge de travailler20. Cependant, les adolescents et les jeunes adultes étaient plus susceptibles que les Canadiens plus âgés de dire que personne ne leur avait demandé d'en faire plus ou qu'ils ne savaient pas comment participer. Les adolescents étaient environ trois fois plus susceptibles que les jeunes adultes de dire qu'ils avaient eu une mauvaise expérience par le passé qui les avait découragés à faire davantage de bénévolat (13 % des personnes de 15 à 19 ans contre 5 % des personnes de 20 à 24 ans).

Graphique 15 Obstacles invoqués pour ne pas faire plus de bénévolat, selon le groupe d'âge, bénévoles âgés de 15 ans et plus, 2010Graphique 15 Obstacles invoqués pour ne pas faire plus de bénévolat, selon le groupe d'âge, bénévoles âgés de 15 ans et plus, 2010

Plus de 8 Canadiens sur 10 aident directement les autres (bénévolat non encadré)

Les organismes ne sont pas les seuls bénéficiaires du temps et de l'énergie que consacrent les Canadiens au bénévolat. En fait, comparativement à la proportion de Canadiens qui font du bénévolat encadré, près du double des Canadiens de 15 ans et plus offrent de l'aide directe non encadrée à des personnes vivant à l'extérieur de leur ménage, comme des personnes apparentées, des amis et des voisins. En 2010, 83 % des Canadiens sont venus en aide à quelqu'un qui avait besoin d'aide au moins une fois pendant l'année, soit la même proportion qu'en 2007.

La plus grande partie de l'aide directe à autrui (bénévolat non encadré) était de l'aide relative à des activités de tous les jours (Graphique 16):

  • 61 % ont fait des des tâches ménagères, de l'entretien de cour et de l'entretien de maison;
  • 53 % ont prodigué des soins de santé ou des soins personnels tels qu'un soutien émotionnel, des conseils et des services de consultation, ainsi que du gardiennage non rémunéré;
  • 47 % ont aidé une personne en faisant ses courses, ou en la conduisant au magasin ou à un rendez-vous;
  • 29 % ont aidé une personne à effectuer des tâches administratives telles que préparer des déclarations de revenus, effectuer des opérations bancaires et remplir des formulaires;
  • 17 % ont aidé une personne en lui donnant des leçons gratuites, en l'encadrant, en lui servant de tuteur ou en l'aidant à lire;
  • 24 % ont fourni de l'aide directe dans le cadre d'autres types d'activités quotidiennes.

Ces chiffres sont pratiquement les mêmes que ceux enregistrés  en 2007.

Graphique 16 Taux d'aide directe offerte à autrui, selon le type d'activité, population âgée de 15 ans et plus, 2010Graphique 16 Taux d'aide directe offerte à autrui, selon le type d'activité, population âgée de 15 ans et plus, 2010

Une importante question à poser aux personnes qui offrent de l'aide directe est la fréquence à laquelle elles le font, afin de mesurer l'intensité de ce genre de travail non rémunéré. Le bénévolat non encadré le plus intense est effectué par les personnes offrant des leçons ou de l'encadrement. En 2010, parmi les personnes qui ont directement aidé les autres chaque jour ou chaque semaine, 42 % ont enseigné à d'autres personnes, ou les ont entraînées ou encadrées; 38 % ont prodigué des soins de santé et des soins personnels; 29 % ont aidé des personnes en les conduisant à des magasins ou à des rendez-vous et 31 % les ont aidées à effectuer des tâches ménagères ou de l'entretien de maison (Graphique 17).

Graphique 17 Fréquence de l'aide directe offerte à autrui, selon certains types d'activités, fournisseurs d'aide directe âgés de 15 ans et plus, 2010Graphique 17 Fréquence de l'aide directe offerte à autrui, selon certains types d'activités, fournisseurs d'aide directe âgés de 15 ans et plus, 2010

Le type de personnes qui offrent de l'aide directe à des amis, des voisins et des collègues est très semblable à celui des bénévoles encadrés. Il fallait s'y attendre, puisque les personnes qui sont des bénévoles actifs ont tendance à participer à de nombreux aspects de l'engagement communautaire. En 2010, les bénévoles non encadrés étaient plus susceptibles que les personnes qui n'avaient pas donné d'aide directe d'avoir un plus haut niveau de scolarité (88 % des diplômés de l'université comparativement à 73 % des personnes sans diplôme d'études secondaires), d'avoir un emploi (87 % des personnes ayant un emploi contre 79 % des inactifs), d'avoir un revenu du ménage plus élevé (87 % des personnes ayant un revenu de 100 000 $ ou plus, comparativement à 75 % de celles gagnant moins de 20 000 $) et d'avoir des enfants de moins de 18 ans qui vivent à la maison (tableau 4).

Cependant, comme on l'a démon­tré auparavant, les personnes qui font partie des groupes ayant des taux élevés de bénévolat y consacrent moins de temps, et il en va de même pour les bénévoles non encadrés. Par exemple, les personnes n'ayant pas de diplôme d'études secondaires avaient des taux d'aide directe plus faibles, mais 55 % de ces personnes ayant aidé l'ont fait tous les jours ou toutes les semaines, comparativement à 41 % des bénévoles non encadrés qui avaient un diplôme universitaire. De même, 54 % des bénévoles non encadrés qui étaient inactifs ont donné de l'aide directe au moins une fois par semaine, contre 45 % de ceux qui avaient un emploi. Par ailleurs, 58 % des bénévoles non encadrés à plus faible revenu (ayant déclaré un revenu de moins de 20 000 $) ont aidé au moins une fois par semaine, contre 43 % de ceux dont le revenu dépassait 100 000 $ (tableau 4).

Le taux de bénévolat non encadré était assez stable d'un groupe d'âge à l'autre; il variait de 82 % à 87 % jusqu'à 64 ans, puis il tombait à 71 % pour les personnes âgées. En général, la fréquence du bénévolat non encadré était également uniforme dans la plupart des groupes d'âge. Environ de 13 % à 16 % des personnes qui fournissaient de l'aide directe dans tous les groupes d'âge le faisaient tous les jours ou presque tous les jours, sauf les jeunes de 15 à 24 ans (23 %). Plus du tiers des bénévoles non encadrés dans la plupart des groupes d'âge aidaient quelqu'un au moins une fois par semaine; c'était aussi le cas d'une proportion moins élevée d'adultes âgés de 35 à 44 ans (26 %).

Comparativement aux personnes mariées, célibataires ou divorcées (83 % à 84 %), les personnes veuves (70 %) étaient considérablement moins portées à faire du bénévolat non encadré, mais ce phénomène est attribuable au fait que les personnes veuves ont tendance à être plus âgées et que des problèmes de santé pourraient limiter leur capacité à aider. De plus, bien que plus de la moitié des bénévoles non encadrés célibataires (56 %) et divorcés (51 %) aient donné de l'aide tous les jours ou toutes les semaines, moins de la moitié (44 %) des personnes vivant en couple ont donné de l'aide aussi fréquemment (tableau 4).

Tableau 4 Taux et fréquence de l'aide directe offerte à autrui, selon certaines caractéristiques personnelles et économiques, population âgée de 15 ans et plus, 2010Tableau 4 Taux et fréquence de l'aide directe offerte à autrui, selon certaines caractéristiques personnelles et économiques, population âgée de 15 ans et plus, 2010

En 2010, plus de 8 adultes sur 10 dans toutes les provinces et tous les territoires ont donné de l'aide directe à des membres de la famille, des amis ou des voisins (Graphique 18), à l'exception des Territoires du Nord-Ouest, où moins des trois quarts de la population de 15 ans et plus (73 %) ont fait du bénévolat non encadré. Les Territoires du Nord-Ouest ont également enregistré le plus faible taux de prestation d'aide directe en 2007.

Graphique 18 Taux d'aide directe offerte à autrui, selon la province et le territoire, population âgée de 15 ans et plus, 2007 et 2010Graphique 18 Taux d'aide directe offerte à autrui, selon la province et le territoire, population âgée de 15 ans et plus, 2007 et 2010

Sommaire

En 2010, environ 1 Canadien sur 2 de 15 ans et plus a donné de son temps, de son énergie et de ses compétences à des organismes de bienfaisance et sans but lucratif. Les quelque 2 milliards d'heures de bénévolat effectuées équivalent à plus de 1 million d'emplois à temps plein.

La majeure partie du travail est effectuée par une petite proportion de ces bénévoles. En fait, 10 % des bénévoles représentaient 53 % de l'ensemble des heures de bénévolat données en 2010. Chaque bénévole de ce groupe a consacré l'équivalent de 10 semaines ou plus de travail à temps plein, soit environ la même chose qu'en 2007.

La majeure partie des heures totales de bénévolat (66 %) a été consacrée à cinq types d'organismes de bienfaisance et sans but lucratif : les organismes œuvrant dans le domaine des sports et des loisirs venaient en tête (19 % des heures totales), suivis des organismes se consacrant aux services sociaux (18 %), à la religion (15 %), à l'éducation et à la recherche (9 %) et à la santé (5 %).

Les jeunes Canadiens sont plus portés à faire du bénévolat que les Canadiens plus âgés. Plus de la moitié (58 %) des Canadiens de 15 à 24 ans ont fait du bénévolat en 2010, mais ils y ont consacré moins d'heures que les Canadiens plus âgés. Chez les jeunes, les adolescents étaient plus susceptibles que les jeunes adultes de faire du bénévolat.

La religion joue un rôle important dans le bénévolat encadré : 65 % des Canadiens qui participaient à des services religieux chaque semaine ont fait du bénévolat, comparativement à 44 % de ceux qui ne participaient pas à ces services toutes les semaines ou qui n'y participaient pas du tout. Les bénévoles qui participaient fréquemment à des services religieux ont consacré environ 40 % plus d'heures en moyenne au bénévolat que les autres bénévoles.

Le niveau de scolarité et le revenu jouent également un rôle. Par exemple, en 2010, 58 % des adultes ayant un diplôme universitaire ont déclaré faire du bénévolat, comparativement à 37 % de ceux qui n'avaient pas de diplôme d'études secondaires. Une proportion de 58 % des personnes dont le revenu du ménage était de 120 000 $ ou plus a déclaré faire du bénévolat, contre 33 % des personnes ayant un revenu inférieur à 20 000 $. Cependant, les personnes de la tranche de revenu inférieure ont consacré en moyenne plus d'heures au bénévolat que les personnes appartenant à la tranche de revenu supérieure.

La présence d'enfants à la maison est associée à la probabilité du bénévolat. En 2010, de 56 % à 59 % des parents ayant des enfants d'âge scolaire à la maison faisaient du bénévolat, comparativement à 41 % des personnes n'ayant pas d'enfants à la maison.

Dans l'ensemble des provinces et des territoires, la Saskatchewan avait le plus haut taux de bénévolat encadré au sein d'organismes sans but lucratif (58 %), tandis que les taux les plus faibles ont été observés au Québec et dans les Territoires du Nord-Ouest (tous deux à 37 %).

La grande majorité des bénévoles sont motivés par leur désir de contribuer à leur communauté : 93 % ont donné cette raison en 2010. De plus, plus des trois quarts (78 %) voulaient mettre à profit leurs compétences et leur expérience; plus de la moitié (59 %) ont dit avoir été touchés personnellement par la cause que soutient l'organisme; et 48 % ont fait du bénévolat parce qu'ils avaient des amis engagés.

Le manque de temps est l'obstacle au bénévolat le plus souvent invoqué, et la principale raison donnée par 67 % des personnes qui n'avaient pas fait de bénévolat encadré en 2010. Par ailleurs, 45 % des personnes ne se sont pas engagées parce que personne ne leur avait demandé, ce qui porte à croire qu'elles pourraient s'engager à faire du bénévolat si quelqu'un s'y prenait de la bonne manière pour les y inviter.

Comparativement au nombre de Canadiens qui font du bénévolat encadré, deux fois plus offrent de l'aide directe à des membres de la famille, des amis et des voisins. Quatre Canadiens sur cinq, ou 83 %, effectuaient du bénévolat non encadré en 2010, la plupart pour aider les autres à accomplir des activités quotidiennes, comme des tâches ménagères, des soins de santé ou des soins personnels ou des courses.

Mireille Vézina est analyste et Susan Crompton, analyste principale, à la Division de la statistique sociale et autochtone de Statistique Canada.


Notes

  1. VOLONTAIRES DES NATIONS UNIES. 2011. Rapport sur la situation du volontariat dans le monde : valeurs universelles pour le bien-êtrehttp://volunteer.ca/files/swvr_report_fre.pdf (consulté le 27 mars 2012).
  2. VEENHOF, B., B. WELLMAN, C. QUELL et B. HOGAN. 2008. « Répercussions de l'utilisation d'Internet par les Canadiens sur la vie sociale et la participation communautaire », Série sur la connectivité, no 16, produit no 56F0004MWF2008016 au catalogue de Statistique Canada.
  3. Une semaine de travail correspond à 40 heures, en supposant une semaine de 5 jours, à raison de 8 heures de travail par jour.
  4. SELBEE, L.K. et P.B. REED. 2001. « Les modèles de bénévolat durant le cycle de vie », Tendances sociales canadiennes, no 61, produit no 11-008-X au catalogue de Statistique Canada.
  5. MARSHALL, K. 2007. « La vie bien chargée des adolescents », L'emploi et le revenu en perspective, vol. 8, no 5, produit no 75-001-X au catalogue de Statistique Canada.
  6. Lorsqu'on a demandé aux aînés pour quelle raison ils n'avaient pas fait de bénévolat, 58 % des personnes âgées de 65 à 74 ans et 78 % de celles âgées de 75 ans et plus ont indiqué que leur état de santé en était la raison principale. JONES, F. 1999. « Le bénévolat chez les aînés », L'emploi et le revenu en perspective, vol. 11, no 3, produit no 75-005-X au catalogue de Statistique Canada.
  7. REED, P.B. et L.K. SELBEE. 2002. Modèles de participation des citoyens et noyau communautaire. Projet de base de connaissances sur le secteur des organismes sans but lucratif — Documents de recherche, no 3, produit no 75F0048MIF2002003 au catalogue de Statistique Canada.
  8. SELBEE et REED 2001.
  9. REED, P.B. et L.K. SELBEE. 2002. Les caractéristiques distinctives des bénévoles actifs au Canada. Projet de base de connaissances sur le secteur des organismes sans but lucratif — Documents de recherche (PDF), no 8, produit no 75F0048MIF2002008 au catalogue de Statistique Canada.
    GREENSLADE, J.H. et K.M. WHITE. 2002. « Beliefs underlying above average participation in volunteerism », Australian Journal on Volunteering, vol. 7.
  10. LODI-SMITH, J. et B.W. ROBERTS. 2007. « Social investment and personality: A meta-analysis of the relationship of personality traits to investment in work, family, religion and volunteerism », Personality and Social Psychology Review, vol. 11, no 1.
    VILLAGE, A. et L.J. FRANCIS. 2010. « All in the mind ? Psychological, social and religious predictors of civic volunteerism among churchgoers in England », Research in the Social Scientific Study of Religion, vol. 21.
  11. JONES, F. 2000. « La participation communautaire : l'influence des expériences de jeunesse », Tendances sociales canadiennes, no 57, produit no 11-008-X au catalogue de Statistique Canada.
  12. PENNER, L.A. 2002. « Dispositional and organizational influences on sustained volunteerism: An interactionist perspective », Journal of Social Issues, vol. 58, no 3.
    LODI-SMITH et ROBERTS. 2007.
  13. VILLAGE et FRANCIS. 2010.
  14. TURCOTTE, M. 2005. « L'engagement social et la participation à la vie communautaire : les populations des régions rurales et petites villes ont-elles véritablement l'avantage? », Bulletin d'analyse : régions rurales et petites villes du Canada, vol. 6, no 4, produit no 21-006-XIF au catalogue de Statistique Canada.
  15. REED, P.B. et L.K. SELBEE. 2001. « Le don et le bénévolat : une perspective régionale », Tendances sociales canadiennes, no 63, produit no 11-008-X au catalogue de Statistique Canada.
  16. GREENSLADE et WHITE. 2002.
  17. L'enquête ne fait pas de distinction entre les adultes de 15 ans et plus qui n'avaient jamais fait de bénévolat et ceux qui n'avaient pas fait de bénévolat au cours des 12 derniers mois, mais qui avaient fait du bénévolat par le passé.
  18. HENDERSON, A., S.D. BROWN, S.M. PANCER et K. ELLIS-HALE. 2007. « Mandated community service in high school and subsequent civic engagement: The case of the "double cohort" in Ontario, Canada », Journal of Youth and Adolescence, vol. 36, no 7.
  19. Comprend la fréquentation d'une école, les devoirs et le travail rémunéré et non rémunéré.
  20. MARSHALL. 2007.
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