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Enfants et jeunes

Au cours des quatre dernières décennies, la proportion de la population de 24 ans et moins n’a cessé de baisser. De 1971 à 2010, la proportion des jeunes au Canada est passée de 48,1 % à 29,9 % de la population.

Au 1er juillet 2010, la population des enfants et des jeunes adultes au Canada était estimée à 10,2 millions. De ce nombre, 5,6 millions étaient des enfants de 14 ans ou moins, 2,2 millions étaient des adolescents de 15 à 19 ans et 2,4 millions étaient de jeunes adultes de 20 à 24 ans.

En 2010, les enfants représentaient 16,5 % de la population canadienne, contre près du tiers (29,3 %) en 1971. On projette qu’entre 2015 et 2021, la proportion des personnes âgées de 65 ans et plus dépassera celle des enfants pour la première fois de l’histoire du pays.

Moins d’enfants dans l’Est canadien

Deux provinces, soit Terre-Neuve-et-Labrador et la Nouvelle-Écosse, affichaient la plus faible proportion d’enfants (14,8 %) et un taux de fécondité parmi les plus faibles au pays. Au Québec, en Colombie-Britannique et dans les provinces de l’Atlantique, la proportion d’enfants était inférieure à celle de la moyenne nationale (16,5 %). L’Alberta (18,3 %), le Manitoba (18,8 %) et la Saskatchewan (18,9 %) comptaient les plus fortes proportions d’enfants. En Ontario, la proportion d’enfants (16,7 %) se rapprochait à la moyenne nationale.

Dans les provinces de l’Atlantique, sauf à l’Île-du-Prince-Édouard, la proportion des personnes âgées dépassait celle des enfants, ce qui ne devrait survenir à l’échelle nationale que dans environ cinq à dix ans. Les provinces de l’Atlantique enregistrent des taux de fécondité parmi les plus faibles au Canada et, jusqu’à récemment, devaient composer avec l’émigration de nombreux jeunes adultes.

Le Nunavut présentait en 2010 la plus forte proportion d’enfants au pays, soit plus de 3 personnes sur 10 (31,5 %). Les Territoires du Nord-Ouest (21,8 %) et le Yukon (17,2 %) comptaient aussi des proportions élevées d’enfants. Les trois territoires enregistrent des taux de fécondité supérieurs à ceux du reste du Canada.

Moins d’enfants d’âge scolaire en situation de faible revenu

Au cours des dernières années, la proportion de la population d’âge scolaire (âgée de 5 à 24 ans) en situation de faible revenu a reculé : elle était de 11 % en 2007, contre 15 % en 2003 et 19 % pendant la récession du début des années 1990.

Les enfants de familles monoparentales ont toujours été plus susceptibles de vivre en situation de faible revenu. En 2007, 1,6 million d’enfants d’âge scolaire vivaient dans une famille monoparentale. Ces enfants, adolescents et jeunes adultes étaient près de trois fois plus susceptibles de vivre en situation de faible revenu que leurs homologues issus de familles biparentales (17 % contre 6 %). De plus, 27 % des enfants de familles monoparentales vivaient en situation de faible revenu depuis plus d’un an, alors que 11 % des enfants de familles biparentales se trouvaient dans cette situation.

Dans toutes les provinces, les enfants de familles monoparentales étaient plus susceptibles de vivre en situation de faible revenu que ceux des familles biparentales. De plus, les taux de faible revenu variaient davantage chez les enfants de familles monoparentales (de 9 % à l’Île-du-Prince-Édouard à 26 % en Colombie-Britannique) que chez ceux vivant avec deux parents (de 1 % à 7 % dans l’ensemble des provinces).

Des enfants moins actifs

L’obésité et l’inactivité des enfants figurent depuis plusieurs années au premier plan des préoccupations en matière de santé infantile. Depuis 1981, la force et la souplesse des garçons et des filles accusent un recul important, alors que les taux d’obésité et d’embonpoint infantiles ont augmenté.

De 2007 à 2009, le pourcentage de garçons et de filles de 15 à 19 ans dont la souplesse et la force musculaire laissaient à désirer était plus élevé qu’en 1981. En outre, le pourcentage de jeunes des deux sexes dont le tour de taille présentait un risque élevé a plus que triplé. La proportion de jeunes de 15 à 19 ans souffrant d’embonpoint ou d’obésité est passée de 14 % à 31 % chez les garçons et de 14 % à 25 % chez les filles.

À 12 ans, les enfants d’aujourd’hui sont plus grands et plus gras que ceux de 1981, et leur composition corporelle laisse à désirer. De 2007 à 2009, un garçon de 12 ans mesurait en moyenne 5 cm de plus que son homologue de 1981 et pesait 6,4 kg de plus. Son tour de taille était supérieur de 1,3 cm et son indice de masse corporelle (IMC) avait augmenté de 1,1 kg/m2.

Toujours de 2007 à 2009, une fille de 12 ans mesurait 2,8 cm de plus que son homologue de 1981 et pesait 4,9 kg de plus. Son tour de taille était supérieur de 5,6 cm et son IMC avait augmenté de 1,1 kg/m2.

Graphique 12.1 Population selon le groupe d'âge, observée (1971 à 2010) et projetée (2011 à 2061)
Voir la source des données du graphique 12.1