Les sports-spectacles, les promoteurs d’événements, les agents et représentants, les artistes et les secteurs connexes ont généré en 2009 des revenus d’exploitation de 5,9 milliards de dollars, soit 1,1 % de plus qu’en 2008. Les sports-spectacles, groupe le plus important, représentaient 44 % du total.
En 2009, les revenus d’exploitation des sports-spectacles ont atteint 2,6 milliards de dollars (le même nombre qu’en 2008). Les droits d’entrée aux événements sportifs ou aux courses représentaient 38 % du total, les recettes de jeu, 22 % et la publicité, 11 %. Les salaires et traitements étaient le poste de dépenses le plus important (44 % des dépenses totales). Le secteur des sports-spectacles a versé à ses employés près de 1,1 milliard de dollars en salaires et traitements en 2009.
Les promoteurs d’événements artistiques et sportifs et d’événements similaires ont enregistré en 2009 des revenus d’exploitation de 2,1 milliards de dollars, soit une hausse de 3,7 % par rapport à 2008. Leurs dépenses, dont les salaires et traitements formaient la plus grosse part (477 millions de dollars), ont reculé de 2,9 %.
Les artistes, auteurs et interprètes indépendants canadiens ont vu leurs bénéfices croître en 2009. Leurs revenus d’exploitation ont diminué (862,9 millions de dollars), mais leurs salaires et traitements sont restés stables. Les dépenses totales ont chuté de 3,4 % pour s’établir à 593,5 millions de dollars.
En 2009, les agents et représentants d’artistes, d’athlètes et d’autres personnalités publiques ont généré des revenus d’exploitation de 314,6 millions de dollars et leur marge bénéficiaire a crû, soit 7,7 % (7,4 % en 2008).
En 2009, les revenus de la télévision traditionnelle publique et privée ont fléchi de 3,9 % (la plus forte baisse en 10 ans) pour s’établir à 3,4 milliards de dollars. Les revenus des diffuseurs traditionnels privés ont reculé de 7,7 %, soit la plus forte baisse annuelle en plus de 30 ans. Parallèlement, la télévision payante et la télévision spécialisée ont généré près de la moitié des revenus du secteur de la télévision. En 2009, leurs revenus ont monté de 6,0 % pour s’établir à 3,1 milliards de dollars. La télévision spécialisée demeure depuis trois ans le volet le plus rentable du secteur de la télévision. En 2009, elle a affiché une marge bénéficiaire avant intérêts et impôts de 27 %, alors que les diffuseurs traditionnels privés ont essuyé une perte de 5,7 % (leur premier résultat négatif en 30 ans). Plus de la moitié d’entre eux ont subi en 2009 une perte avant intérêts et impôts.
Le soutien au secteur canadien des arts de la scène est demeuré élevé en 2009, tant au guichet que sous forme d’aide financière, de subventions et de dons de différentes sources publiques et privées.
En 2009, les revenus d’exploitation totaux des entreprises d’arts d’interprétation sont descendus à 1,3 milliard de dollars, soit 3,7 % de moins qu’en 2008. Ils étaient répartis presque également entre les secteurs à but lucratif et sans but lucratif. Le Québec et l’Ontario étaient les provinces dont les revenus d’exploitation tirés du secteur des arts de la scène étaient les plus élevés (521,8 millions de dollars et 469,1 millions de dollars. respectivement).
Près du tiers des dépenses d’exploitation de 1,3 milliard de dollars étaient constituées des salaires, traitements et avantages sociaux versés aux employés, mis à part les sommes versées aux travailleurs contractuels.
Les formations musicales et les musiciens (orchestres, groupes rock, etc.) représentaient 29 % des revenus d’exploitation et les compagnies de théâtre (sauf de comédie musicale), 28 %. Les 43 % restants étaient répartis entre les compagnies de comédie musicale (dont les compagnies d’opéra), les compagnies de danse et les autres compagnies d’arts d’interprétation (cirques, organisateurs de spectacles sur glace, etc.).
En 2008, les entreprises d’arts d’interprétation sans but lucratif ont attiré 13,7 millions de spectateurs, soit 2,5 % de plus qu’en 2006. Les compagnies de théâtre (sauf de comédie musicale) ont attiré 55 % des spectateurs et le nombre de représentations est passé de 39 868 en 2006 à 42 870 en 2008 (318 spectateurs en moyenne par représentation). La vente de biens et de services a généré près de la moitié des revenus des entreprises sans but lucratif; l’aide financière, les subventions, les dons et les collectes de fonds ont généré l’autre moitié.
La marge bénéficiaire des sociétés à but lucratif a chuté : 13,2 % en 2008 à 7,2 % en 2009. La marge bénéficiaire des entreprises sans but lucratif est passée de 0,0 % à -0,2 %.
Les dépenses de l’administration fédérale au chapitre de la culture sont concentrées sur le secteur culturel qui comprend la radiotélédiffusion, le cinéma et la vidéo, la littérature (édition de livres et de périodiques) et l’industrie du disque. Au cours de l’exercice 2008-2009, les dépenses consacrées à ce secteur ont représenté 60 % des dépenses fédérales au chapitre de la culture. Quant aux administrations provinciales et territoriales, elles ont axé leur budget culturel sur les bibliothèques (34 %) et le secteur du patrimoine (29 %). Les administrations municipales ont aussi privilégié les bibliothèques; ces dernières représentaient 69 % de leur budget culturel en 2008.