L’éducation, la formation et l’apprentissage constituent une priorité pour les Canadiens. En 2008, au Canada, le taux d’obtention d’un premier diplôme d’études collégiales était de 26 %, soit un taux nettement supérieur à la moyenne de 10 % des pays de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE).
Au niveau universitaire, toutefois, le taux d’obtention d’un premier baccalauréat était de 34 %, contre 38 % en moyenne dans les pays de l’OCDE.
Les diplômés des niveaux universitaire et collégial sont toujours nettement avantagés. En 2008, le taux d’emploi des 25 à 64 ans sans diplôme d’études secondaires était de 58 %, contre 83 % pour les diplômés du collège ou de l’université. En outre, les diplômés universitaires gagnaient, en moyenne, 75 % de plus que ceux du niveau secondaire ou d’un programme de formation professionnelle ou technique.
Les Canadiens ne poursuivent pas tous leurs études. En 2008, 20 % des Canadiens de 15 à 19 ans n’étaient plus aux études. À l’échelle provinciale, la proportion de jeunes Canadiens qui ne fréquentaient plus l’école variait entre 14 % au Nouveau-Brunswick et 26 % en Alberta.
De juillet 2007 à juin 2008, près de la moitié (47 %) des 18 à 64 ans étaient aux études ou en formation.
Durant l’année scolaire 2008-2009, plus de 5,1 millions d’élèves étaient inscrits à l’école publique, soit 4,9 % de moins qu’en 2002-2003, prolongeant ainsi la tendance à la baisse amorcée depuis 2002-2003.
À l’exception de l’Alberta, toutes les provinces ont vu leurs effectifs scolaires diminuer de 2007-2008 à 2008-2009. L’Île-du-Prince-Édouard a enregistré la plus forte baisse (2,3 %). Les effectifs en Alberta ont augmenté de 0,9 % en 2008-2009.
Malgré le repli des effectifs scolaires, le nombre d’éducateurs (en équivalents temps plein) a continué d’augmenter. En 2008-2009, on comptait un peu plus de 339 000 éducateurs au Canada, soit 6,8 % de plus qu’en 2002-2003.
Les effectifs des programmes d’immersion en langue seconde à l’école publique primaire et secondaire augmentent régulièrement depuis 2002-2003. En 2008-2009, près de 318 000 élèves y étaient inscrits, soit 2,1 % de plus que l’année précédente et 13,3 % de plus qu’en 2002-2003.
Les effectifs des enfants ayant des besoins spéciaux augmentent aussi, près de 584 000 élèves étant concernés en 2008-2009, soit 7,2 % de plus qu’en 2002-2003.
En 2008-2009, on dénombrait 14,0 élèves par éducateur. Le ratio était le plus élevé en Alberta (16,5 élèves par éducateur) et le plus faible au Yukon (10,1 élèves par éducateur). Au Canada, le ratio élèves-éducateur diminue chaque année depuis 2002-2003.
Pendant cette période, les plus fortes hausses du nombre d’éducateurs à l’échelle provinciale concernaient l’Ontario (12,1 %), la Saskatchewan (11,7 %) et l’Alberta (11,1 %). Par contre, les effectifs ont reculé de 4,4 % en Ontario et de 9,2 % en Saskatchewan, mais ont augmenté de 1,7 % en Alberta.
En 2007-2008, les écoles publiques avaient 70,8 % d’éducatrices, soit une augmentation de 2,8 % depuis 2001-2002.
Les dépenses consacrées à l’éducation continuent d’augmenter. En 2008-2009, les dépenses totales des écoles publiques primaires et secondaires s’élevaient en moyenne à 11 614 $ par élève, soit 8,1 % de plus qu’en 2007-2008 et 40,9 % de plus qu’en 2002-2003. En 2008-2009, les dépenses totales par élève variaient d’une province à l’autre et étaient les plus élevées dans les territoires. À l’échelle provinciale, elles s’échelonnaient de 12 765 $ en Alberta à 10 210 $ à l’Île-du-Prince-Édouard. Les Territoires du Nord-Ouest affichaient les dépenses les plus élevées par élève (22 278 $).
Les frais de scolarité universitaires continuent d’augmenter au Canada. En 2010-2011, les étudiants à temps plein inscrits à un programme de premier cycle payaient en moyenne 5 138 $ en frais de scolarité, soit 4,0 % de plus que l’année précédente. Tout comme en 2009-2010, les frais de scolarité ont augmenté dans toutes les provinces sauf trois. Ils sont restés inchangés à Terre-Neuve-et-Labrador et au Nouveau-Brunswick, mais ont diminué de 4,5 % en Nouvelle-Écosse. Les étudiants de premier cycle de l’Ontario ont payé les frais de scolarité les plus élevés (6 307 $), suivis par ceux du Nouveau‑Brunswick (5 516 $). Par contre, les étudiants de premier cycle du Québec (2 415 $) et de Terre-Neuve-et-Labrador (2 624 $) ont continué de payer les frais de scolarité les moins élevés.
Les étudiants canadiens des deuxième et troisième cycles ont aussi vu leurs frais de scolarité augmenter. En 2010-2011, ils payaient en moyenne 5 182 $ en frais de scolarité, soit 6,6 % de plus qu’en 2009-2010. Les frais de scolarité ont augmenté dans six provinces, les hausses allant de 1,6 % en Alberta à 10,6 % en Ontario.