En 2008, après quatre années de croissance, le revenu médian après impôt des familles canadiennes de deux personnes et plus (63 900 $) est resté pratiquement stable dans toutes les provinces, sauf en Colombie-Britannique et en Saskatchewan où il a augmenté de 5,7 %. Celui des personnes seules (24 900 $) est aussi resté inchangé; c’était la première fois en trois ans qu’il n’enregistrait aucune variation notable.
Après avoir atteint en 2007 son niveau le plus bas en 30 ans, la proportion de Canadiens vivant sous le seuil de faible revenu après impôt est restée presque inchangée à 9,4 %. En 2008, un peu plus de 3 millions de Canadiens vivaient en situation de faible revenu. La proportion d’enfants vivant dans une famille à faible revenu était de 9,1 %, soit la moitié du sommet de 18,4 % atteint en 1996.
Pour la plupart des types de famille, l’impôt médian (fédéral et provincial) sur le revenu est resté stable par rapport à l’année précédente. En 2008, les familles de deux personnes et plus ont payé 8 800 $ et les personnes seules, 2 400 $ (comme en 2007); les ménages âgés (familles avec au moins une personne de 65 ans et plus) ont payé 2 400 $ (environ 500 $ de moins qu’en 2007).
En 2009, la valeur totale des pensions a presque retrouvé son niveau de 2007. Après avoir connu une forte baisse en 2008, la valeur des avoirs de retraite a grimpé à 2,1 billions de dollars grâce à la hausse du marché boursier en 2009. La valeur des régimes enregistrés d’épargne individuels a crû de 20,5 %, suivie par les prestations de sécurité sociale (13,3 %) et les régimes de pension offerts par l’employeur (12,8 %).
En 2008, les cotisations aux régimes de pension ont crû de 0,4 %, mais les cotisations aux régimes enregistrés d’épargne individuels ont chuté de 2,2 %, les finances des ménages s’étant dégradées. Les retraits des pensions ont crû de 3,0 % en 2008, par rapport à 7,1 % en 2007.
En 2009, le nombre de participants aux régimes de pension agréés (RPA), lesquels sont établis par les employeurs ou les syndicats à l’intention des employés, a augmenté de 0,2 % par rapport à 2008, pour atteindre 6 024 000. La croissance était entièrement attribuable au secteur public, où le nombre d’adhérents aux RPA s’est accru de 2,6 % pour se situer à 3 026 400. Dans le secteur privé, le nombre d’adhérents a fléchi de 2,1 % pour s’établir à 2 997 300.
Le taux de participation à un régime de pension, c’est-à-dire la proportion de tous les employés couverts par un RPA, était de 39,2 % en 2009 (40,4 % pour les femmes, 38,1 % pour les hommes). Le taux des femmes était plus élevé en raison de leur plus grande proportion dans le secteur public, où la plupart des femmes (87,3 %) sont couvertes par un régime de pension.
Le taux de participation à un RPA dans le secteur privé dépassait légèrement 25 %.
En 2009, les dépenses moyennes des ménages canadiens ont fléchi de 0,3 % pour s’établir à 71 117 $ durant la récession de 2008-2009. Il s’agissait du premier recul annuel depuis 1997, première année où ces données ont été recueillies. Parallèlement, les prix ont grimpé en 2009, le taux d’inflation annuel moyen mesuré par l’Indice des prix à la consommation s’établissant à 0,3 %.
Toujours en 2009, les ménages ont réduit leurs dépenses discrétionnaires ou celles qu’ils pouvaient reporter, comme les dépenses allouées aux loisirs et aux articles d’ameublement. Toutefois, les dépenses relatives aux réparations et à l’entretien du logement ont crû de 22 %, probablement stimulées par le programme fédéral de crédit d’impôt pour la rénovation domiciliaire.
L’alimentation, le logement et les vêtements représentaient en 2009 la plus grande part du budget des ménages (34 %), par rapport aux impôts personnels (20 %) et au transport (14 %). Le cinquième des ménages canadiens au revenu le plus faible consacrait près de 52 % de leur budget à l’alimentation, au logement et aux vêtements.
En 2009, les couples mariés sans enfants au foyer détenaient les actifs totaux moyens les plus élevés, soit près de 659 000 $. Les familles monoparentales ayant à leur tête une femme avaient les actifs totaux moyens les plus faibles (187 000 $), suivies des femmes de 65 ans et plus (249 000 $).
Les familles biparentales avec enfants avaient les dettes les plus élevées (prêts hypothécaires, prêts, marges de crédit, cartes de crédit, prêts étudiants), soit un peu plus de 130 000 $ en moyenne. Les couples mariés sans enfants avaient une dette moyenne d’environ 61 000 $.
La situation familiale joue un rôle dans l’avoir net (valeur des actifs moins les dettes). En 2009, les couples mariés sans enfants au foyer avaient l’avoir net moyen le plus élevé : 597 000 $; celui des familles biparentales avec enfants était d’un peu plus de 442 000 $, celui des pères seuls, d’environ 135 000 $ et celui des mères seules, de 119 000 $.
Pour les ménages âgés, la propriété joue un rôle important dans le revenu. À l’âge de la retraite, le revenu généré par la valeur nette du logement accroît de 10 % à 13 % le revenu des ménages de 60 à 69 ans et de 12 % à 15 % celui des ménages de 70 ans et plus.