L’innovation et le progrès continus sont essentiels au succès des activités des sciences et de la technologie (S-T) en constante évolution. Les scientifiques et les ingénieurs s’emploient continuellement à développer les connaissances et aptitudes nécessaires pour résoudre les problèmes de plus en plus complexes qui surgissent dans de nombreux domaines. Plusieurs secteurs (administration publique, universités, hôpitaux, entreprises, organismes sans but lucratif et entités étrangères) jouent un rôle actif dans le financement des activités de S-T.
L’État prévoyait consacrer 11,7 milliards de dollars aux S-T en 2010-2011, comparativement à 11,3 milliards de dollars en 2009-2010 et à 10,6 milliards de dollars en 2008-2009. Des 11,7 milliards de dollars prévus, 5,9 milliards étaient alloués aux activités de S-T des ministères et organismes fédéraux et 5,8 milliards de dollars, aux universités, entreprises, organismes sans but lucratif et autres entités.
La majorité des activités de S-T concordent avec l’image que la plupart des Canadiens s’en font : effectuer des tests en laboratoire et mettre au point des prototypes dans des installations de recherche. Il s’agit de la recherche et développement (R-D), à laquelle s’ajoutent des activités scientifiques connexes : collecte de données, services de renseignements, études spéciales, aide à l’éducation et administration. En 2010-2011, l’administration fédérale entendait consacrer 7,4 milliards de dollars (64 %) de ses dépenses de S-T à la R-D et 4,3 milliards de dollars, aux activités scientifiques connexes.
En 2010, le secteur des entreprises, l’autre intervenant principal dans les activités de R-D, prévoyait y consacrer 14,8 milliards de dollars. De cette somme, 43 % devraient être répartis entre cinq secteurs d’activité : les services de R-D scientifiques (1,6 milliard de dollars), le matériel de communications (1,3 milliard de dollars), le commerce de gros (1,2 milliard de dollars), la conception de systèmes informatiques et les services connexes (1,1 milliard de dollars) ainsi que l’information et la culture (1,1 milliard de dollars). En 2008, la majorité (79 %) des fonds consacrés à la R‑D industrielle provenaient des entreprises elles-mêmes; 13 % provenaient de sources étrangères; 2 %, de l’administration fédérale; et 6 %, d’autres sources canadiennes.
Les dépenses intérieures brutes de recherche et développement (DIRD) sont les sommes — toutes sources de financement confondues — qu’un pays consacre à la R-D au cours d’une année. En 2010, les DIRD du Canada s’élevaient à 29,2 milliards de dollars. L’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) suit l’évolution des DIRD de ses pays membres. En 2008, année la plus récente pour laquelle on dispose de données, les DIRD du Canada représentaient 1,8 % de notre produit intérieur brut (PIB), comparativement à la moyenne de 2,3 % des pays de l’OCDE.
Les dépenses de S-T de l’administration fédérale sont groupées en fonction d’objectifs socio-économiques suivant les tendances et les dépenses de différents secteurs, dont la santé, l’industrie, l’agriculture, l’énergie, la recherche spatiale et la défense.
En 2008-2009, l’objectif qui a le plus profité des dépenses de S-T a été la protection et l’amélioration de la santé humaine (2,2 milliards de dollars). Les activités qui ont le plus bénéficié des dépenses de R-D ont été celles liées à la protection et l’amélioration de la santé humaine (1,6 milliard de dollars), à la protection et la technologie industrielles (1,0 milliard de dollars) et à la recherche non orientée (754 millions de dollars).
De 2006-2007 à 2008-2009, le principal changement survenu dans les catégories socio-économiques a été la hausse des dépenses de R-D consacrées à la production, la distribution et l’utilisation rationnelle de l’énergie (36 %), au transport (33 %), aux structures et relations sociales (26 %) ainsi qu’à la protection et à l’amélioration de la santé humaine (20 %). Seule la pêche a connu une baisse importante (de 58 %) des dépenses de R-D.
En 2010-2011, le nombre total d’employés équivalents temps plein travaillant pour l’administration fédérale dans le domaine de la S-T devrait atteindre 39 182, contre 36 027 en 2006-2007, soit une hausse de près de 9 %. Près de la moitié (46 %) de ces employés sont classés comme scientifiques et professionnels (18 028); les autres sont affectés au travail technique (9 280) et aux activités de soutien (11 874).
Les dépenses fédérales en S-T sont axées sur les sciences naturelles et le génie, ainsi que les sciences sociales et humaines. Sept fonctionnaires fédéraux des S-T sur dix travaillent en sciences naturelles et en génie et les autres, en sciences sociales et humaines. Ce ratio est le même depuis 2007-2008 et s’apparente à celui du financement fédéral des S-T prévu pour 2010-2011 : 8,7 milliards de dollars aux sciences naturelles et au génie et 2,9 milliards de dollars aux sciences sociales et humaines.