Direction des études analytiques : documents de recherche
Entreprises multinationales et réaffectation : croissance de la productivité dans le secteur canadien de la fabrication

par Wulong Gu et Jiang Li, Division de l’analyse économique, Statistique Canada

Date de diffusion : le 30 octobre 2017

Remerciements

Nous tenons à remercier John Baldwin, Shenjie Chen, André Downs, Danny Leung, Yanling Wang ainsi que les participants à l’atelier de 2016 du Centre canadien d’élaboration de données et de recherche économique et à la conférence annuelle de l’Association canadienne d’économique de 2016 pour leurs discussions utiles et des commentaires détaillés. Les opinions exprimées dans le présent document de recherche sont celles des auteurs et ne doivent pas être attribuées à Statistique Canada ou à Affaires mondiales Canada. Une version de ce document est publiée dans Analyse de politiques, vol. 34, no S2. Statistique Canada reconnaît la relation de travail collaborative avec le comité de rédaction de cette revue.

Résumé

Le présent document porte sur le rôle des multinationales et de la réaffectation dans la croissance de la productivité pour le secteur canadien de la fabrication, et ce, pour la période allant de 2001 à 2010, période de changement important dans ce secteur. Il permet de constater que les entreprises sous contrôle étranger ont joué un rôle plus important que les entreprises sous contrôle canadien dans la croissance globale de la productivité pour cette période, mais que leur contribution a diminué après 2006 en raison d’une augmentation des sorties de grandes entreprises productives sous contrôle étranger au cours de cette période. La restructuration du secteur de la fabrication s’est intensifiée après 2006. Au cours de cette période, on a observé une augmentation de la réaffectation vers les entreprises plus productives ainsi qu’une augmentation de la réaffectation du travail vers les industries à plus forte intensité de capital et d’intrants intermédiaires. L’effet des nouvelles entreprises remplaçant les entreprises sortantes a également augmenté après 2006, principalement en raison de l’effet accru des entreprises entrantes canadiennes remplaçant les entreprises sortantes. En revanche, l’effet des entrées et des sorties d’entreprises étrangères a diminué. L’effet de la réaffectation du travail vers les entreprises ayant une plus faible intensité relative de capital et d’intrants intermédiaires au sein des mêmes industries contrebalance les effets positifs de la réaffectation sur la croissance de la productivité du travail, ce qui a contribué négativement à l’approfondissement agrégé des intrants et à la croissance agrégée de la productivité du travail. Dans l’ensemble, le présent document permet de conclure que la baisse de la croissance de la productivité du travail après 2006 était attribuable à une baisse de la croissance de la productivité du travail au sein des entreprises sous contrôle canadien. Il y a eu certains effets assez importants de la réaffectation, comme l’effet négatif de la sortie de grandes entreprises productives sous contrôle étranger, mais ces effets ont été contrebalancés par des aspects de la réaffectation qui ont eu des répercussions positives sur la croissance de la productivité.

Mots‑clés : entreprises sous contrôle étranger; restructuration; productivité; fabrication

Sommaire

La croissance de la production dans le secteur de la fabrication au Canada a été plus lente au cours des années 2000 que pendant les années 1990. La production réelle de ce secteur a diminué, ce qui contraste avec l’augmentation globale de la production observée dans le secteur des entreprises (Clarke et Couture, 2017). Elle a diminué rapidement pendant la crise financière de 2007 à 2009, pour ne retourner à son niveau d’avant la crise qu’en 2016. La part de marché des entreprises sous contrôle étranger a également diminué après 2000 (Baldwin et Li, 2017).

Cette étude vise à déterminer dans quelle mesure les défis se posant au secteur canadien de la fabrication après 2000 se répercutent sur la croissance agrégée de la productivité et les canaux par lesquels cette croissance de la productivité est touchée. Afin de comprendre les déterminants de la croissance de la productivité et d’élaborer des politiques qui pourraient faciliter une telle croissance, le présent document examine le rôle des multinationales et de la réaffectation dans la croissance de la productivité au sein du secteur canadien de la fabrication pour la période allant de 2001 à 2010. Il examine si la baisse de la croissance de la productivité du travail au cours de la seconde moitié des années 2000 était associée aux changements observés dans l’effet de la réaffectation et au déclin de l’importance des multinationales étrangères.

Le document permet de constater que la réaffectation des intrants dans le secteur de la fabrication s’est intensifiée après 2006 et que certaines réaffectations ont contribué positivement à la croissance de la productivité du travail alors que d’autres y ont contribué négativement. Au cours de cette période, on a observé une augmentation de la réaffectation vers les entreprises affichant une productivité multifactorielle accrue. On a également observé une augmentation de la réaffectation du travail vers les industries à plus forte intensité de capital et d’intrants intermédiaires.

L’effet de la réaffectation du travail entre les entreprises au sein des mêmes industries contrebalance les effets positifs de la réaffectation sur la croissance agrégée de la productivité du travail. En effet, on a observé un déplacement de l’emploi vers des entreprises à plus faible intensité relative de capital et d’intrants intermédiaires, ce qui a contribué négativement à l’approfondissement agrégé des intrants et à la croissance agrégée de la productivité du travail.

Toutefois, dans l’ensemble, les effets combinés de la réaffectation des intrants entre les entreprises existantes sur la croissance de la productivité du travail dans le secteur de la fabrication ont peu changé avant et après 2006. La baisse de la croissance de la productivité du travail observée après 2006 était attribuable à ce qui suit : une baisse de la croissance de la productivité du travail au sein des entreprises sous contrôle canadien; une baisse de la contribution de la productivité des entreprises étrangères entrantes et sortantes, découlant de la sortie de grandes entreprises productives et sous contrôle étranger; une baisse de la croissance de la productivité du travail, dans une moindre mesure, au sein des entreprises sous contrôle étranger.

Les entreprises sous contrôle étranger ont joué un rôle plus important que les entreprises sous contrôle canadien dans la croissance de la productivité du travail du secteur de la fabrication pendant la période allant de 2001 à 2010, mais leur contribution a diminué après 2006. En fait, les entreprises sous contrôle étranger ont peu contribué à la croissance agrégée de la productivité du travail de 2006 à 2010, puisque la contribution des entreprises étrangères existantes a été entièrement contrebalancée par la sortie de grandes entreprises productives et sous contrôle étranger au cours de cette période.

1 Introduction

La croissance de la production dans le secteur de la fabrication au Canada a été plus lente au cours des années 2000 que pendant les années 1990. La production réelle de ce secteur a diminué, ce qui contraste avec l’augmentation globale de la production observée dans le secteur des entreprises (Clarke et Couture, 2017). Elle a diminué rapidement pendant la crise financière de 2007 à 2009, pour ne retourner à son niveau d’avant la crise qu’en 2016. La part de marché des entreprises sous contrôle étranger a également diminué après 2000 (Baldwin et Li, 2017).

Cette étude vise à déterminer dans quelle mesure les défis se posant au secteur canadien de la fabrication après 2000 se répercutent sur la croissance agrégée de la productivité et les canaux par lesquels la croissance de la productivité est touchée. Pour comprendre les déterminants de la croissance de la productivité et pour élaborer des politiques qui pourraient faciliter cette croissance, de nombreuses études se sont penchées sur l’importance de la propriété étrangère et de la réaffectation des ressources entre les entreprises existantes, entrantes et sortantes pour la croissance agrégée de la productivité (p. ex., Baldwin et Gu, 2005)Note . Ces études, toutefois, ont principalement porté sur la période précédant la plus récente crise financière.

Le présent document examine le rôle des multinationales et de la réaffectation dans la croissance de la productivité pour le secteur canadien de la fabrication, et ce, pour la période allant de 2001 à 2010, période de changement important dans ce secteur. Il contribue à la littérature existante à plusieurs égards. Tout d’abord, il complète la littérature existante en examinant la croissance de la productivité à l’échelon de l’entreprise. Il vise également à examiner si la baisse de la croissance, qui a débuté vers 2006, était associée aux changements relatifs à l’effet de la réaffectation et au rôle des multinationales étrangères dans la croissance agrégée de la productivité.

Ensuite, il fait la distinction entre la réaffectation entre les entreprises au sein des mêmes industries et la réaffectation entre les industries. La réaffectation entre les industries a tendance à générer plus de gains pour les industries affichant des avantages comparables que pour les industries affichant des désavantages comparables (Bernard, Redding et Schott, 2007). Le présent document tient compte de cette hétérogénéité de l’industrie, puis décompose l’effet de la réaffectation sur la croissance agrégée de la productivité du travail selon l’effet qu’elle produit sur les deux principales composantes de la croissance de la productivité du travail : la croissance de la productivité multifactorielle (PMF) et l’approfondissement des intrants. Dans le cas d’une réaffectation des ressources vers les entreprises qui sont plus productives, la réaffectation contribue positivement à la croissance de la PMF et à la croissance de la productivité du travail. Par contre, lorsqu’il s’agit d’une réaffectation du travail vers des entreprises à plus forte intensité de capital et d’intrants intermédiaires, la réaffectation contribue positivement à l’approfondissement du capital et des intrants intermédiaires et donc à la croissance globale de la productivité du travail.

Enfin, le présent document vient enrichir les études précédentes en utilisant une mesure directe de l’intrant capital. Dans la plupart des études existantes, des approximations sont utilisées pour le stock de capital en raison du manque de données. Ces approximations vont du coût du carburant aux estimations du capital provenant de la répartition du stock de capital au niveau de l’industrie parmi les entreprises de l’industrie, en passant par la consommation d’électricité et les revenus du capital. Une mesure directe du stock de capital fournit une meilleure compréhension de plusieurs questions relatives à la source de la croissance de la productivité du travail. Elle nous permet de mieux comprendre le rôle de l’investissement et du capital dans la croissance de la productivité du travail et d’examiner l’importance relative de la formation de capital étranger et intérieur dans la croissance agrégée de la productivité du travail.

Une mesure directe du stock de capital peut également être utilisée pour établir une mesure améliorée de l’utilisation de la capacité et pour étudier les effets de celle‑ci sur la croissance de la productivité. La capacité excédentaire est un facteur important permettant d’expliquer le ralentissement observé après 2000 dans la productivité du secteur de la fabrication (Baldwin, Gu et Yan, 2013). Conceptuellement, la capacité excédentaire désigne le rapport entre le capital utilisé pour la production et le capital disponible pour la production. La mesure directe du stock de capital disponible pour la production utilisée dans le présent document permet d’obtenir une meilleure mesure de l’utilisation de la capacité.

La suite du document est structurée comme suit : la section 2 expose le cadre empirique pour l’analyse; la section 3 décrit les sources des données et l’établissement des variables; la section 4 présente les résultats empiriques; la section 5 conclut le document.

2 Cadre empirique

Le présent document suit les travaux de Baldwin, Gu et Yan (2013) et étend la comptabilisation normalisée de la croissance et la décomposition de la croissance proposée par Jorgenson, Ho et Stiroh (2005) à l’analyse au niveau de l’entreprise. Plus précisément, le présent document décompose les variations de la productivité du travail en trois composantes : 1) la croissance à l’intérieur de l’entreprise, y compris les effets des économies d’échelle, l’utilisation de la capacité, les progrès technologiques, l’approfondissement du capital et l’approfondissement des intrants intermédiaires; 2) l’effet de la réaffectation entre les entreprises; 3) l’effet des entrées et des sorties des entreprises. La réaffectation entre les entreprises contribue positivement à la croissance agrégée de la productivité du travail lorsque la réaffectation des intrants se fait vers les entreprises à productivité relativement élevée et à intensité plutôt forte d’intrants intermédiaires. L’effet d’entrée et de sortie des entreprises est positif lorsque les entreprises entrantes sont plus productives que les entreprises sortantes.

La présente étude diffère de celle de Baldwin, Gu et Yan (2013) de deux façons : premièrement, le présent document élargit le champ d’analyse à une période plus récente pour permettre d’examiner si des changements liés à l’effet de la réaffectation et des multinationales sur la croissance de la productivité dans le secteur de la fabrication se sont produits après 2006, lorsque la production a diminué. Deuxièmement, il fait la distinction entre les effets de la réaffectation entre les entreprises au sein des mêmes industries et l’effet de la réaffectation entre les industries. Les théories traditionnelles relatives aux échanges commerciaux mettent l’accent sur les avantages comparatifs et la spécialisation interindustrielle comme principale source de croissance agrégée de la productivité et d’amélioration du bien‑être. Les études sur les échanges commerciaux plus récentes mettent, quant à elles, l’accent sur l’effet de la réaffectation entre les entreprises au sein des industries comme source de croissance de la productivité et de bien‑être (Melitz, 2003). Les résultats présentés dans ce document fournissent une évaluation du rôle de la réaffectation au sein d’une industrie par rapport à celui d’une réaffectation entre les industries pour la croissance agrégée de la productivité.

L’entreprise i MathType@MTEF@5@5@+= feaagKart1ev2aqatCvAUfeBSjuyZL2yd9gzLbvyNv2CaerbuLwBLn hiov2DGi1BTfMBaeXatLxBI9gBaerbd9wDYLwzYbItLDharqqtubsr 4rNCHbGeaGqiVu0Je9sqqrpepC0xbbL8F4rqqrFfpeea0xe9Lq=Jc9 vqaqpepm0xbba9pwe9Q8fs0=yqaqpepae9pg0FirpepeKkFr0xfr=x fr=xb9adbaqaaeGaciGaaiaabeqaamaabaabaaGcbaGaamyAaaaa@36E5@  est présumée avoir une fonction de production qui est caractérisée par une hausse du rendement d’échelle. La production brute Y MathType@MTEF@5@5@+= feaagKart1ev2aqatCvAUfeBSjuyZL2yd9gzLbvyNv2CaerbuLwBLn hiov2DGi1BTfMBaeXatLxBI9gBaerbd9wDYLwzYbItLDharqqtubsr 4rNCHbGeaGqiVu0Je9sqqrpepC0xbbL8F4rqqrFfpeea0xe9Lq=Jc9 vqaqpepm0xbba9pwe9Q8fs0=yqaqpepae9pg0FirpepeKkFr0xfr=x fr=xb9adbaqaaeGaciGaaiaabeqaamaabaabaaGcbaGaamywaaaa@36D5@  pour l’entreprise i MathType@MTEF@5@5@+= feaagKart1ev2aqatCvAUfeBSjuyZL2yd9gzLbvyNv2CaerbuLwBLn hiov2DGi1BTfMBaeXatLxBI9gBaerbd9wDYLwzYbItLDharqqtubsr 4rNCHbGeaGqiVu0Je9sqqrpepC0xbbL8F4rqqrFfpeea0xe9Lq=Jc9 vqaqpepm0xbba9pwe9Q8fs0=yqaqpepae9pg0FirpepeKkFr0xfr=x fr=xb9adbaqaaeGaciGaaiaabeqaamaabaabaaGcbaGaamyAaaaa@36E5@   est exprimée comme suit :

Y i = F i ( μ K i K i , μ L i L i , μ M i M i , T i ), ( 1 ) MathType@MTEF@5@5@+= feaagKart1ev2aaatCvAUfeBSjuyZL2yd9gzLbvyNv2CaerbuLwBLn hiov2DGi1BTfMBaeXatLxBI9gBaerbd9wDYLwzYbItLDharqqtubsr 4rNCHbGeaGqiVu0Je9wqqrpepC0xbbL8F4rqqrFfpeea0xe9Lq=Jc9 vqaqpepm0xbba9pwe9Q8fs0=yqaqpepae9pg0FirpepeKkFr0xfr=x fr=xb9adbaqaaeGaciGaaiaabeqaamaabaabaaGcbaGaamywamaaBa aaleaacaWGPbaabeaakiabg2da9iaadAeadaWgaaWcbaGaamyAaaqa baGcdaqadaqaaiabeY7aTnaaBaaaleaacaWGlbWaaSbaaWqaaiaadM gaaeqaaaWcbeaakiaadUeadaWgaaWcbaGaamyAaaqabaGccaGGSaGa aGjcVlaayIW7cqaH8oqBdaWgaaWcbaGaamitamaaBaaameaacaWGPb aabeaaaSqabaGccaWGmbWaaSbaaSqaaiaadMgaaeqaaOGaaiilaiaa yIW7caaMi8UaeqiVd02aaSbaaSqaaiaad2eadaWgaaadbaGaamyAaa qabaaaleqaaOGaamytamaaBaaaleaacaWGPbaabeaakiaayIW7caGG SaGaamivamaaBaaaleaacaWGPbaabeaaaOGaayjkaiaawMcaaiaayI W7caaMi8Uaaiilaaaa@5DF2@

K i MathType@MTEF@5@5@+= feaagKart1ev2aqatCvAUfeBSjuyZL2yd9gzLbvyNv2CaerbuLwBLn hiov2DGi1BTfMBaeXatLxBI9gBaerbd9wDYLwzYbItLDharqqtubsr 4rNCHbGeaGqiVu0Je9wqqrpepC0xbbL8F4rqqrFfpeea0xe9Lq=Jc9 vqaqpepm0xbba9pwe9Q8fs0=yqaqpepae9pg0FirpepeKkFr0xfr=x fr=xb9adbaqaaeGaciGaaiaabeqaamaabaabaaGcbaGaam4samaaBa aaleaacaWGPbaabeaaaaa@3821@ , L i MathType@MTEF@5@5@+= feaagKart1ev2aqatCvAUfeBSjuyZL2yd9gzLbvyNv2CaerbuLwBLn hiov2DGi1BTfMBaeXatLxBI9gBaerbd9wDYLwzYbItLDharqqtubsr 4rNCHbGeaGqiVu0Je9wqqrpepC0xbbL8F4rqqrFfpeea0xe9Lq=Jc9 vqaqpepm0xbba9pwe9Q8fs0=yqaqpepae9pg0FirpepeKkFr0xfr=x fr=xb9adbaqaaeGaciGaaiaabeqaamaabaabaaGcbaGaamitamaaBa aaleaacaWGPbaabeaaaaa@3822@  et M i MathType@MTEF@5@5@+= feaagKart1ev2aaatCvAUfeBSjuyZL2yd9gzLbvyNv2CaerbuLwBLn hiov2DGi1BTfMBaeXatLxBI9gBaerbd9wDYLwzYbItLDharqqtubsr 4rNCHbGeaGqiVu0Je9sqqrpepC0xbbL8F4rqqrFfpeea0xe9Lq=Jc9 vqaqpepm0xbba9pwe9Q8fs0=yqaqpepae9pg0FirpepeKkFr0xfr=x fr=xb9adbaqaaeGaciGaaiaabeqaamaabaabaaGcbaGaamytamaaBa aaleaacaWGPbaabeaaaaa@37E2@  correspond au capital, au travail et aux intrants intermédiaires; μ K i MathType@MTEF@5@5@+= feaagKart1ev2aqatCvAUfeBSjuyZL2yd9gzLbvyNv2CaerbuLwBLn hiov2DGi1BTfMBaeXatLxBI9gBaerbd9wDYLwzYbItLDharqqtubsr 4rNCHbGeaGqiVu0Je9wqqrpepC0xbbL8F4rqqrFfpeea0xe9Lq=Jc9 vqaqpepm0xbba9pwe9Q8fs0=yqaqpepae9pg0FirpepeKkFr0xfr=x fr=xb9adbaqaaeGaciGaaiaabeqaamaabaabaaGcbaGaeqiVd02aaS baaSqaaiaadUeadaWgaaadbaGaamyAaaqabaaaleqaaaaa@3A0F@ , μ L i MathType@MTEF@5@5@+= feaagKart1ev2aqatCvAUfeBSjuyZL2yd9gzLbvyNv2CaerbuLwBLn hiov2DGi1BTfMBaeXatLxBI9gBaerbd9wDYLwzYbItLDharqqtubsr 4rNCHbGeaGqiVu0Je9wqqrpepC0xbbL8F4rqqrFfpeea0xe9Lq=Jc9 vqaqpepm0xbba9pwe9Q8fs0=yqaqpepae9pg0FirpepeKkFr0xfr=x fr=xb9adbaqaaeGaciGaaiaabeqaamaabaabaaGcbaGaeqiVd02aaS baaSqaaiaadYeadaWgaaadbaGaamyAaaqabaaaleqaaaaa@3A10@  et μ M i MathType@MTEF@5@5@+= feaagKart1ev2aqatCvAUfeBSjuyZL2yd9gzLbvyNv2CaerbuLwBLn hiov2DGi1BTfMBaeXatLxBI9gBaerbd9wDYLwzYbItLDharqqtubsr 4rNCHbGeaGqiVu0Je9wqqrpepC0xbbL8F4rqqrFfpeea0xe9Lq=Jc9 vqaqpepm0xbba9pwe9Q8fs0=yqaqpepae9pg0FirpepeKkFr0xfr=x fr=xb9adbaqaaeGaciGaaiaabeqaamaabaabaaGcbaGaeqiVd02aaS baaSqaaiaad2eadaWgaaadbaGaamyAaaqabaaaleqaaaaa@3A11@  correspond à l’utilisation non observée de ces intrants; T i MathType@MTEF@5@5@+= feaagKart1ev2aqatCvAUfeBSjuyZL2yd9gzLbvyNv2CaerbuLwBLn hiov2DGi1BTfMBaeXatLxBI9gBaerbd9wDYLwzYbItLDharqqtubsr 4rNCHbGeaGqiVu0Je9wqqrpepC0xbbL8F4rqqrFfpeea0xe9Lq=Jc9 vqaqpepm0xbba9pwe9Q8fs0=yqaqpepae9pg0FirpepeKkFr0xfr=x fr=xb9adbaqaaeGaciGaaiaabeqaamaabaabaaGcbaGaamivamaaBa aaleaacaWGPbaabeaaaaa@382A@  est un indice technologique.

Les variations de la production brute peuvent être exprimées en une somme pondérée des variations des intrants et de l’utilisation des intrants et des progrès technologiques (Hall, 1990; Basu et Fernald, 2001) :

Δln Y i = λ i Δln X i + e i Δln μ i +Δln T i , ( 2 ) MathType@MTEF@5@5@+= feaagKart1ev2aaatCvAUfeBSjuyZL2yd9gzLbvyNv2CaerbuLwBLn hiov2DGi1BTfMBaeXatLxBI9gBaerbd9wDYLwzYbItLDharqqtubsr 4rNCHbGeaGqiVu0Je9sqqrpepC0xbbL8F4rqqrFfpeea0xe9Lq=Jc9 vqaqpepm0xbba9pwe9Q8fs0=yqaqpepae9pg0FirpepeKkFr0xfr=x fr=xb9adbaqaaeGaciGaaiaabeqaamaabaabaaGcbaGaeuiLdqKaci iBaiaac6gacGaSaoywamacWc4gaaWcbGaSakacWc4GPbaabKaSacGc cqGH9aqpcqaH7oaBdaWgaaWcbaGaamyAaaqabaGccqqHuoarciGGSb GaaiOBaiaadIfadaWgaaWcbaGaamyAaaqabaGccqGHRaWkcaWGLbWa aSbaaSqaaiaadMgaaeqaaOGaeuiLdqKaciiBaiaac6gacqaH8oqBda WgaaWcbaGaamyAaaqabaGccqGHRaWkcqqHuoarciGGSbGaaiOBaiaa dsfadaWgaaWcbaGaamyAaaqabaaaaa@59B6@

Δln X i MathType@MTEF@5@5@+= feaagKart1ev2aaatCvAUfeBSjuyZL2yd9gzLbvyNv2CaerbuLwBLn hiov2DGi1BTfMBaeXatLxBI9gBaerbd9wDYLwzYbItLDharqqtubsr 4rNCHbGeaGqiVu0Je9sqqrpepC0xbbL8F4rqqrFfpeea0xe9Lq=Jc9 vqaqpepm0xbba9pwe9Q8fs0=yqaqpepae9pg0FirpepeKkFr0xfr=x fr=xb9adbaqaaeGaciGaaiaabeqaamaabaabaaGcbaGaeuiLdqKaci iBaiaac6gacaWGybWaaSbaaSqaaiaadMgaaeqaaaaa@3B37@  est la somme pondérée par les coûts des variations du capital, du travail et des intrants intermédiaires et Δln μ i MathType@MTEF@5@5@+= feaagKart1ev2aaatCvAUfeBSjuyZL2yd9gzLbvyNv2CaerbuLwBLn hiov2DGi1BTfMBaeXatLxBI9gBaerbd9wDYLwzYbItLDharqqtubsr 4rNCHbGeaGqiVu0Je9wqqrpepC0xbbL8F4rqqrFfpeea0xe9Lq=Jc9 vqaqpepm0xbba9pwe9Q8fs0=yqaqpepae9pg0FirpepeKkFr0xfr=x fr=xb9adbaqaaeGaciGaaiaabeqaamaabaabaaGcbaGaeuiLdqKaci iBaiaac6gacqaH8oqBdaWgaaWcbaGaamyAaaqabaaaaa@3C50@  est la somme pondérée par les coûts des variations de l’utilisation des intrants, où les parts du coût du capital, du travail et des intrants intermédiaires (  α ¯ Ki MathType@MTEF@5@5@+= feaagKart1ev2aaatCvAUfeBSjuyZL2yd9gzLbvyNv2CaerbuLwBLn hiov2DGi1BTfMBaeXatLxBI9gBaerbd9wDYLwzYbItLDharqqtubsr 4rNCHbGeaGqiVu0Je9wqqrpepC0xbbL8F4rqqrFfpeea0xe9Lq=Jc9 vqaqpepm0xbba9pwe9Q8fs0=yqaqpepae9pg0FirpepeKkFr0xfr=x fr=xb9adbaqaaeGaciGaaiaabeqaamaabaabaaGcbaGafqySdeMbae badaWgaaWcbaGaam4saiaadMgaaeqaaaaa@39D7@ , α ¯ Li MathType@MTEF@5@5@+= feaagKart1ev2aqatCvAUfeBSjuyZL2yd9gzLbvyNv2CaerbuLwBLn hiov2DGi1BTfMBaeXatLxBI9gBaerbd9wDYLwzYbItLDharqqtubsr 4rNCHbGeaGqiVu0Je9wqqrpepC0xbbL8F4rqqrFfpeea0xe9Lq=Jc9 vqaqpepm0xbba9pwe9Q8fs0=yqaqpepae9pg0FirpepeKkFr0xfr=x fr=xb9adbaqaaeGaciGaaiaabeqaamaabaabaaGcbaGafqySdeMbae badaWgaaWcbaGaamitaiaadMgaaeqaaaaa@39D9@ , α ¯ Mi MathType@MTEF@5@5@+= feaagKart1ev2aaatCvAUfeBSjuyZL2yd9gzLbvyNv2CaerbuLwBLn hiov2DGi1BTfMBaeXatLxBI9gBaerbd9wDYLwzYbItLDharqqtubsr 4rNCHbGeaGqiVu0Je9sqqrpepC0xbbL8F4rqqrFfpeea0xe9Lq=Jc9 vqaqpepm0xbba9pwe9Q8fs0=yqaqpepae9pg0FirpepeKkFr0xfr=x fr=xb9adbaqaaeGaciGaaiaabeqaamaabaabaaGcbaGafqySdeMbae badaWgaaWcbaGaamytaiaadMgaaeqaaaaa@3999@  ) sont utilisées comme poids. λ i MathType@MTEF@5@5@+= feaagKart1ev2aqatCvAUfeBSjuyZL2yd9gzLbvyNv2CaerbuLwBLn hiov2DGi1BTfMBaeXatLxBI9gBaerbd9wDYLwzYbItLDharqqtubsr 4rNCHbGeaGqiVu0Je9wqqrpepC0xbbL8F4rqqrFfpeea0xe9Lq=Jc9 vqaqpepm0xbba9pwe9Q8fs0=yqaqpepae9pg0FirpepeKkFr0xfr=x fr=xb9adbaqaaeGaciGaaiaabeqaamaabaabaaGcbaGaeq4UdW2aaS baaSqaaiaadMgaaeqaaaaa@3905@  correspond à la marge bénéficiaire brute qui équivaut au rendement d’échelle si le profit économique est nul dans le cadre d’une concurrence monopolistique. e i MathType@MTEF@5@5@+= feaagKart1ev2aqatCvAUfeBSjuyZL2yd9gzLbvyNv2CaerbuLwBLn hiov2DGi1BTfMBaeXatLxBI9gBaerbd9wDYLwzYbItLDharqqtubsr 4rNCHbGeaGqiVu0Je9wqqrpepC0xbbL8F4rqqrFfpeea0xe9Lq=Jc9 vqaqpepm0xbba9pwe9Q8fs0=yqaqpepae9pg0FirpepeKkFr0xfr=x fr=xb9adbaqaaeGaciGaaiaabeqaamaabaabaaGcbaGaamyzamaaBa aaleaacaWGPbaabeaaaaa@383B@  correspond à l’effet des variations de l’utilisation de la capacité sur la croissance de la production.

La croissance de la production du travail pour l’entreprise i MathType@MTEF@5@5@+= feaagKart1ev2aqatCvAUfeBSjuyZL2yd9gzLbvyNv2CaerbuLwBLn hiov2DGi1BTfMBaeXatLxBI9gBaerbd9wDYLwzYbItLDharqqtubsr 4rNCHbGeaGqiVu0Je9sqqrpepC0xbbL8F4rqqrFfpeea0xe9Lq=Jc9 vqaqpepm0xbba9pwe9Q8fs0=yqaqpepae9pg0FirpepeKkFr0xfr=x fr=xb9adbaqaaeGaciGaaiaabeqaamaabaabaaGcbaGaamyAaaaa@36E5@  est obtenue en calculant la différence entre la croissance de la productivité brute et la croissance du travail : ΔlnL P i =Δln Y i Δln L i MathType@MTEF@5@5@+= feaagKart1ev2aqatCvAUfeBSjuyZL2yd9gzLbvyNv2CaerbuLwBLn hiov2DGi1BTfMBaeXatLxBI9gBaerbd9wDYLwzYbItLDharqqtubsr 4rNCHbGeaGqiVu0Je9wqqrpepC0xbbL8F4rqqrFfpeea0xe9Lq=Jc9 vqaqpepm0xbba9pwe9Q8fs0=yqaqpepae9pg0FirpepeKkFr0xfr=x fr=xb9adbaqaaeGaciGaaiaabeqaamaabaabaaGcbaGaeuiLdqKaci iBaiaac6gacaWGmbGaamiuamaaBaaaleaacaWGPbaabeaakiabg2da 9iabfs5aejGacYgacaGGUbGaamywamaaBaaaleaacaWGPbaabeaaki abgkHiTiabfs5aejGacYgacaGGUbGaamitamaaBaaaleaacaWGPbaa beaaaaa@48BF@ .

Si l’on effectue le calcul au moyen de l’équation (2), la croissance de la productivité du travail pour l’entreprise i MathType@MTEF@5@5@+= feaagKart1ev2aqatCvAUfeBSjuyZL2yd9gzLbvyNv2CaerbuLwBLn hiov2DGi1BTfMBaeXatLxBI9gBaerbd9wDYLwzYbItLDharqqtubsr 4rNCHbGeaGqiVu0Je9wqqrpepC0xbbL8F4rqqrFfpeea0xe9Lq=Jc9 vqaqpepm0xbba9pwe9Q8fs0=yqaqpepae9pg0FirpepeKkFr0xfr=x fr=xb9adbaqaaeGaciGaaiaabeqaamaabaabaaGcbaGaamyAaaaa@3725@  peut être formulée comme suit :

ΔlnL P i =( λ i 1)Δln X i + e i Δln μ i +Δln T i + α ¯ Ki Δln( K i / L i )+ α ¯ Mi Δln( M i / L i ) . ( 3 ) MathType@MTEF@5@5@+= feaagKart1ev2aaatCvAUfeBSjuyZL2yd9gzLbvyNv2CaerbuLwBLn hiov2DGi1BTfMBaeXatLxBI9gBaerbd9wDYLwzYbItLDharqqtubsr 4rNCHbGeaGqiVu0Je9sqqrpepC0xbbL8F4rqqrFfpeea0xe9Lq=Jc9 vqaqpepm0xbba9pwe9Q8fs0=yqaqpepae9pg0FirpepeKkFr0xfr=x fr=xb9adbaqaaeGaciGaaiaabeqaamaabaabaaGcbaqcaaQaeuiLdq KaciiBaiaac6gacaWGmbGaamiuaOWaaSbaaKqaGgaacaWGPbaabeaa jaaOcqGH9aqpcaGGOaGaeq4UdWMcdaWgaaqcbaAaaiaadMgaaeqaaK aaGkabgkHiTiaaigdacaGGPaGaeuiLdqKaciiBaiaac6gacaWGybGc daWgaaqcbaAaaiaadMgaaeqaaKaaGkabgUcaRiaadwgakmaaBaaaje aObaGaamyAaaqabaqcaaQaeuiLdqKaciiBaiaac6gacqaH8oqBkmaa BaaajeaObaGaamyAaaqabaqcaaQaey4kaSIaeuiLdqKaciiBaiaac6 gacaWGubGcdaWgaaqcbaAaaiaadMgaaeqaaKaaGkabgUcaRiqbeg7a HzaaraGcdaWgaaqcbaAaaiaadUeacaWGPbaabeaajaaOcqqHuoarci GGSbGaaiOBaiaacIcacaWGlbGcdaWgaaqcbaAaaiaadMgaaeqaaKaa Gkaac+cacaWGmbGcdaWgaaqcbaAaaiaadMgaaeqaaKaaGkaacMcacq GHRaWkcuaHXoqygaqeaOWaaSbaaKqaGgaacaWGnbGaamyAaaqabaqc aaQaeuiLdqKaciiBaiaac6gacaGGOaGaamytaOWaaSbaaKqaGgaaca WGPbaabeaajaaOcaGGVaGaamitaOWaaSbaaKqaGgaacaWGPbaabeaa jaaOcaGGPaaaaa@8316@

La croissance de la productivité du travail dans les entreprises peut être agrégée pour dériver la croissance agrégée de la productivité du travail qui est calculée selon l’approche de la frontière des possibilités de production (Jorgenson, Ho et Stiroh, 2005). Selon cette approche, la production brute agrégée est une forme d’agrégation de Tornqvist de la production brute des entreprises individuelles : ΔlnY= i w ¯ i Δln Y i MathType@MTEF@5@5@+= feaagKart1ev2aqatCvAUfeBSjuyZL2yd9gzLbvyNv2CaerbuLwBLn hiov2DGi1BTfMBaeXatLxBI9gBaerbd9wDYLwzYbItLDharqqtubsr 4rNCHbGeaGqiVu0Je9sqqrpepC0xbbL8F4rqqrFfpeea0xe9Lq=Jc9 vqaqpepm0xbba9pwe9Q8fs0=yqaqpepae9pg0FirpepeKkFr0xfr=x fr=xb9adbaqaaeGaciGaaiaabeqaamaabaabaaGcbaqcaaMaeuiLdq KaciiBaiaac6gacaWGzbGaeyypa0JcdaaeqaqcaawaaiqadEhagaqe aOWaaSbaaKqaGfaacaWGPbaabeaajaaycqqHuoarciGGSbGaaiOBai aadMfakmaaBaaajeaybaGaamyAaaqabaaabaGaamyAaaqabKWaGjab ggHiLdaaaa@47D1@  où w ¯ i MathType@MTEF@5@5@+= feaagKart1ev2aqatCvAUfeBSjuyZL2yd9gzLbvyNv2CaerbuLwBLn hiov2DGi1BTfMBaeXatLxBI9gBaerbd9wDYLwzYbItLDharqqtubsr 4rNCHbGeaGqiVu0Je9sqqrpepC0xbbL8F4rqqrFfpeea0xe9Lq=Jc9 vqaqpepm0xbba9pwe9Q8fs0=yqaqpepae9pg0FirpepeKkFr0xfr=x fr=xb9adbaqaaeGaciGaaiaabeqaamaabaabaaGcbaGabm4Dayaara WaaSbaaSqaaiaadMgaaeqaaaaa@3825@  correspond à la part moyenne sur deux périodes de l’entreprise i MathType@MTEF@5@5@+= feaagKart1ev2aaatCvAUfeBSjuyZL2yd9gzLbvyNv2CaerbuLwBLn hiov2DGi1BTfMBaeXatLxBI9gBaerbd9wDYLwzYbItLDharqqtubsr 4rNCHbGeaGqiVu0Je9sqqrpepC0xbbL8F4rqqrFfpeea0xe9Lq=Jc9 vqaqpepm0xbba9pwe9Q8fs0=yqaqpepae9pg0FirpepeKkFr0xfr=x fr=xb9adbaqaaeGaciGaaiaabeqaamaabaabaaGcbaaeaaaaaaaaa8 qacaWGPbaaaa@3704@  dans la production brute agrégée. Le capital, le travail et les intrants intermédiaires agrégés (désignés par K MathType@MTEF@5@5@+= feaagKart1ev2aaatCvAUfeBSjuyZL2yd9gzLbvyNv2CaerbuLwBLn hiov2DGi1BTfMBaeXatLxBI9gBaerbd9wDYLwzYbItLDharqqtubsr 4rNCHbGeaGqiVu0Je9sqqrpepC0xbbL8F4rqqrFfpeea0xe9Lq=Jc9 vqaqpepm0xbba9pwe9Q8fs0=yqaqpepae9pg0FirpepeKkFr0xfr=x fr=xb9adbaqaaeGaciGaaiaabeqaamaabaabaaGcbaaeaaaaaaaaa8 qacaWGlbaaaa@36E6@ , L MathType@MTEF@5@5@+= feaagKart1ev2aaatCvAUfeBSjuyZL2yd9gzLbvyNv2CaerbuLwBLn hiov2DGi1BTfMBaeXatLxBI9gBaerbd9wDYLwzYbItLDharqqtubsr 4rNCHbGeaGqiVu0Je9sqqrpepC0xbbL8F4rqqrFfpeea0xe9Lq=Jc9 vqaqpepm0xbba9pwe9Q8fs0=yqaqpepae9pg0FirpepeKkFr0xfr=x fr=xb9adbaqaaeGaciGaaiaabeqaamaabaabaaGcbaaeaaaaaaaaa8 qacaWGmbaaaa@36E7@  et M MathType@MTEF@5@5@+= feaagKart1ev2aaatCvAUfeBSjuyZL2yd9gzLbvyNv2CaerbuLwBLn hiov2DGi1BTfMBaeXatLxBI9gBaerbd9wDYLwzYbItLDharqqtubsr 4rNCHbGeaGqiVu0Je9sqqrpepC0xbbL8F4rqqrFfpeea0xe9Lq=Jc9 vqaqpepm0xbba9pwe9Q8fs0=yqaqpepae9pg0FirpepeKkFr0xfr=x fr=xb9adbaqaaeGaciGaaiaabeqaamaabaabaaGcbaaeaaaaaaaaa8 qacaWGnbaaaa@36E8@ ) correspondent à la somme du capital, du travail et des intrants intermédiaires des entreprises individuelles. L’hypothèse selon laquelle le prix du capital, du travail et des intrants intermédiaires sont les mêmes d’une entreprise à l’autre est implicite dans l’agrégation. La croissance de la production du travail agrégée, qui s’entend de la différence entre la croissance de la production agrégée et la croissance du travail agrégé, peut être formulée comme suit :

ΔlnLP=ΔlnYΔlnL= i w ¯ i ΔlnL P i +( i w ¯ i Δln L i ΔlnL) . ( 4 ) MathType@MTEF@5@5@+= feaagKart1ev2aaatCvAUfeBSjuyZL2yd9gzLbvyNv2CaerbuLwBLn hiov2DGi1BTfMBaeXatLxBI9gBaerbd9wDYLwzYbItLDharqqtubsr 4rNCHbGeaGqiVu0Je9sqqrpepC0xbbL8F4rqqrFfpeea0xe9Lq=Jc9 vqaqpepm0xbba9pwe9Q8fs0=yqaqpepae9pg0FirpepeKkFr0xfr=x fr=xb9adbaqaaeGaciGaaiaabeqaamaabaabaaGcbaGaeuiLdqKaci iBaiaac6gacaWGmbGaamiuaiabg2da9iabfs5aejGacYgacaGGUbGa amywaiabgkHiTiabfs5aejGacYgacaGGUbGaamitaiabg2da9maaqa fabaGabm4DayaaraWaaSbaaSqaaiaadMgaaeqaaOGaeuiLdqKaciiB aiaac6gacaWGmbGaamiuamaaBaaaleaacaWGPbaabeaaaeaacaWGPb aabeqdcqGHris5aOGaey4kaSIaaiikamaaqafabaGabm4DayaaraWa aSbaaSqaaiaadMgaaeqaaOGaeuiLdqKaciiBaiaac6gacaWGmbWaaS baaSqaaiaadMgaaeqaaOGaeyOeI0IaeuiLdqKaciiBaiaac6gacaWG mbGaaiykaaWcbaGaamyAaaqab0GaeyyeIuoaaaa@633F@

Dans l’équation (4), la croissance agrégée de la productivité du travail est décomposée en effet de la croissance intra‑entreprise et en effet de la réaffectation entre les entreprises. L’effet de la réaffectation est positif lorsque le travail se déplace vers les entreprises dont la productivité du travail est relativement élevée.

En combinant les équations (3) et (4), on obtient une décomposition de la croissance agrégée de la productivité du travail :

ΔlnLP= i w ¯ i ( λ i 1)Δln X i + i w ¯ i e i Δlnμ i + i e i Δln T i + i w ¯ i α ¯ Ki Δln( K i / L i )+ i w ¯ i α ¯ Mi Δln( M i / L i )               + α ¯ K ( i w ¯ Ki Δln K i ΔlnK) + α ¯ M ( i w ¯ Mi Δln M i ΔlnM) + α ¯ L ( i w ¯ Li Δln L i ΔlnL) ( 5 )               + α ¯ K [Δln(K/L) i w ¯ Ki Δln( K i / L i )] + α ¯ M [Δln(M/L) i w ¯ Mi Δln( M i / L i ) ], MathType@MTEF@5@5@+= feaagKart1ev2aaatCvAUfeBSjuyZL2yd9gzLbvyNv2CaerbuLwBLn hiov2DGi1BTfMBaeXatLxBI9gBaerbd9wDYLwzYbItLDharqqtubsr 4rNCHbGeaGqiFu0Je9sqqrpepC0xbbL8F4rqqrFfpeea0xe9Lq=Jc9 vqaqpepm0xbba9pwe9Q8fs0=yqaqpepae9pg0FirpepeKkFr0xfr=x fr=xb9adbaqaaeGaciGaaiaabeqaamaabaabaaGceaqabeaacqqHuo arciGGSbGaaiOBaiaadYeacaWGqbGaeyypa0ZaaabuaeaaceWG3bGb aebadaWgaaWcbaGaamyAaaqabaGccaGGOaGaeq4UdW2aaSbaaSqaai aadMgaaeqaaOGaeyOeI0IaaGymaiaacMcacqqHuoarciGGSbGaaiOB aiaadIfadaWgaaWcbaGaamyAaaqabaaabaGaamyAaaqab0GaeyyeIu oakiabgUcaRmaaqafabaGabm4DayaaraWaaSbaaSqaaiaadMgaaeqa aOGaamyzamaaBaaaleaacaWGPbaabeaakiabfs5aejGacYgacaGGUb GaeqiVd02aaSraaSqaaiaadMgaaeqaaaqaaiaadMgaaeqaniabggHi LdGccqGHRaWkdaaeqbqaaiaadwgadaWgaaWcbaGaamyAaaqabaaaba GaamyAaaqab0GaeyyeIuoakiabfs5aejGacYgacaGGUbGaamivamaa BaaaleaacaWGPbaabeaakiabgUcaRmaaqafabaGabm4DayaaraWaaS baaSqaaiaadMgaaeqaaOGafqySdeMbaebadaWgaaWcbaGaam4saiaa dMgaaeqaaOGaeuiLdqKaciiBaiaac6gacaGGOaGaam4samaaBaaale aacaWGPbaabeaakiaac+cacaWGmbWaaSbaaSqaaiaadMgaaeqaaOGa aiykaiabgUcaRaWcbaGaamyAaaqab0GaeyyeIuoakmaaqafabaGabm 4DayaaraWaaSbaaSqaaiaadMgaaeqaaOGafqySdeMbaebadaWgaaWc baGaamytaiaadMgaaeqaaOGaeuiLdqKaciiBaiaac6gacaGGOaGaam ytamaaBaaaleaacaWGPbaabeaakiaac+cacaWGmbWaaSbaaSqaaiaa dMgaaeqaaOGaaiykaaWcbaGaamyAaaqab0GaeyyeIuoaaOqaaiaabc cacaqGGaGaaeiiaiaabccacaqGGaGaaeiiaiaabccacaqGGaGaaeii aiaabccacaqGGaGaaeiiaiaabccacaqGGaGaey4kaSIafqySdeMbae badaWgaaWcbaGaam4saaqabaGccaGGOaWaaabuaeaaceWG3bGbaeba daWgaaWcbaGaam4saiaadMgaaeqaaOGaeuiLdqKaciiBaiaac6gaca WGlbWaaSbaaSqaaiaadMgaaeqaaOGaeyOeI0IaeuiLdqKaciiBaiaa c6gacaWGlbGaaiykaaWcbaGaamyAaaqab0GaeyyeIuoakiabgUcaRi qbeg7aHzaaraWaaSbaaSqaaiaad2eaaeqaaOGaaiikamaaqafabaGa bm4DayaaraWaaSbaaSqaaiaad2eacaWGPbaabeaakiabfs5aejGacY gacaGGUbGaamytamaaBaaaleaacaWGPbaabeaakiabgkHiTiabfs5a ejGacYgacaGGUbGaamytaiaacMcaaSqaaiaadMgaaeqaniabggHiLd GccqGHRaWkcuaHXoqygaqeamaaBaaaleaacaWGmbaabeaakiaacIca daaeqbqaaiqadEhagaqeamaaBaaaleaacaWGmbGaamyAaaqabaGccq qHuoarciGGSbGaaiOBaiaadYeadaWgaaWcbaGaamyAaaqabaGccqGH sislcqqHuoarciGGSbGaaiOBaiaadYeacaGGPaaaleaacaWGPbaabe qdcqGHris5aaGcbaGaaeiiaiaabccacaqGGaGaaeiiaiaabccacaqG GaGaaeiiaiaabccacaqGGaGaaeiiaiaabccacaqGGaGaaeiiaiaabc cacqGHRaWkcuaHXoqygaqeamaaBaaaleaacaWGlbaabeaakiaabUfa cqqHuoarciGGSbGaaiOBaiaacIcacaWGlbGaai4laiaadYeacaGGPa GaeyOeI0YaaabuaeaaceWG3bGbaebadaWgaaWcbaGaam4saiaadMga aeqaaOGaeuiLdqKaciiBaiaac6gacaGGOaGaam4samaaBaaaleaaca WGPbaabeaakiaac+cacaWGmbWaaSbaaSqaaiaadMgaaeqaaOGaaiyk aiaab2faaSqaaiaadMgaaeqaniabggHiLdGccqGHRaWkcuaHXoqyga qeamaaBaaaleaacaWGnbaabeaakiaabUfacqqHuoarciGGSbGaaiOB aiaacIcacaWGnbGaai4laiaadYeacaGGPaGaeyOeI0Yaaabuaeaace WG3bGbaebadaWgaaWcbaGaamytaiaadMgaaeqaaOGaeuiLdqKaciiB aiaac6gacaGGOaGaamytamaaBaaaleaacaWGPbaabeaakiaac+caca WGmbWaaSbaaSqaaiaadMgaaeqaaOGaaiykaaWcbaGaamyAaaqab0Ga eyyeIuoakiaab2facaaMi8UaaGjcVlaayIW7caaMi8Uaaiilaaaaaa@1E5A@

α ¯ K MathType@MTEF@5@5@+= feaagKart1ev2aaatCvAUfeBSjuyZL2yd9gzLbvyNv2CaerbuLwBLn hiov2DGi1BTfMBaeXatLxBI9gBaerbd9wDYLwzYbItLDharqqtubsr 4rNCHbGeaGqiVu0Je9sqqrpepC0xbbL8F4rqqrFfpeea0xe9Lq=Jc9 vqaqpepm0xbba9pwe9Q8fs0=yqaqpepae9pg0FirpepeKkFr0xfr=x fr=xb9adbaqaaeGaciGaaiaabeqaamaabaabaaGcbaGafqySdeMbae badaWgaaWcbaGaam4saaqabaaaaa@38A9@ , α ¯ L MathType@MTEF@5@5@+= feaagKart1ev2aaatCvAUfeBSjuyZL2yd9gzLbvyNv2CaerbuLwBLn hiov2DGi1BTfMBaeXatLxBI9gBaerbd9wDYLwzYbItLDharqqtubsr 4rNCHbGeaGqiVu0Je9sqqrpepC0xbbL8F4rqqrFfpeea0xe9Lq=Jc9 vqaqpepm0xbba9pwe9Q8fs0=yqaqpepae9pg0FirpepeKkFr0xfr=x fr=xb9adbaqaaeGaciGaaiaabeqaamaabaabaaGcbaGafqySdeMbae badaWgaaWcbaGaamitaaqabaaaaa@38AA@  et α ¯ M MathType@MTEF@5@5@+= feaagKart1ev2aaatCvAUfeBSjuyZL2yd9gzLbvyNv2CaerbuLwBLn hiov2DGi1BTfMBaeXatLxBI9gBaerbd9wDYLwzYbItLDharqqtubsr 4rNCHbGeaGqiVu0Je9sqqrpepC0xbbL8F4rqqrFfpeea0xe9Lq=Jc9 vqaqpepm0xbba9pwe9Q8fs0=yqaqpepae9pg0FirpepeKkFr0xfr=x fr=xb9adbaqaaeGaciGaaiaabeqaamaabaabaaGcbaGafqySdeMbae badaWgaaWcbaGaamytaaqabaaaaa@38AB@  correspond aux parts des coûts du capital, du travail et des intrants intermédiaires agrégés dans la production agrégée sous forme de moyenne sur deux périodes; w ¯ Ki MathType@MTEF@5@5@+= feaagKart1ev2aaatCvAUfeBSjuyZL2yd9gzLbvyNv2CaerbuLwBLn hiov2DGi1BTfMBaeXatLxBI9gBaerbd9wDYLwzYbItLDharqqtubsr 4rNCHbGeaGqiVu0Je9sqqrpepC0xbbL8F4rqqrFfpeea0xe9Lq=Jc9 vqaqpepm0xbba9pwe9Q8fs0=yqaqpepae9pg0FirpepeKkFr0xfr=x fr=xb9adbaqaaeGaciGaaiaabeqaamaabaabaaGcbaGabm4Dayaara WaaSbaaSqaaiaadUeacaWGPbaabeaaaaa@38F4@ , w ¯ Mi MathType@MTEF@5@5@+= feaagKart1ev2aaatCvAUfeBSjuyZL2yd9gzLbvyNv2CaerbuLwBLn hiov2DGi1BTfMBaeXatLxBI9gBaerbd9wDYLwzYbItLDharqqtubsr 4rNCHbGeaGqiVu0Je9sqqrpepC0xbbL8F4rqqrFfpeea0xe9Lq=Jc9 vqaqpepm0xbba9pwe9Q8fs0=yqaqpepae9pg0FirpepeKkFr0xfr=x fr=xb9adbaqaaeGaciGaaiaabeqaamaabaabaaGcbaGabm4Dayaara WaaSbaaSqaaiaad2eacaWGPbaabeaaaaa@38F6@  et w ¯ Li MathType@MTEF@5@5@+= feaagKart1ev2aaatCvAUfeBSjuyZL2yd9gzLbvyNv2CaerbuLwBLn hiov2DGi1BTfMBaeXatLxBI9gBaerbd9wDYLwzYbItLDharqqtubsr 4rNCHbGeaGqiVu0Je9sqqrpepC0xbbL8F4rqqrFfpeea0xe9Lq=Jc9 vqaqpepm0xbba9pwe9Q8fs0=yqaqpepae9pg0FirpepeKkFr0xfr=x fr=xb9adbaqaaeGaciGaaiaabeqaamaabaabaaGcbaGabm4Dayaara WaaSbaaSqaaiaadYeacaWGPbaabeaaaaa@38F5@  correspond aux parts de l’entreprise i MathType@MTEF@5@5@+= feaagKart1ev2aaatCvAUfeBSjuyZL2yd9gzLbvyNv2CaerbuLwBLn hiov2DGi1BTfMBaeXatLxBI9gBaerbd9wDYLwzYbItLDharqqtubsr 4rNCHbGeaGqiVu0Je9sqqrpepC0xbbL8F4rqqrFfpeea0xe9Lq=Jc9 vqaqpepm0xbba9pwe9Q8fs0=yqaqpepae9pg0FirpepeKkFr0xfr=x fr=xb9adbaqaaeGaciGaaiaabeqaamaabaabaaGcbaaeaaaaaaaaa8 qacaWGPbaaaa@3704@  dans les coûts du capital, du travail et des intrants intermédiaires agrégés, sous forme de moyenne sur deux périodes.

L’effet intra-entreprise (première ligne) mesure la contribution directe de la croissance de la productivité du travail dans les entreprises, ce qui comprend les effets des économies d’échelle, l’utilisation variable des intrants, la croissance de la PMF et l’approfondissement du capital et des intrants intermédiaires. L’effet interentreprises mesure l’effet de la réaffectation sur la croissance de la PMF (deuxième ligne) et de l’approfondissement du capital et des intrants intermédiaires (troisième ligne). L’effet de la réaffectation sur la croissance de la PMF est positif lorsque les intrants sont dirigés vers des entreprises dont le prix des intrants et la productivité marginale sont plus élevés.

Afin de comprendre l’effet de la réaffectation sur l’approfondissement des intrants présenté à la troisième ligne de l’équation (5), l’effet de la réaffectation sur l’approfondissement des intrants est reformulé comme suit :

α ¯ K [Δln(K/L) i w ¯ Ki Δln( K i / L i )]  =   α ¯ K i ( w ¯ Ki s ¯ Li )Δln L i  -  α ¯ K ( i w ¯ Ki Δln K i ΔlnK) MathType@MTEF@5@5@+= feaagKart1ev2aaatCvAUfeBSjuyZL2yd9gzLbvyNv2CaerbuLwBLn hiov2DGi1BTfMBaeXatLxBI9gBaerbd9wDYLwzYbItLDharqqtubsr 4rNCHbGeaGqiVu0Je9sqqrpepC0xbbL8F4rqqrFfpeea0xe9Lq=Jc9 vqaqpepm0xbba9pwe9Q8fs0=yqaqpepae9pg0FirpepeKkFr0xfr=x fr=xb9adbaqaaeGaciGaaiaabeqaamaabaabaaGcbaqcaaMafqySde MbaebakmaaBaaajeaybaGaam4saaqabaqcaaMaae4waiabfs5aejGa cYgacaGGUbGaaiikaiaadUeacaGGVaGaamitaiaacMcacqGHsislkm aaqafajaaybaGabm4DayaaraGcdaWgaaqcbawaaiaadUeacaWGPbaa beaajaaycqqHuoarciGGSbGaaiOBaiaacIcacaWGlbGcdaWgaaqcba waaiaadMgaaeqaaKaaGjaac+cacaWGmbGcdaWgaaqcbawaaiaadMga aeqaaKaaGjaacMcacaqGDbGaaeiiaiaabccacaqG9aGaaeiiaiaabc caaKqaGfaacaWGPbaabeqcdaMaeyyeIuoajaaycuaHXoqygaqeaOWa aSbaaKqaGfaacaWGlbaabeaakmaaqafajaaybaGaaiikaiqadEhaga qeaOWaaSbaaKqaGfaacaWGlbGaamyAaaqabaqcaaMaeyOeI0Iabi4C ayaaraGcdaWgaaqcbawaaiaadYeacaWGPbaabeaajaaycaGGPaGaeu iLdqKaciiBaiaac6gacaWGmbGcdaWgaaqcbawaaiaadMgaaeqaaKaa GjaabccacaqGTaGaaeiiaiqbeg7aHzaaraGcdaWgaaqcbawaaiaadU eaaeqaaKaaGjaacIcakmaaqafajaaybaGabm4DayaaraGcdaWgaaqc bawaaiaadUeacaWGPbaabeaajaaycqqHuoarciGGSbGaaiOBaiaadU eakmaaBaaajeaybaGaamyAaaqabaqcaaMaeyOeI0IaeuiLdqKaciiB aiaac6gacaWGlbGaaiykaaqcbawaaiaadMgaaeqajmaycqGHris5aa qcbawaaiaadMgaaeqajmaycqGHris5aaaa@8B56@   et

α ¯ M [Δln(M/L) i w ¯ Mi Δln( M i / L i )]  =   α ¯ M i ( w ¯ Mi s ¯ Li )Δln L i  -  α ¯ M ( i w ¯ Mi Δln M i ΔlnM) , ( 6 ) MathType@MTEF@5@5@+= feaagKart1ev2aaatCvAUfeBSjuyZL2yd9gzLbvyNv2CaerbuLwBLn hiov2DGi1BTfMBaeXatLxBI9gBaerbd9wDYLwzYbItLDharqqtubsr 4rNCHbGeaGqiVu0Je9sqqrpepC0xbbL8F4rqqrFfpeea0xe9Lq=Jc9 vqaqpepm0xbba9pwe9Q8fs0=yqaqpepae9pg0FirpepeKkFr0xfr=x fr=xb9adbaqaaeGaciGaaiaabeqaamaabaabaaGcbaqcaaMafqySde MbaebakmaaBaaajeaybaGaamytaaqabaqcaaMaai4waiabfs5aejGa cYgacaGGUbGaaiikaiaad2eacaGGVaGaamitaiaacMcacqGHsislkm aaqafajaaybaGabm4DayaaraGcdaWgaaqcbawaaiaad2eacaWGPbaa beaajaaycqqHuoarciGGSbGaaiOBaiaacIcacaWGnbGcdaWgaaqcba waaiaadMgaaeqaaKaaGjaac+cacaWGmbGcdaWgaaqcbawaaiaadMga aeqaaKaaGjaacMcacaGGDbGaaeiiaiaabccacqGH9aqpcaqGGaGaae iiaaqcbawaaiaadMgaaeqajmaycqGHris5aKaaGjqbeg7aHzaaraGc daWgaaqcbawaaiaad2eaaeqaaOWaaabuaKaaGfaacaGGOaGabm4Day aaraGcdaWgaaqcbawaaiaad2eacaWGPbaabeaajaaycqGHsislceWG ZbGbaebakmaaBaaajeaybaGaamitaiaadMgaaeqaaKaaGjaacMcacq qHuoarciGGSbGaaiOBaiaadYeakmaaBaaajeaybaGaamyAaaqabaqc aaMaaeiiaiaab2cacaqGGaGafqySdeMbaebakmaaBaaajeaybaGaam ytaaqabaqcaaMaaiikaOWaaabuaKaaGfaaceWG3bGbaebakmaaBaaa jeaybaGaamytaiaadMgaaeqaaKaaGjabfs5aejGacYgacaGGUbGaam ytaOWaaSbaaKqaGfaacaWGPbaabeaajaaycqGHsislcqqHuoarciGG SbGaaiOBaiaad2eacaGGPaaajeaybaGaamyAaaqabKWaGjabggHiLd aajeaybaGaamyAaaqabKWaGjabggHiLdqcaaMaaiilaaaa@8CCC@

s ¯ Li MathType@MTEF@5@5@+= feaagKart1ev2aqatCvAUfeBSjuyZL2yd9gzLbvyNv2CaerbuLwBLn hiov2DGi1BTfMBaeXatLxBI9gBaerbd9wDYLwzYbItLDharqqtubsr 4rNCHbGeaGqiVu0Je9sqqrpepC0xbbL8F4rqqrFfpeea0xe9Lq=Jc9 vqaqpepm0xbba9pwe9Q8fs0=yqaqpepae9pg0FirpepeKkFr0xfr=x fr=xb9adbaqaaeGaciGaaiaabeqaamaabaabaaGcbaGabm4Cayaara WaaSbaaSqaaiaadYeacaWGPbaabeaaaaa@38F2@  est la part de l’entreprise i MathType@MTEF@5@5@+= feaagKart1ev2aaatCvAUfeBSjuyZL2yd9gzLbvyNv2CaerbuLwBLn hiov2DGi1BTfMBaeXatLxBI9gBaerbd9wDYLwzYbItLDharqqtubsr 4rNCHbGeaGqiVu0Je9sqqrpepC0xbbL8F4rqqrFfpeea0xe9Lq=Jc9 vqaqpepm0xbba9pwe9Q8fs0=yqaqpepae9pg0FirpepeKkFr0xfr=x fr=xb9adbaqaaeGaciGaaiaabeqaamaabaabaaGcbaaeaaaaaaaaa8 qacaWGPbaaaa@3704@  dans l’intrant travail agrégé. L’effet de la réaffectation sur l’approfondissement des entrées équivaut à la réaffectation du travail vers les entreprises ayant différentes intensités de capital et d’intrants intermédiaires, moins l’effet des variations sur la productivité dans la composition du capital et des intrants intermédiaires qui est déjà inclus dans la contribution directe des entreprises à l’approfondissement de capital et d’intrants intermédiaires. La réaffectation du travail vers les entreprises ayant des intensités relativement élevées de capital et d’intrants contribue positivement à l’approfondissement agrégé des intrants et à la croissance agrégée de la productivité du travail.

L’effet interentreprises présenté à l’équation (5) peut être décomposé en réaffectation entre les entreprises au sein des mêmes industries et en réaffectation entre les industries. Par exemple, l’effet de la réaffectation du capital sur la croissance de la PMF peut être décomposé en effets interentreprises et intra‑entreprises :

α ¯ K ( i w ¯ Ki Δln K i ΔlnK) = j w ¯ j α ¯ Kj i ( w ¯ Kij Δln K i Δln K j )+ α ¯ K ( j w ¯ Kj Δln K j ΔlnK ), ( 7 ) MathType@MTEF@5@5@+= feaagKart1ev2aaatCvAUfeBSjuyZL2yd9gzLbvyNv2CaerbuLwBLn hiov2DGi1BTfMBaeXatLxBI9gBaerbd9wDYLwzYbItLDharqqtubsr 4rNCHbGeaGqiVu0Je9sqqrpepC0xbbL8F4rqqrFfpeea0xe9Lq=Jc9 vqaqpepm0xbba9pwe9Q8fs0=yqaqpepae9pg0FirpepeKkFr0xfr=x fr=xb9adbaqaaeGaciGaaiaabeqaamaabaabaaGcbaGafqySdeMbae badaWgaaWcbaGaam4saaqabaGccaGGOaWaaabuaeaaceWG3bGbaeba daWgaaWcbaGaam4saiaadMgaaeqaaOGaeuiLdqKaciiBaiaac6gaca WGlbWaaSbaaSqaaiaadMgaaeqaaOGaeyOeI0IaeuiLdqKaciiBaiaa c6gacaWGlbGaaiykaaWcbaGaamyAaaqab0GaeyyeIuoakiabg2da9m aaqafabaGabm4DayaaraWaaSbaaSqaaiaadQgaaeqaaOGafqySdeMb aebadaWgaaWcbaGaam4saiaadQgaaeqaaOWaaabuaeaacaGGOaaale aacaWGPbaabeqdcqGHris5aaWcbaGaamOAaaqab0GaeyyeIuoakiqa dEhagaqeamaaBaaaleaacaWGlbGaamyAaiaadQgaaeqaaOGaeuiLdq KaciiBaiaac6gacaWGlbWaaSbaaSqaaiaadMgaaeqaaOGaeyOeI0Ia euiLdqKaciiBaiaac6gacaWGlbWaaSbaaSqaaiaadQgaaeqaaOGaai ykaiabgUcaRiqbeg7aHzaaraWaaSbaaSqaaiaadUeaaeqaaOGaaiik amaaqafabaGabm4DayaaraWaaSbaaSqaaiaadUeacaWGQbaabeaaki abfs5aejGacYgacaGGUbGaam4samaaBaaaleaacaWGQbaabeaakiab gkHiTiabfs5aejGacYgacaGGUbGaam4saaWcbaGaamOAaaqab0Gaey yeIuoakiaacMcacaaMi8UaaGjcVlaacYcaaaa@817B@

w ¯ j MathType@MTEF@5@5@+= feaagKart1ev2aaatCvAUfeBSjuyZL2yd9gzLbvyNv2CaerbuLwBLn hiov2DGi1BTfMBaeXatLxBI9gBaerbd9wDYLwzYbItLDharqqtubsr 4rNCHbGeaGqiVu0Je9sqqrpepC0xbbL8F4rqqrFfpeea0xe9Lq=Jc9 vqaqpepm0xbba9pwe9Q8fs0=yqaqpepae9pg0FirpepeKkFr0xfr=x fr=xb9adbaqaaeGaciGaaiaabeqaamaabaabaaGcbaGabm4Dayaara WaaSbaaSqaaiaadQgaaeqaaaaa@3825@  correspond à la part de l’industrie j MathType@MTEF@5@5@+= feaagKart1ev2aaatCvAUfeBSjuyZL2yd9gzLbvyNv2CaerbuLwBLn hiov2DGi1BTfMBaeXatLxBI9gBaerbd9wDYLwzYbItLDharqqtubsr 4rNCHbGeaGqiVu0Je9sqqrpepC0xbbL8F4rqqrFfpeea0xe9Lq=Jc9 vqaqpepm0xbba9pwe9Q8fs0=yqaqpepae9pg0FirpepeKkFr0xfr=x fr=xb9adbaqaaeGaciGaaiaabeqaamaabaabaaGcbaaeaaaaaaaaa8 qacaWGQbaaaa@3705@  dans la production totale du secteur de la fabrication; α ¯ Kj MathType@MTEF@5@5@+= feaagKart1ev2aaatCvAUfeBSjuyZL2yd9gzLbvyNv2CaerbuLwBLn hiov2DGi1BTfMBaeXatLxBI9gBaerbd9wDYLwzYbItLDharqqtubsr 4rNCHbGeaGqiVu0Je9sqqrpepC0xbbL8F4rqqrFfpeea0xe9Lq=Jc9 vqaqpepm0xbba9pwe9Q8fs0=yqaqpepae9pg0FirpepeKkFr0xfr=x fr=xb9adbaqaaeGaciGaaiaabeqaamaabaabaaGcbaGafqySdeMbae badaWgaaWcbaGaam4saiaadQgaaeqaaaaa@3998@  est la part du coût du capital dans le coût total des intrants de l’industrie j MathType@MTEF@5@5@+= feaagKart1ev2aaatCvAUfeBSjuyZL2yd9gzLbvyNv2CaerbuLwBLn hiov2DGi1BTfMBaeXatLxBI9gBaerbd9wDYLwzYbItLDharqqtubsr 4rNCHbGeaGqiVu0Je9sqqrpepC0xbbL8F4rqqrFfpeea0xe9Lq=Jc9 vqaqpepm0xbba9pwe9Q8fs0=yqaqpepae9pg0FirpepeKkFr0xfr=x fr=xb9adbaqaaeGaciGaaiaabeqaamaabaabaaGcbaaeaaaaaaaaa8 qacaWGQbaaaa@3705@ ; w ¯ Kij MathType@MTEF@5@5@+= feaagKart1ev2aaatCvAUfeBSjuyZL2yd9gzLbvyNv2CaerbuLwBLn hiov2DGi1BTfMBaeXatLxBI9gBaerbd9wDYLwzYbItLDharqqtubsr 4rNCHbGeaGqiVu0Je9sqqrpepC0xbbL8F4rqqrFfpeea0xe9Lq=Jc9 vqaqpepm0xbba9pwe9Q8fs0=yqaqpepae9pg0FirpepeKkFr0xfr=x fr=xb9adbaqaaeGaciGaaiaabeqaamaabaabaaGcbaGabm4Dayaara WaaSbaaSqaaiaadUeacaWGPbGaamOAaaqabaaaaa@39E3@   est la part de l’entreprise i MathType@MTEF@5@5@+= feaagKart1ev2aaatCvAUfeBSjuyZL2yd9gzLbvyNv2CaerbuLwBLn hiov2DGi1BTfMBaeXatLxBI9gBaerbd9wDYLwzYbItLDharqqtubsr 4rNCHbGeaGqiVu0Je9sqqrpepC0xbbL8F4rqqrFfpeea0xe9Lq=Jc9 vqaqpepm0xbba9pwe9Q8fs0=yqaqpepae9pg0FirpepeKkFr0xfr=x fr=xb9adbaqaaeGaciGaaiaabeqaamaabaabaaGcbaaeaaaaaaaaa8 qacaWGPbaaaa@3704@  dans le coût du capital agrégé de l’industrie j MathType@MTEF@5@5@+= feaagKart1ev2aaatCvAUfeBSjuyZL2yd9gzLbvyNv2CaerbuLwBLn hiov2DGi1BTfMBaeXatLxBI9gBaerbd9wDYLwzYbItLDharqqtubsr 4rNCHbGeaGqiVu0Je9sqqrpepC0xbbL8F4rqqrFfpeea0xe9Lq=Jc9 vqaqpepm0xbba9pwe9Q8fs0=yqaqpepae9pg0FirpepeKkFr0xfr=x fr=xb9adbaqaaeGaciGaaiaabeqaamaabaabaaGcbaaeaaaaaaaaa8 qacaWGQbaaaa@3705@ ; w ¯ Kj MathType@MTEF@5@5@+= feaagKart1ev2aaatCvAUfeBSjuyZL2yd9gzLbvyNv2CaerbuLwBLn hiov2DGi1BTfMBaeXatLxBI9gBaerbd9wDYLwzYbItLDharqqtubsr 4rNCHbGeaGqiVu0Je9sqqrpepC0xbbL8F4rqqrFfpeea0xe9Lq=Jc9 vqaqpepm0xbba9pwe9Q8fs0=yqaqpepae9pg0FirpepeKkFr0xfr=x fr=xb9adbaqaaeGaciGaaiaabeqaamaabaabaaGcbaGabm4Dayaara WaaSbaaSqaaiaadUeacaWGQbaabeaaaaa@38F5@  est la part de l’industrie j MathType@MTEF@5@5@+= feaagKart1ev2aaatCvAUfeBSjuyZL2yd9gzLbvyNv2CaerbuLwBLn hiov2DGi1BTfMBaeXatLxBI9gBaerbd9wDYLwzYbItLDharqqtubsr 4rNCHbGeaGqiVu0Je9sqqrpepC0xbbL8F4rqqrFfpeea0xe9Lq=Jc9 vqaqpepm0xbba9pwe9Q8fs0=yqaqpepae9pg0FirpepeKkFr0xfr=x fr=xb9adbaqaaeGaciGaaiaabeqaamaabaabaaGcbaaeaaaaaaaaa8 qacaWGQbaaaa@3705@  dans les coûts du capital du secteur de la fabrication agrégé; K j MathType@MTEF@5@5@+= feaagKart1ev2aaatCvAUfeBSjuyZL2yd9gzLbvyNv2CaerbuLwBLn hiov2DGi1BTfMBaeXatLxBI9gBaerbd9wDYLwzYbItLDharqqtubsr 4rNCHbGeaGqiVu0Je9sqqrpepC0xbbL8F4rqqrFfpeea0xe9Lq=Jc9 vqaqpepm0xbba9pwe9Q8fs0=yqaqpepae9pg0FirpepeKkFr0xfr=x fr=xb9adbaqaaeGaciGaaiaabeqaamaabaabaaGcbaGaam4samaaBa aaleaacaWGQbaabeaaaaa@37E1@  est le stock de capital dans l’industrie j MathType@MTEF@5@5@+= feaagKart1ev2aaatCvAUfeBSjuyZL2yd9gzLbvyNv2CaerbuLwBLn hiov2DGi1BTfMBaeXatLxBI9gBaerbd9wDYLwzYbItLDharqqtubsr 4rNCHbGeaGqiVu0Je9sqqrpepC0xbbL8F4rqqrFfpeea0xe9Lq=Jc9 vqaqpepm0xbba9pwe9Q8fs0=yqaqpepae9pg0FirpepeKkFr0xfr=x fr=xb9adbaqaaeGaciGaaiaabeqaamaabaabaaGcbaaeaaaaaaaaa8 qacaWGQbaaaa@3705@ . Le premier terme reflète l’effet de la réaffectation du capital sur la croissance de la PMF entre les entreprises d’une même industrie, tandis que le second terme reflète l’effet de la réaffectation sur la croissance de la PMF entre les industries.

La décomposition des équations (5) et (7) peut être élargie pour distinguer les contributions des entreprises sous contrôle étranger (ECE) et celles des entreprises sous contrôle canadien (ECC) et pour estimer l’effet des entrées et des sorties (Baldwin, Gu et Yan, 2013). Puisque les intrants et la production sont observés seulement à la fin de la période pour les entreprises entrantes et au début de la période pour les entreprises sortantes, il est impossible de calculer les taux de croissance des entreprises entrantes et sortantes pour une période donnée. Afin d’estimer l’effet des entreprises entrantes et sortantes, on suppose qu’il existe une entreprise hypothétique dont les intrants et la production initiaux équivalent à ceux des entreprises sortantes au début de la période et dont les intrants et la production à la fin de la période équivalent à ceux des entreprises entrantes à la fin de la période. Dans cette formulation, la contribution des entrées et des sorties à la croissance agrégée de la productivité du travail est estimée comme étant la différence entre la productivité moyenne du travail de l’entreprise entrante à la fin d’une période et celle de l’entreprise sortante au début de la période, multipliée par leurs parts moyennes dans la production agrégéeNote .

3 Source des données et établissement des variables

3.1 Sources des données

L’ensemble de données pour l’analyse est obtenu en couplant l’Enquête annuelle des manufactures (EAM) de Statistique Canada au fichier T2 (Déclaration de revenus des sociétés) de l’Agence du revenu du Canada (ARC). L’EAM fournit des renseignements sur la production, les intrants intermédiaires et le travail par établissement. Le fichier T2 comprend l’Index général des renseignements financiers (IGRF) que les entreprises soumettent avec leurs déclarations de revenus. Pour chaque entreprise au Canada possédant un numéro d’entreprise, l’IGRF transversal fait le suivi des stocks d’immobilisations chaque année depuis 2000.

L’IGRF cible toutes les entreprises constituées en société au Canada ayant soumis un fichier T2 à l’ARC de 2001 à 2010Note . Pour établir un fichier longitudinal, l’EAM et l’IGRF sont couplés à l’aide des numéros d’entreprise et agrégés au niveau de l’entreprise. Le résultat de ce couplage constitue la définition d’entreprise utilisée aux fins de l’analyse pour le présent documentNote . L’ensemble de données est également limité aux entreprises déclarant des données positives et non manquantes sur la production, la masse salariale, les intrants intermédiaires et les immobilisationsNote .

Le présent document fait la distinction entre les ECC et les ECE. Entre 2000 et 2010, une entreprise de l’EAM était considérée comme étant sous contrôle étranger si plus de 50 % des actions avec droit de vote étaient détenues, directement ou indirectement, par un groupe étranger ou par société étrangère, sauf pour 2000 à 2007. Pour cette période, le contrôle effectif était considéré si la règle des 50 plus 1 ne pouvait pas être dérivée. Aux fins de l’analyse effectuée dans le présent document, le pays de contrôle d’une entreprise pour une période est défini en fonction de son pays de contrôle à la fin de la période.

3.2 Établissement des variables

Les variables utilisées pour l’analyse comprennent la production brute, les intrants intermédiaires, l’intrant travail, l’intrant capital et l’utilisation du capital. Les données sur la production brute, les intrants intermédiaires et l’emploi proviennent de l’EAM, tandis que les données sur le stock de capital proviennent de l’IGRF. La production brute correspond au total de la livraison de produits de propre fabrication et exclut les achats destinés à la revente ou les revenus non liés à l’exploitation. Les intrants intermédiaires comprennent les coûts des matières premières et de la consommation d’énergie, mais excluent ceux des intrants des services. L’emploi mesure le nombre de travailleurs, y compris ceux liés à la production et ceux non liés à la production. Le coût du travail comprend les salaires des travailleurs de la production et les salaires de la main‑d’œuvre indirecte.

Le stock de capital est mesuré en tant que stock d’immobilisations, y compris les terrains et les immeubles, les actifs non renouvelables, les machines, l’équipement, les meubles et les accessoires d’ameublement, la location‑acquisition ainsi que d’autres ouvrages de génie ou immobilisations. Le revenu de capital est calculé de façon résiduelle comme la différence entre la production et la somme des coûts du travail et des intrants intermédiaires.

Les variables en dollars courants sont converties en dollars constants de 2007 au moyen de déflateurs propres à l’industrie provenant des Comptes canadiens de productivité.

L’utilisation de la capacité est généralement définie comme le ratio entre la production réelle et la production potentielle par les organismes statistiques. Cependant, cette mesure n’est pas celle qui peut être utilisée pour rajuster la croissance de la PMF en fonction des variations de l’utilisation de la capacité. La mesure appropriée pour parvenir à de telles fins est le rapport entre le capital utilisé dans la production et le capital disponible pour la production, lequel peut être estimé comme un ratio du rendement ex post au rendement ex ante du capital. Cette mesure non paramétrique a d’abord été mise au point par Berndt et Fuss (1986), puis améliorée par Gu et Wang (2013). L’un des défis de la mise en œuvre de cette procédure est d’estimer le rendement ex ante du capital puisque celui‑ci n’est pas étudié. En supposant que le taux de rendement ex ante est constant, le ratio du revenu ex post de capital au stock de capital fournit une mesure de l’utilisation de la capacité qui sera utilisée pour rajuster la croissance de la PMF en fonction des variations de l’utilisation de la capacité.

4 Résultats empiriques

La présente section traite d’abord des différences entre les ECE et les ECC, en mettant l’accent sur les structures des intrants, sur la croissance de la production, des intrants et de la productivité, sur les taux d’entrées et de sorties et sur l’utilisation de la capacité. Elle présente ensuite les résultats obtenus de l’équation d’estimation (2) et en procédant à la décomposition de la productivité. Les résultats sont présentés pour l’ensemble du secteur de la fabrication et pour 16 industries de ce secteur.

4.1 Rendement relatif des entreprises sous contrôle étranger et canadien

Le tableau 1 présente la part moyenne des ECE et des ECC dans le nombre d’entreprises, la production, le travail, les intrants intermédiaires et les intrants capital pour la période allant de 2001 à 2010.

La part des entreprises sous contrôle étranger était généralement faible dans les industries du secteur de la fabrication. Les industries dans lesquelles les ECE représentaient plus de 10 % des entreprises étaient le pétrole, le charbon et les produits chimiques, les métaux de première transformation et papiers.

Malgré leur petit nombre, les ECE généraient plus de la moitié de la production brute dans six industries : papiers (52,7 %); le pétrole, le charbon et les produits chimiques (60,4 %); les produits minéraux non métalliques (50,0 %); les métaux de première transformation (75,7 %); le matériel électrique (57,9 %); le transport (61,9 %).

Tableau 1
Part moyenne dans le nombre d’entreprises, les intrants et la production, par industrie et propriété, de 2001 à 2010
Sommaire du tableau
Le tableau montre les résultats de Part moyenne dans le nombre d’entreprises. Les données sont présentées selon Groupe d’industrie (code du SCIAN) (titres de rangée) et Part des entreprises, Part de la production, Part de l’emploi, Part de la rémunération du travail, Part des intrants
intermédiaires et Part du revenu du capital, calculées selon pourcentage unités de mesure (figurant comme en-tête de colonne).
Groupe d’industrie (code du SCIAN) Part des entreprises Part de la production Part de l’emploi Part de la rémunération du travail Part des intrants intermédiaires Part du revenu du capital
Entreprises canadiennes Entreprises étrangères Entreprises canadiennes Entreprises étrangères Entreprises canadiennes Entreprises étrangères Entreprises canadiennes Entreprises étrangères Entreprises canadiennes Entreprises étrangères Entreprises canadiennes Entreprises étrangères
pourcentage
Aliments, boissons et tabac (311‑312) 97,2 2,8 65,6 34,4 77,8 22,2 72,1 27,9 65,7 34,3 61,7 38,3
Textiles, vêtements, produits en cuir et produits analogues (313‑316) 98,6 1,4 86,5 13,5 90,7 9,3 88,4 11,6 87,1 12,9 78,9 21,1
Bois (321) 98,3 1,7 87,0 13,0 90,3 9,7 89,2 10,8 87,2 12,8 82,1 17,9
Papier (322) 88,7 11,3 47,3 52,7 52,2 47,8 49,3 50,7 47,7 52,3 40,2 59,8
Impression et activités connexes (323) 99,1 0,9 90,8 9,2 92,0 8,0 91,1 8,9 91,7 8,3 82,2 17,8
Pétrole, charbon et produits chimiques (324‑325) 86,4 13,6 39,6 60,4 49,7 50,3 44,5 55,5 39,3 60,7 50,4 49,6
Produits en caoutchouc et en plastique (326) 91,7 8,3 55,8 44,2 63,3 36,7 59,8 40,2 54,6 45,4 44,8 55,2
Produits minéraux non métalliques (327) 96,0 4,0 50,0 50,0 62,4 37,6 57,3 42,7 51,9 48,1 45,5 54,5
Métaux de première transformation (331) 87,1 12,9 24,3 75,7 33,1 66,9 29,8 70,2 22,9 77,1 22,2 77,8
Produits métalliques (332) 97,5 2,5 82,7 17,3 87,3 12,7 85,9 14,1 82,1 17,9 80,7 19,3
Machines (333) 95,0 5,0 70,1 29,9 78,4 21,6 76,8 23,2 67,1 32,9 68,7 31,3
Produits informatiques et électroniques (334) 92,1 7,9 62,9 37,1 64,5 35,5 60,3 39,7 62,7 37,3 48,2 51,8
Équipement électronique (335) 90,7 9,3 42,1 57,9 49,7 50,3 46,1 53,9 40,7 59,3 38,6 61,4
Matériel de transport (336) 92,2 7,8 38,1 61,9 56,6 43,4 50,1 49,9 36,5 63,5 48,8 51,2
Meubles et produits connexes (337) 99,1 0,9 82,5 17,5 85,8 14,2 85,0 15,0 82,8 17,2 77,1 22,9
Produits divers (339) 98,0 2,0 82,3 17,7 86,1 13,9 85,0 15,0 82,3 17,7 72,6 27,4
Fabrication (31 à 33) 96,2 3,8 53,8 46,2 71,7 28,3 65,6 34,4 51,3 48,7 50,2 49,8

La présence des ECE dans l’industrie diffère de celle des ECC, comme le montre le tableau 2. Pour les ECC, les quatre industries les plus importantes étaient les suivantes : les aliments, les boissons et le tabac; le pétrole, le charbon et les produits chimiques; les produits métalliques; le matériel de transport. Ces quatre industries représentaient 52,7 % de la production totale des ECC. En revanche, les ECE étaient principalement concentrées dans l’industrie du matériel de transport, suivie des industries suivantes : le pétrole, le charbon et les produits chimiques; les métaux de première transformation; les aliments, les boissons et le tabac.

Tableau 2
Parts moyennes des industries dans la production agrégée de toutes les entreprises et des entreprises sous contrôle canadien et étranger, de 2001 à 2010
Sommaire du tableau
Le tableau montre les résultats de Parts moyennes des industries dans la production agrégée de toutes les entreprises et des entreprises sous contrôle canadien et étranger. Les données sont présentées selon Groupe d’industrie (code du SCIAN) (titres de rangée) et Toutes les entreprises, Entreprises sous contrôle canadien et Entreprises sous contrôle étranger, calculées selon pourcentage unités de mesure (figurant comme en-tête de colonne).
Groupe d’industrie (code du SCIAN) Toutes les entreprises Entreprises sous contrôle canadien Entreprises sous contrôle étranger
pourcentage
Aliments, boissons et tabac (311‑312) 14,4 17,5 10,8
Textiles, vêtements, produits en cuir et produits analogues (313‑316) 2,1 3,4 0,6
Bois (321) 4,2 6,9 1,2
Papier (322) 5,9 5,2 6,7
Impression et activités connexes (323) 2,1 3,6 0,4
Pétrole, charbon et produits chimiques (324‑325) 16,2 11,9 21,2
Produits en caoutchouc et en plastique (326) 4,3 4,5 4,2
Produits minéraux non métalliques (327) 2,4 2,2 2,6
Métaux de première transformation (331) 7,4 3,3 12,1
Produits métalliques (332) 5,5 8,5 2,0
Machines (333) 5,1 6,7 3,3
Produits informatiques et électroniques (334) 3,5 4,1 2,8
Équipement électronique (335) 1,9 1,4 2,3
Matériel de transport (336) 21,0 14,8 28,2
Meubles et produits connexes (337) 2,3 3,6 0,9
Produits divers (339) 1,6 2,5 0,6
Fabrication (31 à 33) 100 100 100

4.1.1 Parts du coût du capital, du travail et des intrants intermédiaires

Le tableau 3 présente la part moyenne des coûts du travail, des intrants intermédiaires et du capital, par industrie et par propriété, pour la période allant de 2001 à 2010. La composante la plus importante des coûts des intrants était les intrants intermédiaires pour toutes les industries du secteur de la fabrication, suivie du capital et du travail. Pour l’ensemble du secteur de la fabrication, le coût des intrants intermédiaires représentait 62,2 % des coûts totaux, comparativement à 23,3 % pour le capital et à 14,5 % pour le travail.

Tableau 3
Part moyenne des coûts du travail, des intrants intermédiaires et du capital, par industrie et propriété, de 2001 à 2010
Sommaire du tableau
Le tableau montre les résultats de Part moyenne des coûts du travail. Les données sont présentées selon Groupe d’industrie (code du SCIAN) (titres de rangée) et Toutes les entreprises, Entreprises sous contrôle canadien et Entreprises sous contrôle étranger, calculées selon pourcentage unités de mesure (figurant comme en-tête de colonne).
Groupe d’industrie (code du SCIAN) Toutes les entreprises Entreprises sous contrôle canadien Entreprises sous contrôle étranger
Travail Intrants intermédiaires Capital Travail Intrants intermédiaires Capital Travail Intrants intermédiaires Capital
pourcentage
Aliments, boissons et tabac (311‑312) 11,2 63,9 24,9 12,3 64,0 23,7 9,1 63,5 27,4
Textiles, vêtements, produits en cuir et produits analogues (313‑316) 26,0 49,8 24,2 26,5 50,2 23,3 22,3 47,5 30,3
Bois (321) 17,7 59,9 22,3 18,2 60,1 21,7 14,7 58,8 26,5
Papier (322) 15,1 60,2 24,7 15,8 60,7 23,5 14,5 59,7 25,8
Impression et activités connexes (323) 28,0 42,4 29,5 28,1 42,8 29,0 27,6 38,4 34,1
Pétrole, charbon et produits chimiques (324‑325) 6,0 74,4 19,6 6,9 73,7 19,4 5,6 74,6 19,8
Produits en caoutchouc et en plastique (326) 19,6 55,8 24,6 21,0 54,6 24,4 17,8 57,3 24,9
Produits minéraux non métalliques (327) 18,0 49,4 32,7 20,7 51,3 28,1 15,3 47,4 37,3
Métaux de première transformation (331) 11,2 63,3 25,5 13,8 59,6 26,6 10,4 64,5 25,1
Produits métalliques (332) 25,8 50,3 24,0 26,8 49,9 23,3 21,1 51,8 27,2
Machines (333) 24,5 51,0 24,5 26,9 48,8 24,3 19,1 56,0 24,9
Produits informatiques et électroniques (334) 22,5 50,3 27,2 21,6 50,2 28,2 24,0 50,4 25,5
Équipement électronique (335) 20,6 55,4 24,0 22,6 53,6 23,9 19,2 56,8 24,0
Matériel de transport (336) 10,6 69,5 19,9 13,9 66,8 19,4 8,5 71,5 20,0
Meubles et produits connexes (337) 26,5 48,0 25,5 27,3 48,2 24,4 22,5 47,1 30,4
Produits divers (339) 25,3 49,3 25,4 26,2 49,4 24,4 21,6 47,1 31,3
Fabrication (31 à 33) 14,5 62,2 23,3 17,7 59,3 23,0 10,8 65,7 23,5

La composition des coûts des intrants diffère entre les ECE et les ECC. Comparativement aux ECE, les ECC présentent une proportion plus élevée d’intrants intermédiaires et moindre de travail. La part des coûts du capital était comparable entre les ECE et les ECC. Le ratio du capital et des intrants intermédiaires au travail était beaucoup plus élevé pour les ECE, ce qui donne à penser que l’intensité du capital et des intrants intermédiaires est plus élevée pour les ECE que pour les ECC.

4.1.2 Croissance de la production, des intrants et de la productivité du travail

Le tableau 4 résume les taux moyens de croissance de la production, des intrants et de la productivité du travail. De 2001 à 2010, la production brute, le capital, le travail et les intrants intermédiaires ont diminué dans presque toutes les industries du secteur de la fabrication. La productivité du travail s’est accrue dans la plupart des industries du secteur de la fabrication à mesure que la baisse de l’intrant travail était plus grande que celle de la production brute.

Tableau 4
Croissance annuelle moyenne des intrants de la production et de la productivité du travail, par industrie et propriété, de 2001 à 2010
Sommaire du tableau
Le tableau montre les résultats de Croissance annuelle moyenne des intrants de la production et de la productivité du travail. Les données sont présentées selon Groupe d’industrie (code du SCIAN) (titres de rangée) et Toutes les entreprises, Entreprises sous contrôle
canadien et Entreprises sous contrôle
étranger, calculées selon pourcentage unités de mesure (figurant comme en-tête de colonne).
Groupe d’industrie (code du SCIAN) Toutes les entreprises Entreprises sous contrôle
canadien
Entreprises sous contrôle
étranger
Y L M K LP Y L M K LP Y L M K LP
pourcentage
Aliments, boissons et tabac (311‑312) 1,9 1,0 2,3 3,4 0,9 2,3 1,2 2,6 2,3 1,0 1,3 0,3 1,7 5,2 0,9
Textiles, vêtements, produits en cuir et produits analogues (313‑316) -11,6 -13,7 -10,5 -7,8 2,1 -11,5 -13,5 -10,4 -8,1 2,0 -12,7 -16,1 -11,6 -6,7 3,5
Bois (321) -1,5 -2,9 -3,1 0,8 1,5 -1,7 -2,9 -3,3 0,4 1,2 0,2 -3,1 -1,5 2,7 3,3
Papier (322) -4,7 -6,7 -4,6 -4,0 2,0 -4,6 -5,9 -4,6 -4,5 1,3 -4,8 -7,5 -4,6 -3,7 2,7
Impression et activités connexes (323) -3,9 -4,6 -4,1 0,3 0,7 -3,8 -4,4 -4,0 -0,6 0,7 -4,7 -6,4 -5,2 5,4 1,6
Pétrole, charbon et produits chimiques (324‑325) -1,1 -0,8 -0,7 -4,6 -0,3 0,1 0,8 0,3 -11,0 -0,7 -2,0 -2,4 -1,5 0,4 0,4
Produits en caoutchouc et en plastique (326) -1,5 -2,3 -0,9 1,0 0,8 -0,9 -1,8 -0,2 1,1 1,0 -2,3 -3,3 -1,7 0,9 1,0
Produits minéraux non métalliques (327) 0,5 -0,5 2,0 3,1 1,0 2,6 0,6 4,8 3,0 2,0 -1,4 -2,1 -0,6 3,2 0,7
Métaux de première transformation (331) -2,4 -4,5 -2,8 1,3 2,1 -5,1 -5,9 -4,7 -0,2 0,8 -1,6 -3,8 -2,3 1,7 2,2
Produits métalliques (332) -2,1 -2,0 -1,4 -0,4 -0,1 -1,4 -1,6 -0,4 1,0 0,2 -5,4 -4,9 -5,6 -5,6 -0,5
Machines (333) -0,8 -1,5 0,6 1,9 0,7 1,2 -0,4 2,9 2,8 1,6 -5,3 -5,7 -3,7 -0,2 0,4
Produits informatiques et électroniques (334) -2,6 -2,3 -2,4 -3,8 -0,3 -3,2 -2,0 -4,0 -5,4 -1,2 -1,5 -3,0 0,6 -2,1 1,5
Équipement électronique (335) -4,5 -3,6 -4,0 -1,9 -1,0 -0,8 -1,9 0,3 -1,8 1,1 -7,0 -5,2 -6,6 -1,9 -1,8
Matériel de transport (336) -1,9 -3,6 -1,6 -2,6 1,8 -0,3 -3,0 -0,9 -3,7 2,7 -2,9 -4,5 -2,0 -1,9 1,7
Meubles et produits connexes (337) -5,0 -4,2 -3,5 -0,2 -0,7 -3,4 -2,6 -2,0 1,1 -0,8 -13,0 -14,5 -11,6 -6,1 1,5
Produits divers (339) 1,1 -0,8 4,9 2,1 1,8 2,2 -0,5 7,1 1,0 2,7 -3,8 -2,1 -5,3 3,7 -1,7
Fabrication (31 à 33) -1,6 -2,9 -1,2 -0,9 1,2 -1,0 -2,4 -0,6 -2,6 1,4 -2,4 -4,2 -1,8 0,5 1,7

La production, le travail et les intrants intermédiaires ont diminué à la fois pour les ECE et les ECC de 2001 à 2010. Toutefois, la baisse observée a été beaucoup plus rapide pour les ECE que pour les ECC. En conséquence, la part de la production brute et du travail des ECE a diminué au cours de cette période.

Pour les ECE, le stock de capital a augmenté, tandis qu’il a baissé pour les ECC. La forte augmentation du stock de capital dans les ECE a été observée dans les industries suivantes : les aliments, les boissons et le tabac; l’impression et les activités connexes; les produits minéraux non métalliques; les produits divers. La forte baisse du stock de capital dans les ECC s’est produite dans les industries suivantes : les textiles, les vêtements, les produits en cuir et les produits analogues; le papier; le pétrole, le charbon et les produits chimiques; les produits informatiques et électroniques; le matériel de transport.

La productivité du travail a augmenté tant pour les ECE que pour les ECC au cours de la période. Les ECE ont enregistré une augmentation plus rapide : elles ont connu une hausse annuelle de 1,7 %, par rapport à 1,4 % pour les ECC.

4.1.3 Utilisation de la capacité

Le tableau 5 résume les variations annuelles moyennes en matière d’utilisation de la capacité. Pour l’ensemble du secteur de la fabrication, l’utilisation de la capacité a diminué de 2,0 % par année, en raison d’une baisse de 4,6 % dans le secteur sous contrôle étranger et d’une augmentation de 0,5 % dans leur secteur sous contrôle canadien.

Tableau 5
Croissance annuelle moyenne de l’utilisation de la capacité, par industrie et propriété, de 2001 à 2010
Sommaire du tableau
Le tableau montre les résultats de Croissance annuelle moyenne de l’utilisation de la capacité Toutes les entreprises, Entreprises sous contrôle canadien et Entreprises sous contrôle étranger, calculées selon pourcentage unités de mesure (figurant comme en-tête de colonne).
Toutes les entreprises Entreprises sous contrôle canadien Entreprises sous contrôle étranger
pourcentage
Groupe d’industrie (code du SCIAN)
Aliments, boissons et tabac (311‑312) -1,2 0,0 -2,9
Textiles, vêtements, produits en cuir et produits analogues (313‑316) -5,9 -5,7 -6,6
Bois (321) -5,8 -5,9 -5,1
Papier (322) -3,9 -3,7 -4,1
Impression et activités connexes (323) -2,8 -1,9 -8,9
Pétrole, charbon et produits chimiques (324‑325) 4,1 12,5 -2,2
Produits en caoutchouc et en plastique (326) -3,5 -3,3 -3,8
Produits minéraux non métalliques (327) -2,5 -1,3 -3,4
Métaux de première transformation (331) -0,2 -3,2 1,0
Produits métalliques (332) -2,2 -3,0 1,2
Machines (333) -4,9 -3,5 -8,4
Produits informatiques et électroniques (334) -1,1 1,4 -4,6
Équipement électronique (335) -3,5 -0,5 -5,4
Matériel de transport (336) -3,1 2,5 -6,2
Meubles et produits connexes (337) -6,2 -5,9 -7,1
Produits divers (339) -3,8 -3,1 -3,5
Croissance annuelle moyenne, secteur de la fabrication
2001 à 2006 -2,4 -1,0 -3,9
2006 à 2010 -1,6 2,5 -5,5
2001 à 2010 -2,0 0,5 -4,6

La détérioration observée de la capacité était beaucoup plus grande de 2001 à 2006, lorsque l’utilisation de la capacité a chuté à la fois au sein des ECE et des ECC. Cette chute est survenue à la suite de la récession qu’a connue le marché américain au début des années 2000 et de l’appréciation du dollar canadien au cours de cette même période. L’utilisation de la capacité dans les ECC a repris de la vigueur depuis, tandis que celle des ECE a continué de baisser de 2006 à 2010.

4.1.4 Taux d’entrée et de sortie

Les tableaux 6 et 7 résument la dynamique et le rendement des entreprises entrantes et sortantes par rapport aux entreprises existantes dans l’ensemble du secteur de la fabrication pour la période allant de 2001 à 2010 ainsi que pour deux sous‑périodes : de 2001 à 2006 et de 2006 à 2010Note .

Pour la période allant de 2001 à 2010, les taux de sortie étaient généralement supérieurs aux taux d’entrée tant pour les ECE que pour les ECC (tableau 6). Historiquement, les taux d’entrée et de sortie étaient comparables dans les industries du secteur de la fabrication (Baldwin et Gu, 2006). Les faibles taux d’entrée par rapport aux taux de sortie au cours des dernières années pourraient indiquer une baisse du capital axé sur l’innovation et les connaissances, lequel, potentiellement, pourrait être rehaussé grâce à de nouvelles idées d’entreprises entrantes (OCDE, 2015).

Tableau 6
Part cumulative des entreprises entrantes et sortantes et leur productivité du travail relative, de 2001 à 2010
Sommaire du tableau
Le tableau montre les résultats de Part cumulative des entreprises entrantes et sortantes et leur productivité du travail relative. Les données sont présentées selon Propriété (titres de rangée) et Nombre d’entreprises, Part des entreprises, Part de
la production brute, Part de l’emploi, Part du
stock de capital et Productivité du travail relative, calculées selon nombre et pourcentage unités de mesure (figurant comme en-tête de colonne).
Propriété Nombre d’entreprises Part des entreprises Part de
la production brute
Part de l’emploi Part du
stock de capital
Productivité du travail relative
nombre pourcentage
Entreprises canadiennes
Existantes 24 250 Note ...: n'ayant pas lieu de figurer Note ...: n'ayant pas lieu de figurer Note ...: n'ayant pas lieu de figurer Note ...: n'ayant pas lieu de figurer Note ...: n'ayant pas lieu de figurer
Entrantes 10 280 29,8 19,5 21,4 18,9 0,91
Sortantes 19 985 45,2 30,0 33,9 35,5 0,88
Entreprises étrangères
Existantes 958 Note ...: n'ayant pas lieu de figurer Note ...: n'ayant pas lieu de figurer Note ...: n'ayant pas lieu de figurer Note ...: n'ayant pas lieu de figurer Note ...: n'ayant pas lieu de figurer
Entrantes 398 29,4 16,4 19,1 14,7 0,86
Sortantes 766 44,4 22,8 28,4 17,6 0,80

Les taux d’entrée et de sortie sont généralement plus faibles dans le secteur sous contrôle étranger que dans le secteur sous contrôle canadien. La part des entreprises entrantes et sortantes dans le nombre d’entreprises, la production et les intrants était plus faible pour le secteur sous contrôle étranger que pour le secteur sous contrôle canadien. Au cours de la période allant de 2001 à 2010, les entreprises entrantes et sortantes sont moins productives que les entreprises existantes. Les entreprises entrantes, quant à elles, ont tendance à être plus productives que les sortantes.

Le tableau 7 montre que les taux d’entrée et de sortie ont augmenté après 2006, à l’exception des taux de sortie des ECC. En outre, les entreprises entrantes et sortantes étaient plus grandes et plus productives pour la période allant de 2006 à 2010, comparativement aux entreprises entrantes et sortantes pour la période allant de 2001 à 2006. Les augmentations ont été plus prononcées chez les entreprises étrangères entrantes et sortantes. Les entreprises étrangères entrantes et sortantes étaient nettement moins productives que les entreprises étrangères existantes pour la période allant de 2001 à 2006, tandis qu’elles étaient plus productives ou aussi productives pour la période allant de 2006 à 2010.

Tableau 7
Part cumulative annuelle des entreprises entrantes et sortantes et leur productivité du travail relative, de 2001 à 2006 et de 2006 à 2010
Sommaire du tableau
Le tableau montre les résultats de Part cumulative annuelle des entreprises entrantes et sortantes et leur productivité du travail relative. Les données sont présentées selon Propriété (titres de rangée) et Part des entreprises, Part de
la production brute, Part de l’emploi, Part du
stock de capital et Productivité du travail relative, calculées selon pourcentage unités de mesure (figurant comme en-tête de colonne).
Propriété Part des entreprises Part de
la production brute
Part de l’emploi Part du
stock de capital
Productivité du travail relative
pourcentage
2001 à 2006
Entreprises canadiennes
Entrantes 4,5 3,0 3,2 2,5 0,95
Sortantes 7,0 4,6 4,9 4,4 0,94
Entreprises étrangères
Entrantes 4,0 1,6 2,2 1,2 0,70
Sortantes 5,6 2,5 3,4 2,7 0,72
2006 à 2010
Entreprises canadiennes
Entrantes 4,8 4,4 4,0 3,5 1,09
Sortantes 6,3 4,9 5,2 5,6 0,94
Entreprises étrangères
Entrantes 4,5 4,2 4,0 3,6 1,03
Sortantes 7,1 5,2 4,8 2,0 1,09

4.2 Paramétrisation

Dans la présente section, on estime les économies d’échelle et l’effet de l’utilisation du capital qui sont nécessaires pour réaliser la décompositionNote . L’équation pour l’estimation est

Δln Y i =λΔln X i +eΔln μ i + ε i . ( 8 ) MathType@MTEF@5@5@+= feaagKart1ev2aaatCvAUfeBSjuyZL2yd9gzLbvyNv2CaerbuLwBLn hiov2DGi1BTfMBaeXatLxBI9gBaerbd9wDYLwzYbItLDharqqtubsr 4rNCHbGeaGqiVu0Je9sqqrpepC0xbbL8F4rqqrFfpeea0xe9Lq=Jc9 vqaqpepm0xbba9pwe9Q8fs0=yqaqpepae9pg0FirpepeKkFr0xfr=x fr=xb9adbaqaaeGaciGaaiaabeqaamaabaabaaGcbaGaeuiLdqKaci iBaiaac6gacGaSaoywamacWc4gaaWcbGaSakacWc4GPbaabKaSacGc cqGH9aqpcqaH7oaBcqqHuoarciGGSbGaaiOBaiaadIfadaWgaaWcba GaamyAaaqabaGccqGHRaWkcaWGLbGaeuiLdqKaciiBaiaac6gacqaH 8oqBdaWgaaWcbaGaamyAaaqabaGccqGHRaWkcqaH1oqzdaWgaaWcba GaamyAaaqabaaaaa@54F2@

Un échantillon d’entreprises existantes, de 2001 à 2010, en utilisant la méthode des moindres carrés ordinaires (MCO) et des régressions quantiles, est utilisé pour estimer l’équation (8). L’estimation par les MCO suppose que le terme d’erreurs ε i MathType@MTEF@5@5@+= feaagKart1ev2aqatCvAUfeBSjuyZL2yd9gzLbvyNv2CaerbuLwBLn hiov2DGi1BTfMBaeXatLxBI9gBaerbd9wDYLwzYbItLDharqqtubsr 4rNCHbGeaGqiVu0Je9sqqrpepC0xbbL8F4rqqrFfpeea0xe9Lq=Jc9 vqaqpepm0xbba9pwe9Q8fs0=yqaqpepae9pg0FirpepeKkFr0xfr=x fr=xb9adbaqaaeGaciGaaiaabeqaamaabaabaaGcbaGaeqyTdu2aaS baaSqaaiaadMgaaeqaaaaa@38B8@  est distribué normalement. Toutefois, la distribution des taux de croissance de la production et des intrants diffère de la distribution normale, puisque les queues de la distribution sont plus lourdes et qu’elle suit probablement une distribution de Laplace.

En conséquence, on a préféré utiliser la régression quantile. Les estimateurs des quantiles sont appropriés lorsque des erreurs de Laplace découlent de la distribution asymétrique à queues lourdes et que les estimateurs résistent aux valeurs aberrantes. Des effets fixes propres à l’industrie sont inclus pour contrôler les différences de croissance de la productivité dans toutes les industries.

Pour examiner la différence dans la contribution de la productivité des ECE et des ECC, l’équation sera estimée séparément pour les entreprises existantes sous contrôle étranger et sous contrôle canadien. Trois séries d’estimations sont présentées au tableau 8 : une pour toutes les entreprises, une pour les ECC et une pour les ECE.

Tableau 8
Estimation des économies d’échelle et de l’effet de l’utilisation de la capacité
Sommaire du tableau
Le tableau montre les résultats de Estimation des économies d’échelle et de l’effet de l’utilisation de la capacité Toutes les entreprises, Entreprises sous contrôle canadien et Entreprises sous contrôle étranger(figurant comme en-tête de colonne).
Toutes les entreprises Entreprises sous contrôle canadien Entreprises sous contrôle étranger
MCO Quantiles MCO Quantiles MCO Quantiles
ΔlnX MathType@MTEF@5@5@+= feaagKart1ev2aqatCvAUfeBSjuyZL2yd9gzLbvyNv2CaerbuLwBLn hiov2DGi1BTfMBaeXatLxBI9gBaerbd9wDYLwzYbItLDharqqtubsr 4rNCHbGeaGqiVu0Je9sqqrpepC0xbbL8F4rqqrFfpeea0xe9Lq=Jc9 vqaqpepm0xbba9pwe9Q8fs0=yqaqpepae9pg0FirpepeKkFr0xfr=x fr=xb9adbaqaaeGaciGaaiaabeqaamaabaabaaGcbaaeaaaaaaaaa8 qacqqHuoarcaqGSbGaaeOBaiaadIfaaaa@3A3A@
Coefficient 0,988Note ** 0,995Note ** 0,989Note ** 0,995Note ** 0,973Note ** 0,990Note **
Erreur‑type 0,004 0,002 0,004 0,002 0,018 0,008
ΔlnCU MathType@MTEF@5@5@+= feaagKart1ev2aqatCvAUfeBSjuyZL2yd9gzLbvyNv2CaerbuLwBLn hiov2DGi1BTfMBaeXatLxBI9gBaerbd9wDYLwzYbItLDharqqtubsr 4rNCHbGeaGqiVu0Je9sqqrpepC0xbbL8F4rqqrFfpeea0xe9Lq=Jc9 vqaqpepm0xbba9pwe9Q8fs0=yqaqpepae9pg0FirpepeKkFr0xfr=x fr=xb9adbaqaaeGaciGaaiaabeqaamaabaabaaGcbaaeaaaaaaaaa8 qacqqHuoarciGGSbGaaiOBaiaadoeacaWGvbaaaa@3B03@
Coefficient 0,243Note ** 0,235Note ** 0,243Note ** 0,234Note ** 0,248Note ** 0,259Note **
Erreur‑type 0,002 0,002 0,002 0,002 0,011 0,007
Ho MathType@MTEF@5@5@+= feaagKart1ev2aqatCvAUfeBSjuyZL2yd9gzLbvyNv2CaerbuLwBLn hiov2DGi1BTfMBaeXatLxBI9gBaerbd9wDYLwzYbItLDharqqtubsr 4rNCHbGeaGqiVu0Je9sqqrpepC0xbbL8F4rqqrFfpeea0xe9Lq=Jc9 vqaqpepm0xbba9pwe9Q8fs0=yqaqpepae9pg0FirpepeKkFr0xfr=x fr=xb9adbaqaaeGaciGaaiaabeqaamaabaabaaGcbaaeaaaaaaaaa8 qacaqGibWccaqGVbaaaa@37DF@  : Rendements d’échelle = 1
Statistiques de test 10,895 4,557 9,057 4,344 2,371 1,528
Valeur‑p 0,001 0,033 0,003 0,037 0,124 0,217
Nombre d’observations 21 254 21 254 20 424 20 424 830 830
R au carré corrigé / pseudo R au carré 0,947 0,791 0,947 0,790 0,951 0,803

Les coefficients estimés des variables d’utilisation de la capacité et des intrants sont positifs et statistiquement significatifs. L’estimation obtenue au moyen de la régression quantile, toutefois, diffère de celle obtenue par la méthode des MCO. La discussion qui suit porte sur les estimations provenant de la régression quantile, qui résistent davantage aux valeurs aberrantes et qui sont plus appropriées en présence d’erreurs de Laplace.

4.2.1 Rendements d’échelle

Dans les trois séries de régressions, la variable estimée du coefficient des intrants pondérée par les coûts, ΔlnX MathType@MTEF@5@5@+= feaagKart1ev2aaatCvAUfeBSjuyZL2yd9gzLbvyNv2CaerbuLwBLn hiov2DGi1BTfMBaeXatLxBI9gBaerbd9wDYLwzYbItLDharqqtubsr 4rNCHbGeaGqiVu0Je9sqqrpepC0xbbL8F4rqqrFfpeea0xe9Lq=Jc9 vqaqpepm0xbba9pwe9Q8fs0=yqaqpepae9pg0FirpepeKkFr0xfr=x fr=xb9adbaqaaeGaciGaaiaabeqaamaabaabaaGcbaGaeuiLdqKaci iBaiaac6gacaWGybaaaa@3A1D@ , est près de un. L’hypothèse nulle d’un rendement d’échelle constant ne peut pas être rejetée au niveau de 1 %, ce qui donne à penser que le processus de production dans le secteur de la fabrication est mieux caractérisé par des rendements d’échelle constants. Cela est vrai aussi pour les ECE et les ECC. Les estimations pour les rendements d’échelle correspondent à celles de Baldwin, Gu et Yan (2013) qui utilisent différentes mesures de la production et du stock de capitalNote .

4.2.2 Effets de l’utilisation de la capacité

Le coefficient estimé de l’utilisation de la capacité est de 0,235 en tenant compte de toutes les entreprises existantes. Une augmentation de 1 % de l’utilisation de la capacité est associée à une augmentation d’environ 0,25 % de la production brute et de la productivité. En conséquence, la diminution observée dans l’utilisation de la capacité après 2001 a contribué à une baisse de la production brute et de la productivité au cours de cette période.

Les coefficients estimés de l’utilisation de la capacité sont plus élevés pour les ECE que pour les ECC. À mesure que l’utilisation de la capacité s’améliore dans le cadre d’un boom économique, toutes choses égales par ailleurs, les ECE traduisent cette amélioration en une augmentation plus importante de la production que les ECC. Puisque les multinationales sont fortement intégrées à la chaîne de valeur mondiale, elles tirent profit de leurs connexions internationales avec les fournisseurs et les clients, d’avantages comparatifs des pays hôtes ainsi que d’obstacles au commerce réduits (OCDE 2015). Grâce à cette intégration, les conditions économiques peuvent avoir des répercussions accrues sur la production des multinationales comparativement aux entreprises locales.

4.3 Résultats de la décomposition

La présente section examine les sources de la croissance agrégée de la productivité dans le secteur canadien de la fabrication au moyen de la décomposition décrite aux équations (5) et (7). Elle se penche d’abord sur la période allant de 2001 à 2010, laquelle est ensuite divisée en deux périodes (de 2001 à 2006, puis de 2006 à 2010) pour examiner si des changements sont survenus dans les sources de croissance de la productivité après 2006.

4.3.1 Sources de la croissance de la productivité du travail de 2001 à 2010

La deuxième colonne du tableau 9 présente les résultats de la décomposition pour la période allant de 2001 à 2010. Au cours de cette période, la productivité du travail agrégée a augmenté de 1,4 % par année. La croissance de la productivité qui a été observée au sein des entreprises représentait 1,1 point de pourcentage ou environ 80 % de la croissance agrégée de la productivité du travail. L’effet de la réaffectation parmi les entreprises existantes et de l’entrée nette représentait 0,2 point de pourcentage ou 20 % de la croissance agrégée de la productivité du travail.

Tableau 9
Décomposition de la croissance agrégée de la productivité du travail annuelle moyenne
Sommaire du tableau
Le tableau montre les résultats de Décomposition de la croissance agrégée de la productivité du travail annuelle moyenne Toutes les entreprises, 2001 à 2010, 2001 à 2006 et 2006 à 2010, calculées selon pourcentage unités de mesure (figurant comme en-tête de colonne).
Toutes les entreprises
2001 à 2010 2001 à 2006 2006 à 2010
pourcentage
Croissance intra-entreprise 1,1 1,9 0,4
Économies d’échelle 0,0 0,0 0,0
Utilisation de la capacité -0,2 -0,4 -0,5
Croissance de la PMF 0,1 0,2 0,0
Approfondissement du capital sur la productivité du travail 0,4 0,4 0,6
Approfondissement des intrants intermédiaires sur la productivité du travail 0,8 1,7 0,3
Réaffectation entre les entreprises 0,2 0,1 0,2
Réaffectation sur la PMF au sein des industries 0,2 -0,1 0,6
Capital 0,0 -0,2 0,6
Travail 0,0 0,0 0,0
Intrants intermédiaires 0,2 0,1 0,1
Réaffectation sur l’approfondissement des intrants au sein des industries -0,3 0,2 -1,5
Capital -0,1 0,3 -0,7
Intrants intermédiaires -0,3 -0,1 -0,8
Réaffectation sur la PMF entre les industries 0,0 0,3 0,0
Capital 0,0 0,1 0,0
Travail 0,0 0,0 0,0
Intrants intermédiaires 0,0 0,2 0,0
Réaffectation sur l’approfondissement des intrants entre les industries 0,3 -0,3 1,1
Capital 0,1 -0,1 0,2
Intrants intermédiaires 0,2 -0,2 0,9
Entrées nettes 0,1 0,0 0,1
Croissance agrégée de la productivité du travail annuelle moyenne 1,4 2,0 0,7

La croissance de la productivité du travail au sein des entreprises est principalement due à l’effet de l’approfondissement du capital et des intrants intermédiaires. On observe peu de croissance de la PMF parmi les entreprises. La baisse de l’utilisation de la capacité a entraîné un déclin de 0,2 point de pourcentage de la croissance agrégée de la productivité du travail.

L’effet de la réaffectation entre les entreprises existantes a contribué pour 0,2 point de pourcentage à la croissance agrégée de la productivité du travail. Cela découle principalement de l’effet positif de la réaffectation du travail entre les industries sur l’approfondissement agrégé du capital et des intrants intermédiaires, ce qui a contribué pour 0,3 point de pourcentage à la croissance agrégée de la productivité du travail. En revanche, la réaffectation du travail entre les entreprises au sein des mêmes industries a réduit l’approfondissement agrégé des intrants et contribué négativement à la croissance agrégée de la productivité du travail. Les résultats donnent à penser que la réaffectation du travail entre les industries diffère de celle entre les entreprises au sein des mêmes industries. L’emploi s’est déplacé vers des industries à forte intensité relative de capital et d’intrants intermédiaires, tandis que l’emploi au sein des mêmes industries s’est déplacé vers des entreprises ayant une intensité relative plus faible de capital et d’intrants intermédiaires.

L’effet de l’entrée nette a contribué pour 0,1 point de pourcentage ou environ 10 % à la croissance agrégée de la productivité du travail pour la période allant de 2001 à 2010. Cette contribution positive découle de la productivité relativement élevée des entreprises entrantes par rapport à celle des entreprises sortantes au cours de cette période (tableau 6).

4.3.2 Sources de la croissance de la productivité du travail de 2001 à 2006 et de 2006 à 2010

Les résultats de la décomposition sont présentés pour deux périodes (2001 à 2006 et 2006 à 2010) dans les deux dernières colonnes du tableau 9 afin d’examiner les changements entre ces deux périodes. La production réelle du secteur canadien de la fabrication a commencé à baisser en 2006. La période allant de 2006 à 2010, qui a été touchée par la crise financière, est également caractérisée par une baisse de la production et de la croissance de la productivité dans le secteur de la fabrication. La croissance de la productivité du travail a diminué: elle est passée de 2,0 % annuellement de 2001 à 2006 à 0,7 % annuellement de 2006 à 2010 dans le secteur agrégé de la fabrication, ce qui représente une baisse de 1,3 point de pourcentage entre ces deux périodes.

La baisse de la croissance de la productivité du travail après 2006 est attribuable à la baisse de la croissance de la productivité au sein des entreprises. La contribution de la croissance de la productivité du travail au sein des entreprises est passée de 1,9 point de pourcentage par année pour la période allant de 2001 à 2006 à 0,4 point de pourcentage par année pour la période allant de 2006 à 2010. Cette baisse a contribué pour 1,5 point de pourcentage à la baisse globale de la croissance agrégée de la productivité du travail enregistrée entre ces deux périodes.

L’effet de la réaffectation sur la croissance agrégée de la productivité du travail a augmenté après 2006. L’effet de la réaffectation parmi les entreprises est passé de 0,1 point de pourcentage à 0,2 point de pourcentage après 2006, tandis que l’effet d’entrée et de sortie a augmenté de 0,1 point de pourcentage après 2006.

La restructuration et la réaffectation dans le secteur de la fabrication se sont intensifiées après 2006, et certaines de ces restructurations et réaffectations ont contribué positivement à la croissance de la productivité du travail alors que d’autres y ont contribué négativement.

De 2006 à 2010, il y a eu une augmentation de la réaffectation vers les entreprises plus productives et une augmentation de la réaffectation du travail vers les industries à plus forte intensité de capital et d’intrants intermédiaires, ce qui a contribué positivement à la croissance agrégée de la productivité du travail grâce aux effets positifs de ces réaffectations sur la croissance de la PMF et sur l’approfondissement des intrants. Les résultats de la décomposition au tableau 9 montrent que la réaffectation du capital vers des entreprises plus productives a contribué pour 0,6 point de pourcentage par année à la croissance agrégée de la productivité du travail pour la période allant de 2006 à 2010. La réaffectation du travail vers les industries à plus forte intensité de capital et d’intrants intermédiaires a contribué pour 1,1 point de pourcentage à l’effet de l’approfondissement agrégé des intrants et à la croissance agrégée de la productivité du travailNote . L’effet de nouvelles entreprises remplaçant les entreprises sortantes a également augmenté après 2006.

L’effet de la réaffectation du travail entre les entreprises au sein des mêmes industries vient contrebalancer les effets positifs de la réaffectation. La réaffectation du travail vers les industries à plus faible intensité relative de capital et d’intrants intermédiaires a contribué pour -1,5 point de pourcentage à l’effet de l’approfondissement agrégé des intrants et à la croissance agrégée de la productivité du travail.

4.3.3 Contribution des entreprises sous contrôle étranger et sous contrôle canadien à la croissance de la productivité du travail

Le tableau 10 présente la contribution des ECE et des ECC à la croissance agrégée de la productivité du travail. Le présent document examine la contribution directe et l’effet de l’entrée nette et ne décompose pas l’effet de la réaffectation entre les entreprises existantes dans les contributions de différents types d’entreprises, puisqu’une telle décomposition repose sur de fortes présomptions concernant le processus de réaffectation (Baldwin, 1995; Reinsdorf, 2015).

Tableau 10
Contribution directe des entreprises sous contrôle canadien et sous contrôle étranger à la croissance agrégée de la productivité du travail
Sommaire du tableau
Le tableau montre les résultats de Contribution directe des entreprises sous contrôle canadien et sous contrôle étranger à la croissance agrégée de la productivité du travail Entreprises sous contrôle canadien, Entreprises sous contrôle étranger, 2001 à 2010, 2001 à 2006 et 2006 à 2010, calculées selon pourcentage unités de mesure (figurant comme en-tête de colonne).
Entreprises sous contrôle canadien Entreprises sous contrôle étranger
2001 à 2010 2001 à 2006 2006 à 2010 2001 à 2010 2001 à 2006 2006 à 2010
pourcentage
Croissance intraentreprise 0,4 1,1 -0,1 0,6 0,8 0,5
Économies d’échelle 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0
Utilisation de la capacité 0,0 -0,2 -0,1 -0,3 -0,2 -0,4
Croissance de la productivité multifactorielle 0,0 0,3 -0,2 0,1 -0,1 0,2
Approfondissement du capital 0,1 0,2 0,2 0,3 0,3 0,4
Approfondissement des intrants intermédiaires 0,3 0,9 0,0 0,5 0,8 0,3
Entrées nettes 0,0 -0,1 0,6 0,1 0,0 -0,5
Contribution directe totale 0,5 1,0 0,5 0,7 0,9 0,0

Les ECE ont joué un rôle plus important que les ECC dans la croissance globale de la productivité du travail au cours de la période allant de 2001 à 2010. Pour cette période, la contribution des ECE à la croissance globale de la productivité du travail s’est élevée à 0,7 point de pourcentage annuellement par rapport à 0,5 point de pourcentage annuellement pour les ECC.

La contribution des ECE et des ECC a diminué après 2006; cependant, la baisse observée était plus importante pour les ECE. En conséquence, la contribution des ECE à la croissance agrégée de la productivité du travail était plus faible que celle des ECC après 2006. En fait, les ECE ont peu contribué à la croissance agrégée de la productivité du travail pendant la période allant de 2006 à 2010. La forte baisse de la contribution de la productivité des ECE après 2006 a découlé d’une baisse de la contribution des entrées et des sorties étrangères pendant cette période. Les entrées et les sorties des ECE ont réduit la croissance agrégée de la productivité du travail de 0,5 point de pourcentage de 2006 à 2010. La contribution négative des entrées et des sorties étrangères pendant cette période est attribuable à une augmentation des sorties d’ECE relativement grandes et productives par rapport aux entrées des ECE dans les industries individuelles du secteur de la fabrication au cours de cette période.

Les études ultérieures devraient se concentrer sur les facteurs expliquant la baisse de la contribution des ECE à la productivité et à la production du secteur canadien de la fabrication. Les facteurs potentiels qui influent sur la décision des multinationales de s’établir au Canada comprennent les coûts de la main‑d’œuvre, l’environnement de l’entreprise, les ressources en capital humain et les obstacles au commerce (Wang, 2014).

5 Conclusion

Le présent document porte sur le rôle des multinationales et de la réaffectation dans la croissance de la productivité pour le secteur canadien de la fabrication pour la période allant de 2001 à 2010, période de changement important dans ce secteur. Il permet de constater que les ECE ont joué un rôle plus important que les ECC dans la croissance globale de la productivité du travail pour cette période. La contribution des ECE et des ECC a diminué après 2006; cependant, la baisse était plus importante pour les ECE que pour les ECC. En fait, les ECE ont peu contribué à la croissance agrégée de la productivité du travail pendant la période allant de 2006 à 2010. La forte baisse de la contribution de la productivité des ECE après 2006 découlait d’une baisse de la contribution des entrées et des sorties d’entreprises étrangères pendant cette période.

La réaffectation dans le secteur de la fabrication s’est intensifiée après 2006, et certaines de ces réaffectations ont contribué positivement à la croissance de la productivité du travail alors que d’autres y ont contribué négativement. Au cours de cette période, il y a eu une augmentation de la réaffectation vers les entreprises plus productives et une augmentation de la réaffectation du travail vers les industries à plus forte intensité de capital et d’intrants intermédiaires, ce qui a contribué positivement à la croissance agrégée de la productivité du travail grâce aux effets positifs de ces réaffectations sur la croissance de la PMF et sur l’approfondissement des intrants. L’effet des nouvelles entreprises remplaçant les entreprises sortantes a également augmenté après 2006, principalement en raison de l’effet accru des entreprises entrantes canadiennes remplaçant les entreprises sortantes. Par contre, l’effet des entrées et des sorties d’entreprises étrangères a diminué.

L’effet de la réaffectation du travail entre les entreprises au sein des mêmes industries contrebalance les effets positifs de la réaffectation. En effet, on a observé un déplacement de l’emploi vers des entreprises à plus faible intensité relative de capital et d’intrants intermédiaires, ce qui a contribué négativement à l’approfondissement agrégé des intrants et à la croissance agrégée de la productivité du travail.

Enfin, le présent document a révélé que la baisse de la croissance de la productivité du travail dans le secteur de la fabrication était en partie attribuable à une baisse de la croissance de la productivité du travail au sein des ECC après 2006. Il y a eu certains effets assez importants de la réaffectation, comme la baisse de contribution de la productivité des entrées et sorties d’entreprises étrangères en raison des sorties des grandes ECE productives. Cependant, ces répercussions négatives ont été contrebalancées par d’autres aspects de la réaffectation qui ont eu un effet positif sur la croissance de la productivité.

6 Annexe

Couplage de l’Enquête annuelle des manufactures au fichier T2

Le couplage de l’Enquête annuelle des manufactures (EAM) au fichier T2 présente un problème de mesure, lequel a été abordé aux fins de l’analyse effectuée dans le cadre du présent document.

Le problème concerne l’estimation du stock de capital. Chaque entreprise soumet une déclaration de revenus. Lorsque la structure d’une entreprise est complexe, comprenant notamment de nombreux établissements, à l’intérieur et à l’extérieur du secteur de la fabrication, les données de la déclaration de revenus ne sont pas propres à une usine en particulier. Ce faisant, les immobilisations déclarées par une entreprise complexe consistent en un capital provenant de multiples activités de fabrication et d’autres activités. Pour estimer le stock de capital des établissements manufacturiers, le ratio de la production manufacturière provenant de l’EAM aux ventes totales dans l’IGRF est utilisé afin que les immobilisations déclarées en fonction du numéro d’entreprise dans l’IGRF soient proportionnelles.

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