Les révisions de 2008 à 2010 des Comptes des revenus et dépenses

Révisions 2008 à 2010 (PDF)

Introduction

Des estimations révisées des Comptes des revenus et dépenses (CRD) pour la période de 2008 à 2010 ont été diffusées en même temps que celles se rapportant au premier trimestre de 2011. Ces estimations révisées intègrent les données-source et les tendances saisonnières les plus à jour.

Calendrier de révision

Les données du Système de comptabilité nationale du Canada (SCNC) font l'objet de révisions statistiques périodiques afin d'y intégrer les données les plus récentes provenant des recensements, des enquêtes annuelles, des statistiques administratives, des comptes publics, etc. En principe, la révision des CRD se déroule selon le calendrier suivant : la première estimation pour un trimestre donné est diffusée environ 60 jours après la fin du trimestre de référence; cette estimation est révisée lorsque celles se rapportant aux trimestres subséquents de la même année civile sont diffusées; par la suite, les estimations ne peuvent être révisées qu'une fois l'an au cours des trois années suivantes1, au moment de la diffusion des estimations du premier trimestre. Par exemple, les estimations pour le premier trimestre de 2008 ont été diffusées pour la première fois en mai 2008. La première révision de ces estimations a eu lieu lorsque les estimations du deuxième trimestre ont été diffusées, en août 2008; d'autres révisions ont été apportées au moment de la diffusion des estimations pour les troisième et quatrième trimestres de 2008. Ces estimations des CRD ont été révisées à nouveau chacune des deux années suivantes (2009 et 2010), les dernières révisions accompagnant la présente diffusion.

La politique consistant à ne réviser les estimations des années précédentes qu'une fois par an est appliquée à l'ensemble du SCNC. Toutefois, la période pour laquelle les estimations peuvent faire l'objet de révisions varie d'un ensemble de comptes à l'autre. Ainsi, les révisions courantes des comptes des revenus et dépenses et de la balance des paiements internationaux portent sur trois ans. Les tableaux d'entrées-sorties ne sont pas révisés et sont compilés pour la première des trois années du cycle de révision des comptes des revenus et dépenses et des statistiques de la balance des paiements. Habituellement, la révision des comptes des flux financiers se fait parallèlement à celle des comptes du bilan national et porte à l'occasion sur plus de trois années afin d'harmoniser les flux avec les stocks révisés.

La révision annuelle du Système de comptabilité nationale du Canada est un processus intégré selon lequel les estimations révisées des Comptes nationaux des revenus et dépenses, des Comptes des flux financiers et de la Balance des paiements internationaux du Canada sont compilées et diffusées simultanément. Par exemple, les estimations mises à jour des opérations financières détaillées qui sous-tendent le produit intérieur brut (PIB) sont harmonisées avec les estimations révisées des revenus et dépenses sectoriels. Les estimations révisées des Comptes du bilan national sont diffusées environ deux semaines plus tard, fondées en grande partie sur les données les opérations financières et en capital mises à jour, ainsi que sur les estimations des gains ou pertes en capital implicites dans les estimations des stocks.

L'intégration des estimations du PIB selon la composante découle de la compilation des tableaux d'entrées-sorties en prix courants pour la première année de la période de révision de trois ans. Ces données sont diffusées à l'automne de chaque année, lorsque l'ensemble des tableaux provinciaux d'entrées-sorties est complet. Les révisions correspondantes des estimations mensuelles du PIB réel par industrie sont diffusées en septembre. Les estimations selon l'industrie sont intégrées annuellement, au moment de la diffusion des données du premier trimestre portant sur les mesures du PIB en termes de revenus et en termes de dépenses. Les révisions faites les deux dernières années du cycle de révision de trois ans découlent de l'intégration de données de base nouvelles ou révisées infra-annuelles et annuelles.

Des révisions limitées sont parfois effectuées pour des périodes remontant à plus de trois ans et des révisions historiques ont lieu périodiquement, à peu près tous les dix à quinze ans. Ces dernières donnent l'occasion d'améliorer les méthodes d'estimation et d'apporter des changements conceptuels au SCNC. La révision historique la plus récente a été achevée en décembre 1997. La documentation concernant cette révision peut être consultée dans Révision historique des Comptes économiques et financiers nationaux : revue. Les données issues de la prochaine révision historique seront diffusées en juin 2012. Pour plus de renseignements sur le changement apporté au cycle de révision et sur la révision historique du SCNC, veuillez consulter l'article Renouveler le Système canadien des comptes nationaux.

Répercussions des révisions sur le produit intérieur brut (PIB)

Les révisions courantes du PIB reflètent les estimations les plus à jour produites d'après les sources de données, y compris les résultats des enquêtes, les données administratives et les comptes publics. Les données d'entrées-sorties sont intégrées pour la première année de la période de révision de trois ans. De nouvelles données repères sont intégrées pour les périodes les plus récentes. D'autres séries sont révisées en raison de l'application des bases de projection existantes ou mises à jour aux nouveaux niveaux repères provenant des tableaux d'entrées-sorties. D'autres changements conceptuels ou de classification sont parfois apportés aux Comptes nationaux des revenus et dépenses. La documentation qui se rapporte aux changements conceptuels peut être consultée dans Les nouveautés en matière de comptes économiques canadiens. Aucun changement conceptuel n'a été apporté aux comptes des revenus et dépenses cette année.

Tableau 1 Certaines composantes - révision courante

Révisions du PIB

Le taux annuel de croissance du PIB réel a été révisé à la hausse pour 2008, à la baisse pour 2009 puis de nouveau à la hausse pour 2010. La tendance du taux annuel de croissance du PIB est demeurée inchangée : il y a eu un ralentissement en 2008, une contraction marquée en 2009, puis une progression importante en 2010. Les révisions des taux annuels de croissance du PIB nominal ont été de moindre ampleur—le taux a été révisé à la hausse de 0,2 point de pourcentage pour 2008 et à la baisse de 0,1 point de pourcentage pour 2009, et demeurant inchangé pour 2010.

Graphique 1 Révisions du PIB nominal selon l'année (estimations courantes et antérieures)
Description pour le graphique 1
Graphique 1 Révisions du PIB nominal selon l'année (estimations courantes et antérieures)

Graphique 2 Révisions du PIB réel selon l'année (estimations courantes et antérieures)
Description pour le graphique 2
Graphique 2 Révisions du PIB réel selon l'année (estimations courantes et antérieures)

Révisions du PIB pour l'année de référence 2008

Le niveau du PIB nominal de 2008 a été révisé à la hausse (3,8 milliards de dollars). Les estimations pour l'année de référence 2008 ont été soumises pour une troisième fois au cycle annuel de révision. Les révisions apportées aux différentes composantes du PIB peuvent être importantes à ce point du cycle de révision, étant donné que c'est à cette étape que les comptes des revenus et dépenses sont étalonnés sur les tableaux d'entrées-sorties.

La révision globale du niveau du PIB en 2008 est normale par rapport aux normes historiques. La révision absolue moyenne du niveau du PIB nominal pour la période de 2000 à 2007 entre le deuxième et le troisième cycle de révision a été de 3,1 milliards de dollars, soit un peu moins que le montant de 3,8 milliards pour 2008 lors du présent cycle de révision.

La croissance du PIB nominal a été révisée à la hausse de 0,2 point de pourcentage. D'ailleurs, la croissance du PIB nominal pour 2008 a été révisée à la hausse chaque fois que de nouvelles versions des données ont été diffusées. Les estimations de cette croissance étaient de 4,4 % au moment de la première révision annuelle et de 4,6 % lors de la deuxième; l'estimation finale dans le cadre de la présente révision annuelle est de 4,8 %.

La croissance du PIB réel a été révisée à la hausse de 0,2 point de pourcentage, à l'instar de la croissance du PIB nominal. Le taux annuel de croissance du PIB réel pour 2008 a été estimé au départ à 0,4 %, tandis que l'estimation finale s'établit à 0,7 %.

Sur une base trimestrielle, la tendance relative au PIB réel est demeurée la même, c'est-à-dire un fléchissement du PIB au premier trimestre, une stabilité relative aux deuxième et troisième trimestres, et un recul important au quatrième trimestre.

Graphique 3 Révisions du PIB nominal selon le trimestre (estimations courantes et antérieures)
Description pour le graphique 3
Graphique 3 Révisions du PIB nominal  selon le trimestre (estimations courantes et antérieures)

Révisions du PIB pour l'année de référence 2009

Le niveau du PIB de 2009 a été révisé à la hausse de 1,7 milliards de dollars. Étant donné que cette révision a été supérieure à celle de 2008, le taux de variation du PIB nominal a été révisé à la baisse de 0,1 point de pourcentage.

Pour sa part, la baisse du PIB réel a été accentuée de 0,3 point de pourcentage. Il s'agit d'une révision importante selon les normes historiques. Habituellement, à ce point du cycle de révision, la révision absolue moyenne du PIB réel (1993 à 2008) s'établit à 0,2 point de pourcentage environ. Le déflateur du PIB a été révisé significativement pour l'année 2009, surtout en raison des nouvelles méthodes et sources de données utilisées pour calculer les prix à l'importation et à l'exportation. On trouvera de plus amples renseignements sur cette nouvelle méthodologie dans le document Révision des ajustements apportés aux importations et aux exportations réelles pour tenir compte des fluctuations du taux de change.

C'est au cours de l'année 2009 que l'on a observé la première contraction de l'économie canadienne sur une base annuelle en plus de 15 ans. Il est certain que bon nombre des indicateurs infra-annuels ayant servi à établir les premières estimations du PIB n'ont pas pu refléter l'ampleur de la contraction survenue en 2009; c'est particulièrement le cas des indicateurs du revenu du travail et des investissements des entreprises, ces composantes ayant fait l'objet de révisions importantes au cours de cette période. La chose est particulièrement manifeste lors du premier trimestre. Les premières estimations de la croissance réelle du PIB au premier trimestre de 2009 ont été de -1,4 %, ce qui a ensuite été révisé à -1,8 % lors de la dernière révision annuelle, puis à -2,0 % lors de la présente révision annuelle. Les données feront l'objet d'un autre cycle de révision et seront alors étalonnées aux tableaux d'entrées-sorties, à la même période l'an prochain.

Le profil trimestriel est demeuré similaire à celui qui ressort des estimations publiées antérieurement : il y a eu d'importantes baisses du PIB durant les deux premiers trimestres de l'année, une augmentation au troisième trimestre et une forte progression au quatrième.

Graphique 4 Révisions du PIB réel selon le trimestre (estimations courantes et antérieures)
Description pour le graphique 4
Graphique 4 Révisions du PIB réel  selon le trimestre (estimations courantes et antérieures)

Révisions du PIB pour l'année de référence 2010

Le niveau du PIB a été révisé à la hausse de 3,1 milliards de dollars en 2010. Les taux annuels de croissance du PIB nominal et du PIB réel ont été révisés à la hausse de 0,1 point de pourcentage chacun. Le profil trimestriel de la croissance du PIB réel en 2010 est demeuré pratiquement inchangé. La croissance du PIB réel a été très vigoureuse au premier trimestre, s'est stabilisée au deuxième et au troisième trimestres avant d'accélérer de nouveau au quatrième.

La révision de 0,1 point de pourcentage du PIB réel en 2010 est normale selon les normes historiques. Généralement, à ce point du cycle de révision, la révision absolue moyenne du PIB (1993 à 2008) se chiffre à  0,13 point de pourcentage.

Révisions des agrégats de revenus

Tableau 5 Révisions des agrégats de revenus aux prix courants

Les estimations des traitements, des salaires et du revenu supplémentaire du travail ont été révisées à la baisse de 4,4 milliards de dollars en 2009 et de 2,5 milliards de dollars en 2010. Les estimations pour 2008 sont demeurées inchangées. Les révisions pour 2009 rendent compte des données du fichier de données administratives T4 ainsi que d'autres sources de données repères, entre autres les données sur les pensions.

Dans le cas de 2009, la plus grande partie de la variation de 4,4 milliards de dollars découle de la révision à la baisse—d'environ 10 milliards de dollars—des estimations touchant les traitements et salaires. Cette révision à la baisse a été compensée par une importante révision à la hausse du revenu supplémentaire du travail, plus précisément les prestations de retraite. Par suite du recul des marchés boursiers en 2009, de nombreuses entreprises ont dû verser des cotisations additionnelles à leurs régimes de retraite à prestations déterminées. Ces cotisations sont prises en compte selon la méthode de comptabilité de caisse dans le SCNC et entrent dans le calcul du revenu du travail pour la période en cours. Le taux de croissance des traitements, des salaires et du revenu supplémentaire du travail en 2009 a été révisé à la baisse, passant ainsi de 0,1 % à -0,5 %. Cette révision à la baisse pour 2009 n'a pas entièrement été reportée à 2010, de sorte que le taux de croissance pour cette dernière année a été révisé à la hausse, soit de 4,1 % à 4,3 %.

Dans le SCNC, l'excédent est défini comme étant le revenu que les sociétés et les autres établissements tirent de leurs propres activités de production, soit la valeur ajoutée aux prix de base, déduction faite de la rémunération des salariés et des impôts sur la production payables, et en ajoutant les subventions reçues. L'excédent représente le dernier solde comptable dans les tableaux d'entrées-sorties, et il est calculé pour chaque industrie. Dans le cadre de l'étalonnage annuel d'après les tableaux d'entrées-sorties, les estimations de l'excédent sont produites en intégrant au cadre des entrées-sorties les données des dernières enquêtes annuelles auprès des entreprises et des établissements, de même que diverses données administratives. Une fois ces estimations repères calculées, les révisions sont intégrées aux comptes des revenus et dépenses. Dans ces comptes, l'excédent comprend les composantes suivantes du revenu : les bénéfices avant impôt des sociétés; les intérêts et revenus de placement divers; les bénéfices avant impôt des entreprises publiques; les ajustements de la valeur des stocks; et les provisions pour consommation de capital.

L'excédent a été révisé à la hausse de 4,7 milliards de dollars en 2008. En 2009, la révision à la hausse a été de 6,0 milliards de dollars, et de 8,4 milliards de dollars en 2010. La révision de 2008 découle principalement des estimations révisées pour les industries de la finance, des services publics et de l'exploitation minière dans les tableaux d'entrées-sorties. Le tableau 1 montre les révisions de l'excédent pour la période allant de 2008 à 2010, ainsi que la ventilation de la révision entre les diverses composantes du revenu.

Les estimations des bénéfices avant impôt des sociétés ont été révisées à la hausse pour les années 2008, 2009 et 2010. Les nouvelles estimations des statistiques financières et fiscales provisoires des entreprises, y compris les déclarations T2 (déclarations de revenus des sociétés), les annexes de l'Index général des renseignements financiers (IGRF) et d'autres sources annuelles, ont été intégrées pour 2009. Les estimations relatives à 2010 sont fondées sur les estimations révisées tirées des Statistiques financières trimestrielles des entreprises.

Les bénéfices des entreprises publiques ont été révisés lors de chacune des trois années du cycle de révision. La révision la plus importante est celle de 2009, les estimations y ayant été révisées à la hausse de 2,0 milliards de dollars. Les révisions reflètent les nouvelles données provenant des états des résultats et des bilans des entreprises publiques.

Le revenu comptable net des exploitants agricoles au titre de la production agricole est demeuré à peu près inchangé en 2008 et en 2009. Des révisions à la hausse plus marquées ont été faites pour l'année 2010. Les révisions découlent de la prise en compte des estimations révisées des recettes monétaires agricoles calculées d'après diverses enquêtes sur l'agriculture réalisées par Statistique Canada ainsi que de données administratives fournies par Agriculture et Agroalimentaire Canada, la Commission canadienne du blé et d'autres offices de commercialisation et de réglementation. Les révisions apportées aux dépenses d'exploitation agricole rendent compte des plus récentes estimations provenant du Programme des données fiscales.

Le revenu net des entreprises individuelles non agricoles a été révisé à la baisse en 2009. Cette révision à la baisse découle de l'intégration des estimations calculées d'après les plus récents fichiers de données administratives T1 (déclarations de revenus des particuliers). La révision à la baisse a été reportée en 2010. Même si le niveau du revenu net a été révisé à la baisse pour 2010, il y a eu peu de changement en ce qui touche le taux de croissance (légère révision à la baisse, le taux passant de 6,2 % à 5,6 %).

Révisions des agrégats de dépenses aux prix courants

Tableau 6 Révisions des agrégats de dépenses aux prix courants

Les estimations relatives aux dépenses personnelles en biens et services de consommation ont été révisées à la hausse de 0,3 milliard de dollars en 2008, puis à la baisse de 0,5 milliard en 2009 et de 0,8 milliard en 2010. La révision relative à 2008 est attribuable aux tableaux d'entrées-sorties. Celles pour 2009 et 2010 reflètent les estimations révisées d'après l'Enquête trimestrielle sur les marchandises vendues au détail, l'Enquête annuelle sur le commerce de détail, l'Enquête sur les dépenses des ménages et les enquêtes annuelles de la Division des industries de services et de la Division du transport, ainsi que les données des fichiers de la taxe sur les produits et services et d'autres fichiers de données administratives.

Les dépenses courantes des administrations en biens et services ont été révisées à la hausse pour les trois années du cycle de révision. Les révisions rendent compte de nouvelles données provenant du système de comptabilité de l'administration fédérale et des comptes publics provinciaux ainsi que des enquêtes annuelles sur la santé et l'éducation.

Les estimations de la formation brute de capital fixe des administrations publiques ont été révisées à la baisse en 2009, soit pour une deuxième année de suite. La révision cumulative entre les estimations calculées au départ et les estimations les plus récentes s'établit à 3,4 milliards de dollars. La révision à la baisse en 2009 n'a pas été reportée à 2010, d'où une importante variation du taux de croissance entre 2009 et 2010. Avant cette révision, la croissance de la formation brute de capital fixe des administrations publiques, en termes nominaux, était de 13,9 %, comparativement à 17,8 % à la suite de la révision.

La formation brute de capital fixe des entreprises a été révisée à la hausse de 1,0 milliard de dollars en 2008, à la baisse de 0,5 milliard en 2009, puis de nouveau à la hausse de 1,8 milliard en 2010. Si la révision pour 2009 a été peu importante, on observe toutefois un changement en ce qui concerne la composition des investissements. Les investissements dans les ouvrages non résidentiels ont été révisés à la baisse de 2,7 milliards de dollars, ce qui a été contrebalancé pour la plus grande partie par une révision à la hausse des investissements des entreprises en machines et en matériel (1,0 milliard de dollars) et des investissements en bâtiments résidentiels. Dans l'ensemble, la progression de la formation brute de capital fixe des entreprises est demeurée à peu près inchangée, s'établissant à +15 %. La révision à la baisse des investissements des entreprises en ouvrages non résidentiels et en ouvrages de génie n'a pas été reportée à 2010, de sorte que le taux de croissance a été révisé à la hausse, passant de 7,4 % à 8,3 %.

Les investissements des entreprises en bâtiments résidentiels—principalement les estimations des modifications—ont été révisés à la hausse en 2009 et en 2010. Ces estimations tiennent maintenant compte des données les plus récentes tirées de l'Enquête sur les dépenses des ménages et de l'Enquête annuelle sur les industries de services : bureaux d'agents, de courtiers en immeubles et d'évaluateurs de biens immobiliers et des activités liées à l'immobilier. La plupart des révisions de 2009 ont été reportées à 2010.

Les investissements des entreprises en machines et en matériel ont été révisés à la hausse pour les trois années. La révision la plus importante est celle relative à 2009 et a été reportée à 2010.

Une part importante des révisions touchant la formation brute de capital fixe des administrations publiques et des entreprises en 2009 et en 2010 est attribuable à la prise en compte des estimations produites à partir de l'Enquête sur les dépenses en immobilisations. Les comptes des revenus et dépenses de 2009 tiennent maintenant compte des données révisées sur les investissements en 2009 d'après cette enquête, tandis que les comptes des revenus et dépenses de 2010 correspondent désormais étroitement aux estimations provisoires des investissements privés et publics calculés pour 2010.

Les révisions des investissements des entreprises non agricoles en stocks sont fondées sur de nouvelles données provenant des enquêtes annuelles les plus récentes. La révision à la hausse pour 2008 reflète les résultats du processus d'équilibrage des biens et services, qui font partie intégrante de la production des tableaux d'entrées-sorties sur lesquels les comptes des revenus et dépenses sont étalonnés. La révision à la hausse pour 2009 rend compte de l'intégration des résultats des enquêtes annuelles les plus récentes sur les industries de la fabrication, du commerce de gros et du commerce de détail. La plus grande partie des révisions relatives à 2009 et à 2010 sont rattachées aux industries de la fabrication et du commerce de gros.

Les exportations en dollars courants ont été révisées à la baisse en 2008, et à la hausse en 2009 et en 2010. Les révisions relatives aux exportations de biens ont été minimes, tandis que celles relatives aux exportations de services ont été plus importantes en 2009 et en 2010. Ainsi, les exportations de services ont fait l'objet d'une révision à la hausse de 0,46 milliard de dollars en 2009 et de 1,3 milliard en 2010. Ces révisions à la hausse des exportations de services sont presque entièrement attribuables aux estimations révisées des exportations de services commerciaux. Les importations en dollars courants ont fait l'objet d'une légère révision à la baisse en 2008 et de révisions à la hausse en 2009 et en 2010.

Tableaux de données


Nota

  1. Au moment de la diffusion du premier trimestre de 2011, la période de révision est passée de quatre ans à trois ans.
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