Doug Trant et Giuseppe Filoso, Division des comptes et de la statistique de l'environnement
Les écozones sont des régions où les plantes, les animaux, les gens, les sols, l'eau et le climat interagissent pour former des systèmes écologiques distincts. Le Canada présente une grande diversité naturelle et compte 15 grandes écozones qui divisent le pays en régions affichant des caractéristiques biophysiques communes (tableau 1) (carte 1).
Les écozones sont utiles pour évaluer les biens naturels du pays et pour surveiller l'incidence du stress d'origine naturelle et humaine sur l'environnement. L'analyse des tendances socio-économiques par écozone permet d'en savoir plus sur les régions où des pressions environnementales et des changements connexes peuvent se produire.
De 1981 à 2006, la population du Canada a augmenté de 30 %, passant de 24,3 millions à 31,6 millions d'habitants1. Grâce aux données détaillées du recensement, il est possible de calculer la densité et la variation de la population pour chaque écozone du Canada, de façon à relier les habitants au système écologique dans lequel ils vivent.
Les trois plus grandes villes du Canada, soit Toronto, Montréal et Vancouver, sont situées dans les deux écozones les plus densément peuplées, c'est-à-dire l'écozone des plaines à forêts mixtes (08) et l'écozone maritime du Pacifique (13). Entre 1981 et 2006, les populations de ces écozones ont augmenté de 36 % et 60 % respectivement. En chiffres absolus, la population de l'écozone des plaines à forêts mixtes s'est accrue de 4,4 millions d'habitants, et celle de l'écozone maritime du Pacifique, de 1,2 million d'habitants (tableau 2).
Au cours de cette période, les écozones plus isolées du Canada ont affiché des tendances très différentes. La population a diminué de 210 habitants dans l'écozone des plaines hudsonniennes (15), alors que les plus forts taux d'augmentation ont été observés dans l'écozone du Bas-Arctique (3) (95 %) et l'écozone du Haut-Arctique (2) (93 %) (carte 2).