Regards sur l'industrie agro-alimentaire et la communauté agricole
Histoire de soya : La petite histoire du Glycine max au Canada

par Jeannine Cloutier

Date de diffusion : le 3 mars 2017

D’intrus étranger à meilleur ami du maïs

Le soya (Glycine max) a autrefois fait figure de nouveauté dans les fermes expérimentales canadiennes. Or, au fil des ans, il est devenu un partenaire de rotation des cultures rentable pour les producteurs de maïs, et ses graines constituent maintenant la principale source d’huiles alimentaires des Canadiens.

Le soya arrive en Amérique et devient de la margarine

Aliment de base de la cuisine asiatique, le soya est traditionnellement mangé fermenté ou intégré à des produits après avoir été séché et moulu, tandis que les gousses de soya peuvent être savourées fraîches en saison. Les premières applications culinaires répertoriées de l’humble soya remontent au 11e siècle avant Jésus-Christ dans le nord de la Chine.

La culture du soya en Amérique du Nord est mentionnée pour la première fois dans des documents de recherche agricole du milieu des années 1800. En 1879, le Rutgers Agricultural College au New Jersey a publié un rapport concernant le soya, et le Collège d’agriculture de l’Ontario a effectué des recherches sur le soya en 1893.

En Amérique du Nord, le soya a d’abord été utilisé comme culture fourragère dans le sud des États-Unis. Après la perturbation des voies commerciales pendant la Seconde Guerre mondiale, qui a limité l’importation de graisses et d’huiles alimentaires, l’augmentation de la production de soya comme plante oléagineuse a permis de combler le déficit d’importation, et le soya s’est implanté dans les régions productrices de maïs de l’Amérique du Nord.

Le soya est depuis devenu la principale source de graisses et d’huiles alimentaires consommées en Amérique du Nord. L’huile de soya se trouve maintenant dans la vinaigrette, la mayonnaise, l’huile de cuisson, le shortening et la margarine, ainsi que dans de nombreux aliments transformés.

Excellente source de protéines

Une fois que l’huile est extraite du soya, il reste encore beaucoup de substance solide. Cette matière est communément appelée « tourteau de soya ». Les protéines représentent près de la moitié du poids sec du tourteau de soya, ce qui fait de ce dernier un ingrédient idéal dans les aliments pour animaux (tableau 1). À titre de comparaison, la teneur en protéines du blé (11,5 %) et du maïs (7,7 %) est beaucoup plus faible.

Tableau 1
Caractéristiques des principaux ingrédients des aliments pour animaux
Sommaire du tableau
Le tableau montre les résultats de Caractéristiques des principaux ingrédients des aliments pour animaux. Les données sont présentées selon Ingrédients des aliments pour animaux (titres de rangée) et Protéines, Lipides et Fibres, calculées selon % unités de mesure (figurant comme en-tête de colonne).
Ingrédients des aliments pour animaux Protéines Lipides Fibres
%
Tourteau de soya 47,5 1,0 3,5
Grains de maïs 7,7 3,7 2,0
Blé 11,5 1,9 3,3
Orge 10,5 1,9 3,0
Sorgho-grain 9,4 2,9 2,0
Tourteau de canola 36,0 3,5 12,0

Avantages secondaires

Le soya est plus susceptible d’être adopté par les agriculteurs des régions productrices de maïs, car les caractéristiques du Glycine max (le terme latin pour « soya ») font de cette plante un partenaire idéal du maïs pour la rotation des cultures.

La plante de soya a de petites nodosités dans tout son système radiculaire. Celles-ci « hébergent et nourrissent » les bactéries du sol, qui transforment l’azote atmosphérique en azote pouvant nourrir les plantes.

Pour les agriculteurs, cela signifie qu’un champ où du soya est cultivé contiendra probablement plus d’azote assimilable par les plantes qu’un champ dans lequel une autre plante est cultivée. La culture du soya nécessite donc moins d’engrais chimiques. Comme le maïs a besoin de beaucoup d’azote assimilable pour atteindre un rendement maximal, il est avantageux de cultiver du maïs après le soya.

Les dommages causés par les maladies et les insectes augmentent lorsque le maïs est cultivé dans le même champ année après année. Sur le plan de l’évolution, le soya (une plante à feuilles larges) s’est séparé du maïs (une graminée) il y a de cela très longtemps. Les deux plantes possèdent des traits génétiques et physiologiques très différents. De nombreux ravageurs du maïs (comme, par exemple, la chrysomèle des racines du maïs) ne peuvent survivre dans un champ de soya. Une rotation des cultures qui comprend le maïs et le soya réduit donc le besoin d’engrais et de pesticides et, par conséquent, entraîne des économies pour les agriculteurs.

Croissance au Canada

Le soya est cultivé à petite échelle dans quelques parcelles précises du sud-ouest de l’Ontario (près de Windsor) depuis les années 1920, mais le nombre d’exploitations agricoles produisant du soya a vraiment commencé à croître au milieu des années 1970.

Le nombre d’exploitations agricoles au Canada a connu une diminution constante de 1961 à 2011. Il est passé d’un sommet d’un peu plus de 480 000 en 1961 à environ 205 000 en 2011 (une diminution de 57,2 %). Pendant la même période, le nombre d’exploitations agricoles ayant déclaré cultiver le soya a toutefois augmenté, passant de 7 500 (1,6 % de l’ensemble des exploitations) en 1961 à un sommet d’un peu plus de 27 000 (13,2 % de l’ensemble des exploitations) en 2011.

Graphique 1 : Nombre total d’exploitations agricoles et pourcentage d’exploitations agricoles ayant déclaré cultiver le soya, Canada, 1961 à 2011

Tableau de données du graphique 1
Graphique 1:
Nombre total d'exploitations agricoles et pourcentage d'exploitations agricoles ayant déclaré cultiver le soya, Canada, 1961 à 2011
Sommaire du tableau
Le tableau montre les résultats de Nombre total d'exploitations agricoles et pourcentage d'exploitations agricoles ayant déclaré cultiver le soya. Les données sont présentées selon Année (titres de rangée) et Number of farms in Canada et Percentage of farms with soybean , calculées selon nombre et pourcentage unités de mesure (figurant comme en-tête de colonne).
Année Number of farms in Canada Percentage of farms with soybean
nombre pourcentage
1961 480 877 1,6
1966 430 503 1,8
1971 366 110 2,1
1976 338 552 2,2
1981 318 361 3,3
1986 293 089 4,3
1991 280 043 5,7
1996 276 548 8,0
2001 246 923 10,0
2006 229 373 10,1
2011 205 730 13,2

Adaptation au froid

Au début des années 1970, on a introduit plusieurs nouvelles variétés de soya ayant une période de végétation plus courte et étant plus résistantes au froid. Cette amélioration génétique a permis l’expansion de la production de soya à l’extérieur des quelques régions du sud-ouest de l’Ontario dont la température suffisamment chaude permet la culture des variétés utilisées par les agriculteurs américains.

Au milieu des années 1970, l’Université de Guelph a effectué des essais en champ et a publié des recommandations sur la meilleure façon de cultiver le soya en Ontario. Les producteurs de soya ont intégré les méthodes proposées à leurs pratiques de production, et les rendements ont augmenté. De 1971 à 2011, les rendements de soya en Ontario se sont accrus de 70,4 %, passant de 1,7 tonne par hectare à près de 2,9 tonnes par hectare.

En 1966, 112 900 hectares de toutes les grandes cultures canadiennes (0,4 %) étaient ensemencés en soyaNote 1. La proportion des terres en culture ensemencées en soya a augmenté de façon constante de 1961 à 2011, pour atteindre un total de 5,9 % des terres cultivées canadiennes en 2016. L’Ontario a continué jusqu’en 2011 à dominer au chapitre de la superficie ensemencée en soya. En 2016, plus de la moitié des hectares ensemencés se trouvaient dans d’autres provinces (principalement le Manitoba et le Québec).

Graphique 2 : Superficie de  soya, Canada, 1966 à 2016

Tableau de données du graphique 2
Graphique 2:
Superficie de soya, Canada, 1966 à 2016
Sommaire du tableau
Le tableau montre les résultats de Superficie de soya. Les données sont présentées selon Année (titres de rangée) et Canada , calculées selon hectares (en milliers) unités de mesure (figurant comme en-tête de colonne).
Année Canada
hectares (en milliers)
1961 85 800
1966 112 900
1971 148 500
1976 153 000
1981 279 200
1986 384 800
1991 597 877
1996 875 993
2001 1 081 500
2006 1 213 500
2011 1 558 800
2016 2 211 700

L’augmentation la plus importante de la superficie nationale ensemencée en soya s’est produite de 2011 à 2016. Les agriculteurs canadiens ont déclaré avoir ensemencé 1,56 million d’hectares de soya en 2011 ainsi qu’une superficie additionnelle de 653 000 hectares cinq ans plus tard, pour un total de 2,21 millions d’hectares (une augmentation de 41,9 %).

La superficie de soya a d’abord augmenté en Ontario

Moins de 10 ans après l’introduction de variétés de soya résistantes au froid, les régions productrices de maïs de l’Ontario ont commencé à intégrer le soya dans la rotation de leurs cultures. Les gens qui se seraient promenés sur les terres agricoles de l’Ontario au cours de l’été 1966 auraient fort probablement vu des champs de foin cultivé ou d’avoine. Dans les années 1970, il y avait encore beaucoup de champs de foin cultivé en Ontario, mais il était beaucoup plus courant de voir des champs de maïs que d’avoine.

Graphique 3 : Superficie ensemencée pour les principales grandes cultures, Ontario, 1966 à 2016

Tableau de données du graphique 3
Graphique 3:
Superficie ensemencée pour les principales grandes cultures, Ontario, 1966 à 2016
Sommaire du tableau
Le tableau montre les résultats de Superficie ensemencée pour les principales grandes cultures 1966, 1971, 1976, 1981, 1986, 1991, 1996, 2001, 2006, 2011 et 2016, calculées selon pourcentage unités de mesure (figurant comme en-tête de colonne).
  1966 1971 1976 1981 1986 1991 1996 2001 2006 2011 2016
pourcentage
Soya 3,6 4,9 4,6 8,2 11,5 17,4 22,6 25,8 24,9 28,6 31,3
Foin cultivé 43,6 36,3 34,8 30,9 30,6 32,2 29,8 28,9 29,7 24,2 24,1
Maïs-grain 10,0 17,0 19,3 25,8 22,4 23,4 22,3 23,0 18,2 23,6 23,7
Blé 4,6 4,8 6,5 6,3 9,2 5,8 10,5 8,3 14,4 14,3 12,6
Avoine 15,6 8,7 6,7 3,9 3,2 2,3 1,2 1,2 1,5 0,8 0,7
Autres cultures 22,6 28,3 28,0 25,0 23,1 18,9 13,6 12,8 11,2 8,5 7,6

Dans les années 1990, le paysage ontarien a changé : les champs de soya étaient aussi nombreux que les champs de maïs. En 2009, le soya a dépassé le foin cultivé et est devenu la grande culture occupant la plus grande superficie déclarée en Ontario.

Expansion du soya à l’extérieur de l’Ontario

De 1961 à 1986, le soya était surtout cultivé en Ontario. Pendant cette période, plus de 98,9 % du soya au Canada était invariablement cultivé dans cette province (graphique 4).

Il a fallu 20 ans après l’introduction de variétés résistantes au froid pour que d’autres provinces commencent à produire du soya en quantité suffisante pour être mesurée. En 1986, la production de soya au Québec avait commencé à croître et occupait une superficie de 4 400 hectares (1,1 % de la superficie canadienne ensemencée en soya).

Graphique 4 : Répartition par  province de la superficie ensemencée en soya

Tableau de données du graphique 4

En 1966, 100% de la superficie canadienne de soja ensemencée était en Ontario. En 1991, 95,4% des superficies de soya était en Ontario, 4,2% au Québec et 0,4% dans les autres provinces. En 2001, 84,2% de la superficie ensemencée de soja était en Ontario, 13,7% au Québec, 1,9% au Manitoba et 0,3% dans les autres provinces. En 2016, 49,7% des superficies de soya était en Ontario, le Manitoba occupait la deuxième place avec 29,7%, le Québec avait 14,7% des superficies de soja et les autres provinces en avait 5,95%.

Source : Statistique Canada, CANSIM tableau 001-0010, Série de rapports sur les grandes cultures, 1966 à 2011.

La superficie de soya a continué à croître au Québec après 1986. En 2001, elle avait augmenté de 143 600 hectares, permettant ainsi à la province d’atteindre 13,7 % de la superficie nationale ensemencée en soya. Au cours des 15 années qui ont suivi, le Québec a connu une autre augmentation considérable, 177 000 hectares additionnels ayant été ensemencés (une augmentation de 119,6 %). Par conséquent, un total de 325 000 hectares ont été ensemencés au Québec en 2016.

L’autre voisin de l’Ontario, le Manitoba, a déclaré une importante superficie de soya (20 200 hectares) pour la première fois en 2001. En 2016, sa superficie ensemencée en soya atteignait 661 700 hectares. En 2016, le Manitoba représentait 29,7 % de la superficie nationale ensemencée en soya. Suivant l’exemple du Manitoba, la Saskatchewan a déclaré une importante superficie ensemencée en soya (97 000 hectares, ou 4,3 % de la superficie nationale de soya) pour la première fois en 2016. De nouvelles variétés à maturation hâtive ont permis une meilleure adaptabilité du soya dans les Prairies.

De 1991 à 2016, la superficie de soya à l’Île‑du-Prince-Édouard a été multipliée par neuf, passant d’environ 2 400 hectares à un peu plus de 21 400 hectares, ce qui a donné lieu à une augmentation considérable de la part qu’occupe le soya dans la superficie cultivée de l’Île‑du-Prince-Édouard. En 1991, le soya représentait seulement 1,6 % de la superficie cultivéeNote 2 de l’Île‑du-Prince-Édouard. En 2016, ce pourcentage était passé à 23,5 %.

Le soya canadien : une réussite en matière d’exportation

Au cours des 20 dernières années, la production canadienne de soya a augmenté de 136 %, atteignant 6,37 millions de tonnes durant la campagne agricole 2015-2016. Pendant la même période, les exportations canadiennes de soya ont augmenté de 618 %, pour s’établir à 4 299 000 tonnesNote 3. En 2015-2016, 64,3 % de la production canadienne de soya a été exportée, comparativement à 22 % en 1996-1997.

Les marchés d’exportation pour le soya canadien sont assez diversifiés. En 2015-2016, 31,3 % de l’ensemble des exportations de soya étaient destinées à la Chine continentale, et 44,5 % à des pays d’Europe (à l’exclusion des Pays-Bas), du Moyen-Orient et d’Asie. Parmi les pays de destination des exportations canadiennes de soya, les États-Unis venaient au quatrième rang, après le Japon et les Pays-Bas (graphique 5).

Graphique 5 : Exportations de soya selon le pays de destination, 1995-1996 à 2015-2016

Tableau de données du graphique 5
Graphique 5:
Exportations de soya selon le pays de destination, 1995-1996 à 2015-2016
Sommaire du tableau
Le tableau montre les résultats de Exportations de soya selon le pays de destination. Les données sont présentées selon Année (titres de rangée) et Chine, Japon, Pays-Bas , États-Unis et Autres pays, calculées selon tonnes (en milliers) unités de mesure (figurant comme en-tête de colonne).
Année Chine Japon Pays-Bas États-Unis Autres pays
tonnes (en milliers)
1995-1996 2 974 36 701 88 255 126 885 343 864
2000-2001 1 813 170 334 4 819 92 871 477 604
2005-2006 8 113 325 203 63 756 50 375 870 809
2010-2011 236 931 345 599 620 695 363 076 1 336 001
2015-2016 1 349 094 381 532 359 532 291 6632 1 922 425

Le graphique 6 montre qu’il y a 20 ans, la majorité des exportations de soya (83,2 %) provenaient de l’Ontario. Après l’Ontario, le Québec (7,6 %) et la Saskatchewan (6,6 %) étaient alors les principales provinces canadiennes exportatrices de soya. Les exportations en provenance de ces deux dernières provinces et du Manitoba ont augmenté considérablement au cours des deux dernières décennies. En 2015-2016, la part du lion des exportations de soya revenait encore à l’Ontario (47,4 % des exportations totales). Le Québec venait toujours au deuxième rang (21,9 %), suivi de près par la Saskatchewan (18,7 %) et le Manitoba (11,2 %).

Graphique 6 : Exportations de soya selon la province d’origine, 1995-1996 à 2015-2016

Tableau de données du graphique 6
Graphique 6:
Exportations de soya selon la province d’origine, 1995-1996 à 2015-2016
Sommaire du tableau
Le tableau montre les résultats de Exportations de soya selon la province d’origine. Les données sont présentées selon Année (titres de rangée) et Ontario , Québec, Saskatchewan, Manitoba et Autres provinces, calculées selon tonnes (en milliers) unités de mesure (figurant comme en-tête de colonne).
Année Ontario Québec Saskatchewan Manitoba Autres provinces
tonnes (en milliers)
1995-1996 498 029 45 622 39 260 5 097 10 669
2000-2001 338 946 355 227 42 687 7 749 2 832
2005-2006 782 905 465 584 648 22 815 46 305
2010-2011 1 164 584 1 378 593 14 330 335 671 9 124
2015-2016 2 036 768 943 016 805 648 480 552 33 039

Le soya canadien est généralement exporté sous forme de grains entiers et n’est habituellement pas transformé. La farine de soya, le tourteau de soya, l’huile et les résidus sont exportés en quantités beaucoup moins importantes que les grains de soya (tableau 2). L’utilisation industrielle intérieure du soya a augmenté de seulement 16,5 % au cours des 20 dernières annéesNote 3. Pendant cette période, le ratio de la quantité de soya transformé par rapport à la quantité de soya produit a diminué, passant de 0,7 à 0,3.

Tableau 2
Exportations de divers produits du soya, 1995-1996 à 2015-2016
Sommaire du tableau
Le tableau montre les résultats de Exportations de divers produits du soya Exportations dans le monde, Soya, Farine et tourteau, Huile et Résidus, calculées selon Milliers de tonnes et % unités de mesure (figurant comme en-tête de colonne).
  Exportations dans le monde
Soya Farine et tourteau Huile Résidus
Milliers de tonnes % Milliers de tonnes % Milliers de tonnes % Milliers de tonnes %
1995-1996 598 678 87,7 1 728 0,3 42 514 6,2 40 037 5,9
2000-2001 747 441 88,5 8 141 1,0 34 189 4,0 55 265 6,5
2005-2006 1 318 257 90,1 5 315 0,4 23 270 1,6 115 471 7,9
2010-2011 2 902 302 91,9 58 998 1,9 68 620 2,2 126 839 4,0
2015-2016 4 299 023 90,3 46 452 1,0 145 207 3,0 269 964 5,6

Le soya est ici pour rester

Le soya n’est plus une nouveauté étrangère scrutée à la loupe par les établissements de recherche. L’huile de soya est maintenant un élément indispensable de notre système alimentaire, et les protéines de soya sont un excellent aliment pour notre bétail. La plante elle-même offre des avantages secondaires non seulement pour les cultures qui suivent dans la rotation, mais aussi pour les agriculteurs qui les plantent.

Les agriculteurs ontariens ont été les premiers à introduire le soya dans la rotation de leurs cultures, mais d’autres provinces cultivent aussi maintenant cette précieuse plante dans leurs champs. Il ne fait aucun doute que cette plante immigrante est maintenant chez lui dans les exploitations agricoles canadiennes.


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