Le 3 décembre 2009, le rapport final sur la production de l’année a été diffusé. Il est fondé sur l’Enquête annuelle sur les fermes de novembre, que Statistique Canada a réalisée du 23 octobre au 16 novembre 2009 auprès de 27 900 agriculteurs. Les agriculteurs des Prairies ont indiqué que la superficie des principales céréales et graines oléagineuses qu’ils ont récoltées a diminué. Dans l’Est du Canada, la production ontarienne de soya a atteint un niveau quasi-record de 2,6 millions de tonnes métriques.
La saison de végétation 2009 a été difficile pour bon nombre d’agriculteurs des Prairies. Le temps frais prolongé et un gel tardif au printemps ont eu des conséquences négatives sur la progression de l’ensemencement. De plus, la sécheresse qu’ont connue de nombreuses régions de l’Ouest ainsi que l’humidité excessive et les inondations dans les régions de l’Est ont retardé la levée des cultures. À cause du temps frais qui a ralenti la croissance des cultures tout au long de l’été, il y a eu des menaces de gel à l’approche de la récolte. Toutefois, parce que le temps ensoleillé et sec en septembre a permis à la plupart des cultures d’atteindre leur maturité, leur rendement et leur qualité se sont nettement améliorés. Après un mois d’octobre surtout caractérisé par des précipitations sous forme de pluie et de neige, le temps a été inhabituellement doux en novembre, ce qui a permis aux agriculteurs de finir de récolter la plupart de leurs cultures et de terminer le travail d’automne dans les champs.
Par suite d’une diminution de la superficie récoltée, la production de canola dans les Prairies est tombée à 11,7 millions de tonnes métriques, soit 6,5 % de moins qu’en 2008. Le Manitoba et la Saskatchewan ont vu leur production croître de façon modeste, alors que l’Alberta a enregistré une forte baisse. La production de canola en Alberta a été évaluée à 3,2 millions de tonnes métriques, ce qui représente 26,9 % de moins qu’en 2008, conséquence d’une diminution des rendements et de la superficie récoltée. Les agriculteurs du Manitoba ont récolté une superficie record de 3,2 millions d’acres de canola, dont ils ont tiré un rendement sans précédent de 39,5 boisseaux à l’acre. Par conséquent, la production a atteint un niveau inégalé de 2,8 millions de tonnes métriques, soit 9,8 % de plus que le record précédent établi en 2008. Les producteurs de la Saskatchewan ont eux aussi battu un record de production et de rendement du canola. La production est passée à 5,7 millions de tonnes métriques, en hausse de 1,7 % par rapport à 2008, tandis que le rendement a progressé de 7,4 % et s’est établi à 34,8 boisseaux à l’acre.
Les agriculteurs canadiens ont récolté 21,1 millions de tonnes métriques de blé, sauf le blé dur. Bien que cette récolte représente une baisse de 8,6 % par rapport à 2008, elle demeure supérieure à la moyenne quinquennale, qui est de 20,2 millions de tonnes métriques. La superficie récoltée a légèrement baissé par rapport à celle de 2008, tandis que le rendement à l’acre était inférieur de 2,1 boisseaux au niveau record établi en 2008.
La production de blé dur des Prairies est descendue à 5,4 millions de tonnes métriques, soit 2,2 % de moins qu’en 2008. Même si cette production était bien plus élevée que la moyenne quinquennale de 4,7 millions de tonnes métriques, elle restait nettement inférieure au record de production de 6,0 millions de tonnes métriques établi en 1998. La superficie récoltée est tombée à 5,5 millions d’acres, ce qui représente 7,8 % ou 460 000 acres de moins qu’en 2008. Quant au rendement, il a augmenté de 5,8 % par rapport à 2008, ce qui l’a porté à 36,0 boisseaux à l’acre.
Grâce à une production quasi-record en Ontario, la production de soya au Canada a été évaluée à 3,5 millions de tonnes métriques, en hausse de 5,0 % par rapport à 2008. Au Québec, la superficie récoltée par les agriculteurs a augmenté de 4,0 %, mais leur production de soya a diminué de 11,6 %. La superficie récoltée a atteint un niveau record de 588 100 acres. La production est tombée de 600 000 tonnes métriques à 530 000 tonnes métriques. En Ontario, une superficie record de soya a été récoltée en 2009. La superficie récoltée a augmenté de 14,3 % et a atteint près de 2,4 millions d’acres. La production est passée de 2,5 millions de tonnes métriques en 2008 à 2,6 millions de tonnes métriques en 2009, en hausse de 5,8 %. Le rendement a baissé de 7,4 % ou de 3,2 boisseaux à l’acre, ce qui l’a ramené à 40,2 boisseaux à l’acre.
La production de céréales fourragères a baissé dans les trois provinces des Prairies sous l’effet de la diminution de la production d’orge, d’avoine et de pois secs. D’après les estimations des agriculteurs des Prairies, leur production se chiffrait à 8,9 millions de tonnes métriques d’orge, à 2,4 millions de tonnes métriques d’avoine et à 3,4 millions de tonnes métriques de pois secs. La sécheresse qui a sévi dans une grande partie de l’Alberta et de la Saskatchewan, les deux importants épisodes de grêle survenus en Alberta et la forte chute de neige en Saskatchewan au mois d’octobre ont eu des conséquences négatives sur la superficie récoltée de céréales fourragères, tandis que les inondations au Manitoba ont réduit la superficie ensemencée.
Le Département de l’agriculture des États-Unis (USDA) a révisé à la hausse ses prévisions de l’approvisionnement mondial en blé, puisque les estimations accrues de production au Canada et au sein de l’UE-27 ont plus que compensé la production et les stocks d’ouverture moins élevés en Australie. Selon les prévisions, la production mondiale de blé devait être plus élevée de près de 2,0 millions de tonnes métriques. La diminution des importations par l’Iran et des exportations par l’Australie et la Chine a réduit de 124,7 millions de tonnes métriques les estimations du commerce mondial du blé. La consommation mondiale a également diminué, conséquence de la baisse de l’engraissement prévu au sein de l’UE-27 et de l’utilisation comme aliment en Inde et aux États-Unis.
L’approvisionnement mondial en céréales secondaires en 2009-2010 a été évalué à 1 278,1 millions de tonnes métriques. Cette baisse de 3,0 millions de tonnes métriques par rapport au mois précédent est surtout attribuable à la diminution de la production de millet en Inde. La production mondiale de maïs s’est accrue à la faveur des hausses de la production en Ukraine, tandis que la croissance de la production mondiale d’orge s’explique par les augmentations en Australie, au Canada et au Bélarus. Selon les estimations, la production mondiale d’avoine devait afficher une baisse nette puisque les augmentations de la production au Bélarus sont plus que compensées par les faibles baisses au Canada et en Australie.
L’augmentation prévue des exportations de maïs de l’Ukraine a compensé la baisse des exportations de maïs des États-Unis, tandis que la hausse des exportations d’orge de l’Australie a compensé la réduction des exportations d’orge de l’UE-27. Par conséquent, le commerce mondial des céréales secondaires est demeuré presque inchangé en décembre. Les stocks de fermeture mondiaux de céréales secondaires ont baissé de 0,8 million de tonnes métriques, du fait que l’augmentation des stocks de sorgho a été plus que compensée par la réduction prévue des stocks de céréales mélangées, de millet, de seigle, d’orge et d’avoine. Les stocks mondiaux de maïs sont restés à peu près inchangés.
Pour la campagne agricole 2009-2010, les estimations de la production mondiale d’oléagineux ont été ramenées à 428,6 millions de tonnes métriques, en baisse de 0,3 million de tonnes métriques. Les hausses de la production mondiale de soya, de colza et de graines de coton ont été supérieures aux baisses de la production mondiale de graines de tournesol et d’arachides. D’après les prévisions, la production mondiale de colza devait atteindre 59,4 millions de tonnes métriques, du fait que la croissance de la production canadienne était plus forte que la baisse de la production indienne. La production mondiale de graines de tournesol a été évaluée à 30,7 millions de tonnes, conséquence d’une diminution de la production en Argentine et en Russie. Parmi les autres variations de la production figuraient une baisse de la production d’arachides en Chine et en Inde et une hausse de la production de graines de coton au Pakistan.
D’après les prévisions, le commerce mondial des oléagineux devait se chiffrer à 94,4 millions de tonnes métriques. L’augmentation de 0,7 million de tonnes métriques du commerce mondial s’explique par la hausse des exportations de colza de l’Australie et du Canada et la croissance des exportations de soya des États-Unis.
Le gouvernement du Canada a annoncé qu’il investira jusqu’à 4,4 millions de dollars dans le secteur des légumineuses à grains en vue d’accroître la rentabilité des producteurs canadiens de légumineuses à grains. Le financement proviendra des programmes Agri-flexibilité et Agri-marketing, dans le cadre du Plan d’action économique du Canada, et servira à appuyer quatre nouveaux projets.
Le gouvernement investira jusqu’à 1,5 million de dollars dans le projet Marketing the Sustainability of Canadian Agriculture pour obtenir potentiellement des prix élevés en mettant en valeur l’aspect écologique de la production de légumineuses à grains au Canada. Le projet Pulse Health, Innovation and Commercialization recevra jusqu’à 1,5 million de dollars pour créer et saisir de nouveaux débouchés pour les légumineuses à grains du Canada sur les marchés en pleine expansion des aliments sains et durables. La Canadian Pulse Industry Transportation Initiative se verra accorder jusqu’à 1,13 million de dollars pour donner à l’industrie des légumineuses à grains et des cultures spécialisées un meilleur accès à l’équipement et pour créer des réseaux de transport plus efficaces et fiables. Le gouvernement investira jusqu’à 308 250 $ afin d’aider à créer de nouveaux débouchés pour les producteurs de légumineuses à grains en mettant en valeur l’importance de ces légumineuses dans les marchés sensibilisés à la santé et à l’environnement.
La saison de navigation sur la section de la voie maritime du Saint-Laurent qui relie Montréal et le lac Ontario a pris fin le 24 décembre 2009. La partie du canal Welland est demeurée ouverte jusqu’au 26 décembre 2009. La date de fermeture officielle des écluses de Sault Ste. Marie sera le 15 janvier 2010. On s’attend à ce que la navigation reprenne sur la voie maritime du Saint-Laurent en mars 2010, tout dépendant de la débâcle.
Agriculture et Alimentation Saskatchewan s’est engagé à accorder un financement de 1,2 million de dollars à un projet de cartographie génomique du lin. Le projet Total Utilization of Flax Genomics (TUFGEN) consistera à examiner le rendement du lin par l’analyse de la séquence d’ADN de tout le génome. On s’attend aussi à ce que ce projet permette de créer des cartes génétiques et physiques représentant les gènes qui contribuent grandement à améliorer l’utilité du lin. L’objectif est double : faire du lin une culture à double usage et établir la séquence du génome du lin.
De plus, le gouvernement de la Saskatchewan a annoncé un financement supplémentaire de 680 000 $ destiné à un autre projet génomique. Le projet Value Generation Through Genomics (VALGEN) sera axé sur la suppression des restrictions liées à la commercialisation des nouveaux produits et technologies agricoles. Il s’agira d’examiner le rôle de la propriété intellectuelle, d’étudier des façons de réglementer et de régir l’innovation agricole, ainsi que d’adapter et de mettre à l’essai les outils de consultation du public canadien pour déterminer ses réactions aux nouvelles technologies.
La construction d’une usine de broyage du soya dans le Sud-Ouest de l’Ontario a été mise en suspens jusqu’à ce que la conjoncture du marché des biocarburants s’améliore. AGRIS Co-op et Suncor avaient proposé d’aménager dans la région de Lambton-Kent une usine de 110 millions de dollars qui servirait à la transformation de l’huile de maïs et de soya et dont la fonction clé serait d’extraire l’huile du germe de maïs afin de rationaliser le processus de production d’éthanol. Cette installation devra susciter une demande et recevoir l’appui du gouvernement pour que le projet de construction aille de l’avant.
Alliance Grain Traders (TSX:AGT) a annoncé qu’elle avait signé une lettre d’intention exclusive ayant force exécutoire en vue d’acquérir tous les actifs de Parent Seed Farms, entreprise établie à Saint-Joseph, au Manitoba. Les actifs comprennent deux usines de transformation, certaines terres et du matériel. Le prix d’achat est de 10 millions de dollars canadiens, payable en argent comptant et en actions ordinaires d’AGTI. L’opération doit être conclue le 4 janvier 2010.
De plus, Alliance Grain Traders a annoncé la conclusion d’un marché visant l’achat de Finora Inc., une entreprise d’exportation de légumineuses à grains établie en Colombie-Britannique, au coût estimatif de 8,4 millions de dollars canadiens. Les actifs comprennent deux usines de transformation de légumineuses à grains et de cultures spécialisées situées à Wilkie, en Saskatchewan, une usine se trouvant à Assiniboia, en Saskatchewan, une autre usine établie à Gibbons, en Alberta, de même que des terres, du matériel et des installations d’entreposage en vrac.
La Commission canadienne du blé (CCB) a annoncé les paiements finals à l’égard des ventes de blé, de blé dur et d’orge réalisées en 2008-2009. Les paiements finals dépendaient de la classe et du grade des céréales livrées et variaient de 9,39 $ à 35,12 $ pour le blé, de 18,78 $ à 32,47 $ pour le blé dur et de 13,58 $ à 15,08 $ pour l’orge de premier choix et à 80,15 $ pour l’orge fourragère du compte de mise en commun B. Les paiements, qui ont été versés à compter du 14 décembre, représentent le solde dû aux producteurs après la mise en marché de leurs céréales par la CCB, déduction faite des frais administratifs.
La CCB a également annoncé que les participants au programme CashPlus de 2008-2009 pour l’orge brassicole recevraient bientôt un paiement supplémentaire de 12,89 $ la tonne. Le programme CashPlus, qui est exploité indépendamment des comptes de mise en commun de la CCB, offrait aux agriculteurs un prix comptant initial, établi en fonction du marché, en échange de leur orge brassicole d’après les prix de vente et les volumes négociés avec les entreprises preneuses. Par la suite, ces dernières et les producteurs négociaient directement un contrat entre eux. Le calcul du paiement supplémentaire était fondé sur l’éventuel écart entre le prix comptant initial garanti et le rendement réel des ventes d’orge brassicole de la CCB, moins les frais administratifs. Au total, 1 236 agriculteurs des Prairies ont vendu de l’orge brassicole par le truchement du programme CashPlus en 2008-2009.
Même si les estimations de production pour 2009-2010 dépassaient les attentes commerciales, les prix à terme du canola sont restés stables et ont même progressé quelque peu au début de décembre. Le soutien du marché du canola s’expliquait par la forte demande de la part des triturateurs et la lenteur des ventes de la part des agriculteurs. La nouvelle du chargement d’un navire à Vancouver a contribué à soutenir les prix, en raison des rumeurs selon lesquelles le canola était peut-être destiné à la Chine. Les stocks abondants, le raffermissement du dollar canadien et le ralentissement de la demande à l’approche de la période des Fêtes ont pesé sur les marchés et ont fait perdre au canola une partie de ses gains antérieurs.
Les achats spéculatifs ont continué de soutenir les prix à terme du soya, la dépréciation du dollar américain, l’augmentation des prix à terme du pétrole brut et la forte demande d’exportation ayant soutenu le marché. L’annonce du Département du travail des États-Unis selon laquelle le taux de chômage avait baissé en novembre dans ce pays a entraîné certaines ventes spéculatives liées à l’appréciation marquée du dollar américain et à la chute des prix à terme de l’or et du pétrole brut et du cours des actions américaines. Le commerce fait à des fins de prise de bénéfices a exercé des pressions à la baisse sur les prix à terme du soya mais a été limité par la forte demande mondiale de soya. Les perspectives de resserrement des stocks de fermeture de soya aux États-Unis en 2009-2010 ont également contribué à soutenir le marché. Au milieu du mois, l’activité du marché avait commencé à ralentir, à l’approche de la période des Fêtes.
Les prix à terme du maïs étaient plus faibles au début du mois, du fait que l’approvisionnement abondant, la faible demande et l’absence de fonds d’investissement ont pesé sur les marchés. Les conditions météorologiques d’abord difficiles ont seulement contribué à soutenir légèrement les prix, étant donné que la plus grande partie de la récolte était considérée comme terminée. Le marché s’est ressaisi lorsqu’une tempête de neige survenue dans le Midwest a interrompu la récolte et fait craindre une piètre qualité du maïs dans le reste des champs. La faiblesse du dollar américain et les retombées de la vigueur des prix à terme du soya et du blé sont également venues soutenir le marché du maïs.
L’appréciation du dollar américain à la faveur des données plus encourageantes que prévu sur l’emploi a pesé sur les prix à terme du blé du Chicago Board of Trade (CBOT) au début de décembre. Les pertes subies sur le marché du maïs du CBOT et sur les marchés externes de l’or et du pétrole brut ont également exercé des pressions à la baisse sur les prix. La faible demande d’exportation et l’approvisionnement mondial abondant de blé ont limité toute hausse potentielle des prix du marché. À cause du dollar américain plus vigoureux, le blé américain est devenu trop cher sur le marché mondial, ce qui a incité les négociants à le bouder. Lorsque le dollar américain s’est affaibli et que les prix à terme du maïs et du soya ont augmenté au milieu du mois, les prix à terme du blé du CBOT ont repris de la vigueur. En raison de l’affaiblissement du dollar américain, les céréales des États-Unis sont redevenues meilleur marché pour les acheteurs d’outre-mer, ce qui a contribué à soutenir les prix malgré les exportations de blé moins élevées que prévu.
Le marché nord-américain des lentilles est demeuré vigoureux puisque la demande d’exportation constante et les ventes limitées de la part des producteurs ont continué de soutenir le marché. Même si l’activité du marché a ralenti à l’approche de la période des Fêtes, les prix ont peu changé. La rigueur de l’hiver dans l’Ouest canadien et aux États-Unis a limité davantage les ventes de la part des producteurs. Les négociants ont tourné leur attention vers la progression de la saison du rabi en Inde et les récoltes à venir en Turquie et en Australie. Malgré les vagues de chaleur qui ont nui à la croissance des cultures, on s’attend à ce que la Turquie et l’Australie produisent toutes deux plus de lentilles que par les années précédentes. Des stocks seront prêts à être expédiés en décembre-janvier, ce qui pourrait peser sur les marchés.
La demande persistante d’aide alimentaire au titre du PL-480 de l’USDA et les préoccupations relatives à la récolte du rabi en Inde ont continué de soutenir les marchés des pois secs en Amérique du Nord. Les rapports conflictuels sur l’importance et la qualité de la récolte de légumineuses à grains d’hiver en Inde ont causé encore plus d’incertitude sur le marché. La récolte de légumineuses à grains de la saison kharif a baissé de 800 000 tonnes métriques par rapport à l’année précédente. Les négociants n’étaient pas d’avis que la récolte du rabi serait suffisante pour compenser cette baisse, malgré les rapports optimistes du gouvernement indien. Il pourrait y avoir une certaine augmentation de la demande de pois secs en tant que produit de remplacement moins coûteux pendant la période d’expédition de janvier à juillet.
Bien que la récolte de graines de l’alpiste des Canaries ait été plus maigre que prévu au Canada, les prix ont stagné pendant l’automne. La demande d’exportation a baissé, ce qui a empêché tout raffermissement des prix. Les marchés des graines de moutarde sont demeurés stables malgré une faible activité, étant donné que les acheteurs ont puisé dans les stocks de moutarde visés par des contrats précédents.