Qualité des données, concepts et méthodologie : Qualité des données, concepts et méthodologie

Définition

L'Indice des prix à la consommation (IPC) est un indicateur des variations des prix à la consommation payés par la population cible. L'IPC mesure la variation des prix en comparant, dans le temps, le coût d'un panier fixe de biens et de services. Le panier de l’IPC est basé sur les dépenses de la population cible au cours d'une période de référence. Une liste des paniers et des périodes de référence est disponible dans Le Document de référence de l’Indice des prix à la consommation canadien, no62-553-X au catalogue, accessible à partir du site Web de Statistique Canada. Comme un panier comprend des biens et des services dont la quantité et la qualité ne changent pas ou sont équivalentes, l'indice ne retrace que les mouvements de prix purs.

On publie des IPC distincts pour le Canada, les provinces, Whitehorse, Yellowknife et Iqaluit. Certains renseignements de l'IPC sont aussi publiés pour seize autres centres urbains. Comme l'IPC est une mesure de la variation de prix entre deux périodes, il ne peut servir à relever les différences de niveaux des prix entre les provinces ou les centres urbains.

Champ d’observation de la population

La population couverte par l'IPC comprend les familles et les personnes vivant dans des ménages privés urbains et ruraux. Pour des raisons pratiques, les résidents des Territoires à l'extérieur de Whitehorse, de Yellowknife et d'Iqaluit ne sont pas représentés. Avant janvier 1995, la population cible comprenait les ménages privés vivant dans les centres urbains du Canada dont la population était de 30 000 habitants ou plus.

Base temporelle

L'IPC compare, en pourcentage, les prix au cours d'une période donnée à ceux de la période de base officielle, qui est actuellement 2002=100. On a changé la période de base de 1992=100 à 2002=100 à compter de l'IPC du mois de mai 2007. Ce changement est uniquement une conversion arithmétique qui modifie le niveau des indices, mais laisse les variations en pourcentage entre deux périodes intactes, à l'exception des différences dues à l'arrondissement.

Changements en pourcentage versus changements en points d’indice

Les fluctuations des indices d'un mois à l'autre sont exprimées en pourcentage, plutôt qu'en point d'indice. Les variations en point d'indice sont en fonction du niveau de l'indice qui, à son tour, dépend de la période de base de l'indice en question. Par contre, il est facile de calculer la variation en pourcentage entre deux périodes en divisant la différence en point d'indice entre ces deux périodes par l'indice de la période antérieure, et en multipliant ensuite ce résultat par cent.

Champ d’observation des prix

Les prix qui entrent dans le calcul de l'IPC sont les prix finaux, ce qui comprend les taxes d'accise et les autres impôts indirects que les consommateurs paient. En particulier, les prix comprennent la taxe sur les produits et les services (TPS), ainsi que les taxes de vente au détail provinciales, au besoin. Dans les régions où la TPS et la taxe provinciale de vente au détail ont été combinées, la taxe de vente harmonisée (TVH) est incluse. L'IPC peut donc varier à cause des modifications apportées à ces taxes.

La sélection des produits, ainsi que des points de vente où l'on relève les prix, se fait au jugé, à l'exception des loyers et de l'hébergement pour voyageurs. Le nombre de prix nécessaires pour un bien ou service donné dépend de l'importance et de la nature de celui-ci. L'échantillon est conçu de façon à représenter les biens et services ainsi que les établissements à fort volume de ventes. Le principal objectif du plan de sondage est d'obtenir une image précise, fiable et impartiale de l'inflation représentée par les prix à la consommation au niveau national et provincial.

Les prix de la plupart des biens et services compris dans l'IPC sont relevés habituellement dans les deux premières semaines du mois de référence. Les prix des aliments sont relevés au cours des trois premières semaines, alors que les prix de l'essence sont recueillis pendant quatre semaines à chaque mois. Bien que les prix de la plupart des biens et services entrant dans l'IPC soient recueillis chaque mois, les prix des produits ayant des variations de prix moins fréquentes (impôts fonciers, tarifs de l'électricité, par exemple) sont relevés à des intervalles dépassant un mois. Des relevés spéciaux de prix sont faits lorsqu'il est évident que des variations de prix appréciables se sont produites entre les périodes de relevé de prix régulières.

Pondération et enchaînement

L'IPC maintient des proportions quantitatives fixes (pondérations) entre les biens et les services pendant la durée de vie d'un panier. Le panier est mis à jour périodiquement afin de prendre en compte les changements dans la composition des dépenses des consommateurs. En février 2015, avec la diffusion de l’IPC de janvier 2015, le panier qui représente la composition des dépenses de 2013 a remplacé le panier de 2011. La continuité des séries de l'IPC est assurée par un « enchaînement » des indices correspondants provenant de paniers consécutifs.

On calcule l'IPC comme une moyenne pondérée d'indices de prix de biens ou de services précis. Les pondérations sont tirées des données de l'Enquête sur les dépenses des ménages.

Quand on reconstruit ou ré-agrège les séries publiées de l'IPC, il faut prendre en compte les changements de pondérations et les procédures d'enchaînement. Pour une description de la méthodologie à utiliser dans la reconstruction des séries de l'IPC ré-agrégées, consulter Le Document de référence de l'Indice des prix à la consommation canadien portant le numéro de catalogue 62-553-X (hors série), ou s'adresser à la Division des prix à la consommation.

Indice de référence de la Banque du Canada

Depuis la publication de l’Indice des prix à la consommation (IPC) en octobre 2006, Statistique Canada produit et diffuse l’indice de référence tel que défini par la Banque du Canada.

La Banque du Canada retranche de son indice de référence huit des composantes les plus volatiles de l'Indice des prix à la consommation (les fruits, les préparations à base de fruits et les noix; les légumes et les préparations à base de légumes; le coût d'intérêt hypothécaire; le gaz naturel, le mazout et les autres combustibles; l'essence; le transport interurbain; les produits du tabac et les articles pour fumeurs) ainsi que l'effet des variations des taxes indirectes sur le reste des composantes.Pour obtenir des renseignements supplémentaires au sujet de l'inflation mesurée par l'indice de référence, prière de consulter le site de la Banque du Canada à l'adresse suivante : www.banqueducanada.ca/taux/indicateurs/sommaire-des-variables-cles-relatives-a-la-politique-monetaire/sommaire-des-variables-cles-relatives-a-la-politique-monetaire-cible-de-maitrise-de-linflation/.

Statistique Canada calcule également, pour le compte de la Banque du Canada, un indice de référence désaisonnalisé. Cette série est disponible par le biais de CANSIM, la base de données officielle de Statistique Canada, ou en communiquant avec nous d’une des façons mentionnées à l’intérieur de la couverture de la présente publication.

Indices de Whitehorse, de Yellowknife et d'Iqaluit

La taille relativement faible du marché de l’habitation de ces trois villes rend difficile la construction d’indices de prix fiables pour les maisons neuves. Pour corriger cette situation, on se sert du mouvement des prix du logement en location pour obtenir une approximation de celui des maisons neuves. Les renseignements sur les loyers proprement dits sont obtenus à des fréquences de relevé des prix et selon des méthodes de collecte qui diffèrent de celles utilisées ailleurs dans le pays. En raison de ces problèmes, les indices du logement en location et du logement en propriété ne sont pas publiés pour ces trois villes. Enfin, les indices d’ensemble publiés pour ces trois villes ne sont pas strictement comparables aux mêmes indices pour les provinces ou les seize autres villes.

Calcul des indices des villes

Avec la venue du panier de 1992, l'accent est passé des données des villes aux données des provinces. Les séries des indices d'ensemble pour les villes ont été conservées parce que de nombreux utilisateurs se sont habitués à ce service, mais la méthode de calcul a changé. Les indices du logement sont calculés pour chaque ville. Ainsi, on prend en compte l'importance du logement dans le panier, les différences appréciables et persistantes dans les mouvements des prix entre villes et la disponibilité de données locales. Pour les sept autres composantes principales, on utilise le mouvement de l'indice provincial (pour Montréal, Toronto et Vancouver, un indice infraprovincial). Les composantes principales sont agrégées à partir de la composition des dépenses de la ville pour donner, en fin de compte, l'indice d'ensemble de cette dernière.

Désaisonnalisation

Une série désaisonnalisée est une série de laquelle on a éliminé les variations saisonnières. Les variations saisonnières se définissent comme celles étant causées par des évènements réguliers annuels tels que les variations climatiques et les évènements institutionnels réguliers tels que les vacances et les congés statutaires. Les données désaisonnalisées sont estimées à partir du programme X-12 ARIMA de Statistique Canada. Les séries chronologiques ne présentant pas de variations saisonnières perceptibles demeurent inchangées par rapport aux séries officielles. Les séries officielles non ajustées pour l’indice d’ensemble, l’indice de référence de la Banque du Canada, chacune des huit composantes principales et trois agrégats spéciaux (l’ensemble hors aliments, l’ensemble hors aliments et énergie, l’ensemble hors huit des composantes les plus volatiles [définition de la Banque du Canada]) sont désaisonnalisées indépendamment.

Chaque mois, l’indice désaisonnalisé du mois précédent est révisé. Les données désaisonnalisées des trois dernières années sont révisées une fois par an avec la publication des données de janvier. Comme ces révisions peuvent entraîner des changements dans les niveaux et dans les variations des indices, il est recommandé aux utilisateurs qui se servent de l’IPC à des fins d’indexation de prendre les indices non désaisonnalisés.

Note technique précédente

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