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L’année des deux semestres
Exportations
Importations
Partenaires commerciaux du Canada
Le commerce international de marchandises du Canada, en 2008, a été caractérisé par une forte progression au début de l’année, mais le recul économique mondial a fait tourner le vent.
La première moitié de 2008 a vu les dollars canadien et américain afficher une certaine parité, rendant ainsi les exportations canadiennes plus coûteuses par rapport aux importations. Au cours des six premiers mois de l’année, le commerce a été considérablement influencé par la hausse des prix des produits de base, alors que des produits comme l’or et le pétrole atteignaient des niveaux records sur le marché mondial. Le prix du pétrole a grimpé à près de 150 $ le baril en juillet, entraînant une onde de choc dans tous les secteurs de l’économie.
Figure 1
Taux de change, par mois
En août, le dollar a entrepris sa descente. À la fin de l’année, il avait chuté de 19 %, pour atteindre 0,81 $ (selon la moyenne mensuelle du cours du comptant à midi). Cette chute incluait la baisse mensuelle la plus importante du dollar canadien jamais enregistrée, en octobre (-10,7 %). La crise économique mondiale a fait tomber le prix du baril de pétrole à 30 $, en décembre. D’autres marchandises, notamment les métaux de première transformation (le nickel, le cuivre, le zinc et le minerai de fer) et les minerais non métalliques (la potasse, l’uranium et les diamants), ont également connu des variations de prix qui ont eu une incidence négative importante sur le commerce du Canada.
La crise américaine des hypothèques à haut risque, qui a handicapé un bon nombre des institutions financières les plus importantes du monde, a été un autre élément qui a fait les manchettes et nui au commerce mondial pendant la seconde moitié de l’année. Dans la pluie des retombées, l’accès au crédit a été restreint pour la plupart des entreprises du monde, ce qui a mené à une baisse des dépenses.
Cette baisse des dépenses a eu des conséquences néfastes sur les géants économiques du monde, au moment où le produit intérieur brut (PIB) des États-Unis s’inclinait aux troisième et quatrième trimestres. En outre, les extrants du Japon ont connu une baisse dans les trois derniers trimestres de 2008, alors que les exportations et la production industrielle chutaient considérablement à la fin de l’année. La croissance du PIB en Chine a ralenti à son niveau le plus bas depuis sept ans, notamment en raison du ralentissement de la demande mondiale pour les produits chinois, ce qui s’est reflété dans la chute des exportations – la première en sept ans – en novembre et décembre.
Figure 2
Valeur et volume des exportations, 2000 à 2008
Le Canada a exporté 489,5 milliards de dollars de marchandises en 2008 comparativement à 463,1 milliards de dollars en 2007, les gains dans les secteurs des produits énergétiques, des biens industriels ainsi que des produits de l’agriculture et de la pêche surpassant les pertes attribuables aux secteurs des produits automobiles et forestiers de même que d’autres biens de consommation. La hausse était le résultat de la montée des prix, car les volumes ont baissé de 7,8 %.
Les augmentations de prix ont été limitées aux trois premiers trimestres de 2008. Les prix ont fléchi au cours du dernier trimestre, au moment où la crise économique commençait à prendre racine au Canada. La baisse n’était pas suffisante pour compenser les gains réalisés dans les trois premiers trimestres de 2008, mais elle a limité le taux d’augmentation annuel.
Le gain total enregistré dans les exportations de 2008 a été alimenté par les produits énergétiques, où la plus grande partie de la hausse a été enregistrée au cours des six premiers mois de l’année et dont le secteur a connu une augmentation des prix à l’exportation de 51,1 %. La valeur des produits énergétiques a également bénéficié de la progression du volume des exportations, car l’accroissement de la demande provenant des États-Unis a fait grimper la valeur des exportations d’énergie pendant les deux dernières années.
Bien que les États-Unis restent le plus grand consommateur des produits énergétiques du Canada, la demande croissante de charbon provenant de l’Asie a stimulé les exportations de produits énergétiques vers cette région. L’approvisionnement en charbon dans la région de l’Asie et du Pacifique a été perturbé plus tôt dans l’année en raison de tempêtes de neige et de crues soudaines touchant les principaux secteurs d’approvisionnement de la région.
Figure 3
Valeur et volume des importations, 2000 à 2008
La valeur des importations du Canada a atteint 442,8 milliards de dollars en 2008, en hausse comparativement à 415 milliards de dollars. Les importations de produits énergétiques, de produits de l’agriculture et de la pêche, de biens industriels, de machines et matériel ainsi que d’autres biens de consommation ont augmenté, alors que les importations de produits automobiles et forestiers diminuaient. La croissance a été attribuée à une combinaison de la hausse des prix et du volume des importations.
Toutefois, la croissance des importations a été confinée aux trois premiers trimestres de l’année. Les importations ont fléchi au quatrième trimestre en raison de la baisse du volume des importations. Entre-temps, les prix à l’importation, qui étaient en hausse au cours des trois premiers trimestres, notamment à cause de la flambée des prix des produits de base, ont continué de grimper au quatrième trimestre, aidés en cela par la dépréciation rapide du dollar canadien.
Les produits énergétiques étaient responsables de la plus grande partie du gain dans les importations en raison de la hausse des prix et du volume des importations. La demande visant le pétrole brut est restée stable, mais des problèmes liés à l’entretien et aux infrastructures ont entraîné une poussée de la demande pour les produits pétroliers raffinés provenant de l’étranger.
Figure 4
Balance commerciale, 2000 à 2008
La balance commerciale annuelle du Canada avec le monde s’est rétrécie à 46,7 milliards de dollars en 2008, poursuivant ainsi la régression commencée en 2005. La valeur des importations a augmenté de 6,7 %, pour atteindre 442,8 milliards de dollars, alors que la valeur des exportations grimpait de 5,7 %, à 489,5 milliards de dollars. L’excédent commercial a donc été moins important.
L’excédent commercial du Canada avec les États-Unis s’est accru en 2008 pour atteindre 89,1 milliards de dollars, grâce surtout aux exportations de pétrole brut. Entre-temps, quoique la valeur des exportations du Canada vers les autres pays ait augmenté plus rapidement que celle des importations en provenance de ceux-ci, le déficit commercial du Canada avec ces pays est passé à 42,4 milliards de dollars, par rapport à 38,3 milliards de dollars en 2007.
Tableau 2
Exportations de marchandises du Canada, 2003 à 2008
Comptant pour la plus grande partie du gain, la valeur des exportations de produits énergétiques a augmenté de 37,6 %, pour atteindre 126,1 milliards de dollars. Le secteur des produits énergétiques a donc pris la tête pour la première fois depuis que l’on enregistre ce type de données. Il a été suivi de près par le secteur des biens industriels et celui des machines et de l’équipement. Ensemble, ces trois secteurs représentaient plus des deux tiers de la valeur des exportations totales.
La valeur des exportations de pétrole brut a affiché la croissance annuelle la plus forte en 2008, augmentant de 48,6 % pour atteindre 60,9 milliards de dollars. Les prix à l’exportation ont fait grimper la valeur des exportations de pétrole brut pendant la première moitié de l’année, avant de chuter de 55,2 % au cours de la seconde moitié, alors que le volume des exportations augmentait pour l’année.
De plus, la valeur des exportations de gaz naturel a connu une hausse de 17,7 %, passant à 33,4 milliards de dollars, alors que les prix augmentaient pour la première fois depuis 2005 et que le volume des exportations baissait. La majorité des gains attribuables aux prix ont été faits au premier semestre de l’année, puisque les prix à l’exportation chutaient de près de 45,0 % après juillet.
Affichant une croissance de 6,3 %, les exportations canadiennes de biens industriels ont totalisé 111,0 milliards de dollars en 2008, soit une cinquième augmentation annuelle consécutive. Dans ce secteur, la valeur des exportations de minerais métalliques a augmenté de 3,2 %, pour atteindre 14,9 milliards de dollars. Cette hausse a été alimentée entièrement par un accroissement de 9,9 % du volume des exportations, pendant que les prix chutaient pour la première fois depuis 2003.
Près des deux tiers de la progression du secteur des biens industriels peuvent être attribués aux exportations de produits chimiques, de plastique et de fertilisants de même que de métaux et d’alliages. La valeur des exportations de produits chimiques, de plastique et de fertilisants a connu une croissance de 8,2 %, passant à 35,9 milliards de dollars, notamment en raison des exportations accrues d’uranium et de potasse. La combinaison de faibles stocks et d’une augmentation de la demande provenant des centrales électriques a été à l’origine des gains liés aux exportations d’uranium. Entre-temps, la hausse des exportations canadiennes de potasse s’expliquait par une demande accrue des États-Unis ainsi que de la Chine et du Brésil, où les sols pauvres nécessitent d’importants apports de fertilisants pour stimuler la croissance des cultures.
La valeur des exportations de métaux et d’alliages, qui est appuyée par une hausse des prix et du volume des exportations, s’est élevée de 3,9 %, en 2008, pour atteindre 39,7 milliards de dollars. Les exportations de métaux précieux ont également augmenté en raison de la demande élevée et de la hausse du prix de l’or sur le marché mondial.
Des gains attribuables à l’orge, au canola et au blé ont alimenté la hausse de 18,8 % de la valeur des exportations des produits de l’agriculture et de la pêche, faisant passer cette valeur à 40,8 milliards de dollars en 2008. Les exportations d’orge ont grimpé de 42,8 %, pour atteindre 693 millions de dollars, cette augmentation étant attribuable à la hausse des prix.
Le canola, dont le Canada est le plus grand exportateur, a bénéficié d’une forte remontée de la demande, grâce au secteur florissant du biodiesel. Une récolte record et une augmentation des prix ont mené à une hausse de 71,3 % de la valeur des exportations, faisant passer celle-ci à 3,9 milliards de dollars. Les exportations de blé ont grimpé de 48,1 %, pour atteindre 6,9 milliards de dollars; la croissance était entièrement attribuable à l’augmentation des prix, le volume des exportations ayant diminué.
La valeur des exportations de produits automobiles a chuté de 21,0 %, pour descendre à 61,1 milliards de dollars, poursuivant ainsi une tendance à la baisse amorcée en 2002. La chute peut être attribuée à un fléchissement du volume des exportations, car la demande pour les voitures particulières et les camions a faibli aux États-Unis.
La crise économique aux États-Unis a nui considérablement aux ventes d’automobiles et de camions légers, laissant les fabricants d’automobiles aux prises avec des stocks invendables. Ce recul des ventes a fait baisser la valeur des exportations de voitures particulières de 14,8 %, à 34,1 milliards de dollars, car le volume des exportations a aussi décliné en 2008.
En raison de ces diminutions, la production des usines d’automobiles a été considérablement réduite. La valeur des exportations de camions et d’autres véhicules automobiles a également chuté de 44,4 %, pour atteindre 7,2 milliards de dollars, mais cette chute a été attribuable à une baisse du volume des exportations, puisque les prix ont augmenté de 10,4 %.
Tableau 3
Importations canadiennes de marchandises, 2003 à 2008
La valeur des importations de produits énergétiques a augmenté en 2008, gagnant 44,9 % pour atteindre 53,0 milliards de dollars, principalement grâce à un gain de 29,9 % dans les prix. Les prix des produits énergétiques importés sont en hausse depuis 2002.
Les importations de pétrole brut provenant des sources habituelles du Canada, notamment l’Algérie, la Norvège, le Royaume-Uni, les États-Unis et l’Arabie saoudite, sont restées solides. L’Azerbaïdjan, la neuvième source d’importation canadienne de pétrole brut en importance, a constitué une nouvelle source d’approvisionnement en 2008. L’augmentation des importations en provenance de l’Azerbaïdjan révèle une nouvelle production de pétrole provenant de la mer Caspienne, aidant ainsi ce pays à devenir le pays qui a contribué le plus, en 2006 et 2007, à la croissance des exportations de pétrole de pays non membres de l’OPEP.
L’essence, le diesel et le carburant pour avion ont également contribué à la hausse de la valeur des importations de produits énergétiques, car les prix des produits pétroliers raffinés ont connu une flambée au cours de la première moitié de l’année. Enfin, les importations de gaz naturel des États-Unis ont aussi grimpé en 2008.
Une hausse constante des prix tout au long de l’année est responsable du gain de 7,6 % dans les importations de biens industriels, en 2008, puisque le volume des importations a décliné. La valeur plus élevée des importations de métaux précieux et d’alliages, qui s’est accrue de 30,6 % pour atteindre 5,5 milliards de dollars en raison d’une augmentation, au cours de la première moitié de l’année, du prix de l’or sur les marchés mondiaux, a contribué à la croissance. En outre, la persistance de la crise financière a fait grimper la demande pour l’or acheté à des fins d’investissement.
Les métaux et minerais métalliques ont affiché des prix élevés en 2008. Ces prix ont été majorés de 12,5 %, alors que le volume des importations demeurait pratiquement inchangé par rapport à 2007. La hausse des prix a donné lieu à un relèvement de 13,3 % de la valeur des importations de métaux et de minerais métalliques.
De plus, la croissance des importations de produits chimiques et de plastique, dont la valeur a grimpé de 4,6 % à 31,6 milliards de dollars, a contribué aux gains faits dans le secteur des biens industriels. La plus grande partie de l’augmentation peut être attribuée aux importations d’agents actifs utilisés dans la production de divers médicaments.
Augmentant pour la cinquième année de suite, la valeur des importations de machines et de matériel s’est élevée de 5,1 %, totalisant 122,5 milliards de dollars en 2008. Les gains étaient attribuables au secteur des machines industrielles et agricoles qui soutiennent l’extraction et l’exploration minières ainsi que les activités agricoles dans l’Ouest canadien. Les importations de machines industrielles et agricoles se sont accrues de 8,5 % pour s’établir à 34,2 milliards de dollars.
Des importations accrues de nouveaux téléphones cellulaires ont contribué à la hausse des importations d’« autre matériel de communications et matériel connexe », en 2008.
Après quatre années de hausse, la valeur des importations de produits automobiles a chuté de 10,1 % à 72,0 milliards de dollars, soit le niveau le plus faible depuis 1998. La baisse était généralisée, alors que les secteurs des voitures particulières, des camions et des pièces de véhicules automobiles ont tous affiché un recul.
La valeur des importations de voitures particulières a diminué de 1,1 % pour atteindre 26,0 milliards de dollars, au moment où les ventes au Canada descendaient sous les niveaux de 2007. Avant la déconfiture du secteur financier et la chute des prix du pétrole du troisième trimestre, un mouvement vers des véhicules économes en combustible s’était amorcé pour lutter contre les prix élevés de l’essence de la première moitié de 2008. Ce mouvement a donné lieu à un attrait plus marqué pour les voitures compactes et sous compactes, alors que les clients échangeaient leurs véhicules utilitaires sport (VUS) et leurs camionnettes. Toutefois, dans le dernier trimestre, le début d’un ralentissement des ventes a fait chuter les importations de voitures particulières.
La baisse des importations de pièces de véhicules automobiles était attribuable à une grève d’un producteur américain de pièces et au ralentissement de la production canadienne d’automobiles découlant de la diminution des ventes. En outre, une demande plus faible pour des camions au Canada, comme le montre le recul des ventes, a contribué à la baisse. La valeur des importations de camions est tombée à 15,1 milliards de dollars, soit une baisse de 13,5 %.
Le Canada a continué à diversifier son portefeuille commercial, réduisant ainsi sa dépendance à l’égard des États-Unis. En 2008, le commerce avec notre partenaire du Sud représentait 65,7 % de l’ensemble du commerce du Canada, une baisse par rapport au niveau de 2003, qui s’établissait à 74,0 %.
Les exportations vers des pays autres que les États-Unis sont en croissance depuis six ans et représentaient 22,3 % des exportations totales de 2008, comparativement à 14,3 % en 2003. L’augmentation des exportations vers le Brésil ainsi que vers les pays de l’Asie et du Pacifique, surtout vers le Japon, était principalement à l’origine de cette croissance.
Par ailleurs, les importations de pays autres que les États-Unis sont également en hausse depuis sept ans, et elles comptent maintenant pour 47,6 % des importations totales du Canada. La plus grande partie de la croissance des importations, en 2008, est attribuable au commerce avec la Chine et les pays d’Europe.
Après deux années de recul, la valeur des exportations vers les États-Unis a grimpé de 5,6 % pour atteindre 375,8 milliards de dollars en 2008, en raison surtout d’une augmentation de 62,0 % des exportations de pétrole brut. D’autres produits énergétiques, notamment le gaz naturel ainsi que les produits du pétrole et du charbon, ont également contribué à l’augmentation, grâce à des hausses de 16,6 % et 19,6 % respectivement.
En outre, des gains importants dans le secteur des produits agricoles ont été faits, alors que la valeur des exportations de blé et d’orge a plus que doublé par rapport à 2007. De plus, des entreprises canadiennes ont aidé leurs voisins américains à faire croître leurs cultures, en leur fournissant pour 4,8 milliards de dollars d’engrais, une hausse de 71,6 % comparativement à 2007. La baisse des exportations de voitures particulières, de camions et de pièces de véhicules automobiles a toutefois modéré ces augmentations.
Le Canada a importé des marchandises des États-Unis pour une valeur de 226,9 milliards de dollars, une hausse de 2,9 % par rapport à 2007. Les principaux secteurs qui ont contribué à cette hausse étaient ceux de l’énergie et des produits agricoles, qui ont plus que compensé la baisse des importations de voitures particulières, de camions et de pièces de véhicules automobiles.
Les exportations vers le Mexique ont maintenu la tendance à la hausse des cinq dernières années, gagnant 17,9 % en 2008, pour atteindre 5,8 milliards de dollars. Les exportations de canola, qui ont profité d’une récolte record en 2008, comptent pour la plus grande partie des exportations au Mexique, augmentant de 80,3 % comparativement à 2007, pour atteindre 821,4 millions de dollars. Les exportations de pièces de véhicules automobiles et de circuits électriques suivaient derrière.
La valeur des importations du Mexique a grimpé à 17,9 milliards de dollars, soit une hausse de 4,2 %. Le secteur « Autre matériel de communication et matériel connexe » a été celui qui a contribué le plus, avec une hausse de 15,1 %, à 3,4 milliards de dollars. Les importations de ce secteur consistaient principalement en téléviseurs haute-définition à écran plat, qui se sont gagné la faveur du public en raison de leurs prix plus abordables
À l’inverse des importations générales canadiennes de produits de l’automobile, la valeur des importations de voitures particulières du Mexique s’est accrue de 29,6 %, passant à 1,8 milliard de dollars. Toutefois, la valeur des importations de camions a chuté de 16,9 %, et celle des importations de pièces de véhicules automobiles, de 14,1 %, pour atteindre 2,9 milliards de dollars.
Les exportations du Canada vers le Brésil ont totalisé 2,6 milliards de dollars en 2008, une hausse de 70,7 %. Cette croissance a été alimentée par les besoins du Brésil, qui est un pays agricole dont les sols sont pauvres en potassium et nécessitent des engrais. Étant l’un des plus grands exportateurs mondiaux de bœuf, de poulet, d’éthanol, de sucre, de café, de jus d’orange et de produits du soya, l’engrais constitue un ingrédient clé dans la production et la croissance du Brésil. En 2008, le Canada a exporté de l’engrais vers le Brésil pour une valeur de 423,0 millions de dollars, soit 92,6 % au-dessus des niveaux de 2007.
Le charbon et le papier journal ont également contribué à la hausse des exportations vers le Brésil, grâce à une augmentation de la demande de ce pays d’Amérique du Sud pour ces produits. Les exportations de charbon ont plus que doublé pour atteindre 342,1 millions de dollars, alors que celles de papier journal grimpaient de 74,5 %, pour atteindre 271,8 millions de dollars. Une partie de la demande visant le papier journal peut être attribuée à une pénétration plus faible du marché brésilien par le secteur des ordinateurs et d’Internet, comparativement aux autres pays développés.
Par ailleurs, la valeur des importations du Brésil a baissé pour la deuxième année consécutive, chutant de 19,9 % pour s’établir à 2,7 milliards de dollars. La plus grande partie du recul peut être attribuée à une baisse des importations d’avions, de moteurs et de pièces, suite à trois années d’augmentation.
La valeur des exportations vers l’Europe s’est élevée de 2,7 % en 2008, pour atteindre 42,1 milliards de dollars, car la baisse des exportations vers la Norvège et les Pays-Bas a été plus que compensée par les gains faits au Royaume-Uni, en Allemagne, en Turquie et en Finlande.
Les baisses d’exportations les plus importantes vers l’Europe ont été les expéditions de nickel et de produits chimiques inorganiques vers la Norvège et le Royaume-Uni. En Norvège, les exportations de minerais de nickel, de concentrés et de ferraille comptaient pour près des trois quarts des exportations totales, qui ont chuté de 32,1 %.
La valeur des exportations de produits du pétrole et de charbon du Canada vers l’Europe a augmenté considérablement en 2008, reflétant ainsi les exportations de carburant diesel vers les Pays-Bas et la France. La croissance était attribuable à la demande élevée et aux stocks réduits en Europe, où le carburant représente une part beaucoup plus grande du mélange combustible destiné au transport.
Le pétrole brut de la Mer du Nord a également été le principal facteur de l’augmentation de la valeur des importations provenant des pays d’Europe, qui a atteint 64,1 milliards de dollars. La valeur des importations de pétrole brut du Royaume-Uni et de la Norvège a grimpé de 18,6 % et 18,2 % respectivement, en raison d’une hausse importante des prix.
La valeur des exportations vers la région de l’Asie et du Pacifique a augmenté de 17,5 % en 2008, pour atteindre 39,7 milliards de dollars, grâce à deux des principaux partenaires commerciaux du Canada, soit la Chine et le Japon. Une grande partie de cette croissance peut être attribuée à la demande visant les vastes ressources naturelles du Canada, notamment le charbon, le blé et le canola.
Les exportations de charbon vers l’Asie ont aussi connu une hausse en 2008. L’approvisionnement en charbon de la région, notamment à destination de la Chine, a été perturbé en raison de tempêtes de neige. Les réserves ont chuté de moitié par rapport aux niveaux courants, et le gouvernement à interrompu les exportations pour une durée de deux mois. De plus, des crues soudaines et des pluies torrentielles en Australie ont mis un frein aux expéditions faites à partir des mines de production. Par conséquent, la valeur des exportations de charbon vers des pays comme la Chine, le Japon et la Corée du Sud a plus que doublé comparativement à 2007. Cette pénurie a donné lieu à une hausse considérable des prix du marché, qui a forcé, par exemple, la plus grande entreprise de production d’acier de la Corée du Sud à payer à un fournisseur australien le triple du prix payé en 2007.
Les exportations de canola et de blé vers l’Asie ont augmenté en raison des récoltes canadiennes exceptionnelles et de l’approvisionnement réduit en provenance des autres pays, qui ont dû composer avec des conditions climatiques chaudes et sèches. La valeur des exportations de canola vers la Chine a connu une hausse pour une quatrième année consécutive, s’élevant de 134,9 %, alors que la valeur des exportations vers le Japon grimpait de 56,3 %, la troisième augmentation annuelle consécutive. La valeur des exportations de blé vers le Japon s’est accrue de 76,0 % en 2008.
Pour la sixième année consécutive, la valeur des importations en provenance de l’Asie était en hausse, grimpant de 6,9 % pour atteindre 83,7 milliards de dollars. À titre de source dominante, la Chine était responsable de près des deux tiers des importations provenant de l’Asie, qui ont augmenté de 11,3 %. Les importations de la Corée du Sud ont crû de 11,9 %, alors que celles du Japon diminuaient de 1,1 %, une première depuis 2004.
Les importations du secteur « Autre matériel de télécommunication et matériel connexe » ont poursuivi leur tendance à la hausse. La Chine, la Corée du Sud et le Japon ont été les principaux pays à fournir ce type de matériel, qui consistait notamment en téléphones cellulaires et en téléviseurs.
Le secteur des voitures particulières a également contribué à l’augmentation des importations en provenance de l’Asie et du Pacifique. Le Japon comptait pour plus des trois quarts des importations totales, suivi par la Corée du Sud. La hausse peut être en partie attribuée à la demande croissante du Canada pour des véhicules éconergétiques.