Par May Luong
Au cours des 20 dernières années, les frais de scolarité moyens des universités ont plus que doublé. Parallèlement, la proportion de diplômés de niveau postsecondaire ayant une dette d'études et le montant moyen de cette dette ont augmenté de façon modeste. Toutefois, une proportion faible mais rapidement croissante de personnes avaient un niveau d'endettement élevé au moment de l'obtention de leur diplôme, ce qui suscite de l'intérêt au sujet de la situation financière à long terme des étudiants emprunteurs.
Parmi les diplômés postsecondaires âgés de 20 à 45 ans, les étudiants emprunteurs étaient moins susceptibles d'avoir de l'épargne ou des placements que les non-emprunteurs. Un modèle statistique qui tient compte des caractéristiques personnelles et des caractéristiques de l'emploi a permis d'estimer que 42 % des emprunteurs et 52 % des non-emprunteurs détenaient de l'épargne ou des placements.
De même, la probabilité de posséder un logement chez les diplômés postsecondaires était aussi plus faible pour les emprunteurs que pour les non-emprunteurs, soit 53 % et 60 % respectivement.
Parmi les diplômés âgés de 20 à 29 ans, les étudiants emprunteurs ont en moyenne un actif plus faible et une valeur nette correspondante plus faible que les non-emprunteurs. La dette totale était similaire pour les emprunteurs et les non-emprunteurs ayant fait des études postsecondaires.
Les étudiants emprunteurs et les non-emprunteurs qui ont terminé leurs études postsecondaires ne différaient pas de façon significative au chapitre du taux d'emploi, du revenu personnel total et de la probabilité d'avoir un régime de retraite.