Jeux de hasard, 2011

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  • Les recettes nettes tirées des loteries, des appareils de loterie vidéo (ALV), des casinos et des machines à sous à l'extérieur des casinos gérés par l'État ont augmenté de façon soutenue, passant de 2,73 milliards de dollars en 1992 pour se stabiliser et demeurer à environ 13,7 milliards de dollars depuis 2007 (13,74 milliards de dollars en 2010)1.
  • Les recettes nettes provenant des paris mutuels (courses de chevaux) ont chuté, passant de 532 millions de dollars à 315 millions au cours de la même période (1992 à 2010).
  • Les recettes nettes tirées des casinos ont continué de représenter le tiers de l'industrie du jeu (34 %) en 2010, tandis que les recettes et la proportion que celles-ci constituaient étaient à la hausse dans le cas des loteries (27 %), stable dans le cas des machines à sous à l'extérieur des casinos (principalement dans les hippodromes) [21 %] et à la baisse pour une cinquième année de suite dans le cas des ALV (19 %).
  • Les recettes moyennes de jeu par personne de 18 ans et plus en 2009 allaient de 120 $ dans les trois territoires à 855 $ en Saskatchewan, avec une moyenne nationale de 515 $2.
  • Les travailleurs du secteur des jeux de hasard étaient plus susceptibles, comparativement à ceux des autres secteurs, d'être âgés de 15 à 34 ans (42 % contre 36 %), d'être rémunérés à l'heure (80 % contre 65 %), de toucher des gains inférieurs (21,95 $ l'heure contre 24,05 $) et de recevoir des pourboires (27 % contre 7 %).
  • La part de l'emploi occupée par les hommes dans l'industrie du jeu a augmenté, passant de 35 % en 1992 à 53 % en 2010. De même, le taux d'emploi à plein temps a crû, passant de 60 % à 81 % entre ces deux années3.
  • Environ 6 femmes ou hommes sur 10 vivant seuls ont déclaré dépenser de l'argent pour au moins une activité liée aux jeux de hasard. Cependant, en moyenne, les hommes ont dépensé près du double du montant des femmes, soit 615 $ comparativement à 335 $.
  • La participation aux jeux de hasard et les dépenses moyennes qui y sont liées progressaient en fonction du revenu des ménages. Par exemple, 46 % des ménages ayant un revenu de moins de 20 000 $ ont joué en 2009 et y ont consacré en moyenne 390 $, tandis que les chiffres correspondants chez les ménages touchant un revenu de 80 000 $ ou plus étaient de 75 % et de 620 $.

Tableaux et graphiques

Tableau 1 Recettes et bénéfices liés aux jeux de hasard

Tableau 2 Caractéristiques des travailleurs

Tableau 3 Caractéristiques des emplois

Tableau 4 Dépenses des ménages consacrées aux jeux de hasard

Tableau 5 Dépenses des ménages consacrées à tous les jeux de hasard selon la catégorie de revenu, 2009

Graphique A Les recettes nettes tirées des jeux de hasard gérés par l'état se sont stabilisées récemment

Graphique B Le produit intérieur brut (PIB) lié aux jeux de hasard demeure inchangé depuis le repli économique

Sources des données et définitions

Enquête sur la population active : enquête-ménage mensuelle qui recueille de l'information sur l'activité sur le marché du travail ainsi que sur la classification détaillée des professions et des industries concernant les personnes de 15 ans et plus.

Comptes nationaux : le programme relatif aux Comptes des revenus et des dépenses (CRD) trimestriels est un des multiples programmes constituant le Système de comptabilité nationale. Les CRD présentent de façon détaillée les comptes de revenus et de dépenses annuels et trimestriels pour tous les secteurs de l'économie canadienne, notamment les ménages, les entreprises, les gouvernements et les non-résidents.

Enquête sur les dépenses des ménages : enquête annuelle instituée en 1997 et qui a remplacé l'Enquête sur les dépenses des familles et l'Enquête sur l'équipement ménager. Elle recueille des données sur les dépenses, le revenu, l'équipement ménager et d'autres caractéristiques propres aux familles et aux particuliers vivant dans des ménages privés.

Secteur des jeux de hasard : ce secteur inclut les établissements qui servent principalement à des installations de jeux de hasard comme les casinos, les bingos et les appareils de loterie vidéo, ou qui offrent des services de jeux de hasard tels que les loteries et les paris hors hippodromes. Les courses de chevaux ainsi que les hôtels, les bars et les restaurants qui ont des casinos ou des appareils de jeu sur les lieux sont exclus.

Bénéfices tirés des jeux de hasard : recettes nettes de tous les jeux de hasard gérés par les gouvernements provinciaux et territoriaux, tels que les loteries, les casinos et les ALV, après déduction des prix et des lots, des frais d'exploitation (salaires et traitements compris), des paiements au gouvernement fédéral, des ajustements du Système de comptabilité nationale et des autres frais. Les autres charges comprennent des catégories comme les « paiements exceptionnels » ou les « cotisations sur les gains », qui varient selon la province et qui peuvent influer sur le taux de profit.

Recettes tirées des jeux de hasard : ensemble des recettes provenant des loteries, des casinos et des ALV gérés par les gouvernements provinciaux et territoriaux, moins les prix et les lots. Les recettes de jeu provenant des organismes caritatifs et destinées à ces derniers de même que les recettes provenant des réserves indiennes sont exclues.

Casino d'État : casino commercial géré par le gouvernement. Les permis, les licences et les règlements des casinos, qu'ils soient gérés par des organismes caritatifs ou par l'État, varient selon la province. Les casinos d'État, maintenant légalisés dans plusieurs provinces, diffèrent également selon le degré de participation publique et privée à leurs opérations et à leur gestion. Certains casinos d'État sont gérés entièrement comme des sociétés d'État, alors que d'autres sous-traitent certaines opérations — par exemple, l'entretien, la gestion ou les services — au secteur privé.

Appareil de loterie vidéo (ALV) : jeu de hasard électronique autonome à encaissement automatique. Les lots sont payés par un système d'encaissement informatisé, contrairement aux lots instantanés en argent obtenus des machines à sous. Les ALV sont gérés par les sociétés de loterie provinciales.


Notes

  1. Se rapporte au total de l'argent parié pour tous les jeux de hasard non caritatifs gérés par l'État, tels que les loteries, les casinos et les ALV, moins les prix et les lots.
  2. L'Enquête sur les dépenses des ménages (EDM) et le classement des dépenses provinciales selon les Comptes nationaux diffèrent, en partie parce que l'EDM comprend les jeux de hasard caritatifs et non caritatifs.
  3. L'emploi dans les hippodromes, y compris ceux où l'on retrouve des machines à sous ou d'autres jeux de hasard, est exclu. Ces activités sont plutôt codées sous la catégorie « sports-spectacles ».

Pour plus de renseignements, on peut joindre Katherine Marshall, Division de la statistique du travail, au 613-951-6890 ou à perspectives@statcan.gc.ca.