Sources de données, méthodes et définitions

Début de l'encadré

Source de données

Le présent article s’appuie sur les données de l’Enquête canadienne sur l’incapacité (ECI) de 2012. Cette enquête est menée auprès des adultes canadiens dont les activités quotidiennes sont limitées en raison d’un état ou d’un problème de santé à long terme.

L’ECI est fondée sur un modèle social, plutôt que médical, de l’incapacité. La prémisse de ce modèle social est que l’incapacité résulte de l’interaction des limitations fonctionnelles d’une personne et des obstacles que comporte l’environnement de cette personne, notamment les obstacles sociaux et physiques, qui font en sorte qu’il est plus difficile pour cette personne d’exercer ses activités au quotidien. Dès lors, l’incapacité constitue un désavantage social imposé par un environnement défavorable et qui s’ajoute à la déficience de la personneNote 1.

Méthodes

Dans le cadre de l’ECI de 2012, on a eu recours à un échantillon de personnes qui ont fait état d’une limitation d’activité lors de l’Enquête nationale auprès des ménages (ENM) de 2011 et qui avaient 15 ans ou plus à la date de cette dernière enquête, soit le 10 mai 2011. L’ECI permet de valider le statut d’incapacité et d’identifier le ou les types d’incapacité.

La présente étude s’appuie sur les personnes avec incapacité qui étaient âgées de 25 à 64 ans en 2011 (10 506 répondants de l’ECI, représentant 2 142 500 Canadiens). Ces personnes ont été comparées à un échantillon de 69 176 répondants sans incapacité du même groupe d’âge, qui représentaient 16 582 000 Canadiens. Dans cet article, la majorité des renseignements, dont ceux sur la situation en emploi, la profession, le niveau de scolarité et l’âge ont été recueillis dans le cadre de l’ENM de 2011.

Par contre, le statut final d’incapacité (incluant le niveau de sévérité) a été déterminé à la suite de l’ECI de 2012, de même que les renseignements à propos des expériences de discrimination. Il existe donc une possibilité que pour certains répondants, les renseignements récoltés en 2012 sur le statut d’incapacité et la sévérité soient différents de la situation qui prévalait au moment de la récolte des informations sur l’emploi (en 2011).

Définitions

Incapacité

Pour déterminer si une personne a une incapacité, on a utilisé les nouvelles questions d’identification des incapacités (QII) dans l’ECI. Celles-ci évaluent le type et la sévérité des incapacités d’adultes canadiens à qui l’on demande de préciser à quelle fréquence leurs activités quotidiennes sont limitées par une condition physique ou mentale de longue durée, des problèmes de santé et des difficultés dans l’accomplissement de tâches. Les questions d’identification dans les QII permettent d’évaluer la présence et la sévérité de 10 catégories distinctes d’incapacités liées à des difficultés ou à des problèmes de santé qui durent depuis au moins six mois ou qui pourraient durer six mois ou plus. Les questions d’identification mettent l’accent sur l’uniformité des mesures entre les catégories d’incapacité. Ces questions portent sur les catégories d’incapacité suivantes : 1. Vision 2. Ouïe 3. Mobilité 4. Flexibilité 5. Dextérité 6. Douleur 7. Apprentissage 8. Développement 9. Mental/psychologique 10. Mémoire.

Pour chacun des 10 types d’incapacité, les QII comprennent toujours au moins une question sur le niveau de difficulté relié à ce type d’incapacité (aucune difficulté, un peu de difficulté, beaucoup de difficulté, incapable de le faire) et une question sur la fréquence des limitations d’activité (jamais, rarement, parfois, souvent ou toujours). Pour identifier une incapacité à un type donné, il faut que la fréquence des limitations soit « parfois », « souvent » ou « toujours », ou qu’elle soit « rarement » mais combinée à un niveau de difficulté de « beaucoup » ou « incapable de le faire ».

Sévérité

Pour chaque personne avec incapacité, un score de sévérité a été calculé. Le score global de sévérité pour une personne est dérivé des scores des 10 types d’incapacité. Le score est obtenu en additionnant les scores de sévérité pour chacun des types de sévérité et en divisant la somme par 10. Par définition, le score global est également compris entre 0 et 1. Ainsi plus le nombre de types d’incapacité est grand, plus le score sera élevé. Le score augmente aussi avec le niveau de difficulté relié à l’incapacité et avec la fréquence de la limitation des activités.

D’après le score de sévérité globale, quatre classes de sévérité ont été définies : légère, modérée, sévère et très sévère. Au sein de la population des 25 à 64 ans, 31 % avaient une incapacité légère, 19 %, une incapacité modérée, 23 %, une incapacité sévère et 27 %, une incapacité très sévère.

Fin de l'encadré

Notes

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