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Transitions entre l’école et le travail

À mesure que les participants avançaient en âge, la proportion de ceux qui étaient aux études diminuait alors que le pourcentage de ceux qui travaillaient augmentait (graphique 7). Après huit ans, plus personne ne poursuivait ses études secondaires. Alors que la participation aux études postsecondaires était de 46 % lorsque les répondants avaient de 18 à 20 ans, la participation aux études postsecondaires avait diminué régulièrement pour s’établir à 15 % huit ans plus tard, à l’âge de 26 à 28 ans. Chez les participants qui travaillaient et ne fréquentaient plus l’école, le travail à temps plein augmentait à mesure qu’ils avançaient en âge, et la proportion des travailleurs à temps partiel diminuait et variait légèrement au fil du temps. Au cours des huit années de l’enquête, les femmes étaient proportionnellement plus nombreuses que les hommes à fréquenter l’école et moins nombreuses à travailler (tableau 4). Chez les participants qui travaillaient et ne fréquentaient plus l’école, les femmes étaient proportionnellement plus nombreuses que les hommes à travailler à temps partiel. Au départ, les femmes qui ne fréquentaient plus l’école et qui ne travaillaient pas étaient aussi nombreuses que les hommes mais, à l’âge de 26 à 28 ans, elles étaient plus de deux fois plus nombreuses que les hommes dans cette situation.

Graphique 7 - Transitions entre l'école et le marché du travailGraphique 7 - Transitions entre l'école et le marché du travail

La situation d’activité sur le marché du travail selon l’Enquête auprès des jeunes en transition (EJET) et selon l’Enquête sur la population active (EPA)

On a établi la situation par rapport aux études et au travail à la fin de la période de référence, soit en décembre 1999, 2001, 2003, 2005 et 2007. Les répondants n’étaient pas nécessairement dans cette situation pendant toute la période de référence de deux ans.

En outre, on ne peut associer la situation par rapport aux études et au travail établie selon l’EJET à la situation d’activité sur le marché du travail selon l’EPA puisqu’on n’a pas demandé aux répondants s’ils cherchaient un emploi pendant les mois où ils ne fréquentaient pas l’école et ne travaillaient pas. Par conséquent, les jeunes qui ne fréquentaient pas l’école et qui étaient sans emploi n’étaient pas nécessairement « en chômage » puisqu’ils n’étaient pas nécessairement à la recherche d’un travail. On ne peut donc pas assimiler la proportion des jeunes dans cette situation à un « taux de chômage ».

Tableau 4 - Transitions entre l'école et le marché du travailTableau 4 - Transitions entre l'école et le marché du travail

Quel est le lien entre le niveau de scolarité et les résultats sur le marché du travail?

En général, entre les âges de 26 et 28 ans, 15 % des jeunes adultes étaient toujours aux études et près de 70 % d’entre eux occupaient un emploi à temps plein, indépendamment de leur niveau de scolarité. On observe toutefois des écarts importants entre les sexes. La proportion des hommes qui occupaient un emploi à temps plein était nettement supérieure à celle des femmes, qui étaient plus susceptibles que les hommes de travailler à temps partiel ou de ne pas avoir d’emploi (tableau 5). La situation était encore plus courante chez les femmes qui avaient un faible niveau de scolarité.

Tableau 5 - Plus haut niveau d'éducation atteint selon la situation par rapport à l'école et au travail et le sexeTableau 5 - Plus haut niveau d'éducation atteint selon la situation par rapport à l'école et au travail et le sexe

Toutefois, comme on n’a pas demandé aux répondants à l’Enquête auprès des jeunes en transition s’ils cherchaient du travail pendant les mois où ils ne fréquentaient pas l’école et ne travaillaient pas, il est impossible de déterminer si une personne était active ou non sur le marché du travail (voir l’encadré). D’autres renseignements tirés de l’enquête peuvent expliquer les écarts entre les sexes au chapitre des résultats sur le marché du travail.

Par rapport aux hommes, une très forte proportion de femmes avaient des enfants, surtout chez celles qui avaient un faible niveau de scolarité et celles qui travaillaient à temps partiel ou qui ne travaillaient pas (tableau 6). Par exemple, 87 % des femmes sans diplôme d’études secondaires et sans emploi avaient des enfants, tout comme 78 % de celles qui détenaient un diplôme d’études secondaires et qui n’avaient pas d’emploi. Même chez les titulaires d’un grade universitaire qui avaient des enfants, 44 % des femmes ne travaillaient pas. Il est donc possible qu’elles ne travaillaient pas par choix afin de s’occuper de leurs enfants.

Tableau 6 - Proportion de jeunes qui ont des enfants selon le sexe, le plus haut niveau d'éducation atteint et leur situation par rapport à l'école et au travailTableau 6 - Proportion de jeunes qui ont des enfants selon le sexe, le plus haut niveau d'éducation atteint et leur situation par rapport à l'école et au travail

Rentabilité des études

La scolarité, c’est payant. Tant chez les hommes que chez les femmes, à un niveau de scolarité plus élevé correspondait un revenu plus élevé, indépendamment de leur situation sur le marché du travail (tableau 7). En moyenne, le revenu d’un diplômé universitaire était de 13 000 $ supérieur à celui d’une personne sans diplôme d’études secondaires. En général, les hommes avaient un revenu supérieur à celui des femmes, même si leur niveau de scolarité était plus faible. Les hommes sans diplôme d’études secondaires avaient un revenu près de deux fois supérieur à celui des femmes possédant des qualifications semblables. Ce phénomène est peut-être dû au fait que la proportion des femmes qui ne fréquentaient pas l’école et ne travaillaient pas était deux ou trois fois plus élevée que celle des hommes dans la même situation, selon leur niveau de scolarité.

Les bénéfices des études supérieures étaient plus importants chez les femmes que chez les hommes. L’écart entre le revenu lié aux niveaux de scolarité le plus faible et le plus élevé était de plus de 18 000 $ chez les femmes qui occupaient un emploi à temps plein. Chez les hommes, l’écart était également le plus élevé chez les titulaires d’un emploi à temps plein, se chiffrant à 13 000 $. Ces résultats correspondent à ceux de Hansen (2007) dont l’analyse, qui portait sur les salaires horaires, a également démontré que l’incidence des études sur les salaires était plus importante chez les femmes que chez les hommes.

Tableau 7 - Revenu moyen selon le sexe, le plus haut niveau d'éducation atteint et la situation par rapport à l'école et au travailTableau 7 - Revenu moyen selon le sexe, le plus haut niveau d'éducation atteint et la situation par rapport à l'école et au travail