Indicateurs de l'éducation au Canada : feuillets d'information

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Dépenses liées aux études postsecondaires
Juin 2011

Au Canada, l'enseignement public est offert gratuitement à tous les résidents (jusqu'à un certain âge selon la province ou le territoire), jusqu'à la fin de leurs études secondaires. Les fonds accordés par les gouvernements couvrent la plupart des frais liés à l'enseignement public élémentaire et secondaire, mais les familles ont habituellement des débours divers liés aux fournitures et aux activités scolaires de leurs enfants. Lorsque les étudiants poursuivent des études postsecondaires, les frais peuvent augmenter de façon considérable. Bien que les établissements d'enseignement postsecondaire jouissent de financements publics importants, les frais de scolarité des étudiants comptent parmi les plus importantes sources de financement privé. En même temps, les étudiants qui paient ces frais de scolarité ont des dépenses supplémentaires liées à leurs études postsecondaires. L'augmentation des dépenses dans les deux cas a fait naître de nombreux débats sur l'équilibre approprié concernant cette responsabilité partagée entre les dépenses publiques et privées au niveau postsecondaire.

Le présent feuillet d'information donne un aperçu des dépenses liées aux études postsecondaires,1 en fonction des données tirées de trois enquêtes de Statistique Canada (se reporter au tableau 1). Les données sont fournies pour le Canada et les provinces.

Tableau 1 Aperçu de trois enquêtes qui fournissent certaines données de l'indicateur B2 : Dépenses publiques et privées au titre de l'éducation

Dépenses par ménage

Selon les données de l'Enquête sur les dépenses des ménages (EDM), le total des dépenses moyennes des ménages au Canada s'élevait à 71 117 dollars en 2009 (tableau 2).2 Cette estimation est fondée sur les dépenses déclarées se rapportant à tous les membres des ménages, y compris les frais pour les catégories de dépenses principales comme la nourriture, le logement, les vêtements, le transport et les impôts sur le revenu des particuliers.

Bien que l'Enquête sur les dépenses des ménages ne vise pas à recueillir des renseignements portant précisément sur les dépenses scolaires (se reporter au tableau 1), elle demande aux répondants de déclarer les dépenses des ménages au titre de l'éducation. En 2009, environ un tiers des ménages (33 %) a déclaré ce type de dépenses et 17 % des ménages canadiens ont affirmé qu'ils avaient engagé des frais de scolarité liés à des études postsecondaires (tableau B.2.7). Au Canada, les dépenses moyennes liées aux études postsecondaires pour ces ménages s'élevaient à 4 674 dollars (tableau 2). Cette moyenne représente les dépenses de l'ensemble du ménage – et non celles d'un individu particulier dans le ménage – au titre des frais de scolarité postsecondaires et inclut les frais d'inscription à l'université ou à des cours de formation professionnelle. Elle s'élevait à près de 5 % des dépenses moyennes des ménages canadiens ayant déclaré ce type de dépenses.3 Les ménages ayant engagé des frais de scolarité liés aux études postsecondaires avaient un niveau total de dépenses pour le ménage supérieur de près de 30 000 dollars, en moyenne, à celui de l'ensemble des ménages canadiens.

Tableau 2 Dépenses par ménage, tous les ménages et ceux ayant déclaré des dépenses liées aux études postsecondaires, Canada et provinces, 2009

Les estimations de l'Enquête sur les dépenses des ménages concernant les dépenses moyennes des ménages au titre des frais de scolarité postsecondaires variaient selon les provinces en 2009, évoluant pour la plupart dans une fourchette comprise entre 3 000 dollars et 5 000 dollars (tableau 2). La moyenne la plus faible se retrouve au Québec et reflète un système d'études postsecondaires qui comprend les cégeps, dont la plupart offrent des programmes publics pour lesquels les frais de scolarité sont peu élevés, ainsi que des frais de scolarité universitaires qui sont généralement bas. À l'opposé se retrouvent des montants globaux de frais de scolarité plus élevés payés par certains ménages.

L'examen des dépenses médianes des ménages nous permet de voir les choses selon une perspective différente. Lorsque l'on classe les ménages selon leurs dépenses croissantes au titre des frais de scolarité, la médiane est la valeur des dépenses qui séparent les ménages en deux groupes égaux (50 % des ménages ayant déclaré des dépenses inférieures à cette valeur et 50 % ayant déclaré des dépenses supérieures à celle-ci). En comparant les provinces selon les différences entre la moyenne et la médiane, des dépenses élevées au titre des frais de scolarité engagées par certains ménages dans une province peuvent se solder par une différence plus importante entre ces deux mesures dans cette province par rapport à une autre province où les frais de scolarité engagés sont plus homogènes. Les différences entre les dépenses moyennes et médianes au titre des frais de scolarité postsecondaires en 2009 étaient les plus perceptibles en Colombie-Britannique et beaucoup moins prononcées en Saskatchewan et au Nouveau Brunswick (tableau 2).

Moyenne des frais de scolarité universitaire

Selon l'enquête sur les Frais de scolarité et de subsistance des étudiants à plein temps dans les universités et collèges du Canada qui confèrent des grades (FSSUC) (se reporter au tableau 1), les frais moyens de scolarité4 de premier cycle au Canada s'élevaient à 4 747 dollars pour l'année scolaire 2008-2009 (graphique 1, tableau B.2.9)5. Bien que ces chiffres soient similaires aux chiffres de l'Enquête sur les dépenses des ménages en ce qui concerne les dépenses moyennes des ménages liées aux frais de scolarité pour les études postsecondaires en 2009, les deux moyennes ne sont pas directement comparables. Les frais dans l'enquête FSSUC correspondent uniquement aux frais de scolarité et ne comprennent pas les frais supplémentaires exigés.

L'enquête FSSUC présente également les frais de scolarité moyens pour les étudiants diplômés qui étaient de 5 737 dollars en 2008-2009.6 Dans l'ensemble, les frais de scolarité moyens les moins élevés étaient au Québec, ainsi qu'à Terre-Neuve-et-Labrador en 2008-2009, qu'il s'agisse des frais de premier cycle ou des cycles supérieurs. Les frais de scolarité aux cycles supérieurs étaient plus élevés que la moyenne nationale en Ontario, en Nouvelle-Écosse et en Colombie-Britannique. Les frais de scolarité aux cycles supérieurs étaient généralement plus élevés, parfois même beaucoup plus élevés, que les frais de premier cycle dans la moitié des provinces.

Graphique 1 Frais de scolarité universitaires moyens des étudiants canadiens à temps plein de premier cycle et de deuxième et troisième cycles, Canada et provinces, 2008-2009

Revenus des universités

La plupart des revenus des établissements canadiens publics d'enseignement postsecondaire7 proviennent de sources publiques, correspondant au financement des administrations publiques à tous les niveaux. Selon l'enquête sur l'Information financière des universités et collèges (IFUC) (se reporter au tableau 1), les revenus des universités provenant de sources publiques constituaient environ 61 % du total des revenus des universités pour l'année scolaire 2008-2009 (graphique 2, tableau B.2.12). Les 39 % restants provenaient de sources privées et plus de la moitié de cette part (22 %) était issue des frais versés par les étudiants (frais de scolarité et d'autres frais).

Graphique 2 Revenus des universités provenant de sources privées (y compris les frais versés par les étudiants) et publiques, pourcentage du total des revenus des universités, Canada et provinces, 2008-2009

En 2008-2009, les proportions de financement gouvernemental, ou public, pour les études postsecondaires variaient de 49 % en Nouvelle-Écosse à 72 % en Alberta. Les proportions étaient ainsi relativement élevées en Saskatchewan (68 %) et à Terre-Neuve-et-Labrador (69 %). Bien que les proportions des frais versés par les étudiants étaient relativement faibles en Saskatchewan et en Alberta (entre 14 % et 15 %), c'est à Terre-Neuve-et-Labrador et au Québec8 qu'elles étaient les plus faibles (12 %). Tel que mentionné auparavant, les frais de scolarité de premier cycle et aux cycles supérieurs étaient les plus bas dans ces deux provinces en 2008-2009. Au Manitoba, à l'Île-du-Prince-Édouard et en Colombie-Britannique, environ 60 % des revenus des universités provenaient de sources publiques, mais la part de financement privé provenant des frais versés par les étudiants variait de près de la moitié au Manitoba et à l'Île-du-Prince-Édouard à deux tiers au Nouveau-Brunswick. La Nouvelle-Écosse, l'Ontario et le Nouveau-Brunswick dont le financement provenant de sources publiques était relativement plus faible (toutes sous les 60 %), recevaient des proportions plus élevées de financement privé provenant des frais versés par les étudiants, soit environ 30 % pour chacune de ces trois provinces.

Financement de l'éducation postsecondaire

Les trois brefs portraits des dépenses en éducation postsecondaire présentés dans ce feuillet d'information donnent un aperçu de la nature complexe de l'exploration des questions des coûts liés à l'éducation, en particulier au niveau postsecondaire. Ces trois enquêtes ont des objectifs connexes, mais différents, et produisent des résultats qui s'apparentent selon des perspectives différentes. Ces différences, ainsi que les conséquences de l'action de plusieurs niveaux de gouvernement et d'autres aspects des dépenses individuelles, devraient être pris en considération dans tout examen des dépenses sur l'éducation postsecondaire.


Notes en fin de texte

  1. Le premier feuillet d'information de la série du Programme d'indicateurs pancanadiens de l'éducation (PIPCE), Dépenses des ménages au titre de l'éducation, a mis en évidence les dépenses des ménages canadiens relatives aux études, telles que les fournitures, les manuels scolaires et les frais de scolarité aux niveaux préscolaire, primaire et postsecondaire en 2007.
  2. Pour obtenir de plus amples renseignements, se reporter à « l'Enquête sur les dépenses des ménages » dans l'édition du 17 décembre 2010 du bulletin Le Quotidien.
  3. Bien qu'il se peut que les frais moyens de scolarité pour les études postsecondaires soient plus élevés dans certaines provinces, les moyennes par ménage déclarant ces dépenses produites par l'Enquête sur les dépenses des ménages représentent les dépenses totales au titre de l'éducation des ménages et non des personnes. De plus, elles ne représentent pas nécessairement les frais payés pour fréquenter un établissement postsecondaire dans une province donnée. Ainsi, des moyennes de dépenses par ménage plus élevées pourraient refléter des frais de scolarité plus élevés pour le membre d'un ménage qui entreprend des études de maîtrise dans une autre province ou qui est peut-être inscrit à un programme d'enseignement dans une université dont les frais de scolarité sont plus élevés et qui se trouve à l'extérieur du Canada. Dans d'autres cas, les dépenses totales des ménages peuvent refléter les dépenses se rapportant à au moins deux membres du ménage poursuivant des études postsecondaires à temps plein ou se rapportant à des membres du ménage qui sont des étudiants étrangers qui payent des frais de scolarité pour les étrangers plus élevés.
  4. Les montants de frais de scolarité, dans cette section, réfèrent aux frais payés par un étudiant pour une année d'études.
  5. Les données sont présentées pour l'année 2008-2009 afin d'uniformiser les années pour lesquelles les données des autres enquêtes sont présentées dans le présent feuillet d'information. Cependant, les données de l'enquête FSSUC pour les années scolaires 2006-2007 à 2010-2011 sont présentées dans le tableau B.2.9 du PIPCE qui a été publié le 13 décembre 2010. Les données de l'enquête pour l'année scolaire 2011-2012 devraient être publiées à la mi-septembre 2011.
  6. Étant donné que les droits de scolarité concernant certains programmes de maîtrise en administration des affaires (Programme de maîtrise en administration des affaires pour cadres et Programme régulier de maîtrise en administration des affaires) peuvent être considérables et parce qu'ils peuvent donc faire augmenter les frais de scolarité moyens, ces frais ne sont pas inclus dans les moyennes de l'enquête FSSUC.
  7. Inclut les subventions gouvernementales liées à la recherche et peut être différent des données publiées par les provinces.
  8. Il est important de noter que l'année 2008-2009 est une année atypique. En effet, en raison de la crise financière qui a réduit de façon importante la valeur des fonds de dotation, plusieurs universités canadiennes ont déclaré d'importantes pertes dans la rubrique des revenus de placements. Cela a eu pour effet de modifier la contribution relative des différentes sources de revenus au financement des universités.
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