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Publication : Rapports sur la santé 2010:21(3)

Auteurs : Larry F. Ellison et Kathryn Wilkins

Données : Registre canadien du cancer couplés à ceux de la Base canadienne de données sur l’état civil – Décès.

Entre 1992-1994 et 2004-2006, la survie relative à cinq ans a augmenté pour un certain nombre de cancers, le plus souvent légèrement, mais dans certains cas, appréciablement.

Ainsi, le ratio de survie relative normalisé selon l’âge est passé de 51 % à 63 % pour le lymphome non hodgkinien, de 44% à 54% pour la leucémie et de 9 % à 17 %, soit presque le double, pour le cancer du foie.

La hausse des ratios de survie relative au cours du temps pourrait être due à un certain nombre de facteurs, dont le diagnostic à un stade plus précoce de la maladie et les progrès thérapeutiques.

De 2004 à 2006, le ratio estimé de survie relative à cinq ans, tous types et sièges de cancer confondus, était de 62 %. Autrement dit, chez les personnes ayant reçu un diagnostic de cancer, la probabilité de survie dans les cinq années suivantes est environ égale aux trois cinquièmes de celle observée chez les personnes non atteintes d’un cancer. Le ratio de survie relative à dix ans était un peu plus faible, soit 58 %.

Durant la période 2004 à 2006, le ratio de survie relative à cinq ans variait de 6 % pour le cancer du pancréas à 98 % pour celui de la thyroïde.

La survie relative était élevée pour le cancer de la prostate (96 %) et du testicule (95 %), le mélanome de la peau (89 %) et le cancer du sein (88 %).

Les sièges de cancer associés à un faible ratio de survie relative à cinq ans comprenaient l’œsophage (13 %), le poumon et les bronches (6 %) et le foie (18 %).

Dans le cas des cancers dont le pronostic à long terme est moyen à mauvais, la probabilité de mourir était habituellement la plus élevée peu de temps après le diagnostic. Ainsi, le ratio de survie relative à un an était de 21 % pour le cancer du pancréas. Le ratio de survie à trois ans était de 8 %, tandis que le ratio de survie à dix ans était de 6 %.

Pour la plupart des cancers, le ratio de survie relative était plus élevé chez les jeunes que chez les personnes plus âgées et, pour certains, l’avantage de survie à un plus jeune âge était assez marqué. Ainsi, dans le cas du cancer du cerveau, la survie relative à cinq ans était de 58 % chez les 15 à 44 ans, contre 9 % chez les 65 à 74 ans et 4 % chez les 75 à 99 ans.

Pour plus de renseignements concernant cet article, communiquez avec Kathryn Wilkins (1-613-951-1769; Kathryn.Wilkins@statcan.gc.ca), Division de l’analyse de la santé.