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Contexte

Les immigrants ont tendance à avoir une meilleure santé que les personnes nées au Canada. Toutefois, l’effet de l’« immigrant en santé » diminue au fil du temps et varie selon le pays d’origine. La présente étude vise à déterminer si les taux d’hospitalisation plus faibles chez la première génération d’immigrants que dans la population canadienne totale (troisième génération ou plus) persistent chez les immigrants de deuxième génération. Les taux d’hospitalisation toutes causes confondues et liée aux maladies de l’appareil circulatoire ont été examinés selon la génération, en portant une attention particulière aux personnes d’ascendance chinoise et sud-asiatique.

Données et méthodes

Les données tirées du couplage des données du Recensement de 2006 avec les données sur les hospitalisations (le Québec exclu) ont été analysées à l’aide d’une régression logistique. Les taux normalisés selon l’âge d’hospitalisation toutes causes confondues (sauf liées à la grossesse) et liée aux maladies de l’appareil circulatoire ont été calculés pour la population urbaine de 30 ans et plus, pour les exercices 2006-2007 à 2008-2009.

Résultats

Au fil des générations, les taux d’hospitalisation toutes causes confondues et liée aux maladies de l’appareil circulatoire chez les immigrants et chez les Canadiens en général ont convergé. Comparées aux cotes observées pour la troisième génération ou plus, les cotes corrigées selon l’âge exprimant le risque d’hospitalisation toutes causes confondues s’établissent à 0,49 (IC = 0,48-0,51) chez les hommes immigrants de première génération, à 0,78 (IC = 0,77-0,79) chez ceux de première génération établis de longue date et à 0,95 (IC = 0,94-0,97) chez ceux de deuxième génération. L’écart se rétrécit après neutralisation de l’effet du statut socioéconomique, particulièrement entre la deuxième génération et la troisième. Il y a convergence des taux d’hospitalisation pour maladie de l’appareil circulatoire chez les personnes d’origine sud-asiatique, notamment les hommes. Les taux d’hospitalisation parmi les personnes d’origine chinoise ont augmenté au fil des générations, mais sont demeurés sensiblement en deçà de ceux observés pour la troisième génération ou plus.

Interprétation

Le risque d’hospitalisation liée aux maladies de l’appareil circulatoire chez les immigrants de première génération, qui est inférieur à celui que présentent les Canadiens de la troisième génération et des subséquentes, persiste chez les immigrants de deuxième génération d’origine chinoise, mais non chez ceux d’origine sud-asiatique.

Mots-clés

Maladies cardiovasculaires, recensement, Chinois, couplage de données, dossiers des hôpitaux, santé des immigrants, dossiers médicaux, statut socioéconomique, Sud-Asiatique.

Résultats

Depuis les années 1970, les immigrants au Canada proviennent de plus en plus de pays non européens, comme l’Inde et la Chine. Ainsi, 8 % de la population totale se déclare comme étant d’origine sud-asiatique ou chinoise, proportion qui devrait atteindre environ 15 % d’ici 2031. L’évolution de la composition ethnique du Canada et ses effets à long terme sur les générations subséquentes sont des facteurs dont on sait qu’ils peuvent influer sur les soins de santé. [Texte intégral]

Auteurs

Edward Ng (edward.ng@statcan.gc.ca), Claudia Sanmartin et Douglas G. Manuel travaillent à la Division de l’analyse de la santé, à Statistique Canada, Ottawa (Ontario). Douglas G. Manuel est aussi rattaché à l'Institut de recherche en santé d’Ottawa et à l’Université d’Ottawa. Jack V. Tu travaille à l’Institute for Clinical Evaluative Studies et à l’Université de Toronto, à Toronto (Ontario).

Ce que l'on sait déjà sur le sujet

  • Des études canadiennes sur l’intégration des immigrants ont exploré la situation économique des immigrants de deuxième génération, mais les tendances en matière de santé et d’utilisation des soins de santé selon le statut des générations ont été peu étudiées à ce jour.
  • Le risque de mortalité par maladie de l’appareil circulatoire chez les immigrants d’origine sud-asiatique est comparable à celui dans la population née au Canada, mais supérieur par comparaison avec celui d’autres groupes d’immigrants, par exemple les Chinois.
  • Il faut déterminer si les taux d’hospitalisation reflètent le risque élevé de mortalité par maladie de l’appareil circulatoire chez les immigrants sud-asiatiques, et si les risques pour la santé ont une incidence sur les générations subséquentes.

Ce qu'apporte l'étude

  • À partir des données du recensement couplées aux données sur les hospitalisations, la présente étude examine les hospitalisations toutes causes confondues (sauf liées à la grossesse) et liées aux maladies de l’appareil circulatoire chez les immigrants de première et deuxième générations, originaires d’Asie du Sud et de Chine, notamment.
  • D’après les taux d’hospitalisation normalisés selon l’âge, l’avantage en matière de santé de l’appareil circulatoire dont jouissent les immigrants sud-asiatiques disparaît chez la deuxième génération.
  • Chez les immigrants d’origine chinoise, les risques d’hospitalisation toutes causes confondues et liée aux maladies de l’appareil circulatoire augmentent généralement au fil des générations, mais demeurent significativement inférieurs à ceux que présentent les Canadiens en général.
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