Les jeunes adultes contrevenants au Canada, 2014

par Mary Allen

Début de l'encadré

Faits saillants

  • Les données policières révèlent que les jeunes adultes de 18 à 24 ans affichent le taux le plus élevé d’infractions criminelles parmi tous les groupes d’âge. En 2014, on a dénombré plus de 183 000 jeunes adultes auteurs présumés de crimes déclarés par la police, ce qui représente un taux de 5 428 auteurs présumés pour 100 000 jeunes adultes. Par comparaison, les taux d’auteurs présumés chez les jeunes de 12 à 17 ans (4 322 pour 100 000) ainsi que chez les adultes de 25 à 29 ans (4 712) et de 30 à 34 ans (4 022) étaient nettement inférieurs.
  • Entre 2009 et 2014, le taux de tous les auteurs présumés de crimes déclarés par la police au Canada a diminué de 22 %. Au cours de cette période de référence, le taux global enregistré par les jeunes adultes auteurs présumés a reculé de 31 %. Toutefois, cette diminution était la plus marquée chez les jeunes adultes de 18 et 19 ans (-37 %), soit un pourcentage semblable à celui observé chez les jeunes de 12 à 17 ans (-39 %). La baisse notée chez les jeunes adultes auteurs présumés de 20 à 24 ans était légèrement inférieure (-24 %), mais elle demeurait supérieure à celles observées chez les adultes de 25 à 29 ans (-10 %) et chez ceux de 30 ans et plus (-10 %).
  • Les infractions criminelles les plus souvent commises par les jeunes adultes étaient les vols de 5 000 $ ou moins (727 pour 100 000 jeunes adultes), les voies de fait simples (682 pour 100 000) et les méfaits (585 pour 100 000). Près du quart des jeunes adultes auteurs présumés avaient commis des infractions contre l’administration de la justice (1 286 pour 100 000 jeunes adultes), principalement le défaut de respecter les conditions d’une peine, le manquement aux conditions de la probation et le défaut de comparaître. De plus, le taux d’auteurs présumés de possession de cannabis était élevé chez les jeunes adultes (747 pour 100 000).
  • Les taux d’auteurs présumés d’homicide et de tentative de meurtre ainsi que de voies de fait (niveaux 1, 2 et 3) étaient les plus élevés chez les jeunes adultes, comparativement aux adultes plus âgés et aux jeunes. En outre, les jeunes adultes affichaient les plus forts taux de méfaits, d’affaires liées au fait de troubler la paix, de délits de la route prévus au Code criminel (surtout la conduite avec facultés affaiblies) et d’autres infractions au Code criminel.
  • En tant que groupe, les jeunes adultes affichaient le taux le plus élevé d’infractions relatives aux drogues en vertu de la Loi réglementant certaines drogues et autres substances. Les deux tiers (67 %) des jeunes adultes auteurs présumés d’infractions relatives aux drogues l’étaient en lien avec la possession de cannabis. Même si la possession de cannabis a atteint un sommet chez les personnes de 18 ans en 2014, le taux d’auteurs présumés d’infractions relatives aux drogues autres que le cannabis atteignait un sommet à l’âge de 21 ans.
  • Même si les crimes contre les biens, comme les vols de 5 000 $ ou moins, étaient courants chez les jeunes adultes, ils étaient généralement plus fréquents chez les jeunes. En effet, les jeunes de 12 à 17 ans affichaient des taux supérieurs à ceux des jeunes adultes pour un grand nombre de crimes contre les biens, plus particulièrement l’introduction par effraction et le vol de 5 000 $ ou moins. Les jeunes affichaient également des taux plus élevés de vols qualifiés et de menaces que les jeunes adultes. En outre, les jeunes présentaient les plus hauts taux d’auteurs présumés au chapitre de l’agression sexuelle de niveau 1 et des infractions sexuelles contre les enfants.
  • Les données déclarées par la police révèlent que, en 2014, le taux global d’infractions criminelles au Canada atteignait un sommet à l’âge de 17 ans, puis diminuait de façon constante avec l’âge. Toutefois, la nature de la répartition de la criminalité selon l’âge différait selon le type d’infraction. Pour certaines infractions — notamment le vol de 5 000 $ ou moins, l’introduction par effraction, les menaces, le vol qualifié, le vol de véhicules à moteur et les infractions sexuelles —, les taux d’auteurs présumés atteignaient un sommet avant l’âge de 18 ans et diminuaient considérablement jusqu’à l’âge de 25 ans.
  • Les taux d’homicides et de tentatives de meurtre ainsi que les taux de voies de fait majeures, de méfaits et de possession de cannabis atteignaient des sommets chez les jeunes adultes, mais ils étaient nettement inférieurs à l’âge de 30 ans. Pour les autres crimes, le nombre d’infractions diminuait avec l’âge, mais le processus de renonciation à la criminalité en raison de l’âge semblait être plus graduel. Ces infractions comprennent les voies de fait simples, le harcèlement criminel, la conduite avec facultés affaiblies, les infractions relatives aux drogues autres que le cannabis et le fait de troubler la paix.
  • Les territoires présentent un écart important par rapport au lien entre la criminalité et l’âge à l’échelle nationale. En effet, le taux d’auteurs présumés de crimes dans les territoires en 2014 atteignait un sommet à l’âge de 24 ans et demeurait élevé jusqu’à environ 50 ans. Cette tendance découle principalement des taux élevés d’infractions sans violence, en particulier les infractions de méfait et celles liées au fait de troubler la paix.

Fin de l'encadré

Ensemble, les jeunes adultes de 18 à 24 ans et les jeunes de 12 à 17 ans représentent plus du tiers des auteurs présumés dans les affaires criminelles déclarées par la police. Même si les taux d’auteurs présumés de crimes chez les jeunes sont supérieurs à ceux des adultes en général, les jeunes adultes — âgés de 18 à 24 ans — présentaient des taux d’auteurs présumés de crimes plus élevés que tout autre groupe d’âge (Allen et Superle, 2016). Puisque la plupart des contrevenants commettent des infractions pour la première fois durant leur jeunesse (Piquero, Hawkins et Kazemian, 2012), le fait de comprendre la criminalité chez les jeunes et les jeunes adultes est une partie importante de la recherche de moyens visant à réduire la criminalité en général.

En vertu de la Loi sur le système de justice pénale pour les adolescents (LSJPA), les jeunes auteurs présumés de crimes âgés de 12 à 17 ans sont traités aux termes de la loi d’une façon qui tient compte de leur degré de maturité et de responsabilité. Cependant, lorsqu’ils atteignent l’âge de 18 ans — et qu’ils amorcent une période de transitions importantes dans leur vie —, les jeunes sont considérés comme des adultes au sens de la Loi. Les résultats de l’Enquête auprès des jeunes en transition ont révélé que, au moment où ils atteignent l’âge de 26 à 28 ans, 81 % des jeunes adultes ont fait des études postsecondaires sous une forme ou une autre, et que près de 70 % occupent un emploi à temps plein. De plus, environ la moitié des jeunes adultes de 26 à 28 ans étaient ou avaient été en couple, et près du quart (30 % des femmes et 18 % des hommes) avaient des enfants (Shaienks et Gluszynski, 2009).

Des recherches ont révélé que la « renonciation en raison de l’âge » au comportement criminel est associée à des transitions de la vie comme l’emploi et le mariage, le changement de groupe de pairs et le changement d’environnement social (Farrington, Loeber et Howell, 2012; Sweeten, Piquero et Steinberg, 2013). Il convient toutefois de souligner que certaines recherches relatives au développement du cerveau semblent indiquer que les jeunes adultes ne sont pas encore entièrement arrivés à maturité et que leur cerveau ainsi que les fonctions exécutives régissant leur comportement ne seraient pas complètement développés avant l’âge de 25 ans (Blakemore et Choudhury, 2006; Steinberg, Cauffman et Monahan, 2015).

Dans un bon nombre d’études, on a examiné le lien entre l’âge et la criminalité ainsi que les facteurs qui incitent les jeunes à continuer à commettre des infractions (persistance) ou à cesser de commettre des infractions (désistement) lorsqu’ils deviennent adultes (Farrington, Loeber et Howell, 2012; Piquero, Hawkins et Kazemian, 2012; Ulmer et Steffensmeier, 2014). Comme il a été mentionné précédemment, de nombreuses transitions de vie réduisent la probabilité de commettre des crimes. Toutefois, les démêlés avec le système de justice — particulièrement l’incarcération et les longues peines — perturbent la transition vers les rôles adultes associés au désistement du crime et sont liés aux récidives (Massoglia et Uggen, 2010; Holman et Zeidenburg, 2013; Wilson et Hoge, 2013).

Le présent article de Juristat, qui repose sur les données policières provenant du Programme de déclaration uniforme de la criminalité fondé sur l’affaire (DUC), comprend un examen de la nature des crimes commis par les jeunes adultes de même qu’une comparaison avec la criminalité chez les jeunes et les adultes plus âgés. On y examine également l’évolution des taux d’infractions au fur et à mesure que les jeunes passent de l’adolescence au début de l’âge adulte et qu’ils effectuent la transition durant la vingtaine.

Taux de criminalité chez les jeunes adultes

Les jeunes adultes de 18 à 24 ans affichent le taux le plus élevé d’infractions criminelles

Les données déclarées par la police révèlent que les jeunes adultes de 18 à 24 ans affichent le taux le plus élevé d’infractions criminelles parmi tous les groupes d’âge. En 2014, on a dénombré plus de 183 000 jeunes adultes auteurs présumés de crimes déclarés par la police, ce qui représente un taux de 5 428 auteurs présumés pour 100 000 jeunes adultesNote 1. Par comparaison, les taux d’auteurs présumés chez les jeunes de 12 à 17 ans (4 322 pour 100 000) ainsi que chez les adultes de 25 à 29 ans (4 712) et de 30 à 34 ans (4 022) étaient nettement inférieurs (tableau 1).

Comparativement aux autres groupes d’âge, les jeunes adultes affichaient les taux les plus élevés de crimes violents, d’infractions relatives aux drogues et d’autres infractions au Code criminel (surtout le fait de troubler la paix et les infractions contre l’administration de la justice) (graphique 1). Toutefois, ils ne présentaient pas le taux le plus élevé de crimes contre les biens, qui a été enregistré par les jeunes. En outre, le taux d’infractions aux autres lois fédérales (autres que les infractions relatives aux drogues) était le plus élevé chez les jeunes, puisqu’il s’agit principalement d’infractions en vertu de la LSJPA, qui sont généralement liées à l’administration de la justice.

Graphique 1

Description du Graphique 1
Graphique 1 Taux d'auteurs présumés, certaines infractions, selon le groupe d'âge de l'auteur présumé et le type d'infraction, 2014, taux pour 100 000 personnes
  Adultes de 25 ans et plus Jeunes adultes de 18 à 24 ans Jeunes de 12 à 17 ans
Infractions aux autres lois fédérales 25 71 221
Infractions relatives aux drogues 215 1 108 657
Délits de la route prévus au Code criminel 252 506 53
Autres infractions au Code criminel 699 1 945 918
Crimes contre les biens 701 1 959 2 124
Crimes violents 649 1 524 1 281
Note :
Les taux sont calculés pour 100 000 personnes dans chaque groupe d'âge. Les chiffres de population sont fondés sur des estimations au 1er juillet fournies par la Division de la démographie de Statistique Canada. Exclut les auteurs présumés de plus de 89 ans. Voir le tableau 1 pour obtenir la liste des infractions comprises dans chaque type d'infraction.
Source :
Statistique Canada, Centre canadien de la statistique juridique, Programme de déclaration uniforme de la criminalité fondé sur l'affaire, 2014.

Environ 1 jeune adulte auteur présumé sur 4 est de sexe féminin

Les femmes représentaient environ 1 jeune adulte auteur présumé sur 4 (24 %) de crimes en 2014, soit la même proportion que chez les adultes plus âgés. Toutefois, les femmes représentaient des proportions plus élevées chez les jeunes adultes auteurs présumés de vol de 5 000 $ ou moins (36 %) et de voies de fait simples (niveau 1) (30 %).

Selon les données policières, les crimes commis par les jeunes adultes diminuent à un rythme plus rapide que la criminalité en général

Comme pour la criminalité chez les jeunes (où les auteurs présumés sont âgés de 12 à 17 ans), les crimes commis par les jeunes adultes et déclarés par la police diminuent de façon constante, et ce, à un rythme plus rapide que la baisse du taux de criminalité global. Cela était particulièrement marqué chez les jeunes de 18 et 19 ans (graphique 2).

Selon les données policières, le taux de tous les auteurs présumés de crimes au Canada a diminué de 22 % entre 2009 et 2014Note 2. Au cours de cette période de référence, le taux de jeunes adultes (18 à 24 ans) auteurs présumés de crimes a reculé de 31 %. La baisse du taux était la plus marquée chez les jeunes adultes de 18 et 19 ans (-37 %), soit un pourcentage semblable à celui observé chez les jeunes (-39 %). La baisse notée chez les jeunes adultes de 20 à 24 ans était légèrement inférieure (-24 %), mais elle demeurait supérieure à celles observées chez les adultes de 25 à 29 ans (-10 %) et chez ceux de 30 ans et plus (-10 %) (graphique 2).

Graphique 2

Description du Graphique 2
Graphique 2 Baisse du taux d'auteurs présumés de crimes, selon l'âge de l'auteur présumé, 2009 à 2014, taux pour 100 000 personnes
  12 à 17 ans 18 et 19 ans 20 à 24 ans 25 à 29 ans 30 ans et plus
2009 7 033 9 295 6 877 5 223 1 963
2010 6 551 8 893 6 770 5 197 1 938
2011 6 016 8 249 6 517 5 186 1 916
2012 5 571 7 742 6 376 5 091 1 901
2013 4 740 6 723 5 738 4 879 1 834
2014 4 322 5 899 5 242 4 701 1 757
Note :
Les taux représentent toutes les infractions au Code criminel (sauf les délits de la route). Les taux sont calculés pour 100 000 personnes dans chaque groupe d'âge. Les chiffres de population sont fondés sur des estimations au 1er juillet fournies par la Division de la démographie de Statistique Canada. Exclut les auteurs présumés de plus de 89 ans.
Source :
Statistique Canada, Centre canadien de la statistique juridique, base de données sur les tendances du Programme de déclaration uniforme de la criminalité fondé sur l'affaire.

Nature des crimes commis par les jeunes adultes

Comme pour les crimes commis par les jeunes et déclarés par la police, les infractions criminelles les plus souvent perpétrées par les jeunes adultes de 18 à 24 ans étaient les vols de 5 000 $ ou moins (727 pour 100 000 jeunes adultes), les voies de fait simples (682 pour 100 000) et les méfaits (585 pour 100 000). Près du quart des jeunes adultes auteurs présumés avaient commis des infractions contre l’administration de la justice (1 286 pour 100 000 jeunes adultes), principalement le défaut de respecter les conditions d’une peine, le manquement aux conditions de la probation et le défaut de comparaître. Parmi les jeunes adultes auteurs présumés d’infractions criminelles, 28 % avaient commis un crime violent.

Outre les infractions prévues au Code criminel, le taux d’auteurs présumés d’infractions relatives aux drogues en vertu de la Loi réglementant certaines drogues et autres substances était aussi élevé chez les jeunes adultes (1 108 pour 100 000). Les deux tiers (67 %) de ces jeunes adultes étaient impliqués dans des affaires de possession de cannabis (747 pour 100 000).

La plupart des affaires criminelles avec violence (60 %) impliquant un jeune adulte auteur présumé ont eu lieu dans une résidence privée. En outre, 22 % des affaires mettant en cause de jeunes adultes auteurs présumés se sont produites dans une rue ou une aire ouverte, et 11 % se sont déroulées dans un établissement commercial. Pour ce qui est des crimes contre les biens impliquant un jeune adulte auteur présumé, 42 % se sont produits dans une résidence, 38 % ont eu lieu dans un établissement commercial et 15 % se sont produits dans une rue ou une aire ouverte.

Des armes (p. ex. couteaux, armes à feu, massues et instruments contondants) étaient un peu plus susceptibles d’être présentes dans les affaires de violence mettant en cause un jeune adulte auteur présumé que dans les affaires où aucun jeune adulte n’était impliqué (20 % par rapport à 16 %)Note 3. Quel que soit l’âge de l’auteur présumé, des armes à feu n’ont été utilisées que dans très peu d’affaires criminelles en 2014. En effet, une arme à feu était présente dans 2,4 % des affaires de violence mettant en cause au moins un jeune adulte auteur présumé et dans 1,6 % des affaires de violence n’impliquant aucun jeune adulte auteur présuméNote 4.

Les jeunes adultes affichent les taux les plus élevés d’homicides et de tentatives de meurtre ainsi que de voies de fait

Comparativement aux jeunes et aux adultes plus âgés, les jeunes adultes ont affiché les plus hauts taux d’auteurs présumés déclarés par la police pour bon nombre des infractions avec violence les plus graves en 2014. À ce titre, les jeunes adultes ont inscrit les taux les plus élevés d’auteurs présumés d’homicide et de tentative de meurtre ainsi que de voies de fait (niveaux 1, 2 et 3) (tableau 1)Note 5.

De plus, les jeunes adultes ont enregistré les taux les plus élevés d’infractions liées au cannabis, de méfaits, d’affaires liées au fait de troubler la paix, de délits de la route prévus au Code criminel (surtout la conduite avec facultés affaiblies) et d’autres infractions au Code criminel (principalement la possession d’armes et l’entrave à un fonctionnaire public ou à un agent de la paix), comparativement aux jeunes et aux adultes plus âgésNote 6.

Les jeunes adultes ont également inscrit le taux le plus élevé d’infractions contre l’administration de la justice. Il importe de souligner que de nombreuses infractions contre l’administration de la justice mettant en cause des jeunes (comme l’omission de se conformer à des conditions) relèvent de la LSJPA, et qu’elles sont ainsi déclarées séparément en tant que violation de cette loi fédérale (et non du Code criminel). Toutefois, le taux d’auteurs présumés pour les jeunes adultes ayant commis une infraction contre l’administration de la justice (1 286 pour 100 000 jeunes adultes) dépasse les taux combinés de jeunes auteurs présumés d’infractions criminelles liées à l’administration de la justice et d’infractions à la LSJPA (565 et 207 pour 100 000 jeunes, respectivement).

Même si les crimes contre les biens comme les vols de 5 000 $ ou moins étaient encore relativement courants chez les jeunes adultes, ils étaient généralement plus fréquents chez les jeunes. En effet, les jeunes de 12 à 17 ans ont affiché des taux supérieurs à ceux des jeunes adultes pour un grand nombre de crimes contre les biens, plus particulièrement les introductions par effraction et les vols de 5 000 $ ou moins. Les jeunes ont également enregistré des taux plus élevés que les jeunes adultes au chapitre des vols qualifiés et des menaces en 2014. En outre, les jeunes ont inscrit les plus hauts taux d’auteurs présumés d’agressions sexuelles de niveau 1 et d’infractions sexuelles contre les enfants. Cela était également le cas au cours des années précédentes (Allen et Superle, 2016) et la même tendance a été révélée dans des recherches menées aux États-Unis (Finkelhor, Ormrod et Chaffin, 2009).

Certains groupes d’adultes plus âgés ont affiché des taux d’auteurs présumés plus élevés que les jeunes adultes, mais uniquement dans les cas de harcèlement criminel, d’autres infractions avec violence au Code criminel, de fraude (y compris le vol d’identité et la fraude d’identité) et de conduite avec facultés affaiblies; les taux les plus élevés ont généralement été enregistrés par les adultes de 25 à 29 ansNote 7. Ce groupe d’âge affichait également des taux d’auteurs présumés semblables à ceux observés chez les jeunes adultes pour ce qui est des vols de plus de 5 000 $ et des autres délits de la route prévus au Code criminel. Le taux d’auteurs présumés de harcèlement criminel, toutefois, était le plus élevé chez les adultes de 30 à 34 ans.

Le taux de crimes déclarés par la police atteint un sommet à l’âge de 17 ans et diminue de façon constante au cours des premières années de l’âge adulte, mais cela varie selon le type d’infraction

En 2014, le taux d’auteurs présumés de crimes déclarés par la police augmentait avec l’âge durant l’adolescence pour atteindre un sommet chez les jeunes de 17 ans. Le nombre d’infractions diminuait ensuite rapidement chez les jeunes adultes (graphique 3). Ces tendances sont conformes aux comptes rendus de recherches qui montrent que le comportement criminel a tendance à s’atténuer au fur et à mesure que les personnes passent à l’âge adulte (Farrington, Loeber et Howell, 2012; Massoglia et Uggen, 2010; Piquero, Hawkins et Kazemian, 2012; Sweeten, Piquero et Steinberg, 2013; Ulmer et Steffensmeier, 2014).

Graphique 3

Description du Graphique 3
Graphique 3 Taux d'auteurs présumés de crimes, selon l'âge de l'auteur présumé, 2014
  taux pour 100 000 personnes
3 2,9
4 10,1
5 26,1
6 51,1
7 89,0
8 132,8
9 249,6
10 328,3
11 568,2
12 1 317,4
13 2 483,0
14 4 049,6
15 5 338,3
16 6 028,7
17 6 242,2
18 6 002,5
19 5 807,2
20 5 631,6
21 5 432,7
22 5 277,9
23 5 001,3
24 4 941,6
25 4 952,6
26 4 824,3
27 4 644,9
28 4 626,4
29 4 513,2
30 4 365,9
31 4 205,3
32 4 029,3
33 3 847,3
34 3 660,7
35 3 542,9
36 3 509,3
37 3 249,3
38 3 222,6
39 3 088,5
40 3 048,7
41 2 852,9
42 2 889,5
43 2 685,3
44 2 625,1
45 2 598,4
46 2 530,8
47 2 319,9
48 2 151,0
49 1 950,5
50 1 847,2
51 1 720,7
52 1 624,4
53 1 392,9
54 1 287,1
55 1 181,0
56 1 040,3
57 925,3
58 816,5
59 757,2
60 707,0
61 611,3
62 571,8
63 504,4
64 458,2
65 407,2
Note :
Les taux représentent toutes les infractions au Code criminel (sauf les délits de la route). Les taux sont calculés pour 100 000 personnes à chaque âge. Les chiffres de population sont fondés sur des estimations au 1er juillet fournies par la Division de la démographie de Statistique Canada. Les auteurs présumés âgés de moins de 12 ans ne peuvent être inculpés d'une infraction en vertu du Code criminel.
Source :
Statistique Canada, Centre canadien de la statistique juridique, Programme de déclaration uniforme de la criminalité fondé sur l'affaire, 2014.

Toutefois, les écarts constatés au chapitre de la répartition des affaires criminelles selon l’âge ne sont pas les mêmes d’une infraction à l’autre (tableau 2). En effet, l’âge auquel la criminalité atteint un sommet et la période de renonciation qui suit diffèrent considérablement selon le type de crime (graphiques 4 à 7). Certaines infractions atteignent un sommet chez les jeunes et diminuent rapidement par la suite, alors que d’autres affichent un sommet au début de l’âge adulte et diminuent aussi relativement rapidement avec l’âge. D’autres infractions atteignent toutefois un sommet au début de l’âge adulte et demeurent relativement élevées avec l’âge.

Pour les auteurs présumés d’infractions sexuelles, de vol qualifié, de menaces, d’introduction par effraction, de vol de véhicules à moteur et de vol de 5 000 $ ou moins (soit les infractions pour lesquelles les plus hauts taux ont été observés chez les jeunes), les taux d’auteurs présumés les plus élevés ont été observés avant l’âge de 18 ans et diminuaient considérablement jusqu’à l’âge de 25 ans (graphique 4). Par exemple, le taux d’auteurs présumés pour l’infraction la plus courante parmi ces dernières — le vol de 5 000 $ ou moins — était le plus élevé chez les jeunes de 16 ans en 2014. Cette année-là, le taux d’auteurs présumés âgés de 25 ans de ce type d’infraction était de 54 % inférieur à celui observé chez les jeunes de 16 ans.

Graphique 4

Description du Graphique 4
Graphique 4 Certaines infractions qui atteignent un sommet chez les jeunes et qui diminuent rapidement avec l'âge, 2014, taux pour 100 000 personnes
  Infractions sexuelles1 Vol qualifié Menaces Introduction par effraction Vol de véhicules à moteur Vol de 5 000 $ ou moins
12 54,1 9,0 89,1 106,8 24,3 265,6
13 85,2 32,3 155,3 187,6 49,3 532,9
14 105,3 82,5 214,2 262,5 88,3 1 024,9
15 110,4 139,5 285,0 360,5 155,8 1 283,5
16 102,8 205,2 279,5 380,8 159,5 1 344,3
17 96,5 198,0 275,6 399,5 156,3 1 213,9
18 87,4 170,4 203,5 324,0 127,0 1 001,8
19 77,2 125,5 199,7 270,5 113,4 827,6
20 73,5 112,5 190,9 239,1 106,4 736,7
21 68,1 91,2 191,8 229,0 95,9 678,3
22 69,9 92,6 172,8 171,8 82,9 644,1
23 59,9 71,9 180,8 170,8 68,9 626,8
24 59,0 73,6 175,0 171,4 77,0 611,2
25 61,5 70,9 174,6 183,0 86,4 616,2
26 55,2 73,5 171,1 168,3 81,6 614,9
27 55,1 58,9 163,9 167,4 67,2 593,3
28 57,5 58,1 182,2 147,4 66,7 600,1
29 50,9 64,4 185,0 177,1 75,4 562,5
30 52,1 56,1 184,1 167,9 57,1 586,0
31 47,5 51,9 170,3 153,3 51,7 570,0
32 54,1 42,4 167,7 191,4 53,3 563,1
33 48,2 40,0 177,0 150,5 57,1 557,5
34 48,1 32,4 181,8 127,8 49,1 510,0
35 45,3 38,2 162,7 128,3 42,6 513,3
36 50,1 32,7 171,0 132,1 47,4 516,8
37 41,1 25,6 148,9 109,0 41,1 473,3
38 46,0 22,6 154,9 131,0 35,4 427,6
39 49,3 27,5 151,9 124,6 33,5 447,1
40 48,8 25,1 153,5 97,1 35,6 424,0
41 51,1 18,8 152,6 88,6 32,3 416,1
42 49,2 21,1 146,6 90,3 32,0 398,4
43 39,3 23,0 151,9 89,9 24,7 371,2
44 40,6 17,2 147,0 84,3 24,2 375,1
45 39,8 17,1 139,1 80,7 23,8 357,9
46 33,2 13,0 136,2 83,7 20,6 373,3
47 35,2 12,1 130,3 69,3 20,6 356,5
48 37,3 13,6 131,7 63,8 20,5 309,1
49 37,2 9,6 107,9 52,9 15,9 299,2
50 35,2 10,2 113,5 44,5 13,8 283,1
51 25,5 7,1 102,5 62,1 17,1 247,2
52 26,6 7,5 103,9 31,3 11,1 250,6
53 23,1 4,9 84,1 30,1 8,3 223,6
54 17,4 3,5 85,6 26,3 5,5 222,4
55 21,5 4,1 75,7 23,7 5,6 212,5
56 21,7 3,2 72,7 23,3 7,8 182,9
57 18,2 2,5 62,4 18,4 5,3 158,5
58 18,4 2,6 58,4 13,9 3,6 154,3
59 15,6 3,1 53,3 12,3 4,1 131,2
60 21,8 1,5 48,2 8,1 2,8 136,8
61 14,6 2,0 44,1 5,2 1,6 119,7
62 14,3 0,7 43,1 8,2 3,5 113,0
63 14,6 1,0 37,4 5,8 1,7 103,5
64 16,0 1,7 30,0 4,2 1,0 102,0
Comprend l'agression sexuelle (niveaux 1, 2 et 3) ainsi que les infractions sexuelles contre les enfants.
Note :
Les taux sont calculés pour 100 000 personnes à chaque âge en 2014. Les chiffres de population sont fondés sur des estimations au 1er juillet fournies par la Division de la démographie de Statistique Canada. Les auteurs présumés âgés de moins de 12 ans ne peuvent être inculpés d'une infraction en vertu du Code criminel.
Source :
Statistique Canada, Centre canadien de la statistique juridique, Programme de déclaration uniforme de la criminalité fondé sur l'affaire, 2014.

D’autres infractions atteignent des sommets un peu plus tard, au début de l’âge adulte, et présentent aussi une renonciation relativement rapide, si l’on se fie aux taux plus faibles enregistrés jusqu’à l’âge de 30 ans (graphique 5). En 2014, le taux d’homicides et de tentatives de meurtre le plus élevé a été observé chez les jeunes adultes de 20 ans (10,7 pour 100 000), mais il était environ la moitié de ce taux (5,3) à l’âge de 30 ansNote 8. Des baisses semblables ont été constatées au chapitre des voies de fait majeures et de la possession de cannabis (les sommets ayant été atteints à l’âge de 18 ans). Pour ce qui est des méfaits et des autres infractions liées au cannabis (infractions pour lesquelles le sommet était atteint à l’âge de 17 ans), la majeure partie de la baisse avant l’âge de 30 ans se produisait au cours des premières années de l’âge adulte (les taux étant respectivement inférieurs de 40 % et de 52 % à 25 ans)Note 9. Le taux d’infractions contre l’administration de la justice atteignait un sommet à l’âge de 20 ans, puis diminuait avec l’âge à un rythme relativement constant.

Graphique 5

Description du Graphique 5
Graphique 5 Certaines infractions qui atteignent un sommet au début de l'âge adulte et qui diminuent rapidement avec l'âge, 2014, taux pour 100 000 personnes
  Homicide et tentative de meurtre Voies de fait majeures Méfait Infractions contre l'administration de la justice1 Possession de cannabis Autres infractions liées au cannabis
12 0,3 73,0 242,1 61,5 43,2 1,9
13 0,3 123,2 414,3 183,3 157,1 12,9
14 0,5 151,0 560,7 459,1 353,1 28,5
15 1,5 190,6 642,1 704,5 621,7 54,7
16 7,7 229,5 742,2 915,6 843,6 85,2
17 9,5 273,0 790,6 975,5 1 064,3 112,9
18 9,2 284,4 743,3 1 186,7 1 129,9 112,0
19 10,2 281,8 652,2 1 308,0 956,5 103,6
20 10,7 272,0 589,4 1 357,7 808,9 94,5
21 9,5 256,8 579,9 1 341,1 704,3 88,3
22 9,7 259,2 545,0 1 313,1 626,6 72,1
23 6,2 253,4 503,9 1 279,4 557,7 72,5
24 10,1 263,4 501,3 1 211,3 501,3 60,4
25 8,8 235,0 476,8 1 250,2 437,8 54,5
26 8,6 243,7 481,3 1 174,5 391,8 59,4
27 6,5 223,2 452,2 1 113,5 337,6 50,9
28 6,5 216,1 427,7 1 140,1 321,4 49,9
29 4,9 208,3 434,0 1 094,6 286,5 51,9
30 5,3 198,7 393,4 1 062,1 253,6 41,7
31 4,6 192,9 372,9 1 052,0 232,7 40,4
32 3,2 186,0 363,6 977,8 217,4 38,3
33 4,0 163,1 318,4 889,2 195,5 33,3
34 4,9 160,8 333,3 828,1 176,5 36,3
35 3,5 154,8 300,3 810,6 145,2 32,3
36 5,1 150,0 288,7 803,1 148,3 26,6
37 1,5 137,4 280,5 737,6 136,3 30,7
38 4,3 146,6 305,1 693,5 118,0 26,6
39 2,3 128,7 291,1 668,2 114,8 27,1
40 2,6 130,1 279,5 673,8 106,7 23,4
41 2,2 122,7 250,0 602,8 113,7 22,3
42 2,4 121,5 276,7 616,0 104,1 23,4
43 3,3 116,5 255,0 586,2 87,5 22,0
44 2,5 109,1 255,2 556,3 92,8 18,4
45 1,5 106,4 254,0 517,0 82,6 23,6
46 2,7 105,7 265,3 512,7 78,4 21,2
47 2,9 97,4 220,2 464,7 76,6 18,7
48 1,8 90,0 206,1 421,0 74,0 20,5
49 1,3 90,6 181,7 372,6 72,1 23,8
50 1,6 73,6 181,9 328,7 65,6 17,4
51 2,5 70,3 164,2 319,4 61,5 16,1
52 1,5 61,8 159,3 288,7 65,4 18,6
53 1,3 56,6 135,7 244,2 51,7 16,4
54 2,6 49,4 120,7 219,5 53,1 17,6
55 2,3 47,1 107,8 195,7 48,2 16,0
56 1,0 44,6 92,1 170,1 39,1 12,6
57 1,2 36,6 66,1 157,9 35,6 13,7
58 1,0 32,1 67,7 142,2 29,1 8,7
59 1,4 31,2 66,8 105,8 28,7 9,2
60 1,7 24,0 69,8 98,5 23,1 9,0
61 1,1 18,0 55,8 87,6 17,6 8,3
62 0,9 23,9 49,9 78,1 17,3 8,4
63 0,5 16,3 46,0 64,2 14,6 6,0
64 0,5 21,9 37,8 55,5 11,5 6,9
Comprend le défaut de se conformer à une ordonnance, le défaut de comparaître, le manquement aux conditions de la probation, et d'autres infractions contre l'application de la loi et l'administration de la justice.
Note :
Les taux sont calculés pour 100 000 personnes à chaque âge en 2014. Les chiffres de population sont fondés sur des estimations au 1er juillet fournies par la Division de la démographie de Statistique Canada. Les auteurs présumés âgés de moins de 12 ans ne peuvent être inculpés d'une infraction en vertu du Code criminel.
Source :
Statistique Canada, Centre canadien de la statistique juridique, Programme de déclaration uniforme de la criminalité fondé sur l'affaire, 2014.

En revanche, d’autres crimes ne présentent pas de baisse rapide semblable des taux d’auteurs présumés avec l’âge (graphique 6). Pour les voies de fait simples — le crime violent le plus fréquent dans tous les groupes d’âge —, les taux d’auteurs présumés étaient les plus élevés à l’âge de 17 ans et de 22 ans en 2014Note 10, et variaient peu jusqu’à 30 ans (inférieurs de 10 %). Les autres crimes pour lesquels les taux sont demeurés relativement élevés jusqu’à 30 ans sont le harcèlement criminel (qui atteignait un sommet à l’âge de 43 ans en 2014), la fraude (y compris le vol d’identité et la fraude d’identité) et les infractions relatives aux drogues autres que le cannabis (les sommets ayant été atteints à l’âge de 27 ans et de 21 ans, respectivement). Le taux d’auteurs présumés pour les affaires liées au fait de troubler la paix était de 29 % inférieur à l’âge de 30 ans par rapport au sommet atteint à l’âge de 22 ans, mais est demeuré relativement élevé jusqu’à l’âge de 50 ans environ.

Graphique 6

Description du Graphique 6
Graphique 6 Certaines infractions qui atteignent un sommet au début de l'âge adulte et qui diminuent progressivement avec l'âge, 2014, taux pour 100 000 personnes
  Voies de fait simples Harcèlement criminel Fraude (comprend le vol d'identité et la fraude d'identité) Fait de troubler la paix Infractions relatives aux drogues autres que le cannabis
12 221,6 17,5 9,8 25,4 1,6
13 385,4 38,3 16,7 64,4 15,4
14 527,1 43,6 32,9 116,2 40,0
15 686,0 57,0 50,5 173,6 79,7
16 693,0 60,4 76,8 229,8 122,2
17 716,3 62,9 112,2 301,8 172,5
18 627,7 58,4 182,7 363,1 231,9
19 686,5 53,5 187,3 413,9 263,2
20 692,4 52,6 203,2 404,2 273,8
21 712,3 51,8 192,5 414,0 301,8
22 715,8 54,0 200,9 415,4 290,2
23 659,0 56,7 180,2 400,0 279,1
24 674,1 57,0 184,5 378,8 286,2
25 703,8 63,7 185,4 342,0 298,1
26 668,9 53,3 183,6 363,9 289,0
27 670,1 67,2 211,3 330,1 278,3
28 650,6 59,9 203,9 352,7 261,5
29 650,4 61,6 191,3 326,0 253,3
30 645,8 64,8 191,0 295,6 266,6
31 611,2 66,3 183,2 280,6 248,0
32 580,6 57,4 151,9 272,1 221,8
33 557,9 65,7 184,2 272,6 219,6
34 557,1 65,0 164,5 277,4 198,1
35 559,0 66,4 142,9 248,7 181,3
36 522,1 68,4 131,7 281,4 177,1
37 515,6 70,7 134,2 245,4 156,1
38 508,8 64,3 141,0 274,8 148,1
39 489,6 63,0 112,9 233,7 139,8
40 469,1 62,5 114,4 273,6 134,5
41 449,3 66,6 109,6 253,9 113,1
42 441,9 64,7 113,1 272,4 110,1
43 410,3 71,8 92,2 233,3 115,2
44 404,1 61,1 93,0 232,2 103,6
45 405,0 59,0 100,3 266,6 97,6
46 368,5 58,4 91,6 267,6 101,9
47 348,2 52,2 80,3 240,8 91,4
48 312,5 62,8 79,9 227,0 76,8
49 294,2 53,0 70,8 194,6 77,4
50 273,6 45,6 67,4 226,3 72,7
51 245,4 53,0 55,8 197,2 67,6
52 240,0 43,0 42,1 223,0 60,0
53 200,6 44,0 53,0 178,6 56,4
54 199,8 35,4 42,1 155,9 47,9
55 168,1 36,5 39,0 150,0 41,4
56 155,0 26,3 35,7 119,4 35,3
57 142,6 25,0 32,5 121,5 30,9
58 121,2 20,2 22,4 87,4 32,1
59 119,9 25,4 34,6 80,1 21,3
60 109,4 15,4 28,5 80,1 18,2
61 96,1 21,8 19,1 69,1 14,9
62 78,1 14,8 16,2 68,0 15,2
63 72,8 15,8 25,9 50,8 12,0
64 70,8 12,3 13,5 50,6 9,8
Note :
Les taux sont calculés pour 100 000 personnes à chaque âge en 2014. Les chiffres de population sont fondés sur des estimations au 1er juillet fournies par la Division de la démographie de Statistique Canada. Les auteurs présumés âgés de moins de 12 ans ne peuvent être inculpés d'une infraction en vertu du Code criminel.
Source :
Statistique Canada, Centre canadien de la statistique juridique, Programme de déclaration uniforme de la criminalité fondé sur l'affaire, 2014.

Différences géographiques au chapitre de la répartition de la criminalité selon l’âge

Les différences géographiques de la criminalité chez les jeunes adultes reflètent généralement les différences observées pour l’ensemble de la criminalité

En 2014, les taux de jeunes adultes auteurs présumés de crimes étaient les plus faibles en Ontario (3 881), au Québec (3 890), à l’Île-du-Prince-Édouard (4 391), en Colombie-Britannique (4 628) et au Nouveau-Brunswick (4 811). Comme dans le cas des crimes déclarés par la police dans l’ensemble, la Saskatchewan, le Manitoba et les territoires ont affiché les plus forts taux de criminalité chez les jeunes adultes. Les taux de criminalité chez les jeunes adultes étaient supérieurs aux taux observés chez les autres groupes d’âge dans l’ensemble des provinces et des territoires, à l’exception du Nouveau-Brunswick, où les jeunes étaient plus susceptibles d’être les auteurs présumés de crimes (tableau 3 et tableau 4).

Le taux d’infractions criminelles atteint un sommet à l’âge de 17 ans, puis recule de façon constante avec l’âge dans toutes les provinces, mais non dans les territoires

Comme il a été mentionné précédemment, le taux d’infractions criminelles au Canada atteint un sommet à l’âge de 17 ans, puis diminue de façon constante avec l’âge. Des recherches ont révélé que cette relation inverse entre l’âge et l’activité criminelle est observée dans la plupart des pays et des périodes, avec quelques variations (Ulmer et Steffensmeier, 2014). Au Canada, les territoires (ensemble) affichaient un écart important par rapport à cette tendanceNote 11. Plutôt que d’afficher un sommet chez les jeunes suivi d’une diminution, le taux d’auteurs présumés de crimes dans les territoires en 2014 atteignait un sommet à l’âge de 24 ans et demeurait élevé jusqu’à environ 50 ans. En fait, bien que les taux soient les plus élevés chez les jeunes adultes dans la plupart des secteurs de compétence, y compris les territoires, des recherches récentes ont montré que, contrairement aux provinces, les taux d’auteurs présumés enregistrés dans les territoires pour tous les types de crimes graves (crimes violents, contre les biens et autres) étaient plus élevés chez les adultes de 45 à 54 ans que chez les jeunes de 12 à 17 ans (Allen et Perreault, 2015).

À l’échelle nationale, le taux d’auteurs présumés âgés de 30 ans était de 30 % inférieur au taux observé à l’âge de 17 ans et de 51 % inférieur à l’âge de 40 ans qu'à 17 ans. Toutefois, ce n’était pas le cas dans les territoires, où les personnes étaient plus susceptibles de commettre des crimes à l’âge de 30 ans qu’à 17 ans (le taux étant de 17 % supérieur), et un peu moins susceptibles de commettre des crimes à 40 ans (-1 %) (graphique 7).

Graphique 7

Description du Graphique 7
Graphique 7 Sommets de la criminalité atteints à un âge plus avancé dans les territoires et demeurant élevés plus longtemps, 2014 , taux pour 100 000 personnes
  Territoires Canada
12 9 524 1 317
13 17 261 2 483
14 19 857 4 050
15 26 107 5 338
16 35 777 6 029
17 41 845 6 242
18 36 773 6 002
19 41 109 5 807
20 44 374 5 632
21 48 281 5 433
22 48 373 5 278
23 54 086 5 001
24 54 825 4 942
25 50 387 4 953
26 54 378 4 824
27 47 890 4 645
28 50 363 4 626
29 43 193 4 513
30 48 846 4 366
31 41 964 4 205
32 44 341 4 029
33 34 783 3 847
34 44 339 3 661
35 35 860 3 543
36 32 877 3 509
37 27 977 3 249
38 43 136 3 223
39 43 094 3 088
40 41 344 3 049
41 34 866 2 853
42 40 175 2 890
43 40 383 2 685
44 39 150 2 625
45 37 500 2 598
46 45 194 2 531
47 42 131 2 320
48 40 504 2 151
49 32 773 1 950
50 33 849 1 847
51 25 178 1 721
52 31 914 1 624
53 20 474 1 393
54 19 646 1 287
55 17 290 1 181
56 19 351 1 040
57 13 016 925
58 12 613 816
59 11 037 757
60 11 137 707
61 8 863 611
62 10 732 572
63 11 804 504
64 7 609 458
Note :
Les taux représentent toutes les infractions au Code criminel (sauf les délits de la route). Les taux sont calculés pour 100 000 personnes à chaque âge en 2014. Les chiffres de population sont fondés sur des estimations au 1er juillet fournies par la Division de la démographie de Statistique Canada.
Source :
Statistique Canada, Centre canadien de la statistique juridique, Programme de déclaration uniforme de la criminalité fondé sur l'affaire, 2014.

Les taux élevés d’infractions criminelles chez les adultes plus âgés dans les territoires sont plus marqués dans le cas des infractions criminelles sans violence. Comparativement au taux d’auteurs présumés âgés de 17 ans, le taux d’auteurs présumés d’infractions sans violence dans les territoires était de 17 % plus élevé à l’âge de 30 ans et de 8 % plus élevé à l’âge de 40 ans.

Au chapitre des crimes violents, le taux diminuait avec l’âge dans les territoires, mais il affichait un sommet à l’âge de 24 ans, suivi d’une diminution plus graduelle qu’à l’échelle nationale. Le taux d’auteurs présumés de crimes violents dans les territoires était de 15 % supérieur à l’âge de 30 ans par rapport au taux observé à l’âge de 17 ans (comparativement à une diminution de 25 % à l’échelle nationale). Toutefois, le taux d’auteurs présumés était de 32 % inférieur à l’âge de 40 ans par rapport au taux observé à l’âge de 17 ans (comparativement à une diminution de 44 % à l’échelle nationale).

Il convient de souligner que les taux élevés d’auteurs présumés de crimes dans les territoires sont principalement attribuables aux affaires de méfait et à celles liées au fait de troubler la paix. Ensemble, ces deux infractions représentaient 64 % des auteurs présumés de crimes dans les territoires, allant de 41 % chez les jeunes à 57 % chez les jeunes adultes, puis à 70 % chez les adultes de 30 ans et plus. Par comparaison, 18 % de tous les auteurs présumés au Canada étaient impliqués dans des affaires de méfait ou dans des affaires liées au fait de troubler la paix, et ce taux variait peu avec l’âge. L’article de Juristat intitulé « Les crimes déclarés par la police dans le Nord provincial et les territoires du Canada, 2013 » (Allen et Perreault, 2015) contient de plus amples renseignements sur la criminalité dans le Nord.

Résumé

Les jeunes adultes de 18 à 24 ans affichent les taux globaux d’infractions criminelles les plus élevés de tous les groupes d’âge. Comme pour la criminalité chez les jeunes, le taux de jeunes adultes auteurs présumés de crimes a diminué considérablement au cours des dernières années (soit de 31 % entre 2009 et 2014), et ce, plus rapidement que le taux global d’auteurs présumés (-22 %). Les infractions les plus souvent commises par les jeunes adultes en 2014 étaient les vols de 5 000 $ ou moins, la possession de cannabis, les voies de fait simples, les méfaits et les infractions contre l’administration de la justice.

De façon générale, le taux de crimes déclarés par la police affiche un sommet à l’âge de 17 ans, puis diminue avec l’âge. Toutefois, la présente analyse des données policières révèle que la baisse des affaires criminelles varie selon l’infraction. En effet, l’âge auquel la criminalité atteint un sommet et la période de renonciation qui suit diffèrent considérablement selon le type de crime. Certaines infractions atteignent un sommet chez les jeunes et diminuent rapidement par la suite, alors que d’autres affichent un sommet au début de l’âge adulte et diminuent aussi relativement rapidement avec l’âge. D’autres infractions atteignent toutefois un sommet au début de l’âge adulte et demeurent relativement élevées avec l’âge.

Même si la tendance générale des infractions commises selon l’âge est reflétée dans les répartitions de la criminalité selon l’âge dans toutes les provinces, cela n’est pas le cas dans les territoires, où les infractions criminelles demeurent à des taux relativement élevés jusqu’à environ 50 ans avant de commencer à diminuer. Cette tendance découle principalement des taux élevés d’infractions sans violence, en particulier les infractions de méfait et celles liées au fait de troubler la paix.

Définitions et concepts

Mesurer la criminalité chez les jeunes adultes

Comme pour le taux global de crimes déclarés par la police, les taux d’auteurs présumés présentés dans ce rapport pour les jeunes, les jeunes adultes et les adultes plus âgés comprennent les crimes violents, les crimes contre les biens et d’autres infractions au Code criminel. Toutefois, il est important de souligner qu’à la différence du taux de criminalité global, qui est fondé sur le nombre d’affaires criminelles déclarées par la police pour 100 000 habitants, le taux d’auteurs présumés par groupe d’âge (comme le « taux de criminalité chez les jeunes ») mesure le nombre d’auteurs présumés de crimes déclarés par la police dans un groupe d’âge précis pour 100 000 personnes de ce groupe d’âge. Dans le présent rapport, on parle généralement de taux d’auteurs présumés.

Des accusations peuvent, ou non, être portées contre les auteurs présumés de crimes déclarés par la police. Par conséquent, les taux d’auteurs présumés comprennent ceux pour lesquels une accusation a été portée ainsi que ceux pour lesquels aucune accusation n’a été portée, mais dont l’affaire a plutôt été classée par l’exercice du pouvoir discrétionnaire de la police, en raison du retrait de la plainte, ou à l’aide de mesures de rechange (comme celles prévues pour les jeunes dans la Loi sur le système de justice pénale pour les adolescents).

Les taux d’auteurs présumés selon l’âge déclarés par la police qui sont présentés dans ce rapport pour l’ensemble de la criminalité, comme le taux de criminalité global, ne comprennent pas les délits de la route prévus au Code criminel et les infractions aux autres lois fédérales, comme les infractions relatives aux drogues ou les infractions à la Loi sur le système de justice pénale pour les adolescents. Les données sur ces infractions sont présentées séparément dans cette analyse.

Il convient également de noter que les taux d’auteurs présumés regroupent le nombre d’auteurs présumés dans chaque affaire. Par conséquent, un auteur présumé impliqué dans plus d’une affaire criminelle sera compté plus d’une fois dans le taux. De même, on peut compter plusieurs auteurs présumés pour une seule affaire.

Les taux de criminalité chez les jeunes qui figurent dans le présent rapport diffèrent légèrement des taux publiés dans CANSIM ou dans d’autres analyses présentées dans Juristat concernant les statistiques sur les crimes déclarés par la police. En effet, les taux publiés dans le présent rapport ont été produits à partir du Programme de déclaration uniforme de la criminalité fondé sur l’affaire, qui utilise une méthode différente pour comptabiliser les auteurs présumés de celle utilisée dans le Programme de déclaration uniforme de la criminalité, qui constitue la source des données pour la diffusion normalisée des statistiques sur la criminalité. Pour en savoir davantage, voir la section « Description de l’enquête ».

Interprétation de la répartition de la criminalité selon l’âge

La répartition de la criminalité selon l’âge présentée dans ce rapport désigne la répartition des crimes déclarés par la police selon l’âge de l’auteur présumé. En général, les répartitions de la criminalité en fonction de l’âge fournissent une approximation des changements du comportement criminel pour différents groupes d’âge au fil du temps, et elles indiquent une augmentation des activités criminelles chez les jeunes au cours de leur adolescence ainsi que la renonciation aux activités criminelles au cours de la vingtaine, comme nous l’avons vu dans la majorité des recherches. Toutefois, il convient de souligner que les répartitions de la criminalité selon l’âge décrites dans la présente analyse sont fondées sur des données transversales; elles ne tiennent pas compte de la tendance à la baisse de la criminalité, ce qui peut avoir une incidence sur la progression des infractions criminelles pour des groupes d’âge particuliers. Par exemple, en 2013, les taux de criminalité chez les jeunes de 16 et 17 ans s’établissaient à 6 630 et à 6 874, respectivement. En 2014, ils étaient de 6 028 et de 6 236. Au cours de ces deux années, les jeunes de 17 ans affichaient un taux plus élevé d’infractions que les jeunes de 16 ans. Toutefois, le taux d’infractions pour le groupe des jeunes de 16 ans en 2013 n’a pas augmenté lorsque ces derniers ont atteint l’âge de 17 ans en 2014, mais il a plutôt diminué. Les lecteurs doivent ainsi éviter d’interpréter cette analyse en tant que représentation directe de la progression du comportement criminel pour des groupes d’âge précis ou comme représentation du comportement criminel des gens à mesure qu’ils vieillissent. La répartition de la criminalité selon l’âge présente plutôt une estimation de ce phénomène.

Principaux termes et définitions

Auteur présumé : Un auteur présumé est une personne contre qui il existe suffisamment de preuves pour porter une accusation relativement à une infraction ou une affaire criminelle.

Groupes d’âge : Les jeunes sont âgés de 12 à 17 ans, les jeunes adultes, de 18 à 24 ans et les adultes plus âgés, de 25 à 89 ans. Les auteurs présumés et les victimes âgés de 90 ans et plus sont classés dans la catégorie d’âge « Inconnu », en raison des erreurs de codage possibles dans cette catégorie d’âge.

Infraction la plus grave : Les auteurs présumés de crimes sont classés selon l’infraction la plus grave commise dans une affaire et déclarée par la police dans laquelle ils ont été impliqués. Dans les affaires où il y a de multiples auteurs présumés et de multiples infractions, chaque personne impliquée se verra attribuer le code de l’infraction la plus grave, même s’il ne s’agit pas de l’infraction pour laquelle la personne est l’auteur présumé. Il est donc possible que l’infraction la plus grave ne soit pas l’infraction pour laquelle une personne est l’auteur présumé, mais plutôt une infraction commise par un autre auteur présumé dans l’affaire. Par ailleurs, dans ce type d’affaires, les accusations déposées contre un auteur présumé peuvent l’être pour des infractions moins graves dans l’affaire.

Crimes violents : Actes criminels qui comportent l’usage de la violence contre une personne ou la menace d’en faire usage. Ces crimes comprennent l’homicide, la tentative de meurtre, les voies de fait, l’agression sexuelle et le vol qualifié. Le vol qualifié est considéré comme un crime violent, car contrairement aux autres types de vol, il comporte l’usage de la violence ou la menace d’en faire usage. Voir le tableau 1 pour obtenir la liste de certaines infractions comprises dans cette catégorie.

Crimes contre les biens : Actes illicites commis avec l’intention d’acquérir des biens, mais qui ne comportent pas l’usage de la violence contre une personne ou la menace d’en faire usage. Ces infractions comprennent l’introduction par effraction, le vol et le méfait. Voir le tableau 1 pour obtenir la liste de certaines infractions comprises dans cette catégorie.

Autres infractions au Code criminel : Comprend notamment le fait de troubler la paix et les infractions contre l’administration de la justice, comme le défaut de se conformer à une ordonnance, le défaut de comparaître ou le manquement aux conditions de la probation.

Infractions relatives aux drogues : Comprend les infractions prévues à la Loi réglementant certaines drogues et autres substances, comme l’importation, l’exportation, le trafic, la production et la possession de drogues et de stupéfiants (p. ex. cannabis ou marijuana, cocaïne, héroïne et autres drogues telles que le « crystal meth », le PCP, le LSD et l’ecstasy).

Infractions aux autres lois fédérales : Il s’agit notamment d’infractions aux lois fédérales autres que le Code criminel et la Loi réglementant certaines drogues et autres substances. Comprend notamment les infractions à la Loi sur le système de justice pénale pour les adolescents.

Description de l’enquête

Programme de déclaration uniforme de la criminalité

Le Programme de déclaration uniforme de la criminalité (DUC) a été mis sur pied en 1962 avec la collaboration et l’aide de l’Association canadienne des chefs de police. L’enquête vise les crimes signalés à la police et dont le bien-fondé a été établi au moyen d’une enquête. Les données proviennent de tous les services de police fédéraux, provinciaux et municipaux au Canada. À l’heure actuelle, il existe deux versions du Programme DUC, soit la version agrégée et la version fondée sur l’affaire (microdonnées).

Programme de déclaration uniforme de la criminalité fondé sur l’affaire

Le Programme de déclaration uniforme de la criminalité fondé sur l’affaire (DUC 2) permet de recueillir des renseignements détaillés sur chaque affaire criminelle signalée à la police, y compris les caractéristiques des victimes, des auteurs présumés et des affaires. Sauf indication contraire, toutes les analyses contenues dans le présent rapport (y compris toutes les données dans les tableaux) reposent sur les comptes du Programme DUC fondé sur l’affaire. Les services de police procèdent à la conversion du programme agrégé au programme fondé sur l’affaire à mesure que leurs systèmes de gestion des dossiers sont modifiés de façon à pouvoir fournir les renseignements plus détaillés. En 2014, la couverture du Programme DUC 2 représentait 99,6 % de la population du Canada.

Base de données sur les tendances du Programme DUC 2

La base de données sur les tendances du Programme DUC 2 comprend des données historiques qui permettent d’analyser les tendances de 2009 à 2014 des caractéristiques des affaires criminelles, des auteurs présumés et des victimes, telles que l’utilisation d’une arme et le lien de l’auteur présumé avec la victime. Cette base de données inclut les services de police qui desservaient 99,2 % de la population du Canada en 2014.

Tableaux de données détaillés

Tableau 1 Auteurs présumés de crimes, certaines infractions, selon le groupe d’âge de l’auteur présumé, Canada, 2014

Tableau 2 Auteurs présumés de crimes, certaines infractions, selon le groupe d’âge précis de l’auteur présumé, Canada, 2014

Tableau 3 Auteurs présumés de crimes, selon le type de crimes et selon le groupe d’âge de l’auteur présumé et la province ou le territoire, 2014

Tableau 4 Auteurs présumés de crimes, certaines infractions, selon le groupe d’âge de l’auteur présumé et la province ou le territoire, 2014

Références

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