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Profil des refuges pour femmes violentées au Canada

  1. En 2008, 569 refuges d’un bout à l’autre du Canada offraient des services d’hébergement aux femmes et à leurs enfants qui fuyaient des situations de violence.
  2. Les maisons d’hébergement (47 %), qui offrent un logement à court et à moyen terme, et les établissements d’urgence (26 %) constituaient la majorité des refuges au pays.
  3. L’Île-du-Prince-Édouard comptait le plus grand nombre de refuges par habitant, soit 14 refuges pour 100 000 femmes mariées, séparées ou vivant en union libre; venaient ensuite le Nouveau-Brunswick, Terre-Neuve-et-Labrador et le Manitoba.
  4. Alors que 57 % des refuges ne desservent qu’une population urbaine ou suburbaine, 4 % sont strictement des établissements en région rurale et dans les villages (ce qui comprend les refuges ruraux qui desservent les réserves).
  5. Outre le logement, les services les plus couramment offerts aux résidentes étaient le transport, le counselling à court terme, la défense des droits, la planification de la sécurité ou de la protection et les services d’aiguillage pour un logement, qui étaient tous offerts par environ 9 refuges sur 10.
  6. Approximativement les trois quarts des établissements proposaient des services pour les enfants qui accompagnaient leur mère aux refuges.
  7. Environ les deux tiers des établissements offraient aux ex-résidentes et aux non-résidentes des services comme des lignes d’écoute téléphoniques, la planification de la sécurité ou de la protection, le counselling individuel à court terme et la défense des droits.

La violence conjugale déclarée par la police au Canada

  1. En 2007, près de 40 200 affaires de violence conjugale (c.-à-d. des actes de violence perpétrés contre des partenaires mariés, séparés, divorcés ou vivant en union libre) ont été signalées à la police. Ce chiffre représente environ 12 % de toutes les affaires de violence déclarées par la police au Canada.
  2. Le nombre d’affaires de violence conjugale déclarées par la police a enregistré une baisse constante au cours des 10 dernières années, ayant diminué de 15 % entre 1998 et 2007.
  3. La majorité des victimes de violence conjugale étaient encore les femmes, représentant 83 % des victimes.
  4. La violence conjugale est deux fois plus courante entre des partenaires actuels (mariés ou vivant en union libre) qu’entre des ex-partenaires.
  5. Les voies de fait simples, qui constituaient près des deux tiers des infractions, étaient le type le plus fréquent de violence conjugale, selon les données de la police. Venaient ensuite les voies de fait majeures, les menaces et le harcèlement criminel.
  6. La police a déposé des accusations dans plus des trois quarts des affaires de violence conjugale qui lui ont été signalées en 2007. Les affaires mettant en cause des femmes victimes étaient plus susceptibles de donner lieu au dépôt d’accusations que les affaires où la victime était un homme.

La violence familiale envers les enfants et les jeunes déclarée par la police

  1. Les données de la police pour l’année 2007 indiquent que les enfants et les jeunes de moins de 18 ans étaient les plus susceptibles d’être agressés physiquement ou sexuellement par quelqu’un qu’ils connaissaient (85 % des affaires).
  2. Près de 53 400 enfants et jeunes ont été victimes de voies de fait déclarées par la police en 2007, environ 3 de ces affaires sur 10 ayant été perpétrées par un membre de la famille.
  3. Lorsque des enfants et des jeunes ont été victimes de violence familiale, un parent a été identifié comme l’agresseur dans près de 6 affaires sur 10.
  4. Les filles de moins de 18 ans ont affiché des taux plus élevés de voies de fait et d’agressions sexuelles aux mains d’un membre de la famille que les garçons. En 2007, le taux d’agressions sexuelles commises par un membre de la famille était plus de quatre fois plus élevé pour les filles par rapport à celui des garçons.
  5. Des membres de la famille de sexe masculin ont été identifiés comme les auteurs présumés dans une forte majorité des agressions sexuelles (96 %) et des voies de fait (71 %) commises contre des enfants et des jeunes.

La violence familiale envers les personnes âgées déclarée par la police

  1. En 2007, 1 938 affaires de violence familiale contre des personnes âgées ont été signalées à la police, un chiffre qui représente plus du tiers de toutes les affaires de violence mettant en cause des aînés comme victimes.
  2. Le taux de violence familiale chez les personnes âgées (48 pour 100 000) était beaucoup plus faible que les taux affichés par les groupes d’âge plus jeunes. Comparativement aux aînés, le taux de violence familiale était deux fois plus élevé chez les personnes de 55 à 64 ans (104 pour 100 000) et il était plus de huit fois plus élevé chez celles de 25 à 34 ans (406 pour 100 000).
  3. Les hommes âgés (163 pour 100 000) ont affiché un taux global plus élevé de victimisation avec violence que les femmes âgées (114 pour 100 000). Toutefois, les femmes âgées ont enregistré un plus fort taux de victimisation avec violence aux mains d’un membre de la famille (52 pour 100 000) comparativement aux hommes âgés (43 pour 100 000).
  4. Les conjoints et les enfants adultes étaient le plus souvent les auteurs de la violence familiale contre des femmes âgées, alors que les enfants adultes étaient le plus souvent les auteurs présumés dans les affaires de violence familiale contre des hommes âgés.
  5. Les voies de fait simples représentaient un peu plus de la moitié des affaires de violence familiale contre les personnes âgées déclarées par la police.
  6. La moitié des affaires de violence familiale à l’endroit des personnes âgées qui ont été déclarées par la police n’ont pas causé de blessures corporelles. S’il y avait des blessures, la grande majorité (91 %) d’entre elles étaient mineures.

Les homicides dans la famille

Homicides entre conjoints

  1. Les taux d’homicides entre conjoints, qui impliquent des personnes mariées, des personnes séparées ou divorcées de ces unions et des personnes vivant en union libre, ont régressé au cours des trois décennies allant de 1978 à 2007. En 2007, le taux d’homicides entre conjoints a été le plus faible en plus de 30 ans, soit de 4 pour 1 million de conjoints.
  2. Les femmes demeurent plus susceptibles que les hommes d’être victimes d’un homicide aux mains de leur conjoint. En 2007, presque quatre fois plus de femmes que d’hommes ont été tuées par leur conjoint ou un ex-conjoint.
  3. Au cours des 10 dernières années, soit de 1998 à 2007, environ 41 % des homicides entre conjoints impliquaient des partenaires en union libre, et plus du tiers, des personnes mariées.
  4. Les taux d’homicides entre conjoints étaient les plus élevés chez les personnes de 15 à 24 ans.

Homicides dans la famille sur les enfants et les jeunes

  1. Les homicides sur des enfants et des jeunes (moins de 18 ans) représentaient environ 9 % de tous les homicides commis en 2007. La plupart des enfants et des jeunes qui ont été victimes d’un homicide ont été tués par une personne qu’ils connaissaient. En 2007, 41 % des homicides sur des enfants et des jeunes ont été perpétrés par un membre de la famille, 27 % par une personne que connaissait la victime mais quelqu’un d’autre qu’un membre de la famille, 20 % par un étranger et le reste de ces homicides, soit 13 %, n’étaient pas résolus.
  2. Les parents ont été les auteurs dans la majorité des homicides contre des enfants et des jeunes commis par des membres de la famille. Les pères (54 %) étaient plus susceptibles que les mères (34 %) d’être les auteurs du crime.
  3. Les nourrissons de moins d’un an ont affiché des taux plus élevés d’homicides dans la famille que les enfants plus âgés. De 1998 à 2007, les nourrissons de sexe masculin (35 pour 1 million d’habitants) ont enregistré des taux légèrement supérieurs à ceux des nourrissons de sexe féminin (27 pour 1 million d’habitants).
  4. Pour ce qui est des homicides sur des nourrissons commis par un membre de la famille, la moitié (51 %) des victimes ont été tuées par leur mère, alors que 47 % d’entre elles ont été assassinées par leur père. En revanche, les pères étaient le plus souvent les auteurs des homicides dans la famille sur des enfants plus âgés.

Homicides dans la famille sur les personnes âgées

  1. Le taux d’homicides global était plus faible chez les personnes de 65 ans et plus (9 pour 1 million d’habitants) que chez celles de moins de 65 ans (23 pour 1 million d’habitants). Toutefois, les aînés (3,8 pour 1 million d’habitants) et les personnes autres que les aînés (4,5 pour 1 million d’habitants) ont affiché des taux comparables d’homicides dans la famille.
  2. Les femmes âgées victimes d’un homicide par un membre de la famille ont le plus souvent été tuées par leur conjoint (40 %) ou un fils adulte (36 %). Dans près des deux tiers des homicides dans la famille contre des hommes âgés, un fils adulte était l’auteur présumé.
  3. Le plus souvent, la frustration, la colère ou le désespoir était le mobile apparent dans le cas des homicides dans la famille commis contre des personnes âgées. Par contre, le gain financier était la raison la plus souvent indiquée dans les homicides sur des aînés commis par des personnes non apparentées.