Les données sur la victimisation donnent à penser que la plupart des affaires d’agression sexuelle ne sont pas officiellement signalées, moins de 1 agression sur 10 étant portée à l’attention de la police. Toujours selon ces données, les taux d’agressions sexuelles sont demeurés stables ces dernières années, alors que les données de la police montrent une tendance à la baisse constante des infractions portées à l’attention des forces de l’ordre. Les deux sources indiquent en outre que la majorité des infractions sexuelles au Canada sont de nature moins grave.
Les taux de classement par la police et les taux de condamnation par les tribunaux de juridiction criminelle pour adultes sont plus faibles pour les infractions sexuelles que pour les autres types de crimes violents. Toutefois, les adultes condamnés relativement à des infractions sexuelles ont généralement tendance à se voir imposer des peines plus sévères que ceux reconnus coupables d’autres infractions avec violence.
Ce sont les femmes et les jeunes qui risquaient le plus d’être victimes d’une agression sexuelle. Tant les données sur la victimisation que celles déclarées par la police montrent que le taux de victimisation sexuelle chez les femmes était environ cinq fois supérieur à celui des hommes. Les données de la police révèlent également qu’en 2007, plus de la moitié des victimes d’agression sexuelle étaient des jeunes de moins de 18 ans. Les auteurs présumés d’agression sexuelle étaient le plus souvent des hommes et, dans la majorité des cas, la victime et l’auteur présumé se connaissaient. Les victimes d’agression sexuelle réagissaient habituellement à leur expérience de victimisation par de la colère, de la confusion et de la frustration. Enfin, bien que peu de victimes d’agression sexuelle n’aient fait officiellement rapport à la police, elles se sont souvent tournées vers des sources d’aide informelles, généralement des amis.