Femmes au Canada : rapport statistique fondé sur le sexe
Les femmes âgées

par Tamara Hudon et Anne Milan

Date de diffusion : le 30 mars 2016

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Introduction

Au Canada comme dans bon nombre d’autres pays industrialisés, la population vieillit, et le phénomène va s’accélérer au cours des prochaines années. Le vieillissement de la population a des répercussions dans de nombreux domaines, comme la santé, les soins donnés et reçus, le logement, les transports en commun et la situation financière. Bien que la population des femmes et des hommes vieillit, les femmes sont surreprésentées par rapport aux hommes au sein de la population âgée de 65 ans et plus.

Le présent chapitre de la publication Femmes au Canada examine de nombreux aspects liés aux femmes âgées au Canada, incluant les caractéristiques sociodémographiques, l’espérance de vie, la situation dans le ménage, la participation sociale, l’utilisation d’Internet, la santé, l’aide reçue à l’égard des activités de la vie quotidienne et les principales causes de décès, de même que des caractéristiques économiques comme la participation au marché du travail et le revenu. On examinera plus particulièrement les tendances récentes, tout en traitant des tendances historiques, le cas échéant, et on procédera notamment à une analyse fondée sur la diversité ethnoculturelle, l’identité Autochtone et la région géographiqueNote 1.

Les données proviennent de sources variées, notamment le Recensement de la population de 2011, l’Enquête nationale auprès des ménages de 2011, les statistiques de l’état civil, des estimations et des projections de la population, ainsi que de différentes autres enquêtes, dont l’Enquête canadienne sur l’incapacité, l’Enquête sociale générale (« Identité sociale », « Dons, bénévolat et participation » et « Les soins donnés et reçus »), l’Enquête sur la population active et l’Enquête sur la santé dans les collectivités canadiennesNote 2.

Le vieillissement de la population s’accélère

La population canadienne, tant masculine que féminine, continue de vieillir. Au 1er juillet 2015, parmi les 5,8 millions de Canadiens âgés de 65 ans et plus, 3,2 millions étaient des femmes (tableau 1), ce qui représente 54,7 % des membres de ce groupe d’âge et 17,5 % de la population féminine totale.

Selon les plus récentes projections de la population et le scénario de croissance moyenne (M1), le vieillissement de la population au Canada va s’accélérer au cours des 15 prochaines annéesNote 3,Note 4. C’est au cours de cette période que l’importante cohorte des baby-boomers nés entre 1946 et 1965 – et âgés de 50 à 69 ans en 2015 – va entrer dans le troisième âge. Les premiers membres de cette cohorte ont atteint l’âge de 65 ans en 2011. Les projections montrent que, d’ici 2031, il pourrait y avoir 5,1 millions de femmes âgées, soit 53,0 % de la population âgée de 65 ans et plus et 24,2 % de la population féminine totale. D’ici 2061, 6,7 millions des 12,8 millions de personnes âgées seraient des femmes, ce qui représenterait 52,4 % de la population de personnes âgées et 26,6 % de la population féminine totale.

Outre le passage de la cohorte des baby-boomers d’un groupe d’âge à l’autre, il y a plusieurs autres raisons expliquant le vieillissement de la population au Canada. Depuis 1972, le taux de fécondité au Canada se situe en deçà du seuil de renouvellement des générationsNote 5, ce qui, sur le plan démographique, signifie qu’il n’y a pas suffisamment de bébés naissants pour remplacer leurs parents, de sorte que la population vieillit. De plus, la baisse générale des taux de mortalité des différents groupes d’âge au cours des dernières années et l’accroissement de l’espérance de vie en résultant, tant chez les femmes que chez les hommes, font en sorte que davantage de gens vivent non seulement jusqu’à l’âge de 65 ans, mais également davantage après cet âge.

En date du 1er juillet 2015, il y avait davantage de femmes âgées de 65 ans et plus (17,5 %) que de filles de 14 ans et moins (15,5 %), une situation observée pour la première fois en 2011 (graphique 1)Note 6,Note 7. Plus de quatre décennies auparavant, soit en 1971, les femmes âgées représentaient 8,9 % de la population féminine, tandis que la proportion de filles de 14 ans et moins était plus de trois fois supérieure (28,8 %). Selon les plus récentes projections de la population et le scénario de croissance moyenne, l’écart entre ces deux groupes d’âge pourrait continuer de se creuser au cours des prochaines décennies. D’ici 2061, les femmes âgées constitueraient plus du quart (26,6 %) de la population féminine, la proportion de filles demeurant quant à elle relativement stable, à 15,0 %. Dans le cas de la population masculine, il continue d’y avoir plus de garçons que d’hommes âgés : au 1er juillet 2015, les hommes âgés représentaient 14,7 % de cette population et les garçons de 14 ans et moins, 16,6 %.

Le 1er juillet 2015, on comptait au Canada 1,5 million de personnes de 80 ans et plus, dont près de 922 000 femmes, ce qui représentait 5,1 % de la population féminine totale et 29,2 % des femmes âgées. Pour leur part, les hommes âgés de 80 ans et plus à la même date constituaient 3,3 % de la population masculine totale.

Il n’y a pas que la proportion des femmes âgées de 65 ans et plus qui devrait augmenter, cela devrait être également le cas des femmes de 80 ans et plus. Selon les plus récentes projections de la population et le scénario de croissance moyenne, il y aurait 1,5 million de femmes de 80 ans et plus d’ici 2031, et 2,6 millions d’ici 2061. De fait, on projette que la proportion des femmes de 80 ans et plus se rapprochera de celle des femmes de 14 ans et moins au cours des prochaines décennies. Parmi l’ensemble des femmes âgées, la proportion de celles âgées de 80 ans et plus culminerait à 41,4 % en 2046 avant d’entamer une baisse légère à mesure que la vaste cohorte des baby-boomers serait remplacée par des cohortes de plus petite taille.

Les écarts relatifs à la mortalité et à l’espérance de vie entre les femmes et les hommes deviennent de plus en plus apparents parmi les personnes âgées. Ainsi, dans le groupe âgé de 65 à 74 ans, les femmes étaient légèrement plus nombreuses que les hommes au 1er juillet 2015, et cet écart devenait plus marqué dans le groupe âgé de 75 ans et plus (graphique 2). Plus de six personnes âgées de 85 à 89 ans sur dix étaient des femmes (62,2 %), de même que près de neuf centenaires sur dix (88,4 %).

Une plus grande longévité se traduit par une hausse du nombre de centenaires. On estimait qu’il y avait près de 8 100 centenaires au Canada au 1er juillet 2015 ; de ce nombre, 7 100 (88,4 %) étaient des femmes (graphique 3). À titre de comparaison, il y avait environ 3 500 centenaires en 2001, dont près de 3 000 femmes. D’ici 2031, il pourrait y avoir 12 600 femmes centenaires selon les projections de la population les plus récentes et le scénario de croissance moyenne, soit 77,8 % du nombre total de centenaires (16 200). Enfin, d’ici 2061, 42 200 des 59 200 centenaires (71,3 %) seraient des femmes. La proportion de femmes parmi les centenaires pourrait demeurer aussi élevée au cours des prochaines décennies, étant donné les taux de mortalité plus bas des femmes pendant la plus grande part du parcours de vie. Toutefois, l’espérance de vie des hommes s’est accrue plus rapidement que celle des femmes lors des dernières décennies, ce qui a eu comme effet de réduire l’écart entre les sexes quant au nombre de personnes plus âgées.

La croissance de la population est plus rapide parmi les femmes des groupes plus âgés

Du 1er juillet 2014 au 30 juin 2015, on a constaté une croissance relativement rapide de la population de certains groupes d’âge correspondant aux baby-boomers, mais aussi une croissance encore plus rapide chez les femmes et les hommes âgés de 90 ans et plus (tableau 2). De fait, les personnes de 95 à 99 ans ont connu la plus forte croissance de tous les groupes d’âge au cours de cette période, soit 9,8 % pour les femmes et 14,1 % pour les hommes.

Les croissances étaient similaires chez les femmes et chez les hommes pour tous les groupes d’âge en deçà de 70 ans, mais elle était un peu plus rapide parmi les hommes à partir de 70 ans jusqu’au groupe âgé de 95 à 99 ans. Parmi les groupes d’âge de femmes ayant connu la croissance la plus rapide, les centenaires arrivaient au deuxième rang ; pour ce qui est des hommes âgés de cent ans et plus, par contre, la croissance a été négative entre le 1er juillet 2014 et le 30 juin 2015. La population de centenaires de sexe masculin est beaucoup plus faible que celle des femmes centenaires, de sorte qu’elle peut fluctuer davantage.

La croissance de la population en 2014-2015 a aussi été relativement rapide chez les femmes et les hommes de 60 à 74 ans. Par exemple, la croissance du nombre de femmes et d’hommes âgés de 65 à 69 ans au cours de l’année ayant précédé le 1er juillet 2015 a été de 4,3 % pour chacun des sexes.

Les proportions de femmes âgées varient selon les régions du pays

La proportion de femmes de 65 ans et plus au sein de la population féminine variait selon la région par rapport à la moyenne nationale (17,5 %), ce qui reflétait les profils historiques différents au chapitre de la fécondité et de la migration (tableau 3). En date du 1er juillet 2015, les provinces où l’on retrouvait les plus fortes proportions de femmes âgées étaient situées dans l’Est du Canada, les femmes âgées y constituant environ un cinquième de la population féminine : plus précisément, ces proportions étaient de 20,4 % au Nouveau-Brunswick, de 20,3 % en Nouvelle-Écosse, de 19,7 % à l’Île-du-Prince-Édouard, de 19,5 % à Terre-Neuve-et-Labrador et de 19,3 % au Québec. Ces provinces sont celles où l’on a enregistré certains des taux de fécondité les plus bas au pays au cours des dernières décennies, et le nombre de sortants interprovinciaux y est généralement plus élevée que d’entrants interprovinciaux, en particulier chez les jeunes adultes. À l’opposé, la proportion de femmes âgées au sein de la population féminine était inférieure à la moyenne nationale dans les provinces des Prairies, particulièrement l’Alberta (12,8 %), ainsi que dans les territoires, c’est-à-dire le Yukon (10,6 %), les Territoires du Nord-Ouest (7,1 %) et le Nunavut (3,7 %), soit des régions se caractérisant par une population plus jeune. De même, dans le cas de la population masculine, la proportion d’hommes âgés dans les provinces de l’Atlantique (de 17 % à 18 %) était supérieure à la moyenne nationale (14,7 %), et c’est en Alberta (10,5 %), dans les Territoires du Nord-Ouest (6,6 %) et au Nunavut (3,7 %) qu’elle était la plus faible.

D’après les plus récentes projections de la population et le scénario de croissance moyenne, on prévoit que ces tendances se poursuivront avec des proportions plus élevées de personnes âgées, incluant les personnes les plus âgées, dans l’Est du Canada et des proportions plus faibles dans les provinces de l’Ouest et les territoires. Plus particulièrement, plus de trois femmes sur dix pourraient faire partie de la catégorie des personnes âgées dans certaines provinces en 2031 (graphique 4), plus précisément Terre-Neuve-et-Labrador (32,6 %), le Nouveau-Brunswick (30,7 %) et la Nouvelle-Écosse (30,6 %). En guise de comparaison, la proportion serait plutôt de deux sur dix environ dans les provinces des Prairies (Saskatchewan : 21,7 %; Manitoba : 20,9 %; Alberta : 18,6 %). C’est dans les territoires que la proportion de femmes âgées dans la population féminine demeurerait la plus basse, soit 18,0 % au Yukon, 14,2 % dans les Territoires du Nord-Ouest et 7,0 % au Nunavut; néanmoins, même dans les régions plus jeunes, on observera un vieillissement démographique.

Pour présenter les choses autrement, au 1er juillet 2015, les femmes composaient moins de la moitié de la population de personnes âgées au Yukon (47,8 %) et au Nunavut (48,8 %), alors que cette proportion dépassait les 50 % dans toutes les provinces ainsi que dans les Territoires du Nord-Ouest. C’est en Ontario qu’elle était la plus élevée (55,2 %); venaient ensuite le Québec et le Manitoba (55,1 % dans les deux cas), puis la Nouvelle-Écosse et la Saskatchewan (54,8 % dans chacune).

Malgré les proportions généralement plus faibles de personnes âgées au sein de leur population féminine, la Saskatchewan (33,5 %) et le Manitoba (31,4 %) comptaient la plus forte proportion de femmes les plus âgées au 1er juillet 2015, c.-à-d. celles ayant 80 ans et plus, comparativement à 10,1 % au Nunavut et à 17,5 % au Yukon.

On peut aussi constater que la proportion de femmes et d’hommes âgés était beaucoup plus élevée dans certaines régions métropolitaines de recensement (RMR) (graphique 5). Au 1er juillet 2015, Trois-Rivières (23,9 %), Peterborough (23,0 %), St. Catharines-Niagara (22,7 %) et Saguenay et Kelowna (21,8 % chacune) étaient les RMR où la proportion de femmes âgées au sein de la population féminine était la plus élevée. La proportion d’hommes âgés dans la population masculine y était également élevée, mais l’ordre de ces RMR était légèrement différent, avec en tête Kelowna et Peterborough (19,4 % chacune), puis St. Catharines-Niagara (19,3 %) et Trois-Rivières (19,2 %). À l’opposé, toujours au 1er juillet 2015, les RMR où la proportion de femmes âgées dans la population féminine était la plus faible étaient celles de l’Alberta et de la Saskatchewan, c’est-à-dire Calgary (11,6 %), Edmonton (13,2 %), Saskatoon (13,7 %) et Regina (14,8 %), et c’est là également que la proportion d’hommes âgés dans la population masculine était la plus faible.

Selon les données du Recensement de 2011, 14,9 % de la population féminine vivant dans les régions rurales étaient des femmes âgées, ce qui est similaire à la proportion observée pour l’ensemble du Canada. Cette proportion était légèrement plus élevée dans les centres de population de petite taille (17,2 %) et de taille moyenne (16,6 %), et un peu plus faible (14,0 %) dans les grands centres de population urbains.

Beaucoup de femmes vivent jusqu’à des âges avancés

Bon nombre de tendances qui touchent les femmes âgées, notamment l’augmentation de la proportion d’entre elles faisant partie des groupes les plus âgés, sont associées à leur plus longue espérance de vie. Il est de fait que les enfants des deux sexes qui naissent au Canada aujourd’hui peuvent s’attendre à vivre plus longtemps que jamais auparavant. Ainsi, selon les conditions de mortalité observées entre 2009 et 2011, une fille née durant ces années a une espérance de vie de 83,6 ans, contre 66,3 ans si elle avait connu les conditions de mortalité de 1941 (tableau 4)Note 8,Note 9. Pour des nouveaux-nés de sexe masculin, l’espérance de vie a augmenté de 63,0 ans en 1941 à 79,3 ans durant la période 2009-2011. Au cours des dix dernières années, l’espérance de vie des femmes s’est accrue en moyenne de 2,4 mois annuellement, et les hommes ont connu des gains moyens plus élevés (3,6 mois annuellement), principalement en raison de la convergence des comportements des femmes qui influent sur la santé – comme la consommation de tabac – avec ceux des hommes. Également, les problèmes cardiaques ont toujours été plus fréquents chez les hommes que chez les femmes, de sorte que les hommes ont davantage bénéficié des progrès réalisés en cardiologieNote 10. En conséquence, l’écart entre l’espérance de vie à la naissance des femmes et celle des hommes a diminué, passant de plus de sept ans pendant les années 1970 à 4,3 ans au cours de la période de 2009-2011.

Les personnes qui survivent jusqu’à l’âge de 65 ans peuvent elles aussi s’attendre à vivre plus longtemps qu’avant. Au cours de la période allant de 2009 à 2011, une femme âgée de 65 ans pouvait s’attendre à vivre encore 21,7 ans et un homme, 18,8 ans, soit un écart de 2,9 ans. En 1941, les femmes et les hommes âgés de 65 ans avaient une espérance de vie résiduelle de 14,1 ans et de 12,8 ans, respectivement, soit une différence de 1,3 an.

Bien que l’espérance de vie des femmes et des hommes âgés soit relativement élevée dans l’ensemble au Canada, il existe certaines variations au niveau des provinces et des territoires. Ainsi, c’est en Colombie-Britannique que l’espérance de vie à la naissance observée entre 2009 et 2011 était la plus longue (84,4 ans) (tableau 5), et l’espérance de vie des hommes y était supérieure à 80 ans (80,3 ans, pour être précis), ce qui n’était le cas dans aucune autre province ni aucun territoire. Dans les Territoires du Nord-Ouest et au Yukon, où l’on retrouve une importante population autochtone ayant une espérance de vie plus faibleNote 11, l’espérance de vie des femmes au cours de la période de 2009 à 2011 était de près de quatre ans inférieure à la moyenne nationale (80,1 ans et 79,6 ans, respectivement), et l’écart était de près de dix ans au Nunavut (73,9 ans). Précisons que ce dernier territoire compte une population composée principalement d’Inuits et que ces derniers ont une espérance de vie plus faible que les autres groupes autochtones.

À l’échelle internationale, selon les données de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) pour l’année 2013 ou l’année la plus récenteNote 12, c’est au Japon que l’espérance de vie des femmes à la naissance était la plus longue (86,6 ans); on retrouvait ensuite l’Espagne (86,1 ans), la France (85,6 ans), l’Italie (85,2 ans) et la Corée du Sud (85,1 ans). À titre de comparaison, les pays où les hommes avaient la plus longue espérance de vie à la naissance étaient la Suisse (80,7 ans), l’Islande (80,5 ans), l’Italie et Israël (80,3 ans) ainsi que le Japon, l’Espagne et la Suède (80,2 ans). Aux États-Unis, l’espérance de vie à la naissance en 2013 était de 81,2 ans pour les femmes et de 76,4 ans pour les hommes. Dans les régions les moins industrialisées du globe, l’espérance de vie des femmes à la naissance était d’environ 63 ans (et d’à peu près 60 ans pour les hommes); dans certains pays de l’Afrique australe, comme le Swaziland et le Lesotho, les filles qui naissent aujourd’hui ont une espérance de vie moyenne inférieure à 50 ansNote 13, selon les conditions de mortalité récemment observées.

Diversité de la population des femmes âgéesNote 14

Plusieurs caractéristiques des différents groupes de population influent à la fois sur la structure par âge et sur le rythme du vieillissement de la population. Selon l’ENM de 2011, 6,3 % des femmes autochtones étaient âgées de 65 ans et plus, contre 15,2 % des femmes non autochtonesNote 15,Note 16, ce qui est attribuable dans une large mesure au fait que les femmes autochtones ont un taux de fécondité plus élevé et une espérance de vie moins longue. Chez les femmes d’identité autochtone unique, c’est parmi les Métisses (6,7 %) et les femmes des Premières NationsNote 17 (6,0 %)Note 18 que la proportion de femmes âgées était la plus élevée. Les Inuites formaient la population féminine d’identité autochtone unique la plus jeune, seulement 4,4 % d’entre elles ayant 65 ans et plus. Pour leur part, 5,5 % des hommes autochtones avaient 65 ans et plus en 2011, et comme pour les femmes autochtones, la proportion était la plus élevée chez les Métis (6,4 %), les hommes des Premières Nations (5,0 %) puis les Inuits (3,7 %).

En concordance avec leur structure par âge plus jeune, une plus faible proportion de femmes autochtones faisaient partie du groupe âgé de 80 ans et plus, soit 0,9 %, comparativement à 3,9 % des femmes non autochtones. Si l’on veut exprimer la chose autrement, parmi les femmes âgées de 65 ans et plus, 14,7 % des femmes autochtones avaient 80 ans et plus, contre 25,5 % des autres femmes. Chez les hommes âgés, 11,8 % des hommes autochtones avaient 80 ans et plus, contre 20,3 % des hommes non autochtones.

L’appartenance à un groupe de minorité visibleNote 19 et le statut d’immigrantNote 20 influent eux aussi sur la structure par âge des femmes âgées. Une plus faible proportion de femmes ayant déclaré appartenir à un groupe de minorité visible (8,1 %) étaient âgées de 65 ans et plus en 2011, comparativement aux autres femmes (16,4 %). Il y avait plus d’une Japonaise et plus d’une Chinoise sur dix (13,8 % et 11,0 %, respectivement) ayant 65 ans et plus, ces groupes étant établi au Canada depuis longtempsNote 21; les proportions les plus basses se situaient chez les Asiatiques occidentales (5,8 %), les Latino-Américaines (5,5 %) et les Arabes (4,6 %) (graphique 6). Dans le cas des hommes, 7,3 % de ceux ayant déclaré appartenir à un groupe de minorité visible étaient âgés de 65 ans et plus, comparativement à 14,2 % des autres hommes.

Parmi les femmes âgées n’appartenant pas à un groupe de minorité visible, 25,9 % avaient 80 ans ou plus; chez celles appartenant à un groupe de minorité visible, la proportion était de 20,9 %. Plus précisément, c’est chez les Japonaises (31,9 %), les Chinoises (26,3 %) et les Asiatiques du Sud-Est (25,3 %) que les proportions de femmes âgées de 80 ans et plus étaient les plus élevées. Pour ce qui est des hommes âgés n’appartenant pas à un groupe de minorité visible, 20,5 % étaient âgés de 80 ans et plus, contre 17,3 % chez ceux appartenant à un groupe de minorité visible; tout comme pour les femmes âgées, c’est parmi les Japonais que la proportion était la plus forte (29,2 %).

Les femmes immigrantes étaient plus âgées que les femmes non immigrantesNote 22. Bien que les immigrants arrivent souvent au Canada à un âge relativement jeune, une proportion importante d’entre eux sont au pays depuis de nombreuses années. Environ une femme immigrante sur cinq (20,5 %) était âgée de 65 ans et plus en 2011, alors que cette proportion était de 13,4 % parmi les femmes non immigrantes. Près du quart (24,0 %) des femmes immigrantes arrivées au Canada avant 2006 étaient des femmes âgées, comparativement à 3,6 % de celles arrivées récemment. Chez les hommes immigrants, 19,6 % avaient 65 ans et plus en 2011 – et 3,1 % parmi ceux arrivés récemment –, contre 11,3 % des hommes non immigrants.

Dans l’ensemble, la proportion de femmes immigrantes âgées de 80 ans et plus était plus élevée (5,4 %) que celle de femmes non immigrantes (3,3 %). La proportion était de 6,5 % parmi les femmes ayant immigré avant 2006, mais de 0,4 % parmi celles arrivées entre 2006 et 2011.

La majorité des immigrantes âgées étaient nées en Europe. En 2011, près de six femmes immigrantes âgées sur dix (57,3 %) étaient originaires d’Europe, principalement du Royaume-Uni (16,5 %) et de l’Italie (9,9 %); ce continent était suivi de l’Asie (26,2 %), de l’Amérique centrale, de l’Amérique du Sud, des Caraïbes et des Bermudes (8,6 %), et de l’Afrique (3,0 %). Une proportion relativement faible des immigrantes âgées étaient nées aux États-Unis (4,0 %).

Dans la RMR de Toronto, où l’on retrouve depuis longtemps une proportion importante d’immigrants, 18,8 % des femmes immigrantes avaient 65 ans et plus en 2011, comparativement à 7,9 % des femmes non immigrantes. À Vancouver, ces proportions étaient de 18,3 % et de 10,6 %, respectivement. La différence était plus faible à Montréal, où 18,1 % des femmes immigrantes et 14,0 % des femmes non immigrantes étaient âgées. On pourrait aussi dire que 29,4 % des femmes âgées à l’échelle nationale étaient des immigrantes en 2011, et que les pourcentages étaient nettement plus élevés dans des RMR comme Toronto (68,5 %) et Vancouver (55,9 %) quoique la proportion était plus faible à Montréal (27,6 %) en comparaison du Canada dans son ensemble.

En 2011, 5,5 % des femmes de 65 ans et plus ne maîtrisaient pas suffisamment une langue officielle (l’anglais ou le français) pour pouvoir soutenir une conversation; parmi les femmes de 15 à 64 ans, cette proportion était de 1,3 %. La proportion des immigrantes âgées qui ne connaissaient aucune langue officielle était plus importante, à 18,3 %, et pour ce qui est des femmes récemment immigrées (entre 2006 et 2011), la majorité (54,7 %) ne connaissait aucune langue officielle. En revanche, parmi les femmes immigrantes de 15 à 64 ans, 5,1 % ne connaissaient ni l’anglais ni le français, et pour ce qui est des femmes récemment immigrées, cette proportion était de 8,8 %. Ces tendances étaient similaires pour les hommes, quoique la part des hommes incapables de soutenir une conversation ni en anglais ni en français était moins importante.Note 23

Autre dimension de la diversité, les femmes âgées déclaraient plus fréquemment une confession religieuse donnée que les femmes plus jeunes. De fait, la proportion de femmes âgées (90,3 %) et d’hommes âgés (85,4 %) ayant déclaré une confession religieuse en 2011 était plus élevée que chez les femmes et les hommes âgés de 15 à 64 ans (77,2 % et 72,3 %, respectivement). Environ huit femmes âgées (84,9 %) et hommes âgés (79,7 %) sur dix ont déclaré être de confession chrétienne, et les catholiques étaient les plus nombreux (43,9 % des femmes âgées et 41,9 % des hommes âgés). Enfin, 9,7 % des femmes âgées et 14,6 % des hommes âgés ont déclaré n’appartenir à aucune religion. Parmi les personnes de 15 à 64 ans, ces proportions étaient de 22,8 % pour les femmes et de 27,7 % pour les hommes.

La plupart des femmes âgées vivent dans des ménages privés jusqu’à un âge avancé

La plupart des femmes et des hommes de 65 ans et plus vivent dans des ménages privés. En 2011, 89,9 % des femmes de 65 ans et plus vivaient dans de tels ménages, tout comme 94,7 % des hommes âgés, tandis que les autres – 10,1 % et 5,3 %, respectivement – vivaient dans des ménages ou logements collectifs. La situation domestique des femmes âgées et des hommes âgés varie selon l’âge (graphique 7)Note 24. La proportion de personnes âgées, femmes et hommes, vivant dans des ménages privés diminuait avec l’âge, mais elle représentait néanmoins la majorité des femmes (64,8 %) et des hommes (77,4 %) en 2011, et ce, même parmi les personnes âgées de 85 ans et plus.

Au total, plus de quatre femmes âgées sur dix (43,8 %) vivaient en couple en 2011, comparativement à plus de sept hommes sur dix (72,1 %) (tableau 6). La plupart des femmes à la fin de la soixantaine vivaient en couple (62,7 %), tout comme 77,9 % des hommes du même groupe d’âge. Cette proportion diminue avec l’âge, de telle sorte qu’elle se chiffre à 10,4 % parmi les femmes de 85 ans et plus. La majorité des hommes vivaient en couple même dans les groupes les plus âgés, ce qui s’explique en grande partie par l’écart de leur espérance de vie par rapport à celle des femmes, ces dernières vivant généralement plus longtemps, sans oublier la tendance selon laquelle les femmes ont à peu près deux ans de moins que leur époux ou conjoint. Dans le groupe âgé de 85 ans et plus, 46,2 % des hommes vivaient en couple.

Les gens tendent toutefois davantage à vivre en couple à un âge plus avancé, en particulier les femmes âgées. Par exemple, 43,0 % des femmes de 75 à 79 ans vivaient en couple en 2011, contre 36,5 % dix ans plus tôt. Dans le cas des hommes, qui étaient déjà plus susceptibles de vivre en couple que les femmes, il y a eu une hausse plus modeste, la proportion passant de 71,6 % en 2001 à 73,4 % en 2011. L’accroissement du nombre de personnes âgées vivant en couple peut s’expliquer à tout le moins en partie par l’augmentation de l’espérance de vie des Canadiens des deux sexes, cependant l’espérance de vie a augmenté plus rapidement chez les hommes que chez les femmes au cours des dernières décennies, de sorte que des relations de couple peuvent exister même à un âge avancé. Il y a eu une baisse correspondante de la proportion de femmes et d’hommes âgés vivant seuls au cours de la dernière décennie.

En 2011, environ une femme âgée sur sept (14,6 %) vivait avec d’autres personnes, comme un enfant adulte, d’autres personnes apparentées ou des personnes non apparentées,Note 25 et la proportion augmentait légèrement au fil des groupes d’âge, passant de 11,8 % chez les femmes de 65 à 69 ans à 17,8 % chez celles de 85 ans et plus. La proportion d’hommes dans cette situation était moins élevée (6,6 %), et elle augmentait légèrement parmi les groupes plus âgés.

La situation des femmes âgées dans le ménage variait également en fonction de certaines caractéristiques. Ainsi, 48,8 % des femmes âgées sans identité autochtone vivaient en couple, comparativement à 41,9 % des femmes autochtones. Parmi les femmes âgées ayant une identité autochtone unique, la proportion était la plus élevée parmi les Métisses (45,4 %), suivie par les Inuites (40,9 %) et les femmes des Premières Nations (39,5 %).

La proportion de femmes âgées appartenant à un groupe de minorité visible qui vivaient en couple (45,2 %) était légèrement inférieure que pour les autres femmes (49,1 %). On observait toutefois des différences selon le groupe de minorité visible : 63,5 % des femmes âgées coréennes vivaient en couple, soit deux fois plus que les femmes âgées noires (31,0 %).

Même si la moitié environ des femmes âgées immigrantes (48,6 %) et non immigrantes (48,7 %) vivaient en couple, la proportion était plus basse dans le cas des immigrantes arrivées au Canada entre 2006 et 2011 (42,6 %).

La majorité des femmes et des hommes âgés vivant en couple étaient mariés. De fait, en 2011, sur les 1,2 million de femmes âgées de 65 ans et plus vivant en couple, 94,8 % étaient mariées, et les autres (5,2 %) vivaient en union libre. Malgré le fait que la proportion des personnes âgées vivant en union libre était plus faible, la croissance a été plus rapide pour les partenaires vivant en union libre que pour les personnes mariées au cours des dernières années. Au cours de la période de cinq ans allant de 2006 à 2011, le nombre de femmes âgées vivant en union libre a augmenté de 67,8 %, tandis que la hausse du nombre de femmes âgées mariées a été de 16,4 %. Les tendances en matière de situation conjugale étaient similaires pour les hommes âgés, le nombre d’hommes vivant en union libre ayant augmenté de 49,3 % entre 2006 et 2011 tandis que le nombre d’hommes mariés a progressé de 14,0 %.

Alors que la majorité des personnes âgées vivant en couple avaient un conjoint de sexe opposé, environ 3 100 femmes et 4 900 hommes vivaient au sein d’un couple de même sexe en 2011, ce qui représentait 5,2 % de toutes les femmes en couple de même sexe et 7,0 % de tous les hommes en couple de même sexe.

D’après les données de l’Enquête sociale générale (ESG) de 2011, plus des trois quarts des personnes âgées (77 %) avaient eu un seul conjoint, que ce soit dans le cadre d’un mariage ou d’une union libre. Il y avait proportionnellement moins de femmes (16 %) que d’hommes (23 %) ayant eu plus d’un conjointNote 26,Note 27. Près des trois quarts (73 %) des personnes âgées ayant vécu une deuxième union avaient choisi le mariage, et plus d’un quart (27 %), l’union libreNote 28. Parmi la prochaine génération de personnes âgées, c’est-à-dire les femmes et les hommes âgés de 55 à 64 ans, les deux tiers environ (67 %) ont vécu une seule union. Par conséquent, la vie familiale des personnes âgées pourrait en venir à être plus complexe, étant donné que les unions multiples engendrent une parenté passée et actuelle, de pair avec des attentes ou des obligations correspondantes sur le plan du soutien émotionnel, financier ou autre.

Environ 8 % des femmes âgées partagent un logement avec leurs petits-enfants

La vaste majorité des femmes et des hommes âgés sont des grands-parents. Selon les données de l’ESG de 2011, c’était le cas d’environ 90 % des Canadiens de 65 ans et plus, et il n’y avait que peu d’écart entre les hommes et les femmes. L’ENM de 2011 a permis de recueillir des données sur les personnes âgées qui résident dans le même logement qu’au moins un de leurs petits-enfants. Ainsi, en 2011, près de 200 000 femmes de 65 ans et plus partageaient un logement avec un ou plusieurs de leurs petits-enfants – que ce soit avec ou sans membres de la génération intermédiaire – ce qui équivaut à 8,0 % des femmes de ce groupe d’âge. Le pourcentage était de 5,7 % chez les hommes âgés.

Au total, 88,2 % des grand-mères vivant dans le même logement que leurs petits-enfants partageaient aussi le logement avec des membres de la génération intermédiaire, principalement des couples, tandis que 11,8 % vivaient dans un tel logement sans membre de la génération intermédiaire. Le profil était similaire dans le cas des grands-pères résidant avec des petits-enfants.

Les femmes âgées présentant certaines caractéristiques étaient plus susceptibles de partager un logement avec des petits-enfants. De fait, la majorité (63,5 %) des femmes âgées arrivées récemment au pays, soit entre 2006 et 2011, résidaient avec des petits-enfants en 2011 en comparaison avec 4,1 % de celles qui n’étaient pas immigrantesNote 29. De même, les femmes âgées appartenant aux groupes de minorités visibles Sud-Asiatique (53,4 %), Asiatique du Sud-Est (40,0 %), Philippin (38,3 %) ou Chinois (32,1 %) étaient plus susceptibles de vivre avec des petits-enfants que celles qui n’appartenaient pas à un groupe de minorité visible (4,7 %). Les hommes âgés dans la même situation étaient aussi plus susceptibles que les autres de partager un logement avec des petits-enfants, mais dans une moindre mesure que les femmes âgées. De nombreuses raisons peuvent amener des grands-parents à résider avec des petits-enfants, par exemple des attentes culturelles, des problèmes de santé ou des avantages d’ordre économique. Notamment, au moment où s’est déroulée l’ENM de 2011, les parents ou les grands-parents arrivant au Canada dans le cadre du Programme de réunion des familles devaient pouvoir compter sur le soutien financier de leurs parrains au cours de leurs dix premières années de résidenceNote 30.

Non seulement observe-t-on des distinctions d’ordre démographique chez les femmes autochtones, mais celles-ci présentent aussi des caractéristiques particulières au chapitre de la situation dans le ménage, entre autres en ce qui a trait au fait de résider avec des petits-enfants. Les femmes autochtones âgées étaient presque deux fois plus susceptibles de vivre avec des petits-enfants que les femmes non autochtones (15,3 % et 7,8 %, respectivement). De plus, les grand-mères autochtones résidant avec leurs petits-enfants étaient plus susceptibles (38,8 %) de vivre dans un logement sans membre de la génération intermédiaire que les grand-mères non autochtones dans la même situation (10,9 %)Note 31,Note 32.

Plus de trois femmes âgées sur dix vivent seules

Si beaucoup de personnes âgées vivent en couple, la situation dans le ménage la plus courante était ensuite le fait de vivre seul, tant pour les femmes que pour les hommes, quoique les profils varient selon l’âge et le sexe. Au total, 31,5 % des femmes âgées vivaient seules dans un ménage privé en 2011, comparativement à 16,0 % des hommes âgés. À mesure que diminue la proportion de femmes et d’hommes âgés vivant en couple au fil de l’âge, la proportion d’entre eux qui vivent seuls augmente généralement en parallèle. Dans le cas des femmes, 24,0 % de celles âgées de 65 à 69 ans vivaient seules. Cette proportion grimpait à 40,2 % parmi celles âgées de 80 à 84 ans, puis diminuait à 36,6 % chez celles de 85 ans et plus, car la proportion de ces dernières vivant dans des logements collectifs était plus importante. Pour ce qui est des hommes, 14,4 % de ceux de 65 à 69 ans vivaient seuls, et cette proportion augmentait à 21,8 % parmi ceux ayant 85 ans et plus. Le fait de vivre seul, surtout à un âge très avancé, peut avoir des conséquences pour les personnes âgées, que l’on pense aux soins dispensés par les membres de la famille ou les amis, à la sécurité, aux besoins en matière de logement ou encore à la situation financière.

La proportion de femmes âgées ayant une identité autochtone qui vivaient seules dans des ménages privés en 2011 était un peu plus faible que celle des femmes non autochtones (31,7 % contre 35,3 %). Parmi les femmes âgées ayant une identité autochtone unique, la proportion des femmes vivant seules était plus élevée pour les Métisses (33,7 %) et pour les femmes des Premières Nations (30,4 %) que pour les Inuites (16,7 %).

Les femmes âgées appartenant à un groupe de minorité visible étaient à peu près deux fois moins susceptibles de vivre seules (16,8 %) que les autres femmes (37,5 %). Les moins susceptibles de toutes étaient les femmes âgées du groupe Asiatique du Sud-Est, dont 9,4 % seulement vivaient seules, ce qui concorde avec la proportion élevée de femmes de ce groupe qui vivent avec des petits-enfants ou d’autres personnes apparentées.

Parmi les femmes âgées immigrantes, 27,9 % vivaient seules dans des ménages privés en 2011, comparativement à 38,4 % des femmes âgées non immigrantes. Dans le cas des femmes âgées ayant immigré au cours des cinq années précédant 2011, seulement 6,0 % vivaient seules. Parmi les hommes âgés, 13,0 % des immigrants et 19,1 % des autres hommes vivaient seuls. La proportion d’immigrants âgés arrivés au Canada entre 2006 et 2011 et qui vivaient seuls était relativement peu élevée (3,4 %).

Sept personnes âgées sur dix vivant dans des logements collectifs sont des femmes

La plupart des personnes de 65 ans et plus vivant dans des logements collectifs sont des femmes. En effet, à peu près 70 % des 393 100 personnes âgées vivant dans un logement collectif ou institutionnel en 2011 étaient des femmes. La proportion de femmes et d’hommes âgés vivant dans un logement collectif était relativement faible jusqu’à l’âge de 80 ans environ, après quoi elle augmentait assez rapidement : de 1,5 % parmi les femmes âgées de 65 à 69 ans, la proportion de femmes vivant dans un tel logement grimpait à 35,2 % parmi celles de 85 ans et plus, comparativement à 1,7 % et 22,6 % dans le cas des hommes.

Les foyers de soins infirmiersNote 33 constituaient le principal type de logement collectif où résidaient les femmes et les hommes de 65 ans et plus en 2011 (soit 54,9 % des femmes âgées et 51,0 % des hommes âgés vivant dans des logements collectifs). Parmi les personnes âgées qui vivaient dans des logements collectifs, la proportion de femmes résidant dans des foyers de soins infirmiers augmentait avec l’âge, passant de 36,5 % chez celles de 65 à 69 ans à 59,9 % chez celles de 85 ans et plus ; c’est mêmes proportions passaient de 32,3 % à 56,3 % dans le cas des hommes.

Après les foyers de soins infirmiers, ce sont les résidences pour personnes âgées qui constituaient le type de logement collectif le plus courant pour les femmes âgéesNote 34 (33,5 % des femmes âgées et 30,3 % des hommes âgés vivant en logements collectifs habitaient dans de telles résidences). Certains services d’aide sont fournis dans ces résidences, mais les résidents sont en général autonomes. Selon le Recensement de 2011, 127 900 personnes âgées, ou 2,6 % de la population âgée de 65 ans et plus, vivaient dans des résidences pour personnes âgées, dont 72,3 % de femmes et 27,7 % d’hommesNote 35. La proportion de femmes vivant dans des résidences pour personnes âgées passait de 24,1 % pour les femmes au début de la soixantaine à 32,0 % pour celles âgées de 85 ans et plus, mais la proportion la plus élevée se situait parmi les femmes âgées de 80 à 84 ans (38,0 %). Chez les hommes, la proportion augmentait de façon assez constante, passant de 16,1 % parmi ceux au début de la soixantaine à 34,0 % pour ceux de 85 ans et plus.

La plupart des femmes et des hommes de 65 ans et plus qui habitaient dans des résidences pour personnes âgées vivaient seuls, c’est-à-dire sans époux, conjoint ou autre membre de la famille (c’était le cas de 88,6 % des femmes et de 71,8 % des hommes). Les proportions vivant en couple étaient relativement plus faibles (10,3 % des femmes et 27,3 % des hommes). Si la proportion de femmes âgées dans les résidences pour personnes âgées qui vivaient seules augmentait avec l’âge tandis que la proportion de celles vivant en couple diminuait, la tendance était différente pour les hommes (graphique 8). La proportion de femmes vivant en couple passait de 15,7 % parmi celles âgées de 65 à 74 ans à 6,7 % parmi celles de 85 ans et plus, tandis que 17,2 % des hommes de 65 à 74 ans vivaient en couple, cette proportion demeurant ensuite relativement stable à 29 % environ pour les hommes de 75 ans et plus.

La proportion de femmes âgées ayant travaillé contre rémunération à un moment où à un autre de leur vie continue d’augmenter

Au cours du dernier siècle, les femmes ont été de plus en plus nombreuses à faire partie de la population active. De ce fait, la proportion de femmes âgées ayant eu un emploi rémunéré au cours de leur vieNote 36 a constamment augmenté. En 1976, 58,4 % des femmes de 65 ans et plus avaient travaillé contre rémunération à un moment quelconque au cours de leur vie (graphique 9). En 2005, cette proportion atteignait 84,5 %, et elle a continué d’augmenter ensuite : en 2015, 89,3 % des femmes âgées déclaraient avoir déjà travaillé contre rémunération. Bien que la proportion de femmes âgées ayant eu un emploi rémunéré au cours de leur vie demeurait inférieure à celles des hommes âgés en 2015, l’écart (8,6 points de pourcentage) s’est rétréci considérablement depuis 1976 (40,0 points de pourcentage).

Le taux d’emploi des femmes âgées a près de doublé au cours de la dernière décennie

Le taux d’emploi des femmes de 65 ans et plus a près de doublé de 2005 à 2015 (graphique 10). En 2005, le taux d’emploi de ces femmes était de 4,8 %; en 2015, il atteignait 9,1 %. Le taux d’emploi des hommes âgés a aussi augmenté durant cette période, passant de 11,7 % en 2005 à 17,2 % en 2015.

Parmi les femmes âgées, la hausse du taux d’emploi depuis les années 2000 se démarque par rapport aux trois décennies précédentes, où ce taux a été relativement stable. Dans le cas des hommes âgés, la hausse marque une rupture par rapport à la tendance générale à la baisse depuis les années 1970.

Les emplois à temps partiel sont plus courants chez les personnes âgées, en particulier les femmes

En 2015, 53,2 % des femmes de 65 ans et plus qui occupaient un emploi avaient un poste à temps partielNote 37 (graphique 11). La proportion d’hommes âgés occupant un emploi et ayant déclaré travailler habituellement à temps partiel était plus faible (34,3 %). Les femmes et les hommes âgés étaient plus susceptibles de travailler à temps partiel que ceux de 15 à 64 ans, 25,5 % des femmes et 11,0 % des hommes de ce groupe d’âge travaillant à temps partiel.

Le fait de travailler à temps partiel peut résulter d’un choix volontaire : par exemple, une personne peut décider de travailler à temps partiel pour des raisons de santé ou pour s’acquitter de responsabilités familiales. Par contre, cela peut aussi être attribuable à la difficulté de trouver un emploi à temps plein. Parmi les personnes travaillant à temps partiel, les personnes âgées étaient beaucoup plus susceptibles que les personnes plus jeunes de le faire volontairement. En 2015, la très grande majorité des femmes et des hommes de 65 ans et plus (92,2 % et 90,6 %, respectivement) qui travaillaient à temps partiel le faisaient volontairement, comparativement à 73,5 % des femmes et à 69,2 % des hommes de 15 à 64 ans. À l’opposé, 7,8 % des femmes âgées et 9,4 % des hommes âgés travaillant à temps partiel ne le faisaient pas par choix, contre 26,5 % des femmes et 30,8 % des hommes de 15 à 64 ans (données non présentées).

Le revenu médian des femmes âgées a augmenté, mais il demeure inférieur à celui des hommes âgés

Le revenu total médian – de toutes les sources – des femmes de 65 ans et plus a suivi une tendance à la hausse depuis le milieu des années 1970. Au cours de la période de 10 ans entre 2003 et 2013, le revenu médian des femmes âgées est passé de 19 300 $ à 21 900 $, soit une progression de 2 600 $ (graphique 12)Note 38. Le revenu médian des femmes âgées était toutefois plus faible que celui des hommes âgés, qui a lui aussi augmenté durant la même période, passant de 28 700 $ en 2003 à 32 300 $ en 2013. De fait, depuis le début des années 1990, le revenu médian des hommes âgés a représenté environ une fois et demie celui des femmes âgées.

Le revenu du marché en proportion du revenu total a augmenté tant pour les femmes âgées que pour les hommes âgés

Le revenu total d’une personne correspond à la somme de deux composantes générales : le revenu du marché, et les transferts gouvernementaux. Le revenu du marché comprend le revenu d’emploi, comme les traitements et salaires et le revenu tiré d’un emploi autonome, de même que les revenus de placement et de retraite. Pour leur part, les transferts gouvernementaux englobent des sources de revenu comme la Sécurité de la vieillesse, le Supplément de revenu garanti et les prestations des régimes de pensions du Canada ou du Québec.

En 2013, le revenu du marché en proportion du revenu total des femmes âgées était de 11,7 points de pourcentage inférieur à celui des hommes âgés (51,0 % contre 62,6 %). Il s’agit de l’écart le plus faible mesuré depuis 1992 (graphique 13).

Le revenu du marché en proportion du revenu total des personnes âgées a augmenté avec la hausse du taux d’emploi chez les personnes âgées. La proportion du revenu total des femmes âgées imputable au marché est ainsi passée de 44,6 % en 2003 à 51,0 % en 2013 (tableau 7). Au cours de la période en question, cette même proportion est passée de 58,6 % à 62,6 % chez les hommes âgés. Cette hausse du revenu du marché en proportion du revenu total tient principalement à l’augmentation de la part du revenu total qui provient d’un emploi, cette part passant de 4,1 % à 9,0 % pour les femmes âgées, et de 7,9 % à 16,3 % pour les hommes âgés.

Parmi les femmes âgées, le revenu de retraite, exprimé en proportion du revenu total, qui était de 26,3 % en 2003, avait grimpé à 31,5 % en 2013. Il n’en allait toutefois pas de même dans le cas des hommes, cette proportion diminuant de 40,7 % en 2003 à 36,6 % en 2013. L’écart en question s’explique en partie par le fait que, contrairement aux hommes âgés, la proportion de femmes âgées ayant occupé un emploi rémunéré durant leur vie a aussi augmenté entre 2003 et 2013, de sorte qu’il y a eu une hausse correspondante de la probabilité que ces femmes aient un revenu de retraite.

Exprimés en proportion du revenu des femmes et des hommes âgés, les transferts gouvernementaux ont diminué entre 2003 et 2013. Pour les femmes âgées, la proportion du revenu total correspondant à la Sécurité de la vieillesse, au Supplément de revenu garanti et à l’Allocation au conjoint a diminué, passant de 31,8 % en 2003 à 26,3 % en 2013. La baisse a été moins importante dans le cas des hommes âgés (de 18,4 % à 16,7 %). Par contre, les prestations du Régime de pensions du Canada ou du Régime de rentes du Québec en proportion du revenu total des hommes âgés étaient plus basses en 2013 (18,4 %) qu’en 2003 (20,3 %), tandis que cette proportion n’avait à peu près pas changé pour les femmes âgées.

Il y a eu une hausse de la prévalence du faible revenu chez les femmes et les hommes âgés depuis le milieu des années 1990

La prévalence du faible revenuNote 39 chez les femmes âgées, comme chez les hommes âgés, a connu une tendance à la baisse marquée entre le milieu des années 1970 et le milieu des années 1990 (graphique 14). Au cours de cette période, le taux de faible revenu chez les femmes âgées a chuté d’un sommet de 36,3 % en 1977 à un creux de 4,7 % en 1995 (soit une différence de 31,6 points de pourcentage, ou 87 %). Ce déclin était attribuable pour une large part aux augmentations des revenus des pensions de retraite et des transferts gouvernementaux.Note 40

Depuis le milieu des années 1990, la prévalence du faible revenu chez les personnes âgées a quelque peu augmenté, ce qui traduit le fait que la croissance du revenu médian des personnes âgées, dont une portion est indexée en fonction de l’inflation et non pas de la croissance des salaires, n’a pas évolué au même rythme que celles des personnes plus jeunes.Note 41 Plus spécifiquement, entre 1995 et 2013, le taux de faible revenu a augmenté de 8,1 points de pourcentage chez les femmes âgées et de 6,4 points de pourcentage chez les hommes âgés. Au cours de cette même période, le taux de faible revenu est demeuré relativement stable chez les personnes de 18 à 64 ans, augmentant de 1,1 % pour les femmes et de 1,4 % pour les hommes (données non présentées).

Bien que le taux de faible revenu chez les femmes âgées ait augmenté depuis le creux du milieu des années 1990, il est à mentionner qu’il a diminué d’environ 3 % au cours de la période de cinq ans entre 2008 et 2013. En revanche, la prévalence du faible revenu chez les hommes âgés n’a pas varié au cours de cette même période.

La prévalence du faible revenu est moins prononcée parmi les personnes âgées faisant partie d’une famille économique

La prévalence du faible revenu chez les personnes âgées, selon la mesure de faible revenu après impôt (MFR-ApI), était plus faible parmi celles appartenant à une famille économiqueNote 42. En 2013, 4,7 % des femmes âgées et 5,7 % des hommes âgés résidant avec un conjoint ou un autre membre de leur famille étaient en situation de faible revenu (graphique 15), comparativement à 28,2 % des femmes âgées et à 24,7 % des hommes âgés hors famille économique.

Il convient d’observer que les femmes âgées hors famille économique étaient les plus susceptibles d’être en situation de faible revenu. C’est parmi ce groupe de personnes âgées que la prévalence du faible revenu a le plus augmenté au cours des deux dernières décennies. La prévalence du faible revenu chez les femmes âgées hors famille économique a augmenté de 18,9 points de pourcentage, passant de 9,3 % en 1995 à 28,2 % en 2015. On a observé une hausse similaire chez les hommes âgés (18,3 points de pourcentage). La hausse a été plus modeste dans le cas des femmes âgées (3,2 points de pourcentage) et des hommes âgés (3,7 points de pourcentage) appartenant à une famille économique.

Environ le tiers des femmes âgées ont fait du bénévolat

On a associé le bénévolat à différents effets positifs, par exemple une plus grande satisfaction à l’égard de la vie au fil du temps et une évolution positive au chapitre de l’autoévaluation de la santé, en particulier chez les personnes plus âgées faisant du bénévolatNote 43. Dans le cadre d’autres recherches, les bénévoles âgés qui estimaient faire ainsi un apport à autrui et à leur collectivité obtenaient des scores plus élevés selon une mesure de la santé mentale. Les personnes dont la situation socio-économique était moins favorable consacraient plus de temps au bénévolat et en retiraient plus d’avantages personnels perçus – comme un plus grand cercle d’amis et une meilleure estime de soi – que les personnes du même âge dont la situation socio-économique était meilleureNote 44.

En 2013, environ un tiers des femmes (33 %) et des hommes (34 %) de 65 ans et plus ont déclaré avoir fait du bénévolat au cours des 12 mois ayant précédé l’Enquête sociale générale – Dons, bénévolat et participation (données non présentées). La participation à des activités bénévoles diminuait avec l’âge. Par exemple, il était moins courant de faire du bénévolat parmi les femmes de 75 ans et plus (25 %) que parmi celles de 65 à 74 ans (40 %) (graphique 16).

Les bénévoles âgés consacrent plus de temps au bénévolat que ceux plus jeunes

Bien que les personnes âgées aient été moins susceptibles que les personnes plus jeunes de faire du bénévolat, celles qui le faisaient étaient plus susceptibles d’y consacrer beaucoup d’heures. En 2013, 37 % des femmes âgées et 36 % des hommes âgés ayant fait du bénévolat ont déclaré y avoir consacré 180 heures ou plus au cours de la dernière année, comparativement à 20 % des femmes et à 24 % des hommes de moins de 65 ans (données non présentées).

Les femmes ayant de 65 à 74 ans étaient plus susceptibles que celles âgées de 75 ans et plus d’avoir fait 180 heures de bénévolat ou plus durant la dernière année (39 % et 31 %, respectivement) (graphique 17). Par contre, les hommes appartenant à ces deux groupes d’âge étaient aussi susceptibles les uns que les autres d’avoir consacré un nombre élevé d’heures à des activités de bénévolat (36 % dans les deux cas).

Les activités de bénévolat des personnes âgées varient selon le sexe

Les deux activités de bénévolat déclarées le plus fréquemment par les personnes âgées étaient les mêmes pour les femmes et pour les hommes : 43 % des femmes âgées et 44 % des hommes âgés ont siégé à un comité ou à un conseil, ce qui était suivi de l’organisation d’activités ou d’événements (41 % des femmes âgées et 40 % des hommes âgés) (tableau 8). La collecte de fonds était aussi une activité relativement populaire, déclarée par 36 % des femmes âgées et 32 % des hommes âgés qui faisaient du bénévolat.

Cela dit, les femmes âgées étaient plus susceptibles que les hommes âgés de déclarer que leurs activités de bénévolat avaient consisté notamment à accomplir du travail de bureau (27 % contre 20 %), ou à recueillir, servir ou distribuer des biens (29 % contre 23 %). À l’opposé, elles étaient moins susceptibles de mentionner les activités suivantes : donner des conseils (22 % contre 33 %), effectuer du travail d’entretien, de réparation ou de construction (7 % contre 24 %), assurer un transport bénévole (13 % contre 19 %), protéger l’environnement (11 % contre 17 %) ou agir à titre d’entraîneur ou d’arbitre (5 %E contre 8 %).

Les femmes âgées sont aussi susceptibles que les hommes âgés de participer aux activités d’organismes, mais le type d’organisme varie selon le groupe d’âge et le sexe

Tout comme le bénévolat, la participation aux activités d’organismes et d’associations a été mise en lien avec des effets positifs en ce qui touche l’autoévaluation de l’état de santé; les personnes participant à de telles activités avaient également une plus grande satisfaction à l’égard de la vie et avaient moins tendance à éprouver un sentiment de solitudeNote 45. En 2013, la majorité des femmes (62 %) et des hommes (61 %) de 65 ans et plus vivant dans des ménages privés disaient avoir participé aux activités d’au moins un organisme ou une association au cours des 12 mois ayant précédé l’Enquête sociale générale – Identité sociale.

Les trois principaux types d’organismes ou d’associations mentionnés par les femmes âgées étaient les groupes pour les personnes âgées (28 %), les organismes culturels, éducatifs ou de loisirs (25 %) et les groupes d’appartenance religieuse (23 %) (tableau 9). Cependant, la participation à de telles activités variait de façon significative entre les femmes âgées de 65 à 74 ans et celles de 75 ans et plus. La participation aux activités de groupes de personnes âgées était plus courante parmi les personnes d’un âge plus avancé : le tiers environ des femmes de 75 ans et plus ont déclaré avoir participé aux activités de tels groupes au cours des 12 derniers mois, comparativement à un peu moins du quart de celles âgées de 65 à 74 ans. De même, les femmes d’un âge plus avancé étaient plus susceptibles d’avoir pris part aux activités d’un groupe d’appartenance religieuse que les femmes moins âgées (26 % contre 22 %), mais elles étaient par contre moins susceptibles d’avoir participé aux activités d’organismes culturels, éducatifs ou de loisirs (22 % contre 28 %).

Les trois principaux types d’organismes et d’associations déclarés par les hommes âgés étaient un peu différents. On retrouvait au premier rang les organismes sportifs ou récréatifs (23 %), puis les organismes culturels, éducatifs ou de loisirs (19 %) et les groupes pour les personnes âgées (18 %).

L’étendue des réseaux sociaux diminue avec l’âge

Des recherches antérieures ont mis en lumière un lien positif entre les rapports sociaux et la satisfaction autodéclarée à l’égard de la vie chez les adultes de tous les âgesNote 46. Dans le cas des personnes âgées, les rapports avec la famille, les amis et les connaissances peuvent être particulièrement utiles, voire essentiels, pour combler les besoins en matière de soins qui sont associés au fait de vieillir.

Par exemple, l’existence de liens étroits avec des membres de la famille et des amis permettra probablement de pouvoir compter sur un soutien émotionnel et sur de l’aide dans le cadre des activités quotidiennesNote 47. Pour leur part, les liens que l’on peut avoir avec des connaissances, même s’ils sont plus ténus, sont susceptibles de procurer un soutien informationnel, et l’on a constaté qu’ils pouvaient aussi être utiles pour avoir accès à des services communautaires formelsNote 48. On a notamment observé que le soutien des membres de la famille, des amis et des connaissances était associé à de meilleurs résultats en matière de santé, dont une plus faible incidence de certains problèmes de santé chroniques et un meilleur état de santé autodéclaréNote 49,Note 50.

Malgré l’importance des rapports sociaux sur le plan de la santé des personnes âgées et des soins dont elles ont besoin, il ressort de l’Enquête sociale générale de 2013 que l’étendue des réseaux sociaux de ces personnes diminue avec l’âge. Si 3 % des femmes âgées de 65 à 74 ans ont déclaré ne pas avoir de membre de leur famille procheNote 51, cette proportion était deux fois plus élevée (6 %) parmi les femmes de 75 ans et plus (tableau 10). De même, la proportion de femmes de 65 à 74 ans qui déclaraient ne pas avoir d’amis proches (9 %) ou de connaissances (11 %) était plus basse que chez les femmes d’un âge plus avancé (13 % et 17 %, respectivement).

Bien que les femmes plus âgées soient plus susceptibles que celles de 65 à 74 ans de déclarer ne pas avoir d’amis proches, elles étaient aussi susceptibles que ces dernières de dire avoir des contacts en personne sur une base quotidienne avec des membres de leur famille ne vivant pas dans leur ménage (9 % et 10 %, respectivement). En outre, les femmes plus âgées étaient plus susceptibles que celles de 65 à 74 ans de déclarer avoir des contacts en personne sur une base quotidienne avec des amis (14 % contre 9 %).

Il est à noter qu’il existait une différence faible mais néanmoins significative au plan statistique entre les proportions d’hommes et de femmes de 65 ans et plus qui ont déclaré n’avoir aucun ami proche. Les hommes âgés étaient légèrement moins susceptibles que les femmes âgées d’indiquer que c’était le cas pour eux (6 % contre 5 %). De même, les hommes âgés étaient moins susceptibles que les femmes âgées de dire avoir des contacts en personne sur une base quotidienne avec un membre de leur famille (8 % contre 10 %).

Que ce soit en personne, par téléphone ou par d’autres moyens de communication, la grande majorité des femmes et des hommes âgés ont déclaré être satisfaits ou très satisfaits du nombre de fois où ils communiquaient avec des membres de leur famille ou avec leurs amis. Plus de 90 % des femmes et des hommes de 65 ans et plus ont dit être satisfaits du nombre de fois où ils communiquaient avec des membres de leur famille (92 % et 91 %, respectivement) (données non présentées)Note 52. Les femmes âgées (94 %) étaient légèrement plus susceptibles que les hommes âgés (91 %) de se dire satisfaites ou très satisfaites du nombre de fois où elles communiquaient avec leurs amis.

Les personnes âgées vivant en couple ont des réseaux sociaux plus étendus que celles vivant seules

Les femmes de 65 ans et plus qui vivaient en couple étaient plus susceptibles que celles vivant seules de déclarer un nombre élevé (cinq ou plus) de membres de la famille proche (58 % et 46 %, respectivement) (tableau 11). Elles étaient également plus susceptibles de déclarer avoir un nombre élevé de connaissances (78 %, comparativement à 72 % pour les femmes vivant seules). Par contre, il n’y avait pas de différence entre elles au chapitre du nombre d’amis.

Le profil était sensiblement le même chez les hommes âgés, ceux qui vivaient en couple ayant des réseaux de membres de la famille et de connaissances plus étendus, mais ils étaient également plus susceptibles de déclarer un grand nombre d’amis proches que ceux vivant seuls (45 % contre 36 %).

La majorité des femmes et des hommes âgés ont utilisé Internet au cours de la dernière année

Internet permet aux utilisateurs de communiquer entre eux, de trouver des renseignements et de mener des activités de consommation ou de loisir. Pour les personnes âgées, ce genre d’activités en ligne peut les aider à conserver un sentiment d’indépendance. De fait, des recherches antérieures ont montré qu’il existait un rapport positif entre l’utilisation d’Internet et l’autoefficacité perçue chez les personnes âgées de 60 ans et plusNote 53. Ces résultats sont toutefois sujets à interprétation. Il se peut que les personnes estimant être efficaces et avoir la capacité de réussir dans l’exécution de tâches variées soient plus susceptibles d’utiliser Internet. Une autre possibilité est que l’utilisation d’Internet favorise un sentiment d’autoefficacité. Il convient d’approfondir les recherches à ce sujet, mais certains résultats encourageants ont montré que les personnes âgées ayant suivi une formation pour utiliser Internet ont obtenu de meilleurs scores selon des mesures de la satisfaction à l’égard de la vie et de la perception de la maîtrise de soi, et des scores plus bas selon des mesures de la dépression et de la solitude quatre mois après avoir suivi une telle formation comparativement à des personnes âgées menant d’autres activitésNote 54.

Lors de l’Enquête sociale générale – Identité sociale de 2013, la majorité des femmes âgées (54 %) ainsi que des hommes âgés (59 %) vivant dans des ménages privés ont déclaré avoir utilisé Internet au cours des 12 mois précédents. Les personnes âgées de 65 à 74 % étaient plus susceptibles que celles de 75 ans et plus de dire avoir utilisé Internet. Par exemple, parmi les femmes de 65 à 74 ans, près de sept sur dix (69 %) ont dit avoir utilisé Internet, alors que la proportion était inférieure à quatre sur dix (35 %) dans le cas des femmes plus âgées.

Bien qu’une proportion similaire de femmes et d’hommes âgés de 65 à 74 ans aient déclaré avoir utilisé Internet au cours des 12 derniers mois (69 % et 70 %, respectivement), les femmes d’un âge plus avancé étaient moins susceptibles que les hommes d’un âge plus avancé d’en avoir fait autant (35 % contre 41 %).

Près de quatre femmes âgées sur dix ayant utilisé Internet avaient un compte de média social

En 2013, 37 % des femmes âgées qui avaient utilisé Internet au cours des 12 mois précédents avaient déclaré avoir au moins un compte de média social (graphique 18).Note 55 Les hommes âgés avaient un tel compte dans une plus faible proportion (31 %).

Il était plus courant d’avoir un compte de média social parmi les personnes d’un âge moins avancé. Par exemple, 42 % des femmes de 65 à 74 ans avaient au moins un compte de média social, comparativement à 25 % de celles de 75 ans et plus.

Facebook était le site de média social le plus courant chez les femmes et les hommes âgés lorsqu’il était question des comptes de médias sociaux. En effet, 36 % des femmes âgées et 29 % des hommes âgés ayant utilisé Internet durant les 12 derniers mois ont dit avoir ce type de compte. Environ 7 % des femmes et des hommes âgés ayant utilisé Internet au cours des 12 derniers mois avaient un compte avec Google Plus, qui se classait ainsi au deuxième rang.

Les femmes âgées sont moins susceptibles que les hommes âgés d’utiliser Internet pour des activités de consommation

Dans le cadre de l’Enquête sociale générale, on a demandé aux utilisateurs d’InternetNote 56 s’ils avaient exécuté différents types d’activités de consommation en ligne au cours du mois précédent. En général, les femmes âgées étaient moins susceptibles de l’avoir fait que les hommes âgés.

À titre d’exemple, alors que 45 % des utilisatrices d’Internet âgées de 65 ans et plus ont déclaré avoir effectué des opérations bancaires électroniques au cours du mois précédent, 54 % de leurs homologues masculins ont déclaré avoir effectué ce type d’activité (tableau 12). De même, 68 % des femmes âgées ont cherché de l’information sur des produits ou des services, contre 76 % des hommes âgés. La proportion de personnes âgées ayant effectué des achats en ligne au cours du dernier mois était moins élevée, et elle était là encore plus faible chez les femmes (18 %) que chez les hommes (25 %).

Il est à noter que, tant pour les hommes que pour les femmes, l’utilisation d’Internet pour des activités de consommation était plus courante parmi les personnes de 65 à 74 ans que parmi celles de 75 ans et plus.

La plupart des femmes et des hommes âgés évaluent positivement leur état de santé général et leur santé mentale

Parmi les femmes de 65 ans et plus vivant dans des ménages privés, près de huit sur dix (78,8 %) ont évalué positivement leur état de santé dans le cadre de l’Enquête sur la santé dans les collectivités canadiennes de 2013-2014 (tableau 13)Note 57. Une proportion à peu près identique d’hommes âgés (78,6 %) estimaient que leur état de santé général était bon, très bon ou excellent au cours de cette période. De fait, les femmes et les hommes âgés tendaient à évaluer leur santé générale de façon similaire d’un groupe d’âge à l’autre. Cependant, parmi les personnes âgées de 65 à 74 ans, les femmes étaient plus susceptibles que les hommes d’évaluer positivement leur santé (83,0 % contre 81,0 %).

La proportion de femmes et d’hommes évaluant positivement leur état de santé général diminuait avec l’âge. Néanmoins, une forte majorité de femmes (69,0 %) et d’hommes (67,9 %) de 85 ans et plus évaluaient encore leur état de santé de façon positive.

Selon l’Enquête sur la santé dans les collectivités canadiennes de 2013-2014, la très vaste majorité des femmes et des hommes âgés vivant dans des ménages privés (94,3 %) évaluaient leur santé mentale de façon positive (tableau 14). Bien que l’on observe une diminution générale de cette proportion avec l’âge, la diminution est plus manifeste en ce qui touche les personnes jugeant que leur santé mentale est « excellente ». Ainsi, 35,6 % des femmes de 65 à 74 ans ont donné cette réponse, comparativement à 24,4 % de celles âgées de 85 ans et plus. Une baisse similaire était observable parmi les hommes.

Environ la moitié des femmes âgées consomment des fruits et des légumes au moins cinq fois par jour

La consommation de fruits et de légumes est un bon indicateur de la qualité générale de l’alimentationNote 58. Selon l’Enquête sur la santé dans les collectivités canadiennes de 2013-2014, environ la moitié (48,6 %) des femmes âgées ont déclaré consommer des fruits ou de légumes au moins cinq fois par jour, comparativement à environ un tiers (34,2 %) des hommes âgés (graphique 19). La consommation de fruits et de légumes par les femmes âgées demeurait stable passé l’âge de 65 ans, cependant elle augmentait avec l’âge chez les hommes âgés. Ainsi, 32,6 % des hommes de 65 à 74 ans ont déclaré manger des fruits et des légumes au moins cinq fois par jour, proportion qui montait à 36,7 % chez les hommes de 75 à 84 ans et à 41,1 % chez ceux de 85 ans et plus.

Les femmes âgées sont moins susceptibles que les hommes âgés de fumer ou d’avoir déjà fumé à un moment de leur vie

Les femmes âgées étaient moins susceptibles que les hommes âgés de fumer ou d’avoir déjà fumé au cours de leur vie. Selon l’Enquête sur la santé dans les collectivités canadiennes de 2013-2014, 8,8 % des femmes de 65 ans et plus ont déclaré fumer tous les jours ou à l’occasion, comparativement à 10,8 % des hommes du même âge (tableau 15). Elles étaient également moins susceptibles que les hommes d’avoir déjà fumé à un moment ou à un autre de leur vie (54,2 % contre 77,3 %).

Parmi les femmes âgées, les femmes d’un âge plus avancé étaient moins susceptibles d’être des fumeuses ou d’avoir déjà fumé. Par exemple, 3,0 %E des femmes de 85 ans et plus ont déclaré être fumeuses, contre 11,1 % de celles âgées de 65 à 74 ans. De même, 39,4 % des femmes de 85 ans et plus avaient déjà fumé au cours de leur vie, alors que cette proportion était de 58,4 % parmi les femmes de 65 à 74 ans.

Tout comme les femmes, les hommes plus âgés étaient moins susceptibles d’être des fumeurs. Par contre, ils n’étaient pas statistiquement moins susceptibles que les hommes moins âgés d’avoir déjà fumé au cours de leur vie.

Moins de la moitié des femmes âgées sont physiquement actives

Dans le cadre de l’Enquête sur la santé dans les collectivités canadiennes, les répondants sont classés en trois catégories (actif, modérément actif ou inactif) en fonction de leur dépense énergétique quotidienne moyenneNote 59 dans le cadre de déplacements et d’activités de loisir au cours des trois mois ayant précédé l’enquête.

Moins de la moitié (43,5 %) des femmes de 65 ans et plus étaient classées parmi les personnes actives ou modérément actives selon les données de l’Enquête sur la santé dans les collectivités canadiennes de 2013-2014 (graphique 20), et cette proportion diminuait avec l’âge : 48,7 % des femmes de 65 à 74 ans étaient actives et modérément actives, mais cette proportion diminuait à 25,6 % chez les femmes de 85 ans et plus.

La proportion d’hommes âgés actifs ou modérément actifs diminuait aussi avec l’âge, mais ces derniers étaient plus susceptibles d’être actifs ou modérément actifs que les femmes âgées. Parmi les hommes de 65 ans et plus, 54,1 % étaient actifs ou modérément actifs, contre 43,5 % des femmes. On observait aussi un tel écart à l’intérieur de groupes d’âge plus précis. Ainsi, près du tiers des hommes de 85 ans et plus étaient actifs ou modérément actifs, comparativement à un quart environ des femmes du même groupe d’âge.

Plus de huit personnes âgées sur dix, tant les femmes que les hommes, ont au moins un problème de santé chronique

En 2013-2014, 84,4 % des femmes âgées vivant dans des ménages privés avaient au moins un problème de santé chronique, c’est-à-dire un problème de santé qui a été diagnostiqué par un professionnel de la santé et qui dure depuis au moins six mois ou qui devrait durer six mois ou plus (tableau 16)Note 60. La probabilité d’avoir au moins un problème de santé chronique augmentait avec l’âge : la proportion de femmes de 65 à 74 ans dans cette situation était de 80,9 %, et elle grimpait à 91,0 % parmi celles âgées de 85 ans et plus.

Au total, la proportion d’hommes âgés ayant au moins un problème de santé chronique était moins élevée (82,2 %) que celle de femmes âgées. Il faut toutefois préciser que l’écart entre les sexes était statistiquement significatif uniquement parmi les personnes âgées de 75 à 84 ans.

L’hypertension est le problème de santé chronique le plus fréquent chez les femmes âgées

Près de la moitié (48,4 %) des femmes de 65 ans et plus ont déclaré faire de l’hypertension, ce qui en fait le problème de santé chronique le plus fréquent chez les femmes âgées (tableau 16). C’était également le problème le plus fréquent chez les hommes âgés (46,5 %).

Au deuxième rang, on retrouvait l’arthrite, dont souffraient 48,2 % des femmes de 65 ans et plus. L’arthrite arrivait aussi au deuxième rang chez les hommes, même si la proportion était plus faible dans leur cas (33,0 %).

Le diabète (15,5 %) et les maladies cardiaques (13,7 %) étaient également parmi les problèmes de santé chroniques les plus souvent déclarés par les femmes âgées de 65 ans et plus. Cependant, ces problèmes particuliers étaient nettement plus fréquents chez les hommes âgés, environ deux hommes sur dix ayant déclaré faire du diabète (20,6 %) ou avoir une maladie cardiaque (20,1 %). Par contre, l’incontinence urinaire était plus courante chez les femmes âgées (13,6 %) que chez les hommes âgés (9,1 %), et elle se classait au troisième rang parmi les problèmes de santé chroniques les plus fréquemment déclarés par les femmes de 85 ans et plus.

Les troubles de l’humeur et les troubles d’anxiété étaient moins couramment déclarés que d’autres problèmes de santé chronique, mais on observe qu’ils étaient plus fréquemment déclarés par les femmes âgées que par les hommes âgés. En effet, 7,5 % de ces femmes ont fait état de troubles de l’humeur, contre 5,0 % des hommes; dans le cas des troubles d’anxiété, les proportions étaient respectivement de 6,0 % et de 3,5 %.

Les femmes âgées sont plus susceptibles de « ressentir habituellement des douleurs » que les hommes âgés

Selon l’Enquête sur la santé dans les collectivités canadiennes de 2013-2014, plus du tiers (34,2 %) des femmes de 65 ans et plus ont déclaré ressentir habituellement des douleurs (graphique 21). À titre comparatif, environ le quart (26,8 %) des hommes du même âge ont dit ressentir habituellement des douleurs.

La proportion de femmes déclarant ressentir habituellement des douleurs augmentait avec l’âge. Ainsi, 31,9 % des femmes de 65 à 74 ans indiquaient ressentir habituellement des douleurs, contre 40,2 % de celles âgées de 85 ans et plus. Chez les hommes âgés, cette proportion demeurait au contraire relativement stable d’un groupe d’âge à l’autre.

Les cas d’incapacité deviennent plus courants avec l’âge

On considère qu’il y a incapacité lorsqu’un problème physique ou mental à long terme limite les activités quotidiennes d’une personne. En 2012, plus du tiers (35,3 %) des femmes de 65 ans et plus vivant dans des ménages privés ont déclaré avoir au moins une incapacité (tableau 17). La prévalence de l’incapacité augmentait avec l’âge. Par exemple, 27,6 % des femmes de 65 à 74 ans ont déclaré avoir au moins une incapacité, comparativement à 59,2 % de celles âgées de 85 ans et plus.

Dans l’ensemble, les hommes de 65 ans et plus étaient moins susceptibles que les femmes du même âge de déclarer une incapacité (30,9 %). Cela dit, l’écart était statistiquement significatif uniquement chez les personnes âgées de 65 à 74 ans, 25,0 % des hommes et 27,6 % des femmes de ce groupe d’âge ayant déclaré une incapacité.

La douleur est l’incapacité la plus fréquemment déclarée par les personnes âgées, et elle est plus prévalente chez les femmes

La douleur était l’incapacité la plus fréquemment déclarée par les femmes de 65 ans et plus, soit par près du quart d’entre elles (24,8 %) (tableau 17). Les problèmes de mobilité (22,5 %) et de flexibilité (20,7 %) se classaient aux deuxième et troisième rangs, et la prévalence de ces types d’incapacité augmentait aussi de façon considérable avec l’âge. À titre d’exemple, la prévalence des problèmes de mobilité était plus de deux fois supérieure chez les femmes de 85 ans et plus (43,7 %) que chez celles de 65 à 74 ans (17,4 %). D’ailleurs, il s’agissait de l’incapacité la plus fréquemment déclarée parmi les femmes de 85 ans et plus.

Bien que les troubles de mémoires soient déclarés par une plus faible proportion de femmes âgées que d’autres types d’incapacité, leur prévalence était près de cinq fois plus élevée chez les femmes de 85 ans et plus (14,2 %) que chez celles de 65 à 74 ans (3,0 %).

Dans l’ensemble, les types d’incapacité les plus couramment déclarés par les hommes âgés et par les femmes âgées étaient similaires, mais leur fréquence était plus faible dans le cas des hommes. Ainsi, 19,1 % des hommes âgés ont fait état de douleur incapacitante, ce qui était suivi des problèmes de mobilité (18,3 %) et de flexibilité (17,6 %). Les problèmes de mobilité et de flexibilité des personnes âgées étaient moins prévalents chez les hommes que chez les femmes, mais cela est attribuable au fait que, en moyenne, ces dernières sont plus âgées que les hommes. En effet, il n’y avait pas de différence significative entre les hommes et les femmes en ce qui touche la prévalence de ces maladies après l’âge de 75 ans. Par contre, peu importe le groupe d’âge, les femmes étaient toujours plus susceptibles que les hommes de déclarer une douleur incapacitante.

Pour leur part, les hommes âgés étaient plus susceptibles que les femmes âgées de faire état d’un problème d’audition (12,1 % contre 9,1 %). L’écart entre les hommes et les femmes était statistiquement significatif parmi les personnes de 65 à 74 ans et parmi celles de 75 à 84 ans, mais pas parmi celles de 85 ans et plus.

Plus de la moitié des femmes âgées de 85 ans et plus reçoivent de l’aide pour accomplir des activités quotidiennes

Les difficultés associées au vieillissement, comme l’apparition de problèmes de santé chronique ainsi que les incapacités physiques et mentales, peuvent rendre ardu l’accomplissement de certaines tâches quotidiennes. De ce fait, à mesure que les personnes prennent de l’âge, elles deviennent plus susceptibles de déclarer recevoir de l’aide pour des activités quotidiennes comme les tâches ménagères, les soins personnels ou les finances.

L’aide rémunérée – on parlera parfois d’aide formelle ou de soins formels – est fournie par des professionnels rémunérés. L’aide rémunérée comprend les services de professionnels tels que les travailleurs sociaux, les nettoyeurs de résidences ou les médecins. Dans certains cas, de tels services n’entraînent pas de coûts directs pour les utilisateurs (p. ex., pour les services d’un médecin), tandis que dans d’autres situations, les utilisateurs devront rembourser une partie des coûts (p. ex., pour le co-paiement d’une assurance) ou l’ensemble des coûts. Pour sa part, l’aide non rémunérée – parfois appelée aide informelle ou soins informels – est généralement offerte par des membres de la famille, des amis ou des voisinsNote 61.

En 2012, environ 20 % des femmes de 65 ans et plus vivant dans des ménages privés ont reçu de l’aide (rémunérée ou non) à l’égard d’activités quotidiennes (tableau 18). Cette proportion augmentait avec l’âge, se chiffrant à 11 % parmi les femmes de 65 à 74 ans mais à 51 % parmi celles de 85 ans et plus. Le profil était le même chez les hommes âgés, quoique ces derniers soient généralement moins susceptibles que les femmes de déclarer avoir reçu de l’aide.

L’aide non rémunérée était plus courante que l’aide rémunérée, tant pour les femmes que pour les hommes âgés. Dans le cas des femmes de 65 ans et plus, 18 % ont déclaré avoir reçu de l’aide non rémunérée, et 12 %, de l’aide rémunérée. Près de la moitié (48 %) des femmes de 85 ans et plus ont dit avoir reçu de l’aide non rémunérée, comparativement à plus du tiers (34 %) en ce qui concerne l’aide rémunérée.

Il existe des différences entre les caractéristiques des aidants principaux des femmes âgées et celles des hommes âgés

En 2012, les femmes âgées étaient plus susceptibles que les hommes âgés de déclarer qu’une de leurs filles était leur aidante principale, et elles étaient moins susceptibles de dire qu’il s’agissait de leur conjoint. De fait, 42 % des femmes de 65 ans et plus ont indiqué que leur fille était leur aidante principale, comparativement à 15 % des hommes du même âge (tableau 19). Par contre, 19 % des femmes âgées ont dit que c’était leur époux qui remplissait ce rôle, contre 60 % des hommes âgés.

Ces constatations peuvent s’expliquer à tout le moins en partie par les différences entre les femmes et les hommes sur le plan de l’espérance de vie et de la situation dans le ménage. Les femmes ont une plus longue espérance de vie et sont plus susceptibles que les hommes de vivre seules lorsqu’elles arrivent à un âge avancé. Cette explication concorde avec le profil des aidants principaux selon les différents groupes d’âge et le sexe des personnes âgées.

L’aidant principal le plus couramment mentionné parmi les femmes de 65 à 74 ans recevant de l’aide était le conjoint (36 %). Toutefois, dans les groupes plus âgés, à mesure qu’augmente la probabilité que les femmes aient perdu leur conjoint ou que leur conjoint ne puisse plus remplir leur rôle d’aidant principal, c’est l’une des filles de ces femmes qui est le plus souvent l’aidante principale : c’est le cas à la fois chez les femmes de 75 à 84 ans (44 %) et chez celles de 85 ans et plus (57 %).

Au contraire, pour les hommes de tous les groupes d’âge, c’est la conjointe qui était l’aidante principale la plus fréquemment déclarée. Cela dit, la proportion d’hommes déclarant leur conjointe comme aidante principale diminuait au fil des groupes d’âge, passant de 71 % parmi les hommes de 65 à 74 ans à 36 % parmi ceux de 85 ans et plus. Parallèlement, la proportion d’hommes âgés mentionnant d’autres aidants principaux, en particulier une de leurs filles, augmentait avec l’âge. Parmi les hommes recevant de l’aide, 33 %E de ceux âgés de 85 ans et plus ont déclaré qu’une de leurs filles était leur aidante principale.

Début de l'encadré

Les personnes âgées qui aident d’autres personnes âgées

En 2012, 17 % des femmes et 16 % des hommes âgés de 65 ans et plus ont déclaré avoir fourni de l’aide à l’égard des activités quotidiennes à au moins une autre personne âgée ayant un problème de santé à long terme, une incapacité physique ou mentale, ou encore des difficultés de nature générale attribuables à la vieillesse. Parmi les personnes âgées ayant fourni ce type d’aide, 96 % des femmes et 95 % des hommes ont dit que leur bénéficiaire principal était une personne âgée.

Au total, 28 % des femmes et des hommes âgés dont le bénéficiaire principal était une personne âgée ont déclaré que cette personne était leur époux ou leur conjoint de fait, et 19 % ont indiqué qu’il s’agissait de leur père ou de leur mère. Les femmes âgées étaient plus susceptibles que les hommes âgés de dire que leur bénéficiaire principal était un ami proche (25 % contre 14 %), mais elles étaient moins susceptibles de dire qu’il s’agissait d’un membre de leur famille – autre qu’un époux, un conjoint, leur père ou leur mère –, d’un ami – autre qu’un ami proche – ou d’une connaissance (28 %, comparativement à 39 %).

Les personnes âgées aidaient d’autres personnes âgées à accomplir tout un éventail d’activités. Ainsi, près de neuf femmes âgées sur dix (87 %) dont le bénéficiaire principal avait 65 ans ou plus ont déclaré que l’aide fournie avait trait au transport. Les types d’aide les plus fréquemment mentionnés par les femmes âgées aidant d’autres personnes âgées étaient ensuite la prise de rendez-vous (81 %), puis les opérations bancaires, les paiements de factures ou la gestion des finances (80 %). Beaucoup de femmes âgées ont aussi déclaré aider d’autres personnes âgées pour les tâches ménagères (73 %), les traitements médicaux (73 %), les soins personnels (71 %) et l’entretien de la maison et les travaux extérieurs (67 %).

De façon générale, il n’existait pas de différences significatives au plan statistique entre les femmes âgées et les hommes âgés pour ce qui est des types d’aide fournie. Cependant, les femmes âgées étaient significativement plus susceptibles de déclarer aider à la prise de rendez-vous, comparativement aux hommes âgés (81 % contre 60 %).

Fin de l'encadré

Le transport est la forme la plus courante d’aide non rémunérée reçue par les femmes âgées

Lors de l’ESG de 2012, on a recueilli des données sur les types d’aide non rémunérée que l’aidant principal fournissait aux personnes âgées. Parmi les femmes de 65 ans et plus, près de huit sur dix (79 %) ont déclaré que leur aidant principal leur fournissait de l’aide au titre du transport, ce qui en faisait le type le plus fréquemment mentionné d’aide non rémunérée reçue par ces femmes (tableau 20). Le transport était également le type d’aide le plus courant chez les hommes, quoique dans une proportion plus faible (66 %) que chez les femmes. Cet écart était observable pour l’ensemble des personnes âgées ainsi qu’au niveau de groupes d’âge particuliers.

Plus de la moitié (54 %) des femmes âgées ayant reçu de l’aide non rémunérée ont indiqué que cette aide avait trait à des tâches ménagères, comme la préparation de repas, le ménage et la lessive. La proportion d’hommes ayant reçu de tels services était plus faible dans l’ensemble (47 %), mais l’écart était statistiquement significatif seulement chez les personnes âgées de 65 à 74 ans.

Les hommes âgés étaient plus susceptibles que les femmes âgées de recevoir de l’aide à l’égard des traitements médicaux (36 % contre 27 %). L’écart était significatif chez les personnes de 65 à 74 ans et chez celles de 75 à 84 ans, mais pas chez celles de 85 ans et plus.

L’aide relative aux tâches ménagères est le type le plus courant d’aide rémunérée que reçoivent les femmes âgées

En 2012, les tâches ménagères ont constitué le type le plus courant d’aide rémunérée reçue par les femmes âgées. Plus de la moitié (54 %) des femmes de 65 ans et plus qui ont reçu de l’aide rémunérée ont déclaré avoir obtenu de l’aide au titre de tâches ménagères, comme la préparation des repas et le ménage (tableau 21). Les types d’aide se classant aux deuxième et troisième rangs étaient les traitements médicaux (47 %) et les soins personnels, par exemple prendre un bain et s’habiller (46 %).

Les trois principaux types d’aide rémunérée reçue par les hommes âgés différaient de ceux déclarés par les femmes âgées. L’aide la plus fréquemment déclarée par ces hommes avait trait aux traitements médicaux (53 %), ce qui était suivi des tâches ménagères (34 %), puis de l’entretien de la maison et des travaux extérieurs (28 %).

Il faut toutefois noter que, malgré l’écart relatif entourant le classement des différents types d’aide rémunérée, les proportions de femmes et d’hommes âgés ayant reçu de l’aide rémunérée sous forme de traitements médicaux ainsi que d’entretien de la maison et de travaux extérieurs ne différaient pas de façon significative, que ce soit pour l’ensemble des personnes âgées ou à l’intérieur de groupes d’âge particuliers. Toutefois, les femmes âgées étaient plus susceptibles que les hommes âgés de déclarer recevoir de l’aide à l’égard des tâches ménagères, et ce, dans tous les groupes d’âge, exception faite de celui des personnes de 85 ans et plus. Elles étaient également plus susceptibles de déclarer recevoir de l’aide au titre des soins personnels, et ce, dans tous les groupes d’âge sauf celui des personnes de 65 à 74 ans.

Environ 5 % des femmes âgées avaient certains besoins non satisfaits au chapitre de l’aide requise pour les activités quotidiennes

En 2012, 5 % des femmes de 65 ans et plus vivant dans des ménages privés ont déclaré avoir eu au moins un besoin non satisfait au chapitre de l’aide pour les activités quotidiennes (tableau 22). Cette proportion était plus élevée parmi les femmes âgées ayant reçu de l’aide au cours des 12 derniers mois (11 %) que parmi celles n’ayant pas reçu d’aide durant cette période (3 %). Cela pourrait toutefois s’expliquer par des différences entre la population recevant des soins à l’heure actuelle et celle qui n’en reçoit pas. Par exemple, il se peut que les personnes recevant de l’aide soient d’ores et déjà plus limitées dans leurs activités quotidiennes, de sorte qu’elles ont davantage besoin d’aide.

Dans l’ensemble, les hommes âgés étaient moins susceptibles de déclarer avoir certains besoins non satisfaits au chapitre de l’aide (3 %). Cependant, cet écart entre les sexes n’était pas statistiquement significatif parmi les personnes âgées de 75 à 84 ans.

Les femmes âgées représentent plus de huit décès sur dix parmi les personnes de sexe féminin

De nos jours, la majorité des décès observés une année donnée sont des décès de personnes âgées. Plus précisément, en 2012, 78,6 % des près de 246 600 personnes décédées au Canada avaient 65 ans et plus. Cette année-là, il y a eu environ 101 700 décès de femmes âgées, soit 83,1 % de l’ensemble des femmes décédées, et 89 400 décès d’hommes âgés, ou 74,1 % des hommes décédés. La concentration particulière des décès chez les femmes et les hommes entre les âges de 75 ans et de 95 ans peut être considérée comme étant une « compression de la mortalité », ce qui signifie que de nombreuses personnes vivent relativement longtemps et meurent dans un groupe d’âge similaireNote 62.

Le nombre de décès de femmes était inférieur à celui des hommes à tous les âges jusqu’à 82 ans, ce qui tient essentiellement au taux de mortalité plus faible des femmes par rapport aux hommes pendant une grande partie de leur vie. Par contre, à partir de l’âge de 83 ans, le nombre de décès de femmes était plus élevé que celui des hommes, et ce, pour tous âges suivants. Étant donné que leur risque de mortalité est plus faible que celui des hommes, davantage de femmes vivent jusqu’aux âges les plus avancés. Dès lors, puisqu’il y a davantage de femmes encore vivantes à un âge avancé, le nombre de décès observés est plus nombreux chez les femmes que chez les hommes. Par exemple, parmi les centenaires, près de 2 200 femmes sont décédées en 2012, comparativement à 400 hommes, ce qui représente respectivement 1,8 % des décès de femmes et 0,4 % des décès d’hommesNote 63.

Si l’on se fie à la table de mortalité pour la période de 2009-2011, 92 % des nouveau-nés de sexe féminin et 87 % de ceux de sexe masculin survivraient en principe jusqu’à 65 ans si, pendant leur vie, ils connaissaient les quotients de mortalité par âge observés au cours de cette périodeNote 64. À titre de comparaison, 50 ans plus tôt, ces proportions s’élevaient à 81 % chez les femmes et à 69 % chez les hommes. La probabilité pour les bébés naissants de sexe féminin de vivre jusqu’à 100 ans a également augmenté. Selon les profils de mortalité observés durant les années de 2009-2011, la probabilité qu’une femme atteigne l’âge de cent ans était de 5 %, comparativement à 2 % pour les hommes; en 1961, cette probabilité était inférieure à 0,2 % à la fois pour les femmes et pour les hommes.

La tendance à la hausse pour ce qui est du nombre de décès que l’on observe depuis de nombreuses années est principalement attribuable à une population qui, à la fois, croît et vieillit. Il est probable que le nombre de décès continuera à augmenter, puisque l’on s’attend à ce que la croissance de la population canadienne demeure positive, en combinaison avec le vieillissement des baby-boomers, ce qui donnera lieu à une population plus nombreuse de personnes âgées soumise aux risque — plus élevés à ces âges — de mortalité.

Le cancer et les maladies du cœur sont les causes de près de la moitié des décès de femmes âgées

Bien que les deux principales causes de décès chez les femmes âgées et chez les hommes âgés aient été les mêmes en 2012, il y avait des différences pour ce qui est de leur prévalence ainsi que de l’ordre de classement des autres causes fréquentes de décès (tableau 23).

En 2012, les tumeurs malignes, ou le cancer, constituaient la principale cause de décès chez les femmes et les hommes de 65 ans et plus; elles étaient à l’origine de près du quart (25,0 %) des décès des femmes et de 31,4 % des décès des hommes de ce groupe d’âge. Au deuxième rang, on retrouvait les maladies du cœur, qui étaient la cause de 20,7 % des décès de femmes âgées et de 22,1 % des décès d’hommes âgés en 2012.

Les maladies cérébrovasculaires se classaient au troisième rang pour les femmes, et au quatrième pour les hommes (7,0 % et 5,2 %, respectivement). Les maladies chroniques des voies respiratoires inférieures étaient la quatrième cause de décès la plus courante chez les femmes âgées (4,9 %). Toujours en 2012, 4,3 % des décès de femmes de 65 ans et plus étaient attribuables à la maladie d’Alzheimer (au cinquième rang des principales causes de décès), de même que 2,0 % des décès d’hommes du même âge (au huitième rang).

Les taux de mortalité selon l’âge tiennent compte de l’évolution de la structure par âge au fil du temps. De 1981 à 2012, le taux de mortalité en raison des maladies du cœur chez les femmes de 65 ans et plus a diminué, passant de 1 646 à 738 décès pour 100 000 personnes. Durant la même période, le taux de mortalité associé au cancer est passé de 822 à 892 décès pour 100 000 personnes (graphique 22). Pour ce qui est des hommes âgés, le taux de mortalité associé aux maladies du cœur a diminué de façon plus marquée que pour les femmes, et leur taux de mortalité en raison du cancer a lui aussi diminué.

Les taux de mortalité en raison du cancer ont changé de 1981 à 2012 à la fois selon le groupe d’âge et selon le sexe (tableau 24). En 1981 et en 2012, le taux de mortalité associé au cancer du poumon était plus bas parmi les femmes âgées que parmi les hommes âgés, et ce, dans chaque groupe d’âge. Chez les femmes de 65 à 74 ans, ce taux a plus que doublé entre 1981 et 2012, passant de 81 à 185 décès pour 100 000 personnes, et ils ont presque quadruplé chez celles âgées de 85 ans et plus (de 69 à 263 décès pour 100 000 personnes). Le taux de mortalité associé au cancer du poumon a aussi augmenté entre 1981 et 2012 chez les hommes de 85 ans et plus, mais il a diminué dans le cas des hommes âgés ayant moins de 85 ans.

À l’opposé, de 1981 à 2012, le taux de mortalité associé au cancer du sein a diminué chez les femmes âgées dans tous les groupes d’âge.

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