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Enquête canadienne sur l'incapacité, 2012

Un profil de l’incapacité chez les Canadiens âgés de 15 ans ou plus, 2012

Un profil de l’incapacité chez les Canadiens âgés de 15 ans ou plus, 2012: faits saillants

  • Selon l’Enquête canadienne sur l’incapacité de 2012, 14 % des Canadiens âgés de 15 ans ou plus, ou 3,8 millions de personnes, ont déclaré avoir une incapacité limitant leurs activités de la vie quotidienne.
  • La prévalence de l’incapacité variait selon la province, allant de 10 % au Québec à 19 % en Nouvelle-Écosse. Dans les territoires, cette prévalence se situait à 14 % au Yukon, à 8 % dans les Territoires du Nord-Ouest et à 7 % au Nunavut.
  • La prévalence de l’incapacité augmentait selon le groupe d’âge. Chez les personnes ayant une incapacité, celle-ci apparaissait en moyenne au début de la quarantaine. Environ 13 % des répondants ayant une incapacité et qui étaient en âge de travailler (ceux de 15 à 64 ans) ont déclaré que cette incapacité existait à la naissance.
  • La prévalence de l’incapacité était plus élevée chez les femmes (15 %) que chez les hommes (13 %).
  • Pour environ le quart des personnes ayant une incapacité, celle-ci était classée comme étant très sévère.
  • Les incapacités liées à la douleur (10 %), à la flexibilité (8 %) et à la mobilité (7 %) étaient les plus courantes. La plupart des répondants (76 %) avaient plus d’une incapacité.
  • Alors que 27 % des Canadiens de 25 à 64 ans sans incapacité détenaient un grade universitaire au niveau du baccalauréat ou supérieur à celui-ci, la proportion de personnes ayant une incapacité s’établissait à 14 %. Le pourcentage de répondants détenant un grade universitaire diminuait au fur et à mesure que la sévérité de l’incapacité augmentait. Un peu moins de la moitié des personnes de 25 à 64 ans dont l’incapacité avait débuté avant la fin des études ont déclaré que leur incapacité avait eu une incidence sur leur choix de cours et de carrière, et 30 % ont indiqué avoir pris plus de temps pour atteindre leur niveau de scolarité actuel.
  • Près de la moitié (47 %) des personnes de 15 à 64 ans ayant une incapacité ont déclaré occuper un emploi, par rapport à 74 % des personnes sans incapacité. Un plus grand nombre de personnes ayant une incapacité (45 %) étaient inactives, comparativement à celles sans incapacité (21 %). Le quart (27 %) des répondants ayant une incapacité qui occupaient un emploi ont indiqué que leur employeur ignorait qu’ils avaient une telle incapacité. Chez les personnes ayant une incapacité qui étaient en âge de travailler, 24 % d’entre elles avaient exigé une redéfinition des tâches ou une réduction du nombre d’heures de travail.
  • En 2010, le revenu total médian autodéclaré des répondants de 15 à 64 ans qui avaient une incapacité s’établissait à un peu plus de 20 000 $, par rapport à un peu plus de 30 000 $ chez ceux sans incapacité. Pour 37 % des répondants ayant une incapacité qui étaient âgés de 15 à 64 ans, le revenu hors travail (pensions de retraite, paiements forfaitaires ou revenus de placements) constituait l’unique source de revenu.
  • Plus de 80 % des personnes ayant une incapacité ont mentionné utiliser au moins une aide ou un appareil fonctionnel, et 27 % ont déclaré avoir besoin d’au moins une aide dont elles ne disposaient pas. Une proportion légèrement plus élevée de femmes (83 %) que d’hommes (80 %) utilisait au moins une aide ou un appareil fonctionnel. La prévalence des besoins non satisfaits en matière d’aide variait selon le groupe d’âge, atteignant un sommet de 30 % chez les personnes de 45 à 64 ans. Le coût était la raison la plus souvent évoquée pour expliquer des besoins non satisfaits en matière d’aide ou d’appareils fonctionnels.
  • Les trois quarts (76 %) des répondants ayant une incapacité ont déclaré avoir consommé un médicament sur ordonnance au moins une fois par semaine.
  • L’aide pour effectuer les gros travaux ménagers était le type d’aide le plus souvent reçu par les personnes ayant une incapacité (49 %). Les membres de la famille étaient la source d’aide la plus souvent citée.
  • Le transport en commun était utilisé par 20 % des personnes ayant une incapacité; 8 % ont déclaré utiliser un service de transport adapté. Même si la majorité des personnes ayant une incapacité n’ont déclaré avoir aucune difficulté à utiliser le transport en commun ou le transport adapté, tout dépendait de la sévérité de l’incapacité; la prévalence des personnes éprouvant beaucoup de difficulté passait de 3 %Note E: à utiliser avec prudence chez les répondants ayant une incapacité légère à 29 % chez ceux dont l’incapacité était très sévère.

Notes

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